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la NZ broie du noir


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11 réponses à ce sujet

#1 el landeno

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Posté 05 novembre 2019 - 22:09

La base du rugby néo-zélandais handicapé, les All Blacks menacé ? L'énorme effort financier consenti pour juguler l'exode de ses joueurs pénalise la base de la pyramide du rugby néo-zélandais. Et menace l'avenir des All Blacks.

D'ici quelques semaines, la Fédération néo-zélandaise nommera un nouveau sélectionneur pour succéder à Steve Hansen. Quel que soit le choix retenu, la tâche du nouvel élu s'annonce compliquée. Car l'expertise technique et la culture patrimoniale de l'excellence ne suffisent plus face à la concurrence des autres nations mondiales. La semaine passée, entre la déception consécutive à l'élimination par les Anglais en demi-finale (19-7) et l'émotion de son ultime et 127 sélection sous le maillot noir, Kieran Read a lâché : « Nous sommes une petite nation qui évolue dans la catégorie supérieure. » Une phrase passée inaperçue mais qui a valeur d'aveu pour le capitaine de ce petit pays de 4,5 millions d'habitants.

 

Depuis plusieurs mois déjà, outre le combat que livrent les All Blacks sur le terrain, la tension s'est intensifiée en dehors, dans les domaines financiers et juridiques. En juillet, à Wellington, nous avions pu rencontrer un des hommes clés de la NZRU : Chris Lendrum, responsable des contrats de joueurs professionnels. Il sortait d'un marathon de négociations à enjeu capital : conserver sous le maillot noir Beauden Barrett, Brodie Retallick, Sam Whitelock et Ardie Savea. « On a passé douze mois très difficiles, mais nos équipes ont accompli un super boulot, se réjouissait-il. Si nous n'étions pas parvenus à les garder chez nous, nous aurions été en alerte rouge. »

Financièrement, la Nouvelle- Zélande ne boxe pas dans la même catégorie de poids que les clubs anglais ou français, voire japonais. « Nous nous situons tout en bas de la chaîne alimentaire économique, reconnaît Lendrum. Du coup, on doit faire des choix drastiques dans nos investissements. » Pour conserver le coeur nucléaire des leaders de l'équipe, la Fédé doit faire des concessions. Ainsi Barrett, transféré des Hurricanes aux Auckland Blues, ne reprendra la compétition en Super Rugby que tardivement l'an prochain. Whitelock a été autorisé à aller piger au Japon et ne reviendra au pays qu'en juillet 2020. Retallick, qui a signé à Kobe (Japon), ne reviendra sous le maillot noir qu'en 2021. Ainsi démarre le nouveau contrat du prochain sélectionneur : faire émerger des nouveaux joueurs avant de leur dire : « Euh, non désolé, untel revient... »

«Notre rugby connaît une lente agonie. Avec en premier lieu une baisse du nombre des joueurs», Jamie Wall, journaliste néo-zélandais

Mais si la NZRU sécurise financièrement ses perles rares, ça devient plus compliqué au niveau inférieur. Elle ne peut livrer tous les combats. « Notamment pour les joueurs de 25 ans qui évoluent en Super Rugby depuis quatre-cinq saisons. On ne peut pas s'aligner face aux clubs européens pour les garder », peste Lendrum. Par effet dominos, c'est la maturation des plus jeunes joueurs qui se voit menacée.

On se souvient d'une conversation en off avec un entraîneur all black qui, en 2017, s'agaçait du départ du centre Malakai Fekitoa (24 sél.) à Toulon : « Il n'a même pas fini sa formation, il a juste un niveau Super Rugby ! » Un cas qui n'est pas isolé, à l'image de l'arrière Charles Piutau qui, en 2015, avait signé aux Wasps à 25 ans. À peine avait-il eu le label « All Black » (17 sélections) que ses agents faisaient monter les enchères en Europe. « C'est une menace pour notre rugby autant que pour le rugby mondial », déplore Lendrum.

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D'autant que le pays formateur ne se voit allouer aucune compensation financière. « On a besoin de l'aide de World Rugby sur ce plan », poursuit Lendrum. Ce sera un des chantiers de Mark Robinson, le prochain président de la NZRU, qui entrera en fonction en janvier. Lendrum reconnaît que la Fédération a redouté de perdre son joyau Beauden Barrett. « Les sommes qu'il aurait pu prendre en France étaient astronomiques, avoisinant les deux millions d'euros annuels d'après ce que j'ai compris. C'est un joueur fantastique. Mais le risque, si un tel joueur part à La Rochelle ou à Lyon, c'est qu'il ne jouera plus jamais pour la sélection. Ça aurait été une perte pour le rugby mondial. Heureusement, son agent voit loin et n'a pas été au plus offrant. »

"C'est une énorme inquiétude. On ne peut rien construire de grand sur des fondations qui s'effritent», Murray Mexted, ancien All Black

Soucieuse de sortir d'une relation conflictuelle avec les clubs européens, en quête de solutions à long terme, la NZRU travaille à un accord avec le club anglais des Harlequins. « On réfléchit aux développements conjoints possibles, commerciaux et sportifs. On en est à l'orée. À terme, un All Black pourrait y aller jouer sur une petite période, six mois. À voir... » En France, Lendrum a échangé avec Neil McIlroy, manager à Clermont. Une prise de contact encore embryonnaire. « Nous restons ouverts aux idées, conclut-il. On serait heureux d'échanger avec les clubs français, prêts à concéder des choses, mais dans une relation d'échange. »

Hélas, en raison de ce gros point de fixation sur son élite, le rugby néo-zélandais en oublie sa base qui périclite. « Je suis inquiet, les clubs, qui sont la fondation de notre rugby, ont été négligés », fulmine l'ancien All Black Murray Mexted (34 sélections entre 1979 et 1985) qui a monté l'académie de Palmeston North où sont passés les Savea, Perenara ou Fifita. « On n'encourage plus assez ce rugby des clubs qui se meurt. Je ne suis pas certain que les gens de notre fédération vont boire un coup dans les clubs après les matches et prennent le temps d'écouter ce que les gens ont à dire. »

Historiquement, les clubs sont l'épicentre du rugby néo-zélandais. « Idéalement, les gens les plus importants de notre sport devraient être ceux qui forment et développent les joueurs, poursuit Mexted. Dans la réalité, les personnages les plus influents sont devenus les agents de joueurs qui vendent de la chair humaine. » Notre confrère Jamie Wall, qui achève ces jours-ci un ouvrage sur les All Blacks, fait le même diagnostic alarmiste. « Notre rugby connaît une lente agonie. Avec en premier lieu une baisse du nombre des joueurs que ne masquera pas longtemps la concentration artificielle des talents dans les écoles privées. »

Très populaire, le rugby scolaire, dont les finales sont retransmises à la télévision, est « l'arbre qui cache la forêt » selon Wall. « Ce Championnat bénéficie de moyens car il est une pub pour des établissements privés. Mais la réalité, c'est que le rugby de la base se meurt. Rien que sur la région d'Auckland, on est passés de 225 équipes, en 2013, à 181 l'année dernière. À la fédération personne ne semble décidé à agir. Ils ne se préoccupent que des joueurs pro qui ne représentent que 0,4 % des 157 000 licenciés. Le Championnat des clubs, délaissé, est aujourd'hui trop disparate et déséquilibré avec des écarts de points énormes entre des clubs qui surnagent et d'autres moribonds. »

Pour Mexted, le péril est réel : « C'est une énorme inquiétude, d'ici cinq à dix ans, si on ne prend pas les choses en main rapidement. On ne peut rien construire de grand sur des fondations qui s'effritent. »



#2 Toujoursplushaut

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Posté 06 novembre 2019 - 09:43

Merci pour le partage

#3 inASMweTrust

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Posté 06 novembre 2019 - 09:51

"En France, Lendrum a échangé avec Neil McIlroy, manager à Clermont. Une prise de contact encore embryonnaire. « Nous restons ouverts aux idées, conclut-il. On serait heureux d'échanger avec les clubs français, prêts à concéder des choses, mais dans une relation d'échange. »

Après l'académie fidjienne, on va devenir un centre de formation NZ ! 

En tout cas, c'est très intéressant, car on oublie en effet que les NZ doivent jongler avec des moyens peu importants, et que leur modèle basé sur l'équipe nationale a des limites, d'autant que le Super Rugby et ses stades très peu pleins n'est pas très lucratif. 



#4 thurfin

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Posté 06 novembre 2019 - 14:37

On est sérieux là ? Les blacks perdent en 1/2 contre une très bonne équipe et c'est la crise ? Ils ont vraiment des problèmes de riche, enfin bon quand ils auront marché sur le prochain 4 nations après avoir humilié les équipes européennes en tournée on en parlera plus.

Non mais s'ils veulent se rassurer qu'il regardent l'état du rugby français. 



#5 Arverne03

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Posté 07 novembre 2019 - 08:17

Les ALL BLACKS n'ont aucun soucie à se faire pour l'avenir. Leur formation sera toujours devant. Leur problème le plus important sera la rentrée de devises......



#6 George Abitbol

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Posté 07 novembre 2019 - 11:48

Effectivement, quand on voit l'État de l'équipe nationale (double championne du monde en titre avant de perdre en demie contre une équipe en feu) et en super rugby les équipes NZ remportent 70% éditions (dont 43% pour les seuls cruisaders), on peut se dire qui les NZ ne sont pas à plaindre.

Après d'un autre côté, ils s'inquiètent de l'évolution. Ce n'est pas parce qu'ils sont au top aujourd'hui qu'ils le seront demain.

On ne peut pas leur en vouloir de se préoccuper de l'avenir, là ou en France on s'occupe du présent et laisse les générations futures s'occuper des problèmes, quand il est déjà trop tard.

#7 Bon Chasseur

Bon Chasseur

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Posté 07 novembre 2019 - 13:17

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j'ai trouvé effectivement qu'il y avait (relativement) de quoi se faire du souci, au moins un peu. Ils étaient plutôt merdiques au Rugby Championship mais on leur a pardonné car ils étaient en mode veilleuse. Mais ensuite de se faire taper comme ça en demie. Ce n'était donc pas si anodin, ce 4N. Et puis, d'habitude les Blacks sont terrifiants lors des hymnes. On voit la caméra défiler. On voit monstre après monstre, après monstre...après monstre. On se dit que c'est impossible de les battre. Là...t'as de bons joueurs à toutes les lignes, il y a certes B.Barrett ou Retallick. Mais Ben Smith, SBW, Read et d'autres s'en vont. Et franchement Mounga, Ardie Savea, Sam Cane, Scott Barrett, Jordi Barrett, le trident arrière, c'est du bon mais ...c'est pas imposant. Tu regardes le 23 de départ et tu ne trembles pas comme le 23 de 2015, 2011, 2007. Ça ressemblait plus aux All-Blacks de 2003. C'est très solide, ça reste les All-Blacks, mais c'est pas monstrueux.



#8 Jesus Hans Hubert Vorme

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    cas très à Ventoux

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Posté 07 novembre 2019 - 13:48

Effectivement, quand on voit l'État de l'équipe nationale (double championne du monde en titre avant de perdre en demie contre une équipe en feu) et en super rugby les équipes NZ remportent 70% éditions (dont 43% pour les seuls cruisaders), on peut se dire qui les NZ ne sont pas à plaindre.

Après d'un autre côté, ils s'inquiètent de l'évolution. Ce n'est pas parce qu'ils sont au top aujourd'hui qu'ils le seront demain.

On ne peut pas leur en vouloir de se préoccuper de l'avenir, là ou en France on s'occupe du présent et laisse les générations futures s'occuper des problèmes, quand il est déjà trop tard.

C'est parce qu'ils sont au top qu'ils sont attentifs à ce qui les fragilise au long terme. Un peu pas comme chez nous...

#9 George Abitbol

George Abitbol

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Posté 07 novembre 2019 - 15:18

Il fût un temps où l'EDF était régulièrement dans le top 3 mondial.

Avec le plus grand nombre de licenciés mondial (ou second selon les années), et le championnat le plus riche du monde, on aurait pu s'attendre à ce qu'elle conserve au moins son rang).

Mais on connait la suite. Court termisme, guerre des clochers et manque de courage en ont décidé autrement.

#10 cocotte 63

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Posté 07 novembre 2019 - 16:15

moi ce que je retiens c'est que Beauden Barrett a reçu des offres à 2 millions d'euros en France, alors que le SC est toujours de 10.5/11 millions... bref... tout va bien Madame La Marquise... tout va bien... tout est sous contrôle.... le championnat est sain, équilibré, et sans tricheurs... ouf ! me voilà rassuré!



#11 jiesse

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Posté 07 novembre 2019 - 18:42

moi ce que je retiens c'est que Beauden Barrett a reçu des offres à 2 millions d'euros en France, alors que le SC est toujours de 10.5/11 millions... bref... tout va bien Madame La Marquise... tout va bien... tout est sous contrôle.... le championnat est sain, équilibré, et sans tricheurs... ouf ! me voilà rassuré!

 

 

 ...................................... Je doute beaucoup sur ce montant, je vois plutôt son agent faire  monter les enchères auprès de le fédé  NZ.



#12 Arverne03

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Posté 08 novembre 2019 - 11:16

Il fût un temps où l'EDF était régulièrement dans le top 3 mondial.

Avec le plus grand nombre de licenciés mondial (ou second selon les années), et le championnat le plus riche du monde, on aurait pu s'attendre à ce qu'elle conserve au moins son rang).

Mais on connait la suite. Court termisme, guerre des clochers et manque de courage en ont décidé autrement.

 

Le beurre, l'argent du beurre et la crémière. Se remplir les poches, pour le reste………...ça attendra ! :ermm:  






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