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Une bien belle pelouse!


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167 réponses à ce sujet

#166 Francoisbougnat

Francoisbougnat

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Posté 24 août 2026 - 11:09

je le remets ici
 
Autorisés en Top 14 et en Pro D2, les terrains synthétiques deviennent de véritables fournaises dès que la température s'élève

La température des terrains synthétiques, utilisés en Top 14 et en Pro D2 par une dizaine de clubs, peut rapidement devenir insupportable pour les joueurs et même monter jusqu'à 90 degrés.





La température est clémente ce dimanche 14 juin à Aix-en-Provence : 25 degrés. Il fait bon, le temps est sec. Des conditions a priori idéales pour le barrage d'accession au Top 14 entre Provence Rugby et Perpignan, remporté par les Catalans (24-47). A priori, car au niveau du terrain, la température est suffocante : 45 degrés. L'explication est simple : le stade Maurice-David est équipé d'une pelouse synthétique.

 

 





 





 




« Une surface qui peut atteindre 60 à 90 degrés en surface lors de fortes chaleurs, sans que les fibres ne fondent », peut-on lire dans une note technique de la LNR envoyée aux clubs cet été. Nous avons d'ailleurs pu le constater à travers un relevé permettant de comparer la température d'une pelouse naturelle renforcée et d'une synthétique. Alors que le thermomètre affiche 38 degrés dans l'air, la température maximale du terrain naturel renforcé est de 35,5 °C contre 63,3 °C pour le synthétique.

 


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La différence de température entre une pelouse naturelle renforcée et une pelouse synthétique. (DR)

 


Le terrain de Provence Rugby n'est pas le seul en France. Le stade Gerland du LOU en Top 14, mais aussi les enceintes de Biarritz, Montauban, Nevers, Soyaux-Angoulême, Oyonnax et Agen - depuis cet été - en Pro D2, ont tous adopté ce type de terrains (*) pour des facilités d'entretien. Qui s'avère être beaucoup plus délicat que prévu, à mesure que le changement climatique opère en France et que les températures s'élèvent.

 

 


(*) Le Racing 92 évolue également sur une pelouse synthétique, qui n'est toutefois pas sujette à la chaleur, la Plenitude Arena étant une salle de spectacle fermée.


 

 





 




Dans sa note technique, la LNR préconise de « réaliser un apport d'eau important sur l'ensemble du terrain » pour en faire baisser la température et le rendre praticable. Il est donc conseillé d'arroser du plastique, la composition de ces pelouses (du polyéthylène pour être précis), alors même que les restrictions d'eau se multiplient avec la sécheresse de cet été, ce qui préfigure notre avenir climatique. Le but de la manoeuvre étant d'atteindre une « valeur cible de 40 à 45 °C avec un seuil maximal de 55 °C ».

 

 

« Le vrai problème arriverait si l'atmosphère était tellement saturée d'eau qu'elle empêcherait la transpiration, ce qui ne devrait pas souvent être le cas sous nos latitudes »


Basile Chaix, directeur de recherche sur le changement climatique et la santé à l'Inserm


 
 



Dans le podcast Rugby Confidential, Gaël Fickou (RC Toulon) et Max Spring (Racing 92) revenaient sur ces conditions de jeu, auxquelles ils ont déjà été confrontés. « C'est un enfer. Ça brûle », disait le premier, quand le deuxième avançait : « C'est horrible. Tu sens que c'est chaud, quand tu tombes au sol, tu te brûles. » Nous en avons parlé à Malik Hamadache, le président de Provale (le Syndicat national des joueurs de rugby), qui a joué à Pau, Montpellier ou encore Albi pendant sa carrière (2008-2024). « Quand j'étais joueur, je détestais évoluer sur du synthétique. J'étais lourd (il était pilier) et c'était terrible pour mes articulations. Ça augmentait aussi la vitesse du jeu, donc l'importance des chocs. Sans oublier les escalopes à cause des brûlures. » Il n'en garde donc pas un souvenir impérissable. De là à positionner le syndicat des joueurs pour en demander l'interdiction ? « Je partage mon ressenti, mais c'est délicat de formuler la demande sans s'appuyer sur des données scientifiques. »
La question est importante, car une forte chaleur peut accroître le risque de stress thermique chez les sportifs. « Le synthétique va restituer du rayonnement pendant le match, ce qui peut affecter négativement le bilan thermique des joueurs, nous explique Basile Chaix, directeur de recherche sur le changement climatique et la santé à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Il faudrait donc alerter sur les risques liés à ce type de surfaces. »

 


 



En revanche, précise l'épidémiologiste, « l'humidité (générée par l'arrosage) ne posera pas de problème si son taux dans l'atmosphère n'est pas excessif. Le vrai problème arriverait si l'atmosphère était tellement saturée d'eau qu'elle empêcherait la transpiration, ce qui ne devrait pas souvent être le cas sous nos latitudes ». Les rugbymen seraient alors exposés à un risque de coup de chaleur, une urgence médicale potentiellement mortelle. La Ligue de Football Professionnel a tranché dès 2016. Ces terrains sont interdits dans le football professionnel français depuis dix ans, notamment pour préserver les joueurs des risques de blessures articulaires et de brûlures.

Richard Cacioppo, directeur stades et compétitions de la LNR, sur les terrains synthétiques : « Il y a bien évidemment un risque de brûlure »
Richard Cacioppo, le directeur stades et compétitions de la Ligue nationale de rugby, reconnaît l'existence d'un risque de brûlure pour les joueurs lorsqu'ils évoluent sur un terrain synthétique, sans que leur interdiction ne soit envisagée.

 

 



« N'est-il pas dangereux de pratiquer le rugby sur un sol brûlant, sachant que les joueurs y passent une bonne partie du match ? A priori, il n'y a pas de danger. Il y a bien évidemment un risque de brûlure, mais elles sont dangereuses sur une surface dont la température est supérieure à 55 °C. C'est la raison pour laquelle nous demandons aux clubs de ne pas la dépasser. Nous leur demandons également de faire en sorte que leur synthétique soit toujours légèrement humide pour que les joueurs glissent et leur éviter ainsi les escalopes. Aujourd'hui, les clubs gèrent mieux cet aspect et ce type de blessure a diminué. Certains joueurs vont aussi mettre des leggings pour éviter de se brûler.

 

 

 





 




Ces terrains synthétiques, qui chauffent et demandent un apport d'eau pour être refroidis, sont-ils adaptés à un climat beaucoup plus chaud et sec ?
C'est un long débat, que l'on peut résumer ainsi : est-il préférable d'avoir un terrain synthétique qui, structurellement, ne bouge pas malgré les canicules et qu'il suffit d'arroser légèrement pour le faire descendre en température, ou faut-il un terrain en herbe qui prend moins la chaleur, mais qui demande beaucoup plus d'eau ?


Nous n'avons pas la réponse, pour être honnête, même si c'est compliqué de justifier auprès des autorités d'arroser du plastique en pleine période de sécheresse. C'est plus facile avec un terrain en herbe, qui va mourir s'il n'est pas arrosé. Mais personne n'est en mesure de savoir comment s'adapter à ces vagues de chaleur de plus en plus complexes à gérer pour les terrains de sport.

 


 



Est-il envisagé de marcher dans les pas du football et d'interdire cette surface pour le rugby professionnel ? Nous nous sommes posé la question plusieurs fois. Mais, étant donné qu'aucune donnée scientifique ne vient démontrer un risque de blessure plus important sur un terrain synthétique et qu'il est autorisé par World Rugby, nous considérons qu'il n'y a pas de problématique. »
 
C'est lunaire !
Le foot a interdit ces terrains pour cause de blessure LARGEMENT accentué!
De plus, il faut arroser du PLASTIQUE, les joueurs sont flippés de tomber JUSTE POUR NE PAS SE BRÛLER, hors brûlures dûes à des glissades, ce qui n'est déjà pas commun, mais cuire comme un œuf au plat s'il effleure la surface avec une partie du corps non protégé (bras, jambes, tête,...), c'est hallucinant de la part des instances dirigeantes de ne pas interdire purement et simplement l'utilisation de ces surfaces !
Faut qd même pas déconner, un gars qui va refuser de rentrer sur le terrain car la "pelouse" n'est qu'à 55/60 degrés, c'est autorisé par la LNR, donc c'est ce co...nard d'athlète qui s'écoute trop !
Et on a pas de données scientifiques qui prouvent un risque de blessure avéré !
À partir de combien de temps cuisson on considère ça comme une blessure ?
C'est vraiment à gerber.
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#167 marco43

marco43

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Posté 25 août 2026 - 13:51

c'est comme les prèservatifs, quand ça commence à chauffer, c'est pas très agréable, vive le naturel, à bas le synthétique


  • Alligator427 aime ceci

#168 Alex chocolatines

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Posté 25 août 2026 - 13:58

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