Les fameuses "rémunérations annexes".
Mais qui aujourd'hui sont parfaitement légales, et rendent la "masse salariale" officielle d'un club totalement obsolète.
Cas typique : Un partenaire se présente avec 300 000 € de budget à investir. Au lieu de les verser au club concerné, il les verse sur le compte d'un société de "droit à l'image" qui a dans son écurie deux ou trois joueurs du club. Cette somme part ensuite en rémunération (contre des prestation plus ou moins réelles) aux joueurs, mais elle provient de la société annexe et pas du club, elle ne compte donc pas dans la masse salariale de ce dernier.
C'est facile, tout le monde le sait, tout le monde le fait (et oui...), du coup ça devient la jungle.
Autre cas typique : Un joueur d'un club décide de monter une grosse affaire dans la restauration-limonade, et à besoin d'y injecter environ 200 000 €. Il va solliciter la banque partenaire de son club (ou une des banques partenaires du club qui sont aussi les banques attitrées d'une grand maison industrielle du coin... Mettons EADS pour brouiller les pistes
), qui lui proposera un prêt à taux zéro ou à peu prés (soit une énorme économie sur 15 ans...), et trouvera des "garanties" n'impliquant pas le joueur. Lequel percevra ainsi donc de manière indirecte une rémunération puisque ce montage permettra à l'affaire de dégager plus de bénéfices.
En fait, tant que les "rémunérations annexes" passent pas la case "impôt sur le revenus ou IS", le fisc ne dit rien puisque la patente est payée. Et si le fisc trouve ça légal, la DNCG ne peut strictement rien opposer légalement à ça.
Tout ça pour dire qu'à la limite, Toulon ou le RM ont utilisé les ficelles du métier plus que d'autres, et que je ne vois pas pourquoi on le leur reproche. Ils vendent une image, et à ce jeu là Wilkinson, Habana et consorts seront toujours plus "bankable" que Delany ou Lacrampe.
Quand à ceux qui se réjouissent en pensant au jour ou le chateau s'écroulera, qu'ils sachent aussi qu'en cas de mauvaise saison de l'ASM, les vaillants guerriers garants des nobles valeurs et des "projets sportifs" partiront aussi vite içi qu'ailleurs. Et que l'espèce de pudibonderie et d'omerta qui règne sur les salaires à l'ASM est totalement dépassée. Une star se paie, plus cher qu'un simple soldat, et ça n'empèche pas de batir des grands clubs.
Même si on essaie de se rassurer comme on peut.