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IP TV et TV streaming


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101 réponses à ce sujet

#46 Le gaulois 63

Le gaulois 63

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Posté 07 septembre 2020 - 07:20

OUI, CA SEMBLE ABSOLUMENT DEGUELASSE, ET IL EST ABSOLUMENT HORS DE QUESTION DE CAUTIONNER.
On pourrait juste m'expliquer en gros, ce truc de iptv ?
(avec un langage vieux-compatible, merci)


Si tu as des questions mp

Les trucs IPTV etc, ça marche même avec une simple connexion ADSL ? (ou ADSL +), ou bien faut il impérativement avoir la fibre pour un fonctionnement optimal ?
 
Ça marche aussi pour les chaines cryptées (Bein, Canal+ etc) ?
La qualité de l'image est comment ? Ça lague ou pas ? Pubs ou pas ?
Ça fonctionne direct sur la télé ou pas ?
 
Existe t il des pas à pas, car je dois dire que ça reste très nébuleux pour moi, malgré les explications fournies dans ce topic.
 
 
Enfin je demande ça juste pour ma culture personnelle, et pour MOI AUSSI DÉCLARER PUBLIQUEMENT QUE JE SUIS OUTRÉ PAR CES PRATIQUES LAMENTABLES  QUE JE NE CAUTIONNE EN AUCUN CAS !


Si tu as des questions. Mp
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#47 obewan

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Posté 14 octobre 2020 - 17:53

essayer ceci : https://www.justgeek...votre-pc-69692/



#48 GonzO Avant Tout

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Posté 16 octobre 2020 - 15:58

Je confirme que cette application fonctionne à merveille, CE QUI EST PROPREMENT SCANDALEUX ET DOIT ETRE CONDAMNE AVEC LA PLUS GRANDE FORCE !



#49 Le Marseillais

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Posté 16 octobre 2020 - 17:11

C'est une honte de lire des choses comme ça.

Néanmoins, vous pourriez m'expliquer ce que veut dire : "Renseignez l’URL ou sélectionner un fichier contenant les sources des différents flux vidéo"



#50 el landeno

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Posté 11 mars 2021 - 22:52

Streaming illégal, la chasse aux pirates est ouverte  

 

Le piratage des retransmissions sportives est devenu un phénomène endémique, encore accentué par les confinements de 2020 et le fiasco de Mediapro. Les ayants droit et diffuseurs espèrent obtenir vite un cadre légal pour l'éradiquer.

 

Depuis un an, « Inferno » n'a pas chômé. Au printemps 2020, la Ligue de football espagnole a mis à la disposition d'un projet de recherche scientifique sur le Covid-19 la puissance de calcul de ce super-ordinateur, habituellement dédié à une tout autre lutte : le repérage des matches diffusés par des sites pirates. Le célèbre Rojadirecta en premier lieu, où on trouve toujours, sous le dessin d'un Pierluigi Collina brandissant un carton rouge, des liens quotidiens vers des streams illégaux de dizaines de compétitions. L'accès aux affiches de la Ligue 1 - sauf, en théorie, pour les internautes français, en raison d'une condamnation en justice - comme à une rencontre de deuxième division ouzbek manifestement filmée caméra à l'épaule en tribune.

 
 
La popularisation du streaming illégal

Fondé en 2005 par un jeune Galicien fan du Barça, Igor Seoane Minan, le site est devenu l'un des symboles d'un piratage du sport désormais endémique. D'un virus que le directeur général de beIN Media Group, Yousef Al-Obaidly, avait cruellement disséqué lors d'une conférence à Londres en octobre 2019 en prédisant l'explosion de la « splendide bulle des droits » dans une industrie « absolument pas préparée » où, déplorait-il, certains détenteurs de droits « dépensent plus pour leur fête de Noël qu'en mesures antipiratage ». Des propos prophétiques au vu de la situation du foot français, menacé par la baisse des droits après le fiasco de Mediapro.

Au moment de la création de Rojadirecta, la préoccupation des organisateurs et des chaînes était moins ces réseaux pirates de diffusion que les pratiques des nouveaux géants du Web. La Ligue de football professionnel (LFP) et la Fédération française de tennis se retrouvèrent ainsi parties d'une action collective contre YouTube au motif que des utilisateurs y mettaient en ligne des images.

« C'était un peu David contre Goliath, on a alors été un des rares ayants droit à s'attaquer à ces géants avec qui on entretient de très bonnes relations aujourd'hui, se souvient Émilie Montané, directrice médias de la FFT. On a aussi été parmi les premiers à travailler avec des sociétés qui parcourent le Web pour vérifier quels contenus étaient disponibles. » L'accès généralisé au très haut débit a depuis popularisé le streaming illégal, qui permet de regarder facilement des compétitions en direct de manière relativement fluide, avec un décalage d'à peine quelques secondes avec la retransmission.

« Sur des matches iconiques comme PSG-OM, il y a au moins autant de spectateurs licites qu'illicites »

Julien Taieb, responsable des affaires juridiques de la LFP

 
 
 

En France, ils sont des millions à s'approvisionner gratuitement par ce biais. D'après l'institut Médiamétrie, on comptait 626 000 téléspectateurs pirates en moyenne lors de chaque journée de L1 en 2020, et une journée de Top 14 ou un Grand Prix de F1 peut frôler les 200 000 spectateurs pirates. « Nous savons que sur des matches iconiques comme PSG-OM, il y a au moins autant de spectateurs licites qu'illicites », évalue Julien Taieb, responsable des affaires juridiques de la LFP.

Dans un sport français dont l'économie dépend pour 30 % environ des droits télé, l'addition est salée : au moins 80 millions d'euros de pertes annuelles selon une estimation « limitée » dévoilée début décembre par la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), plusieurs centaines de millions selon les diffuseurs. Qui utilisent cet argument pour négocier les droits à la baisse : mi-janvier, le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada, estimait dans Le Figaro que le football français avait assisté depuis l'arrivée de Mediapro à une « croissance exponentielle du piratage ».

Les effets du Covid

Il n'y a pas que le foot qui s'inquiète. « Je viens du monde du golf et toutes les compétitions sont piratées, notamment les Majeurs ou la Ryder Cup. Le seul avantage par rapport à d'autres sports, c'est qu'on a un peu plus de temps pour faire retirer le contenu piraté », témoigne Mark Lichtenhein, président de la Sports Rights Owners Coalition (SROC), une association européenne d'ayants droit.

En 2019, Adam Silver, le patron de la NBA, s'était inquiété du gouffre entre l'intérêt manifeste du jeune public pour sa ligue et son faible penchant pour l'abonnement télévisé. Dans le monde de la boxe, de récents combats de Floyd Mayweather ou Tyson Fury ont fait l'objet d'un piratage massif.

Une percée que le contexte extraordinaire de ces derniers mois a accentué. « Sur tous les types de piratage, on était début 2020 sur une baisse assez encourageante et on en a perdu l'effet. Bien sûr, il n'y a pas eu de sport pendant le confinement mais c'est reparti très fort à partir de l'été », souligne Pauline Blassel, la secrétaire générale de l'Hadopi, qui a comptabilisé pas moins de 3,4 millions de pirates en live streaming en septembre dernier.

a9fea.jpg
 
(Illustration Georges/La Suite)

En écho, Mathieu Moreuil, directeur des relations internationales de la Premier League britannique, a fait le constat, sur la fin repoussée de la saison 2019-20, d'« une hausse d'un tiers du nombre de liens détectés, même si on ne peut pas dire que c'est uniquement dû à la pandémie ». Le confinement a créé un brusque sevrage, et peut-être une fringale en rattrapage.

Les contraintes sanitaires ont, ces derniers mois, privé de très nombreux fans (plus de 200 000 chaque semaine pour la seule Ligue 1) de leur pèlerinage hebdomadaire en tribunes. Elles ont aussi gêné ou empêché les rassemblements en famille, entre amis ou dans les bars pour regarder du sport.

Un piratage très facile d'accès

À cela est venue s'ajouter, en France, l'arrivée d'un nouveau diffuseur. Du vivant de la chaîne Téléfoot, un des principaux sites français de streaming illégal avertissait en page d'accueil, logos des diffuseurs officiels à l'appui, qu'ils avaient le choix entre pirater et « dépenser 89 euros par mois pour assister à tous les matches »« Il est assez classique d'observer une recrudescence du piratage dès qu'on change de diffuseur, analyse le consultant en droits télé Pierre Maes. Pour qu'un client s'abonne à une offre légale, il faut que le prix soit accessible et que l'offre soit lisible et compréhensible. En France, on ne coche aucune des deux cases. »

De quoi, comme lors du lancement parfois chaotique de RMC Sport à l'automne 2018, faire de la fragmentation de l'offre une cible idéale, même si la directrice juridique de beIN Sports, Caroline Guenneteau, nuance : « Le facteur essentiel est que le piratage est très facile d'accès : il suffit de chercher sur Google pour avoir accès à un match dans une très bonne qualité et avec des commentaires en français. Tant qu'on ne mettra pas un terme à cette facilité technique, le piratage prospérera. »

Une facilité qui a atteint de nouveaux niveaux de sophistication avec l'IPTV, un service de streaming pirate permettant, via une box ou une application et un abonnement de quelques euros par mois, d'accéder à plusieurs milliers de chaînes et de programmes en vidéo à la demande.

« On parle de criminels qui ont une stratégie, savent l'appliquer et adapter leur offre »

Sergio Tirrò, responsable de la lutte contre les crimes envers la propriété intellectuelle à Europol

 
 
 

Selon une estimation de l'Hadopi, cette technologie compte au moins 1,8 million d'utilisateurs en France, avec des revendeurs qui se multiplient et n'hésitent pas à proposer un véritable SAV : « Un mois avant l'arrivée de Téléfoot, le type qui me fournit avait laissé une annonce sur une messagerie sécurisée : "Vous inquiétez pas, la famille, vous aurez Téléfoot le jour 1" », se souvient Julien, employé dans un grand groupe bancaire et abonné IPTV.

Ces derniers mois, plusieurs procès contre des revendeurs français ont eu lieu et, au niveau européen, des milliers de serveurs de piratage on été saisis. « On ne parle pas de nerds astucieux de Seattle mais de criminels qui ont une stratégie, savent l'appliquer et adapter leur offre », tranche Sergio Tirrò, responsable de la lutte contre les crimes envers la propriété intellectuelle à Europol. Une organisation dont les consommateurs n'ont pas forcément conscience : « Ce que vous voyez en façade, ce sont surtout les revendeurs, qui achètent eux-mêmes l'accès à un service via des grossistes, qui eux-mêmes l'achètent via de super grossistes... », énumère Frédéric Delacroix, secrétaire général de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa).

Une pratique massive et coûteuse
626 000 téléspectateurs pirates en moyenne pour une journée de L1 en 2020. 1,8 million d'utilisateurs en France d'IPTV, service de streaming pirate. 80 millions d'euros de pertes estimées de recettes annuelles d'abonnement pour les diffuseurs.
Sources : Médiamétrie, Hadopi (estimations)

Dans une récente étude mondiale, le fournisseur vidéo Synamedia distinguait, en une métaphore maritime, deux types de pirates : les « boucaniers d'Internet » piratent car ils considèrent ne pas pouvoir s'offrir d'abonnement ; les « pilleurs de contenus », parce que c'est possible et pratique, et y voient peu d'objections morales.

Prise de conscience progressive

Une distinction qui souligne la nécessité de lutter sur deux fronts, prévention et répression : l'élaboration d'une offre légale attractive et la mise hors ligne des contenus illégaux. Sur ces sujets, estime Pierre Maes, l'industrie du sport a été lente au démarrage, comme les majors de la musique après les prospères années CD : « Il y a d'abord une première phase qui est le déni, "ça n'existe pas". Puis, vous vous faites rattraper par les chiffres. »

Secrétaire général de l'Association de protection des programmes sportifs (APPS), qui rassemble une quinzaine de fédérations et de diffuseurs, Arnaud Decker reconnaît que la prise de conscience, puis de parole, a été progressive : « On avait une vision un peu ambivalente, on se disait que plus on parlait du piratage en place publique, plus on risquait d'y inciter. Mais on s'est dit que le manque à gagner en chiffre d'affaires et en abonnés était tel qu'il fallait qu'on se concerte et qu'on négocie avec les moteurs de recherche, les hébergeurs et les réseaux sociaux. »

Au quotidien, la lutte des ayants droit passe par des tentatives de blocage en direct des contenus illicites, identifiés grâce à un watermarking. Une procédure complexe, affirme Caroline Guenneteau, qui avance « des taux de retrait de 20 à 30 %, la plupart du temps après les matches ». « Toute la chaîne de surveillance, de la détection de la marque au retour vers l'opérateur pour qu'il bloque le stream, doit se faire sur la base d'une quinzaine ou de vingtaine de minutes », détaille Jean-Philippe Plantevin, vice-président chargé des services antipiratage de la société Nagra.

Nouvelle proposition de loi

Évoquant une « crispation », plusieurs acteurs du secteur soulignent les relations complexes entre les ayants droit et les intermédiaires techniques, notamment les fournisseurs d'accès Internet. Ce qui a poussé le législateur à se saisir du sujet avec, en tête, les systèmes mis en place au Portugal ou en Angleterre pour obtenir le blocage des sites pirates dans la durée.

La mesure aurait dû passer par la réforme de l'audiovisuel ébauchée par le gouvernement en 2019, mais l'examen de ce texte touffu et polémique a été gelé par la crise sanitaire. Dans un contexte rendu encore plus pressant par l'échec de Mediapro, la majorité LREM a donc intégré le sujet dans une proposition de loi, bien plus resserrée, sur la démocratisation du sport français, qui sera examinée à l'Assemblée à partir du 16 mars.

Le texte prévoit non seulement que les ayants droit puissent demander le blocage d'un site qui piraterait leurs contenus mais aussi qu'ils puissent obtenir de la justice une « ordonnance dynamique » permettant, en concertation avec le régulateur, de bloquer durant toute une saison les « sites miroirs », les éventuels clones que les pirates pourraient créer à une autre adresse. « L'objectif est de ne pas rester statique, mais d'être rapide car on mène un jeu du chat et de la souris », résume le député LREM des Alpes-Maritimes, Cédric Roussel, un des co-rapporteurs du texte.

« Faire prendre conscience de la réalité du modèle économique permettrait aux passionnés de sport de comprendre que le geste de pirater n'est peut-être pas anodin pour leur club »

Cédric Roussel, député des Alpes-Maritimes

 
 
 

Les promoteurs du dispositif insistent aussi sur la nécessité de faire prendre conscience aux fans du poids des droits dans l'économie du sport, pro comme amateur, au travers des 60 millions d'euros annuels reversés au titre de la « taxe Buffet ». « Le piratage dévalorise le travail de beaucoup de gens. Vous pouvez dire que vous vous fichez de Cristiano Ronaldo car il est multimillionnaire mais une énorme industrie travaille derrière », souligne Jean-Philippe Plantevin de la société Nagra.

« Faire prendre conscience de la réalité, à court terme, du modèle économique permettrait aux passionnés de sport de comprendre que le geste de pirater n'est peut-être pas anodin pour leur club », complète Cédric Roussel, tout en appelant à une réflexion des diffuseurs sur « le coût de l'abonnement et la compréhension des offres ».

 

À l'étranger, plusieurs fédérations et ligues ont mis en place des campagnes de prévention. En Italie, au début de la saison dernière, une campagne publicitaire montrait ainsi un bambin dans un stade déserté, des mauvaises herbes envahissant les travées vides, sous l'intitulé « Le piratage tue le football ». Quelques mois plus tard, Covid oblige, l'image est quasiment devenue réalité. Qu'en sera-t-il du slogan ?

 

 
 

 



#51 journey63

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Posté 12 mars 2021 - 11:26

 

Streaming illégal, la chasse aux pirates est ouverte

 

Le piratage des retransmissions sportives est devenu un phénomène endémique, encore accentué par les confinements de 2020 et le fiasco de Mediapro. Les ayants droit et diffuseurs espèrent obtenir vite un cadre légal pour l'éradiquer.

 

Depuis un an, « Inferno » n'a pas chômé. Au printemps 2020, la Ligue de football espagnole a mis à la disposition d'un projet de recherche scientifique sur le Covid-19 la puissance de calcul de ce super-ordinateur, habituellement dédié à une tout autre lutte : le repérage des matches diffusés par des sites pirates. Le célèbre Rojadirecta en premier lieu, où on trouve toujours, sous le dessin d'un Pierluigi Collina brandissant un carton rouge, des liens quotidiens vers des streams illégaux de dizaines de compétitions. L'accès aux affiches de la Ligue 1 - sauf, en théorie, pour les internautes français, en raison d'une condamnation en justice - comme à une rencontre de deuxième division ouzbek manifestement filmée caméra à l'épaule en tribune.

 
 
La popularisation du streaming illégal

Fondé en 2005 par un jeune Galicien fan du Barça, Igor Seoane Minan, le site est devenu l'un des symboles d'un piratage du sport désormais endémique. D'un virus que le directeur général de beIN Media Group, Yousef Al-Obaidly, avait cruellement disséqué lors d'une conférence à Londres en octobre 2019 en prédisant l'explosion de la « splendide bulle des droits » dans une industrie « absolument pas préparée » où, déplorait-il, certains détenteurs de droits « dépensent plus pour leur fête de Noël qu'en mesures antipiratage ». Des propos prophétiques au vu de la situation du foot français, menacé par la baisse des droits après le fiasco de Mediapro.

Au moment de la création de Rojadirecta, la préoccupation des organisateurs et des chaînes était moins ces réseaux pirates de diffusion que les pratiques des nouveaux géants du Web. La Ligue de football professionnel (LFP) et la Fédération française de tennis se retrouvèrent ainsi parties d'une action collective contre YouTube au motif que des utilisateurs y mettaient en ligne des images.

« C'était un peu David contre Goliath, on a alors été un des rares ayants droit à s'attaquer à ces géants avec qui on entretient de très bonnes relations aujourd'hui, se souvient Émilie Montané, directrice médias de la FFT. On a aussi été parmi les premiers à travailler avec des sociétés qui parcourent le Web pour vérifier quels contenus étaient disponibles. » L'accès généralisé au très haut débit a depuis popularisé le streaming illégal, qui permet de regarder facilement des compétitions en direct de manière relativement fluide, avec un décalage d'à peine quelques secondes avec la retransmission.

« Sur des matches iconiques comme PSG-OM, il y a au moins autant de spectateurs licites qu'illicites »

Julien Taieb, responsable des affaires juridiques de la LFP

 
 
 

En France, ils sont des millions à s'approvisionner gratuitement par ce biais. D'après l'institut Médiamétrie, on comptait 626 000 téléspectateurs pirates en moyenne lors de chaque journée de L1 en 2020, et une journée de Top 14 ou un Grand Prix de F1 peut frôler les 200 000 spectateurs pirates. « Nous savons que sur des matches iconiques comme PSG-OM, il y a au moins autant de spectateurs licites qu'illicites », évalue Julien Taieb, responsable des affaires juridiques de la LFP.

Dans un sport français dont l'économie dépend pour 30 % environ des droits télé, l'addition est salée : au moins 80 millions d'euros de pertes annuelles selon une estimation « limitée » dévoilée début décembre par la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), plusieurs centaines de millions selon les diffuseurs. Qui utilisent cet argument pour négocier les droits à la baisse : mi-janvier, le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada, estimait dans Le Figaro que le football français avait assisté depuis l'arrivée de Mediapro à une « croissance exponentielle du piratage ».

Les effets du Covid

Il n'y a pas que le foot qui s'inquiète. « Je viens du monde du golf et toutes les compétitions sont piratées, notamment les Majeurs ou la Ryder Cup. Le seul avantage par rapport à d'autres sports, c'est qu'on a un peu plus de temps pour faire retirer le contenu piraté », témoigne Mark Lichtenhein, président de la Sports Rights Owners Coalition (SROC), une association européenne d'ayants droit.

En 2019, Adam Silver, le patron de la NBA, s'était inquiété du gouffre entre l'intérêt manifeste du jeune public pour sa ligue et son faible penchant pour l'abonnement télévisé. Dans le monde de la boxe, de récents combats de Floyd Mayweather ou Tyson Fury ont fait l'objet d'un piratage massif.

Une percée que le contexte extraordinaire de ces derniers mois a accentué. « Sur tous les types de piratage, on était début 2020 sur une baisse assez encourageante et on en a perdu l'effet. Bien sûr, il n'y a pas eu de sport pendant le confinement mais c'est reparti très fort à partir de l'été », souligne Pauline Blassel, la secrétaire générale de l'Hadopi, qui a comptabilisé pas moins de 3,4 millions de pirates en live streaming en septembre dernier.

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(Illustration Georges/La Suite)

En écho, Mathieu Moreuil, directeur des relations internationales de la Premier League britannique, a fait le constat, sur la fin repoussée de la saison 2019-20, d'« une hausse d'un tiers du nombre de liens détectés, même si on ne peut pas dire que c'est uniquement dû à la pandémie ». Le confinement a créé un brusque sevrage, et peut-être une fringale en rattrapage.

Les contraintes sanitaires ont, ces derniers mois, privé de très nombreux fans (plus de 200 000 chaque semaine pour la seule Ligue 1) de leur pèlerinage hebdomadaire en tribunes. Elles ont aussi gêné ou empêché les rassemblements en famille, entre amis ou dans les bars pour regarder du sport.

Un piratage très facile d'accès

À cela est venue s'ajouter, en France, l'arrivée d'un nouveau diffuseur. Du vivant de la chaîne Téléfoot, un des principaux sites français de streaming illégal avertissait en page d'accueil, logos des diffuseurs officiels à l'appui, qu'ils avaient le choix entre pirater et « dépenser 89 euros par mois pour assister à tous les matches »« Il est assez classique d'observer une recrudescence du piratage dès qu'on change de diffuseur, analyse le consultant en droits télé Pierre Maes. Pour qu'un client s'abonne à une offre légale, il faut que le prix soit accessible et que l'offre soit lisible et compréhensible. En France, on ne coche aucune des deux cases. »

De quoi, comme lors du lancement parfois chaotique de RMC Sport à l'automne 2018, faire de la fragmentation de l'offre une cible idéale, même si la directrice juridique de beIN Sports, Caroline Guenneteau, nuance : « Le facteur essentiel est que le piratage est très facile d'accès : il suffit de chercher sur Google pour avoir accès à un match dans une très bonne qualité et avec des commentaires en français. Tant qu'on ne mettra pas un terme à cette facilité technique, le piratage prospérera. »

Une facilité qui a atteint de nouveaux niveaux de sophistication avec l'IPTV, un service de streaming pirate permettant, via une box ou une application et un abonnement de quelques euros par mois, d'accéder à plusieurs milliers de chaînes et de programmes en vidéo à la demande.

« On parle de criminels qui ont une stratégie, savent l'appliquer et adapter leur offre »

Sergio Tirrò, responsable de la lutte contre les crimes envers la propriété intellectuelle à Europol

 
 
 

Selon une estimation de l'Hadopi, cette technologie compte au moins 1,8 million d'utilisateurs en France, avec des revendeurs qui se multiplient et n'hésitent pas à proposer un véritable SAV : « Un mois avant l'arrivée de Téléfoot, le type qui me fournit avait laissé une annonce sur une messagerie sécurisée : "Vous inquiétez pas, la famille, vous aurez Téléfoot le jour 1" », se souvient Julien, employé dans un grand groupe bancaire et abonné IPTV.

Ces derniers mois, plusieurs procès contre des revendeurs français ont eu lieu et, au niveau européen, des milliers de serveurs de piratage on été saisis. « On ne parle pas de nerds astucieux de Seattle mais de criminels qui ont une stratégie, savent l'appliquer et adapter leur offre », tranche Sergio Tirrò, responsable de la lutte contre les crimes envers la propriété intellectuelle à Europol. Une organisation dont les consommateurs n'ont pas forcément conscience : « Ce que vous voyez en façade, ce sont surtout les revendeurs, qui achètent eux-mêmes l'accès à un service via des grossistes, qui eux-mêmes l'achètent via de super grossistes... », énumère Frédéric Delacroix, secrétaire général de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa).

Une pratique massive et coûteuse
626 000 téléspectateurs pirates en moyenne pour une journée de L1 en 2020. 1,8 million d'utilisateurs en France d'IPTV, service de streaming pirate. 80 millions d'euros de pertes estimées de recettes annuelles d'abonnement pour les diffuseurs.
Sources : Médiamétrie, Hadopi (estimations)

Dans une récente étude mondiale, le fournisseur vidéo Synamedia distinguait, en une métaphore maritime, deux types de pirates : les « boucaniers d'Internet » piratent car ils considèrent ne pas pouvoir s'offrir d'abonnement ; les « pilleurs de contenus », parce que c'est possible et pratique, et y voient peu d'objections morales.

Prise de conscience progressive

Une distinction qui souligne la nécessité de lutter sur deux fronts, prévention et répression : l'élaboration d'une offre légale attractive et la mise hors ligne des contenus illégaux. Sur ces sujets, estime Pierre Maes, l'industrie du sport a été lente au démarrage, comme les majors de la musique après les prospères années CD : « Il y a d'abord une première phase qui est le déni, "ça n'existe pas". Puis, vous vous faites rattraper par les chiffres. »

Secrétaire général de l'Association de protection des programmes sportifs (APPS), qui rassemble une quinzaine de fédérations et de diffuseurs, Arnaud Decker reconnaît que la prise de conscience, puis de parole, a été progressive : « On avait une vision un peu ambivalente, on se disait que plus on parlait du piratage en place publique, plus on risquait d'y inciter. Mais on s'est dit que le manque à gagner en chiffre d'affaires et en abonnés était tel qu'il fallait qu'on se concerte et qu'on négocie avec les moteurs de recherche, les hébergeurs et les réseaux sociaux. »

Au quotidien, la lutte des ayants droit passe par des tentatives de blocage en direct des contenus illicites, identifiés grâce à un watermarking. Une procédure complexe, affirme Caroline Guenneteau, qui avance « des taux de retrait de 20 à 30 %, la plupart du temps après les matches ». « Toute la chaîne de surveillance, de la détection de la marque au retour vers l'opérateur pour qu'il bloque le stream, doit se faire sur la base d'une quinzaine ou de vingtaine de minutes », détaille Jean-Philippe Plantevin, vice-président chargé des services antipiratage de la société Nagra.

Nouvelle proposition de loi

Évoquant une « crispation », plusieurs acteurs du secteur soulignent les relations complexes entre les ayants droit et les intermédiaires techniques, notamment les fournisseurs d'accès Internet. Ce qui a poussé le législateur à se saisir du sujet avec, en tête, les systèmes mis en place au Portugal ou en Angleterre pour obtenir le blocage des sites pirates dans la durée.

La mesure aurait dû passer par la réforme de l'audiovisuel ébauchée par le gouvernement en 2019, mais l'examen de ce texte touffu et polémique a été gelé par la crise sanitaire. Dans un contexte rendu encore plus pressant par l'échec de Mediapro, la majorité LREM a donc intégré le sujet dans une proposition de loi, bien plus resserrée, sur la démocratisation du sport français, qui sera examinée à l'Assemblée à partir du 16 mars.

Le texte prévoit non seulement que les ayants droit puissent demander le blocage d'un site qui piraterait leurs contenus mais aussi qu'ils puissent obtenir de la justice une « ordonnance dynamique » permettant, en concertation avec le régulateur, de bloquer durant toute une saison les « sites miroirs », les éventuels clones que les pirates pourraient créer à une autre adresse. « L'objectif est de ne pas rester statique, mais d'être rapide car on mène un jeu du chat et de la souris », résume le député LREM des Alpes-Maritimes, Cédric Roussel, un des co-rapporteurs du texte.

« Faire prendre conscience de la réalité du modèle économique permettrait aux passionnés de sport de comprendre que le geste de pirater n'est peut-être pas anodin pour leur club »

Cédric Roussel, député des Alpes-Maritimes

 
 
 

Les promoteurs du dispositif insistent aussi sur la nécessité de faire prendre conscience aux fans du poids des droits dans l'économie du sport, pro comme amateur, au travers des 60 millions d'euros annuels reversés au titre de la « taxe Buffet ». « Le piratage dévalorise le travail de beaucoup de gens. Vous pouvez dire que vous vous fichez de Cristiano Ronaldo car il est multimillionnaire mais une énorme industrie travaille derrière », souligne Jean-Philippe Plantevin de la société Nagra.

« Faire prendre conscience de la réalité, à court terme, du modèle économique permettrait aux passionnés de sport de comprendre que le geste de pirater n'est peut-être pas anodin pour leur club », complète Cédric Roussel, tout en appelant à une réflexion des diffuseurs sur « le coût de l'abonnement et la compréhension des offres ».

 

À l'étranger, plusieurs fédérations et ligues ont mis en place des campagnes de prévention. En Italie, au début de la saison dernière, une campagne publicitaire montrait ainsi un bambin dans un stade déserté, des mauvaises herbes envahissant les travées vides, sous l'intitulé « Le piratage tue le football ». Quelques mois plus tard, Covid oblige, l'image est quasiment devenue réalité. Qu'en sera-t-il du slogan ?

 

 
 

 

 

En tant que pirate je conseille : beaucoup moins cher que tous les abonnements et pour être tranquille : LE VPN (environ 3 €/mois).

 

de plus en tant que vieux con (c'était mieux avant) cela ne me gênerai en rien que les droits TV baissent même très fortement - on reviendrait a des équipes constituées de nationaux en grande partie comme dans les années 70 et 80. beaucoup^p plus facile de l'identifier à St Étienne de 70 qu'au PSG de maintenant.



#52 la bella y la Bestia

la bella y la Bestia

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 (environ 3 €/mois).

 

 

ruines instantanées en Auvergne



#53 frednirom

frednirom

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Posté 12 mars 2021 - 14:54

le mien ( http://www.teleiptv.com/)a claqué juste avant psg barcelone et puis est reparti vers la deuxième mi temps.

les pirates se sont fait pirater mais ça n'a pas duré longtemps.

l'iptv n'est pas une science exacte mais ça dépanne la plupart du temps. Environ 15 secondes de retard sur le direct . Parfois ça ne marche pas le jour "J " ou ça reçoit merdiquement . Si vous avez des adresses d'abonnement super stables je suis preneur pour la prochaine saison.



#54 Le Marseillais

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Posté 12 mars 2021 - 19:35

le mien ( http://www.teleiptv.com/)a claqué juste avant psg barcelone et puis est reparti vers la deuxième mi temps.

les pirates se sont fait pirater mais ça n'a pas duré longtemps.

l'iptv n'est pas une science exacte mais ça dépanne la plupart du temps. Environ 15 secondes de retard sur le direct . Parfois ça ne marche pas le jour "J " ou ça reçoit merdiquement . Si vous avez des adresses d'abonnement super stables je suis preneur pour la prochaine saison.

Il marche pas ton lien, Tonton.



#55 Silhouette

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Posté 12 mars 2021 - 19:51

Il marche pas ton lien, Tonton.

C'est parce que le forum colle toujours les caracteres suivant (ici le ")" ) dans l'URL, alors qu'ils n'y sont pas (c'est agacant d'ailleurs..). Bref -> http://www.teleiptv.com/

 

Assez fascinant d'ailleurs qu'un truc aussi clairement illegal ait un site ".com" avec des "conseillers a votre ecoute"  :lol:


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#56 twiX

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Posté 12 mars 2021 - 22:00

chez babarapide ils en ont pour 20€

MAIS C'EST PARFAITEMENT ILLEGAL

et 5€ pour l'appli sur la tv LG



#57 la bella y la Bestia

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Posté 15 mars 2021 - 11:02

Pirates auvergnats , préparez vous a faire péter le PEL

http://nextwarez.com...deuros-damende/



#58 journey63

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Posté 16 mars 2021 - 08:42

Pirates auvergnats , préparez vous a faire péter le PEL

http://nextwarez.com...deuros-damende/

oui mais contre les russes ils feront quoi? ex joker team



#59 la bella y la Bestia

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Posté 16 mars 2021 - 11:18

oui mais contre les russes ils feront quoi? ex joker team

y'a jamais de problèmes jusqu'au jour où il y en a un 



#60 Le Marseillais

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Posté 23 mars 2022 - 18:18

Apparemment, la LFP a obtenu le blocage de nouveaux sites IPTV.

Vous avez des précisions ? 

Ce sont uniquement les sites de footeux ? 






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