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EDF de Galthié


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5815 réponses à ce sujet

#5746 Lourugby

Lourugby

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Posté 08 novembre 2021 - 09:04

Je te suis dans l'ensemble mais dans l'ex. mis en gras, ça s'aligne avec le problème, ça n'y fait pas opposition: les Français auraient dû remporter ce match à Twickenham - ne rentrons pas dans les détails de ce match spécifique ce serait futile, je prends appui sur l'exemple simplement - mais ne le remportent pas.

On retombe bien sur nos pattes: une équipe à gros potentiel, et aux petits résultats.

 

Oui mais pour le coup, cet exemple diffère pour moi du schéma malheureusement un peu classique des matchs engagés qu'on perd bêtement.

 

Contre l'Angleterre, on doit gagner mais Andrew Brace nous empêche de le faire Je suis désolé de l'écrire de manière aussi triviale mais c'est la stricte vérité. Un essai anglais sur en-avants (au pluriel) accepté, des pénalités risibles contre Woki et Pesenti, une sévérité à sens unique... Même la presse anglaise s'en était moqué : "cette équipe (l'Angleterre) n'avait aucune solutions alors Brace les a trouvés pour elle". La presse anglo-saxonne, notamment irlandaise, avait également relevé le fait. 


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#5747 Francoisbougnat

Francoisbougnat

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Posté 08 novembre 2021 - 11:27

A l'époque, la châtaigne volait bas !   ^_^
Il me semble que ce match fut un peu critiqué car jeune équipe Néo z peu expérimentée .... Bon peut importe, battre les black reste un évènement ! 

Du coup, j'ai eu envie de regarder ce match...
Et ben, de même que les essais ne valent plus 4 points, ce n'était pas le même sport !
Il a dû y avoir 30 mêlées, mais rarement plus de 30 secondes dessus !
Les gars étaient déjà en place à 5m de la mêlée, et l'arbitre avait juste le temps de retirer sa main pour que le combat se joue !
Les vitesses d'exécution de toutes les phases de conquête, et du jeu globalement m'ont marqué sur ce match !

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#5748 Risitas_Ovale

Risitas_Ovale

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Posté 09 novembre 2021 - 09:01

Ce match contre l'ARG est un status quo du XV de France: énorme potentiel, résultats médiocres.

 

Ca me fait me poser la question du coup: a-t-on vu pour l'instant un match totalement satisfaisant depuis que Galthié a pris les rennes ? Il y a eu de belles victoires, mais y a-t-il eu un match où on a vu l'équipe à son maximum, convertir la majorité de la pression en points, se montrer incisive sur 80min, etc... ? Je crois que non.

Nous avons eu une belle année 2020 : le Galles-France remporté au Millenium reste pour moi le match le plus intense offert par nos bleus ces 10 dernières années ! La maitrise n'était pas totale mais l'équipe avait su contenir sur l'ensemble de la rencontre une équipe Galloise déterminée à ne pas perde sur son sol face à nous. Le match de préparation à la Covid Cup face à ses mêmes Gallois fut très convaincant, au même titre que la dernière rencontre du 6 nations jouée contre les Irlandais en octobre. 

 

Il est clair qu'il y a eu une baisse de niveau depuis le match perdu à Twickenham cette année mais ne grossissons pas le trait, Galthié a quelques réussites valables à mettre à son crédit. 



#5749 Risitas_Ovale

Risitas_Ovale

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Posté 09 novembre 2021 - 09:18

Du coup, j'ai eu envie de regarder ce match...
Et ben, de même que les essais ne valent plus 4 points, ce n'était pas le même sport !
Il a dû y avoir 30 mêlées, mais rarement plus de 30 secondes dessus !
Les gars étaient déjà en place à 5m de la mêlée, et l'arbitre avait juste le temps de retirer sa main pour que le combat se joue !
Les vitesses d'exécution de toutes les phases de conquête, et du jeu globalement m'ont marqué sur ce match !

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https://www.dailymot...m/video/x2i61se

 

Le rugby dans ce qu'il a de plus fantasque :D

 

Qu'est-ce que ce sport a gagné avec l’avènement de la musculation et des joueurs de plus de 100 kilos? 

 

Quand je constate l’agressivité et la folie du rugby du XV de France d'avant 2000, je me dis que si nous sommes si moyen aujourd'hui c'est parce que notre peuple n'est plus tout à fait de la même étoffe...


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#5750 Bougnat et Breton

Bougnat et Breton

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Posté 09 novembre 2021 - 10:15

https://www.dailymot...m/video/x2i61se

 

Le rugby dans ce qu'il a de plus fantasque :D

 

Qu'est-ce que ce sport a gagné avec l’avènement de la musculation et des joueurs de plus de 100 kilos? 

 

Quand je constate l’agressivité et la folie du rugby du XV de France d'avant 2000, je me dis que si nous sommes si moyen aujourd'hui c'est parce que notre peuple n'est plus tout à fait de la même étoffe...

Putain !! les reculées qu'ils se prennent les Blacks en mêlée !!!

il faut dire que si j'ai bien vu on avait Ondarts et Garuet en piliers et ça, ça n'a jamais fait rire personne !!



#5751 Risitas_Ovale

Risitas_Ovale

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Posté 09 novembre 2021 - 10:23

Putain !! les reculées qu'ils se prennent les Blacks en mêlée !!!

il faut dire que si j'ai bien vu on avait Ondarts et Garuet en piliers et ça, ça n'a jamais fait rire personne !!

Maintenant des nations de seconde catégorie comme l'Argentine ou les Fidji viennent au stade de France pour gagner :rolleyes:



#5752 Bon Chasseur

Bon Chasseur

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Posté 09 novembre 2021 - 10:49

Nous avons eu une belle année 2020 : le Galles-France remporté au Millenium reste pour moi le match le plus intense offert par nos bleus ces 10 dernières années ! La maitrise n'était pas totale mais l'équipe avait su contenir sur l'ensemble de la rencontre une équipe Galloise déterminée à ne pas perde sur son sol face à nous. Le match de préparation à la Covid Cup face à ses mêmes Gallois fut très convaincant, au même titre que la dernière rencontre du 6 nations jouée contre les Irlandais en octobre. 

 

Il est clair qu'il y a eu une baisse de niveau depuis le match perdu à Twickenham cette année mais ne grossissons pas le trait, Galthié a quelques réussites valables à mettre à son crédit. 

Très belle perf Cardiff mais pas dans ces critères. Le match en Novembre contre le PdG oui, on pourrait le compter comme correspondant à ces critères. On voit enfin les Bleus jouer à leur avantage, jouer les coups, marquer des essais, se montrer incisifs. Mais ça fait une vaste majorité de match où ce n'est pas le cas, où les Bleus aiment créer un gros avantage pour le vendanger. J'ai peur de ça contre la NZ car eux s'ils ont deux ou trois chances sur un match à peine, tu peux être sûr qu'ils marquent sur au moins une de ces chances, et souvent plus.



#5753 Risitas_Ovale

Risitas_Ovale

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Posté 09 novembre 2021 - 11:00

Très belle perf Cardiff mais pas dans ces critères. Le match en Novembre contre le PdG oui, on pourrait le compter comme correspondant à ces critères. On voit enfin les Bleus jouer à leur avantage, jouer les coups, marquer des essais, se montrer incisifs. Mais ça fait une vaste majorité de match où ce n'est pas le cas, où les Bleus aiment créer un gros avantage pour le vendanger. J'ai peur de ça contre la NZ car eux s'ils ont deux ou trois chances sur un match à peine, tu peux être sûr qu'ils marquent sur au moins une de ces chances, et souvent plus.

Moi je trouve que le match au Millenium est ce qu'on peut appeler un match "plein" : du réalisme, de la détermination, une défense de fer et la capacité de tenir le match jusqu'au bout sans faire de bourde.

 

Mais le deuxième match face au Gallois est le plus aboutie de l'aire Galthié pour l’instant.



#5754 Bon Chasseur

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Posté 09 novembre 2021 - 14:02

tout ça pour dire: ma grande crainte c'est que le XV de France n'arrive jamais à devenir l'équipe qu'on voit en elle, une équipe incisive qui joue les 4 quarts du match avec la même intensité - en bref, le niveau requis pour gagner une coupe du monde. Tu n'es pas obligé de mettre 40 points et 6 essais à tout le monde pdt la coupe, mais tu es obligé d'être parfaitement régulier. Aucune surprise: la même intensité, le même réalisme, les mêmes résultats. Ces Bleus, là. En sont-ils capables ? Ou plutôt non, je recommence: VONT-ils le faire ?



#5755 Risitas_Ovale

Risitas_Ovale

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Posté 09 novembre 2021 - 16:23

tout ça pour dire: ma grande crainte c'est que le XV de France n'arrive jamais à devenir l'équipe qu'on voit en elle, une équipe incisive qui joue les 4 quarts du match avec la même intensité - en bref, le niveau requis pour gagner une coupe du monde. Tu n'es pas obligé de mettre 40 points et 6 essais à tout le monde pdt la coupe, mais tu es obligé d'être parfaitement régulier. Aucune surprise: la même intensité, le même réalisme, les mêmes résultats. Ces Bleus, là. En sont-ils capables ? Ou plutôt non, je recommence: VONT-ils le faire ?

Si on était fin 2020 je t'aurais dit oui : je me répète mais les matchs faces aux Gallois et aux Irlandais étaient très aboutis, vus nos standards sur les 10 dernières années. Le feu en attaque avec un vrai réalisme, une belle défense, de la confiance dans la gestion des fins de matchs et des temps faibles et des joueurs avec un vrai talent.

 

Actuellement : je n'ai pas de certitude à ce sujet. Je trouve nos joueurs moins ahuris que sous PSA/Noves/Brunel mais l’instinct de tueur insatiable qui semblait commencer à apparaitre au début de l'aire Galthié parait s'être dissipé. On reste dangereux, on peut gagner la plupart des équipes du Top 10 mais les bourdes de cadet type renvoi au 22 contré ou en avant après 3 temps de jeu réapparaissent... 


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#5756 frednirom

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Posté 10 novembre 2021 - 09:14

Mourad de Toulon : "Fabien (Galthié), entre Jalibert et Ntamack, tu vas devoir choisir"

 

Réponse de Galthié : "d'où que tu me tutoies pompe à merde ...?"



#5757 el landeno

el landeno

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Posté 10 novembre 2021 - 21:08

Pour William Servat, le match de dimanche sera un vrai combat car « les Géorgiens ne sont pas drôles » William Servat, l'entraîneur adjoint des Bleus, revient sur la performance de son pack contre l'Argentine (29-20, samedi 6 novembre) et se projette sur les deux tests de caractère qui attendent ses « gros » : la Géorgie, dimanche à Bordeaux et la Nouvelle-Zélande, le 20 novembre au Stade de France.

 

« Face aux Pumas, samedi dernier, l'équipe de France a eu du mal à mettre la vitesse escomptée dans son jeu. Pouvait-elle se rendre la partie plus facile en étant plus performante devant ?
Nous n'avons pas joué beaucoup de nations du Sud. Il y a eu l'Australie trois fois cet été (sans les finalistes du Top 14). L'Argentine est une équipe capable de marquer l'histoire sur des moments particuliers. Ils ont gagné contre les All Blacks l'an dernier. Ils sont arrivés ici après trois mois passés ensemble, donc bien en avance sur nous en termes de vécu. Et malgré cela, grâce à notre méthode, notre façon de fonctionner, nous avons réussi à gagner.

Tout n'a pas été parfait, mais nous savons que nous pouvons nous appuyer sur des choses fortes : défense, conquête, et surtout l'état d'esprit. Nous avons démarré ce match avec Momo (Haouas) qui n'avait pas joué pendant trois mois. Paul Willemse n'avait pas beaucoup de temps de jeu non plus depuis le début de la saison. Il y avait aussi un premier capé, Thibaud Flament, en qui nous croyons. Cela faisait deux mois que nous travaillions en individuel sur ses matches pour l'aider à faire des choses positives en club (Toulouse) et, en équipe de France, et il a rendu une performance plus que satisfaisante.

 
 

Vous n'avez pas décelé un déficit de puissance ?
Nous sommes sanctionnés sur deux mêlées en début de match et, derrière, nous récupérons trois pénalités, dont deux sur leurs propres introductions, et un bras cassé. Nous avons eu six jeux d'avants au milieu du terrain sur lesquels nous avons récupéré quatre avantages. Nous avons été sanctionnés quatre fois sur des rucks offensifs quand eux l'ont été huit fois.

Le directeur de la performance, Thibault Giroud, soulignait dans nos colonnes la nécessité de progresser sur le nombre d'accélérations et les distances d'accélération du cinq de devant. Face à une nation du Sud, le point faible ne s'est-il pas situé à ce niveau ?
Notre progression est claire : sur les deux critères que vous évoquez et chers à Thibault, nous atteignons des données qui ne l'avaient jamais été par aucun joueur de l'équipe de France, notamment notre cinq de devant. Et dans ce rugby qui mélange un jeu sur la latéralité et un jeu plus axial, cela nous donne la possibilité d'avoir des niveaux de courses à des intensités jamais touchées auparavant. Alors par la qualité du jeu, certes, mais aussi par celle des joueurs. Et comme par hasard, ce sont Peato (Mauvaka) et Thibaud (Flament) qui se sont projetés au soutien pour marquer nos deux essais. Et puis, il y a tout ce travail de l'ombre sur lequel nous mettons un gros focus parce que nous avons encore besoin de nous développer. À ce niveau, les différences
se font sur les micros détails.

f24d0.jpg
 
Les Français travaillent les phases de combat à Marcoussis sous l'oeil vigilant de William Servat. (F. Mons/L'Équipe)

Pouvez-vous être plus spécifique ?
Prenez les rucks. C'est une cellule au service du collectif qui conditionne, entre autres, la qualité de votre attaque. Tout le monde a compris que nous avions toute une organisation offensive, mise en place par Fabien (Galthié) et Laurent (Labit), hyper-ambitieuse mais qui dépend énormément de ce secteur. C'est d'ailleurs une phase de combat qui ne concerne pas que les avants mais tous les joueurs. Nous travaillons énormément sur la sensation, le pourquoi nous faisons les choses et comment nous les réalisons. Nous essayons d'être le plus précis possible : est-ce que l'on doit nettoyer dans une zone ? Jusqu'où l'on va lorsque l'on nettoie ? À quel niveau est-ce que l'on s'arrête ? Nous en sommes, aujourd'hui par exemple, à regarder le soutien qui vient pour sécuriser la zone du ballon, à quelle hauteur il s'arrête par rapport au corps de son partenaire afin d'essayer d'être le plus efficace possible.

Cela se joue au centimètre ?
Oui. L'objectif est que, par nos postures et nos attitudes, nous évitions le contact ou le contest en ne donnant pas l'opportunité aux adversaires de combattre. Quand vous arrivez sur une zone de ruck, s'il n'y a pas de menace à nettoyer, vous vous trouvez dans la simple situation de sécuriser la zone pour ramasser le ballon et jouer. Si vous le faites vite, avec une bonne posture, vous ne renvoyez pas l'image d'un joueur qui peut avoir une faiblesse et l'adversaire ne viendra pas combattre. Quand tout cela est bien exécuté, vous économisez de l'énergie, vous gardez de la force pour les mouvements suivants et vous êtes plus efficace !

L'inertie ne permet pas toujours d'éviter le contact.
Aujourd'hui, quand le soutien tombe avec le porteur du ballon, il est sanctionnable. Je veux que notre soutien accompagne le porteur avec un maximum de vitesse et heurte le défenseur adverse pour éliminer la menace, comme ça, les mecs ne peuvent quasiment plus contester.

« La préparation prime sur l'action. Toutes les choses que vous pouvez faire de manière analytique et sensorielle créent les circonstances qui vous permettront d'être efficaces »

 

 
 
 

Comment cela se travaille ?
Ma conviction est que la préparation prime sur l'action. Par ailleurs, tous les joueurs ne peuvent pas avoir la même position pour un objectif de résultat identique. J'essaie de m'adapter à la morphologie de chacun pour qu'il soit le plus efficient possible. Toutes les choses que vous pouvez faire de manière analytique et sensorielle créent les circonstances qui vous permettront d'être efficaces. C'est un travail sur le terrain mais aussi de suivi des joueurs tout au long de la saison comme nous le permettent les clubs.

À Marcoussis, nous commençons d'abord en marchant face à des défenseurs, en répétant l'attitude d'éliminer la menace, et puis en trottinant, et on accélère... Ce sont plus des attitudes, des postures que du combat, le langage corporel, la manière de se contrôler. Tout cela doit devenir un réflexe. Mais nous sommes des animaux intelligents. Quand un joueur se rend compte de l'efficacité d'une situation, il l'intègre, surtout si ça lui évite de la fatigue et lui permet d'être efficient. Le plus difficile est de très bien réaliser les choses simples. Or il s'agit de la condition principale pour bien réussir son système. Mais ces choses simples une fois acquises, les choses plus complexes à mettre en place se réalisent bien.

90461.jpg
 
Echauffement des avants, samedi 6 novembre au Stade de France, avant France-Argentine (29-20). (A. Réau/L'Équipe)

Lors des entraînements, on vous voit beaucoup coller à ces phases de jeu.
Je suis toujours derrière les rucks pour reprendre la situation et les attitudes de tous les mecs qui se retrouvent pris dedans. Parce que tous les joueurs doivent combattre. Chaque geste est différent en fonction de l'opposition. J'essaie d'apporter des conseils, des corrections sur les comportements que je restitue ensuite en vidéo pour que le geste soit parfait. Par exemple, quand vous tombez au sol, idéalement, il faudrait que le bassin se bloque immédiatement pour revenir vers l'arrière et libérer le ballon. Parce que si vous voulez continuer à avancer, vous vous jetez dans les bras du défenseur quand l'objectif est de s'en éloigner. Nous travaillons aussi les liaisons : où doit-on se lier précisément entre le bassin et l'épaule ? Pourquoi ? Une fois la chose comprise, automatiquement elle sera assimilée.

À propos de combat au ras du sol, vos deux prochains adversaires vont vous offrir une forme de montée en puissance avec des Géorgiens, réputés pour la rudesse de leurs avants, et des
All Blacks réputés pour tout. Comment abordez-vous ce grand écart ?

Lors du Mondial 2015, en poules, la Roumanie avait été un adversaire valeureux et compliqué pour l'équipe de France (38-11, à Londres). La Géorgie va se présenter dans cet état d'esprit. J'ajoute que je fais partie des joueurs qui ont parfois perdu contre l'Italie (rires)... 

Si j'ai bien compris, ils vont vouloir s'inspirer des Argentins, avec une guerre de tous les instants sur les phases de combat. Nous savons à quoi nous attendre. De toute manière, si j'avais dû caractériser ce mois de novembre, j'aurais parlé de la tournée du combat. Avant l'Argentine, je gardais en mémoire le match d'ouverture de la Coupe du monde 2007 (12-17, au Stade de France)
et les mecs pleurant pendant les hymnes. C'est l'image que j'ai d'eux. Les Géorgiens ne sont pas drôles dans notre Championnat. Ils ont des garçons capables d'asseoir n'importe qui chez nous. La culture profonde du rugby géorgien fait que ce match (dimanche, à Bordeaux) sera très difficile.

« (Les All Blacks) sont de vrais guerriers. Ils viennent au Stade de France en sachant que le match d'ouverture de la Coupe du monde en France sera ici, contre nous [...] Ils vont essayer de marquer leur territoire »

 

 
 
 

Pensez-vous pouvoir rivaliser avec la Nouvelle-Zélande à ce niveau ?
Auriez-vous pensé les Argentins capables de les battre (25-15 en novembre 2020) ? Même s'ils perdent régulièrement, l'an dernier, ils ont gagné. Quelle est la vérité d'aujourd'hui ? Leur régularité leur octroie une confiance absolue. Nous connaissons leur philosophie de jeu,
ce qu'ils essaient de faire avec leur talent et leur vitesse. Mais, dans leur tempérament, ce sont d'abord de vrais guerriers. Ils viennent au Stade de France en sachant que le match d'ouverture de la Coupe du monde en France sera ici, contre nous (le 8 septembre 2023). Nous travaillons pour disputer ce type de matches, parce qu'ils sont rares. Ce sont des moments uniques dans une carrière.

La Nouvelle-Zélande met un point d'honneur à écraser ses adversaires quand elle en a l'opportunité. La perspective du match d'ouverture sera naturellement un enjeu pour eux
avec une volonté d'intimider à moins de deux ans du rendez-vous.

Bien sûr qu'ils vont essayer de marquer leur territoire. On sait là encore à quoi s'attendre. C'est une équipe avec une maturité et une maîtrise parfaite de son projet de jeu, un collectif parfaitement huilé. Nous n'avons pas autant de pratique, mais on tendra à s'en rapprocher. Et puis, ce test sera encore bien loin du match inaugural du Mondial. Il intégrera notre phase de construction, dans laquelle nous essayons encore de mettre des choses en place pour être
le plus performants possible le jour J.

Pensez-vous que votre équipe a le caractère pour aborder ce rendez-vous comme n'importe quel autre ?
L'équipe a grandi. Face aux Argentins, elle s'est retrouvée menée sur un coup du sort, elle n'a pas paniqué, sûre de sa force. Elle a su garder le fil. L'illustration parfaite restera ce coup d'envoi derrière le dernier essai argentin (78e, 26-20 à ce moment) : il a été parfaitement joué avec une force collective impressionnante et ce plaquage de Sekou (Macalou). Le quinze de France a des certitudes qui sont à l'image de cette action.

Récemment, Thierry Dusautoir revenait sur l'importance du bagage quand on arrive en Coupe du monde, comme celle d'avoir remporté un Grand Chelem en 2010 avant l'aventure de 2011. Est-ce que, à mi-mandat, il faudrait aux Bleus un succès de référence sur les All Blacks qui aurait presque valeur de titre ?
Cela pourrait être bien pour nous, c'est certain. Mais quoi qu'il arrive sur ce match (le 20 novembre, au Stade de France) ou lors du prochain Tournoi, nous continuerons à grandir. Cela n'entamera pas la construction de notre équipe. Que l'on soit bien clair, nous avons tous envie de gagner des matches et des trophées. C'est ce que l'on cherche. Maintenant, si nous ne gagnons pas cette compétition-là, il s'agira d'une expérience supplémentaire, mais il n'y aura pas de retour en arrière sur la méthode. »

 
 


#5758 grospaquet33

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Posté 10 novembre 2021 - 22:03

A force de parler de combat, j’espère quon oubliera pas de jouer un peu…



#5759 Jesus Hans Hubert Vorme

Jesus Hans Hubert Vorme

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Posté 10 novembre 2021 - 23:47

Putain !! les reculées qu'ils se prennent les Blacks en mêlée !!!

il faut dire que si j'ai bien vu on avait Ondarts et Garuet en piliers et ça, ça n'a jamais fait rire personne !!

la première chandelle est quand même mythique. Quasi la moitié de l'équipe vient couvrir le réceptionneur avec  férocité. un vrai cauchemard...



#5760 el landeno

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Posté 12 novembre 2021 - 07:11

Comment les 14 joueurs écartés chaque semaine du XV de France vivent le retour en club ? Convoqués dans la liste des 42 le lundi, mais renvoyés en club le mercredi soir, plusieurs joueurs de l'équipe de France vivent une situation frustrante dont ils s'accommodent plus ou moins bien.

 

En équipe de France, aujourd'hui, il y a les titulaires, les finisseurs et les autres. Les autres, ce sont tous ces joueurs de la liste des 42 qui font la navette entre la sélection et leur club, en vertu de la convention FFR-LNR qui oblige l'encadrement des Bleus à se séparer de quatorze éléments le mercredi soir, à Marcoussis. Sur le terrain, ils portent généralement des chasubles différentes de celles des titulaires auxquels ils donnent le change. Comment les appeler ? Les partenaires d'entraînement ? Les intermittents du CNR ? Les gars qui passent et qu'on ne retient pas ? Les dindons de la force ?

 
 

Les types s'entraînent donc en sélection chaque début de semaine, participent à la séance à haute intensité du mercredi après-midi, et rentrent en soirée à la maison pour être en mesure de rejoindre leurs coéquipiers de club le lendemain. C'est l'un des effets néfastes de cette liste des 42. Si elle offre à Fabien Galthié et ses adjoints un confort inestimable pour préparer les matches, elle confronte aussi un paquet de joueurs à des va-et-vient incessants et à la frustration légitime du mec qui ne voit pas forcément d'issue à sa vie de sparring-partner en bleu.

« Il y a ceux qui sont dans l'antichambre, ceux qu'on appelle partenaires d'entraînement, mais qui reviennent frustrés, nous disait récemment l'ex-manager de Toulon Patrice Collazo. C'est humain, quand on vous appelle, vous considérez que vous allez jouer. Le positif, c'est qu'il y a aujourd'hui chez les Bleus une émulation qu'il n'y avait pas eue depuis longtemps. Avant, les mecs allaient en équipe de France à reculons, maintenant, ils y vont en courant. En revanche, quand ils reviennent, ils ont des niveaux psychologiques disparates : contents ou frustrés, fatigués... »

« Certains joueurs peuvent se sentir abusés s'il n'y a pas de récompense au bout »

Denis Troch, préparateur mental

 
 
 

Une certaine lassitude gagne. En "off", certains joueurs ne cachent plus leur amertume. « Cette situation devient pesante, nous disait l'un d'eux avant le début du rassemblement. Et pour en avoir discuté avec d'autres, je ne suis pas le seul à ressentir ça. » « Il peut bien sûr y avoir un phénomène de lassitude, explique l'ancien entraîneur de foot Denis Troch, aujourd'hui préparateur mental dans le domaine du sport et des entreprises. Le rôle du staff est de mobiliser un maximum de personnes, ce qui est top. Mais derrière, certains joueurs peuvent se sentir abusés s'il n'y a pas de récompense au bout. Être convoqué de manière récurrente sans être sélectionné pour le match peut être démotivant. Dans ce cas, il faut que ces joueurs-là puissent avoir l'autorisation de dire non. De dire qu'ils veulent bien faire partie de cette épopée, mais pas au point d'être seulement considérés comme des sparring-partners ou des seconds couteaux. Parfois, il est préférable de savoir dire non plutôt que de se miner de l'intérieur et d'y aller à contrecoeur. On peut en devenir aigri et parfois traumatisé. »

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À l'instar de Brice Dulin, Killian Geraci (au centre, n°4) a également participer au stage de l'équipe de France avant de retourner en club. (J.-M. Hervio/L'Équipe)

Rien n'empêche évidemment les joueurs de faire part de leurs états d'âme à Galthié et son staff. Mais à deux ans de la Coupe du monde en France, on les imagine assez mal compromettre leurs chances de bousculer la hiérarchie du moment en contestant ouvertement le fonctionnement actuel. Car ils auront peut-être leur chance un jour, c'est vrai. Une blessure d'un cadre, une méforme, une suspension de longue durée, et toutes les cartes peuvent être rebattues. En attendant, ils doivent donc glisser leurs griefs sous le tapis. Pas simple. Que doit penser par exemple un garçon comme Killian Geraci qui, comme très souvent depuis le début des rassemblements sous l'ère Galthié, a fait partie cette semaine des 14 joueurs rendus à leur club ?

Le deuxième-ligne lyonnais (22 ans) a vu non seulement un joueur jamais capé lui passer devant contre l'Argentine (Thibaud Flament) mais aussi un troisième-ligne (Cameron Woki) lui être probablement préféré en n° 4 contre la Géorgie ! « Ce garçon, comme d'autres, ne doit pas comprendre, admet l'ancien sélectionneur des Bleus (1991-1995) Pierre Berbizier. Il doit commencer à se sentir inutile. Attention, parce que ce management est en train de créer beaucoup de frustration et est peut-être même en train de placer des mines à retardement. J'ai l'impression que la marmite bouillonne. Et plus on s'approchera de l'échéance Coupe du monde, plus elle bouillonnera. Il ne faudrait pas qu'elle explose au mauvais moment. »

 

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