En meme temps, si il dit ça, lui qui vient de l'extèrieur, d'une autre culture, c'est qu'il doit avoir ses raisons.
Secouer n'est pas gagner, un match de poule n'est pas une finale, bref, de toutes façons, on tourne en rond, faudra attendre la prochaine échéance ultime pour en savoir plus.
d'abord, très content que Cotter soit toujours là. Contrairement à ce que clame Julien depuis des lustres, indiquer dès maintenant qu'il reste jusqu'en 2011 est un signe fort d'engagement du club et de sa direction avec lui. Cela lui redonne la légitimité que la durée peut effectivement réduire petit à petit, cela donne un signe fort aux joueurs susceptibles de venir à l'ASM : enfin, ce club se stabilise, cherche vraiment à créer une culture interne propre, marquée par la rigueur, le travail et l'ambition de gagner enfin ce pu

n de bout de bois ! Cela montre aussi que, contrairement à ce que craint Julien, si la saison est mi-figue, mi-raisin (on termine 5° par exemple), ce n'est pas la révolution de palais, ce n'est pas le drame absolu, c'est une saison mi-figue, mi-raisin qui ne casse pas la continuité que cherche à mettre en place le club. On cesse enfin de gérer ce club uniquement sur l'émotionnel, on se donne une ligne de conduite et l'on s'y tient. En phase totale avec le discours de Fontès à son arrivée, enfin une vraie cohérence dans la direction du club, perso, ça fait beaucoup de bien.
Ensuite, lorsque Vern dit que ce club ne sait pas gagner, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas capable de battre n'importe qui n'importe où, ce que l'équipe a déjà démontré. Cela veut dire qu'il ne sait pas aborder ces matchs décisifs, l'ultime match décisif. Ce n'est pas simplement une question de capacité individuelle et collective des joueurs à aborder ces évènements, c'est aussi et peut-être surtout, une capacité du club, de ses structures, de ses dirigeants à gérer ces moments et créer les conditions de la gagne. Dans ces moments là, tout ne passe pas par les joueurs, une grosse partie du travail réside en amont, dans la préparation psychologique et force est de constater que contrairement à Toulouse qui n'aurait jamais dû gagner la dernière finale ou au SF, notre club ne sait pas encore faire cela. Et le drame est que cela ne s'acquiert qu'avec l'expérience. Que disent les joueurs qui entrent dans un très grand club type Bayern, Manchester United, le Real ou la Juve ? Ils disent tous que là, en plus des installations, des moyens, des joueurs, ils "sentent" que tout est pensé dans un but unique : gagner ! Ils sentent le poids de l'histoire, l'exigence du passé du club qui ne permet pas le relâchement et la satisfaction de simplement avoir fait le boulot. Ils ont sur eux une exigence mais positive car ils savent que le club "sait" le faire ! Evidemment, je ne sais pas comment cela se met en place, quels sont les ingrédients nécessaires, mais ce qui est certain c'est que certains clubs maitrisent cela et d'autres non. Nous ne maîtrisons pas encore cela, nous allons devoir l'apprendre et Vern doit pouvoir nous apporter cela. C'est le sens du discours de Fontès : vivre régulièrement ces évènements pour les apprivoiser, et pour vivre régulièrement ces moments, il faut de la continuité, tout du moins au départ pour lancer la machine. Souvenons-nous des saisons qui ont précédé les deux dernières. Comment construire un moral de gagneur sur cela ?
Vern est l'entraîneur qui a le plus beau palamrès avec l'ASM, comment aurait-il été possible de le laisser partir maintenant ? La meilleure recrue 2008, c'est lui !