Il est des annonces plus chargées en symboles que d’autres. Celle de la prolongation du contrat d’Alivereti Raka avec l’ASM Clermont pour les deux prochaines saisons (jusqu’en juin 2028), officialisée mercredi, en fait partie.
Tout simplement parce que l’ailier occupe une place à part à Clermont. Parce qu’il y a jusqu’alors effectué toute sa carrière professionnelle depuis son arrivée à 19 ans en provenance de Nadroga (Fidji). Parce qu’avec le départ annoncé d'Étienne Falgoux en juin prochain, il va devenir le dernier représentant de l’équipe championne de France en 2017. Et parce qu’avec 102 essais inscrits en 180 matchs, il fait déjà partie des joueurs historiques du club.
« Sa prolongation est une bonne nouvelle, estime Alexis Rabier, le président de l’Interclubs. Les supporters ont un attachement particulier à lui. Cela fait un moment qu’il est là, il a un temps représenté la relève d’une autre légende du club, Napolioni Nalaga. Et même si aujourd’hui, il n’est plus aussi performant qu’il y a quelques saisons, il ne faut pas oublier qu’il a longtemps fait les beaux jours de l’ASM, qu’il a marqué beaucoup d’essais importants, dont celui de la finale de 2017 face à Toulon (22-16). »
Difficile, aussi, de ne pas citer son récital sur la pelouse des Saracens, un soir de décembre 2017, où il avait signé un triplé.
À la chasse au recordSi « Raka Rocket », comme il était un temps surnommé pour son alliage de puissance et de vitesse, incarne un passé glorieux, il lui reste à 31 ans encore bien des ouvrages à accomplir. À titre personnel, en tant que chasseur d’essais, il peut déjà espérer se frayer un chemin (a minima) sur le podium des meilleurs marqueurs de l’histoire du club (voir l'infographie).
D’un point de vue plus collectif, au-delà d’aider l’ASM à retrouver des standards plus élevés en termes de résultats purs, celui qui compte 5 sélections avec les Bleus va aussi avoir un rôle à jouer auprès de la relève.
« On est très content qu’il prolonge. Avant toute chose, on a tenu à s’assurer que physiquement, il se sente apte à jouer encore deux ans. Il nous a confirmé qu’il était en bonne forme, mais qu’il avait peut-être désormais besoin d’un peu plus de récupération qu’avant, raconte Aurélien Rougerie, le responsable de la cellule de recrutement. Maintenant, il va aussi avoir un rôle de transmission auprès des plus jeunes. À lui de faire en sorte de laisser la place dans une aussi bonne, voire meilleure situation, qu’il ne l’avait trouvée à ses débuts. »
Et le recordman d’essais de l’ASM d’ajouter : « J'espère même qu’il va me battre, ce serait bon signe ! »







