« Ça va aller très vite. Je vous le dis, ça va aller très, très vite. Pas besoin de poser de questions, moi je vous le dis : aujourd’hui on est à neuf défaites, on est nuls. Voilà stop ». Dix secondes. Vendredi soir, après la défaite de l’USON contre Brive (12-33), lors de la 9e journée de Pro D2, Xavier Péméja a fait court. Conséquence du nouveau revers de son équipe, désormais à six points de Béziers, barragiste, et dix de Nice, premier non relégable. Pendant de longues secondes, l’énervement du technicien a laissé place au silence dans la salle de presse, brisé par l’arrivée de Régis Dumange. Le président de l’USON Nevers s’est ensuite confié, à chaud, sur la situation de son club.
Quel est votre ressenti à la fin de cette rencontre ?
Il n’y a pas de solutions. Il y a un manque de confiance. Le rugby est un sport de combat collectif, et chacun essaye de jouer sa partition. Ça ne marche pas comme ça. Il faut dire les choses aussi : les équipes qui viennent à Nevers jouent comme si elles étaient chez elles, car Nevers, aujourd’hui, n’est pas bien. Il n’y a rien à dire. Je pense que l’on a commis une grosse erreur en faisant jouer une équipe trop jeune, un peu sans expérience. En plus ce ne sont pas eux (les jeunes joueurs) qui déméritent.
La finalité c’est peut-être qu’il y a trop de joueurs. Il aurait peut-être fallu un peu moins de joueurs et garder cinq à six “papas” qui soient là pour apporter une ossature. Le problème c’est que ces papas, on les a perdus. On a joué, on n’avait plus de deuxième ligne, on a mis des troisièmes lignes en deuxième ligne, et on n’a plus de troisième ligne. Après, quand le pack recule sur les impacts, on a un problème de conquête, etc. Le rugby ça se gagne devant. Si devant, on n’arrive pas à faire le boulot, c’est sûr que derrière, c’est plus compliqué. Puis derrière, aujourd’hui, ça manque complètement de confiance.






