Résumé :
Carton plein !
Les Bleus ont remporté le tournoi de Strasbourg en signant une 3e victoire en 3 matches ce dimanche contre la Chine (76-57). Un succès acquis grâce à une entame de feu et un Tony Parker très en jambes. Prometteur pour la suite de la préparation.
Par Emmanuel Quintin
Après sa balade contre le Sénégal (95-58) et sa belle victoire face à la Lituanie (71-64) lors des deux premiers matches, l’équipe de France affrontait la Chine pour la victoire finale dans le tournoi de Strasbourg ce dimanche. Surtout, ce quatrième match de préparation au Mondial japonais marquait l’heure des premiers choix pour Claude Bergeaud qui allait annoncer après ce tournoi à trois de ses joueurs qu’ils resteraient à la maison au mois d’août.
Un départ pied au plancher
Deux des futurs exclus devant probablement se trouver dans le secteur intérieur, on pouvait voir un premier signe dans la présence sur le banc de Stephen Brun, sans doute le plus menacé dans ce secteur. Avec un cinq de départ composé de Parker, Foirest, Gelabale, Florent Pietrus et Masingue, les Bleus démarraient la partie tambour battant. Mickaël Gelabale était le premier à se mettre en évidence en enchaînant un panier et un tir primé pour permettre aux Bleus de créer le premier écart (13-5, 5e). Le talent du futur Sonic de Seattle avait le don d’énerver Du Feng qui se frictionnait quelque peu avec l’ancien Madrilène. Pas de quoi cependant dérégler une machine bleue bien en route et qui accentuait l’écart grâce à Mamoutou Diarra et au superbe abattage de Johan Petro sous les panneaux (6 points, 4 rebonds à ce moment là). Le jeune pivot scellait la fin du premier quart temps d’un rebond offensif suivi d’un panier (25-5, 10e).
Après cette entame fulgurante, le deuxième quart temps était forcément un peu moins flamboyant. Les Chinois, à la maladresse rédhibitoire dans les dix premières minutes (15% au tir), réglaient un peu mieux la mire et trouvaient beaucoup plus facilement Wang Zhizhi à l’intérieur. Sous le cercle, le géant chinois (2,12 m) commençait à faire des dégâts (12 points à 63% au tir à la pause) et ramenait les siens dans la partie (27-10, 14e, 35-20, 19e). Mais l’ancien Maverick était aussi contraint de beaucoup défendre sur Turiaf ou Diaw, qui rentrait souvent à l’intérieur. Du coup, il se voyait siffler sa troisième faute à une minute de la pause atteinte avec un avantage de 17 points (39-22) sur un tir primé de Tony Parker, meilleur Tricolore sur le parquet (16 points, 8 passes, 6 rebonds et 3 interceptions).
Une deuxième période sous contrôle
La maîtrise était clairement française et les Bleus régalaient le public du Hall Rhenus au retour des vestiaires sur un dunk de Gelabale puis un alley-hoop de Diaw sur une offrande de Parker (43-26, 22e). Mais à trop vouloir faire le show, les Tricolores permettaient aux Chinois de revenir dans la partie. Un tir à trois points de Feng ramenait la formation de Jonas Kazlauskas à -12 (43-31, 23e). Les Français resserraient alors leur défense, provoquant de nombreuses pertes de balles chez leurs adversaires. Tony Parker et Boris Diaw haussaient leur niveau de jeu et redonnaient à la France ses 20 points d’avance (53-33, 26e). Avec un Wang Zhizhi ayant disparu de la circulation dans cette deuxième période, la Chine ne pouvait plus s’appuyer que sur un surprenant Qingpeng (17 points, 3 rebonds, 2 passes). Mais l’arrière asiatique était bien trop seul pour inquiéter les Français qui entamaient le dernier acte du match avec encore 16 points d’avance (57-41).
La messe était dite et le quatrième quart-temps n’allait pas changer la donne. Il permettait cependant à Claude Bergeaud de voir qu’il pouvait toujours compter sur l’adresse extérieure de Laurent Foirest. L’ancien Palois, qui n’avait pas encore marqué, rentrait trois tirs primés consécutifs pour faire gonfler l’écart à +21 (69-48, 35e). Une quatrième ogive longue distance portait même cet écart à 22 longueurs (74-52, 37e). Les Bleus contrôlaient alors parfaitement les derniers instants de la rencontre pour s’imposer facilement (76-57) et s’adjuger le tournoi de Strasbourg. Une épreuve pleine d’enseignements pour Claude Bergeaud qui va désormais devoir retirer trois joueurs de son groupe avant de se concentrer sur la prochaine échéance sur la route du Mondial japonais, le tournoi d’Athènes le week-end prochain.
source : sport24.fr
A noter que Tony Parker a déclaré que c'était un plaisir de jouer avec cette équipe... on est en droit d'espérer une belle performance au Japon!







