Le Clermont Foot va bien voir son actionnariat évoluer, comme l'avait évoqué à plusieurs reprises son propriétaire Ahmet Schaefer, pas plus tard que la semaine dernière lors d'une garden party réunissant des partenaires et les médias locaux. Sept ans après son arrivée à la tête du club auvergnat, qu'il avait racheté 4M€ à Claude Michy, l'homme d'affaires suisse devrait s'engager au plus tard pour la fin de cet été vers une cession totale ou partielle du CF63.
Sans être un secret, le sujet aurait dû revenir au premier plan une fois le club officiellement maintenu, mais la sortie médiatique de Stéphane Tessier, lundi, dans les colonnes de notre confrère La Montagne, a relancé le débat moins d'une semaine avant une rencontre cruciale à Montpellier, ce samedi lors de l'avant-dernière journée de Ligue 2 (20 heures).
« On est entrés en négociation, mais je ne peux pas aller plus en avant dans les détails en raison des critères de confidentialité (...) Ça réfléchit, ça discute avec le propriétaire actuel. Les choses se passent très bien (...) On espère y voir plus clair d'ici une dizaine de jours (...) Mais il faut faire attention et y aller pas à pas car tout ce qui pourra être écrit d'ici là peut avoir un impact déstabilisant à l'intérieur d'un club qui joue le maintien. C'est aussi pour cela que nous ne souhaitons pas nous afficher », déclarait, au quotidien régional, un Tessier dont la présence aux côtés de son frère, vendredi dernier lors du match contre Bastia (1-1), n'est pas, pour le coup, passée inaperçue. En interne, les propos de l'ancien DG de l'OM (2022-2024) ont surpris, certains estimant que le timing n'était pas vraiment idéal.
Selon nos informations, l'ancien directeur général de l'OM, qui n'a pas répondu à notre sollicitation, passé aussi par Saint-Étienne (2016-2015), a bien adressé une lettre d'intention (LOI) auprès de Schaefer, qui définit les conditions d'échanges entre les parties avant, éventuellement, de faire une offre concrète de rachat. Tessier, 51 ans, disposerait de fonds propres importants après avoir vendu la société familiale, Loire Ascenseurs, et cherche à s'entourer d'entrepreneurs locaux. Il se murmure aussi qu'il serait accompagné dans son projet par Karim Fradin, ancien président des Chamois Niortais et de Bayonne.
Du côté des dirigeants Clermontois, on préfère temporiser face à une urgence qui est tout autre. « Notre énergie, aujourd'hui, est totalement tournée vers le maintien (*), martelait jeudi Schaefer au téléphone. C'est la priorité. » Le propriétaire du Clermont Foot s'est tout de même senti obligé de clarifier sa position après la révélation de l'intérêt de Tessier. « Je suis un chef d'entreprise, ma réflexion ne date pas d'aujourd'hui et n'est pas liée à la crise des droits télé. Clermont Foot intéresse des investisseurs, qui ont le potentiel, l'expérience football au niveau national, ainsi qu'à l'international. On les écoute, on les laisse étudier des documents financiers. Rien n'est signé. »
Ces potentiels acheteurs, triés et sélectionnés par un cabinet de conseil, ont accès depuis quelque temps à la data room. Schaefer insiste sur le fait qu'il ne fera rien dans la précipitation. « J'ai assumé tous les ans mon rôle d'actionnaire. J'ai souvent été critiqué mais en sept ans le club est monté pour la première fois de son histoire en Ligue 1 (en 2021), les travaux de la pelouse, sur le stade, le centre de performance, l'éclosion de jeunes joueurs, qui nous ont effectivement permis de faire du trading, sont des faits qui attestent de mon engagement. Le club est sur de bons rails et Il est peut-être temps de tourner cette page. Je me répète, mais rien n'est signé, rien n'est fait. On étudie des potentiels repreneurs et à la fin, on choisira ou pas. Tout est clair. »









