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EDF de Galthié


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#11926 el landeno

el landeno

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Posté 17 février 2026 - 18:59

Comment Matthieu Jalibert et Thomas Ramos arrivent à se partager le poste de « 10 »
Notre chroniqueur Jean-Baptiste Elissalde décrypte comment Matthieu Jalibert et Thomas Ramos se sont partagé le rôle de demi d'ouverture lors de la victoire face au pays de Galles, dimanche à Cardiff (12-54).

« Ce lundi midi, Aux Vieux Crampons, mon restaurant à La Rochelle, les passionnés ont beaucoup discuté de Matthieu Jalibert et Thomas Ramos. J'ai entendu : « T'as vu, ils ont joué comme deux 10 ! ». Oui, et c'est clairement un fait marquant de ce match au pays de Galles, la France a joué avec deux demis d'ouverture. Ce n'est pas nouveau, Fabien Galthié a instauré ce fonctionnement depuis son arrivée, mais ça n'a jamais été aussi marqué que dimanche. Jalibert était l'ouvreur, Ramos l'arrière, mais les deux ont chacun touché 17 ballons en position de « 10 ». Ramos a même effectué plus de passes que Jalibert (36 à 21).

 
 
 
 

On l'a vu à Cardiff, associer ce duo amène beaucoup de fluidité et de vitesse au jeu des Bleus. C'est incroyable, le talent qu'ils possèdent. Ce sont des créateurs, des purs joueurs de rugby, qui voient la latéralité et la profondeur avant les autres. L'anticipation, la compréhension de ce que va faire la défense, c'est d'abord ça qui les rend géniaux. Et il y a le fait qu'ils ne sont pas embêtés par le fait d'avoir le ballon en mains, ils peuvent tout faire. Avec Antoine Dupont comme demi-de-mêlée, vous avez peut-être la triplette la plus innovante et intelligente au monde, avec en plus le pouvoir athlétique de pratiquer ce rugby différent qu'on a vu.

Comment Matthieu Jalibert et Thomas Ramos arrivent à se partager le poste de « 10 » sans se marcher sur les pieds, et en étant même complémentaires ? En observant dans le détail, on peut voir que rien n'est mécanisé. Pour preuves, ces deux situations similaires lors du premier quart d'heure face aux Gallois, mais que le Bordelais et le Toulousain n'ont pas joué de la même manière.

 
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(1/3) 1re minute de jeu : Fabien Brau-Boirie a le ballon le long de la ligne, Ramos est plus proche soutien alors que Jalibert est en retrait, plus au large.
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(2/3) Après un ruck aux 15 m, Jalibert est servi en premier attaquant, pendant que Ramos se replace à toute vitesse vers l'extérieur. Jalibert va servir le troisième joueur de la cellule d'avants à ses côtés, à savoir Oscar Jegou (7).
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(3/3) Grâce à sa course, Ramos se retrouve dans le dos de Jegou, en position de « bridgeur ». Jegou donne au Toulousain, qui aura un 2 contre 1 à jouer.
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(1/3) Au quart d'heure de jeu, la situation de départ est quasi identique, avec Ramos plus proche du ballon que Jalibert. Mais le Toulousain est déjà en position d'ouvreur, alors Jalibert initie un replacement au large.
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(2/3) Comme Jalibert au tout début du match, Ramos sert le dernier joueur de la cellule d'avants au centre du terrain, et c'est à nouveau Jegou. Jalibert, lui, s'est mis dans leur dos.
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(3/3) Et encore une fois, Jegou sert le « bridgeur », cette fois Jalibert, qui va se retrouver avec un 4 contre 1 à jouer et enverra Brau-Boirie à l'essai.

À travers ces deux actions, on comprend que toute cette animation repose sur la lecture du jeu, le ressenti et la communication de Matthieu Jalibert et Thomas Ramos. J'ai connu ça, à une époque, au Stade Toulousain. Je jouais numéro 9 et Frédéric Michalak numéro 10, et on intervertissait régulièrement en cours d'action. Suivant qui était le plus proche du regroupement, on se disait « vas-y ! », « à toi ! »« laisse ! », et ça permettait à l'autre d'économiser les deux-trois secondes de course à haute intensité qui auraient été nécessaires pour reprendre sa place normale.

Mais pour arriver à ça, il faut parler le même rugby, comprendre la même chose au même moment. Jalibert et Ramos ont ça, eux aussi. Et c'est la raison pour laquelle je crois qu'il n'est pas nécessaire de « mécaniser » la répartition des rôles entre eux. Il faut leur laisser la liberté de lire le jeu et de s'arranger entre eux. Ça ne leur pose pas de problème de partager, de toute façon. Par exemple, sur une séquence en milieu de première mi-temps, Thomas Ramos s'est retrouvé en « 10 » et Jalibert au centre. Pendant plus de vingt secondes, les avants ont travaillé avec le ballon, cela laissait le temps aux deux compères d'échanger leurs positions, mais ils sont restés comme ça (photos 7 et 8). Celui qui prend une position la garde jusqu'au bout.

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Photo 7
 
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Photo 8
 

Je crois beaucoup en ce système à deux ouvreurs très poussé. C'est une animation offensive de plus pour l'équipe de France, qui a par ailleurs conservé le très efficace jeu autour d'Antoine Dupont du Tournoi 2025. Cela marche très bien avec Jalibert en 10, mais je pense que ce système n'a pas été imaginé pour lui. Fabien Galthié et son staff voulaient juste enrichir leur jeu, que cela passe davantage par l'ouvreur que l'année dernière avec Romain Ntamack, et que deux joueurs puissent intervenir dans ce rôle. Et je pense que même si Romain Ntamack était le titulaire en numéro 10, cela marcherait très bien également. »


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Posté 20 février 2026 - 07:21

Les Bleus misent sur une deuxième ligne Flament-Meafou pour remporter le combat physique, le « grand point fort de l'Italie »
Les Toulousains Thibaud Flament et Emmanuel Meafou devraient revenir en deuxième ligne face à l'Italie, dimanche (16h10). Fabien Galthié et son staff ont visiblement décidé de sortir les muscles pour défier des Italiens très solides devant sur ce début de Tournoi.

Avec huit pénalités gagnées en mêlée sur le secteur en ce début de Tournoi, contre une pour les Français, l'Italie fait des ravages, et le retour de Meafou s'apparente à une volonté de répondre à la force de l'axe gauche italien par un peu plus de force sur le côté droit français. Quand la titularisation de Flament peut apporter un peu plus de dureté dans les tâches obscures et un zeste de perfection à une touche très performante ces derniers mois, et qui a d'ailleurs tourné à 93 % de réussite sur ce début de Tournoi « Ce sont deux profils différents, répétait leur coéquipier à Toulouse François Cros, jeudi, à propos de cet attelage Flament-Meafou. Thibault apporte beaucoup sur le registre aérien et a beaucoup d'activité. "Manny" (Meafou) est un peu plus terrien, mais beaucoup plus puissant. C'est leur complémentarité qui fait leur force. 

 

Colombe pour renforcer aussi le banc

 

La force, justement, devrait aussi se sentir sur le banc de touche où Georges-Henri Colombe (1,93 m, 142 kg) devrait être préféré au poste de pilier droit à Régis Montagne (1,86 m, 132 kg). Ce que l'on peut voir là aussi comme une façon d'alourdir le cinq de devant potentiel en fin de match, avec une première ligne 100 % toulousaine (Neti-Mauvaka-Colombe) et une deuxième ligne Ollivon-Guillard qui a déjà fait ses preuves, sachant que ces deux-là peuvent aussi très bien entrer en troisième ligne, ce qui varie les options de coaching et permet de couvrir plus de postes en cas de pépins.Un autre changement est à attendre sur le banc avec le retour du centre Pierre-Louis Barassi, ce qui sortirait de la feuille de match Noah Nene et ferait grimper le nombre de Toulousains à douze sur la feuille de match, dont neuf avants.

 
 
 


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Posté 21 février 2026 - 09:51

« Une question de performance et d'équilibre » : François Cros, Oscar Jegou et Anthony Jelonch, un trident increvable en troisième ligne
La troisième-ligne Cros-Jelonch-Jegou, qui va enchaîner dimanche face à l'Italie, signe un début de Tournoi remarquable, par sa capacité à enchaîner les tâches. Souvent dans l'ombre, mais avec une efficacité redoutable.

t dire que Paul Boudehent, « notre meilleur avant dans le Tournoi 2025 » selon Fabien Galthié, n'a pas encore joué la moindre minute dans l'édition 2026, que Grégory Alldritt est pour le moment resté à La Rochelle, que Charles Ollivon et Mickaël Guillard ont joué en deuxième ligne alors que débarque désormais Lenni Nouchi en sortie de banc.

 
 
 

En troisième ligne, la concurrence est dingue en équipe de France mais contrairement à d'autres postes, Fabien Galthié n'a pas joué la carte de l'émulation interne sur ce premier bloc de trois matches puisque François Cros, Oscar Jegou et Anthony Jelonch vont enchaîner face à l'Italie dimanche à Lille.

« C'est une question de performance et d'équilibre », justifiait vendredi le sélectionneur face à ce qui semble être une évidence, malgré le casting des recalés. « C'est une troisième ligne très complémentaire, développait dans la semaine le co-entraîneur de la conquête, Laurent Sempéré. Dans un jeu assez moderne, ils sont capables de tout faire : on voit Oscar Jégou qui a un nombre d'événements extraordinaires pendant les matches, Anthony Jelonch qui est très dur dans le contact, et François Cros capable de faire le lien entre les deux et de tout faire. Ils abattent beaucoup de travail pour l'équipe, on les retrouve souvent sur les tâches obscures. »

 
 
 
 

C'est la signature de cette troisième ligne, assez peu en vue offensivement mais d'une activité folle si l'on regarde les courses dites sans ballon et le travail de l'ombre. « On fait le travail qu'il y a à faire, en sourit François Cros quand on lui fait ce résumé. Peut-être qu'on est trois joueurs avec un registre un peu moins offensif. Mais c'est une complémentarité qu'il faut trouver et cela nous a permis par exemple de mettre en avant les qualités de Charles (Ollivon) sur les premiers matches. »

 
 
 
 

« Les troisièmes lignes ont été ultra-précieux en défense. Ça plaque et ça se relève de suite et ça permet de gagner la bataille du déplacement,

Pascal Papé

 
 

Auteur de deux essais, habitué à se placer dans les couloirs et à galoper au soutien des initiatives lancées par les trois-quarts, le Toulonnais, numéro 4 dans le dos, a en effet brillé offensivement quand Mickaël Guillard a beaucoup défié, tel un numéro 8. Qu'il est, finalement, dans son profil. Les deux joueurs ont ainsi cumulé 61 ballons touchés, contre 41 pour Jelonch et Cros réunis. Même différence notable sur les mètres parcourus ballon en mains : 178 pour la deuxième ligne, 88 pour l'ensemble de la troisième sur ce début du Tournoi. On est loin du cliché d'une deuxième-ligne qui ferraille et d'une troisième qui rayonne.

 

Une logique qui ne devrait pas changer radicalement demain avec les titularisations de Thibaud Flament et Emmanuel Meafou en deuxième ligne même s'ils ont plus des profils de combattants. « Dans le système offensif des Bleus, tu vois presque plus les deuxièmes lignes, notait déjà Pascal Papé après la victoire contre l'Irlande. Mais les troisièmes lignes ont été ultra-précieux en défense, dans ce qu'on appelle le retour au jeu. Ça plaque et ça se relève de suite et ça permet de gagner la bataille du déplacement, avec une ligne défensive toujours pleine. 

« On a trois joueurs qui ont cette capacité à multiplier les tâches, ajoute notre consultant Jean-Baptiste Elissalde sur l'aspect offensif. Jegou et Cros, ils sont capables de gérer les rucks offensifs à deux, ce qui n'est pas négligeable car ça libère d'autres joueurs pour attaquer. On peut aussi aller plus loin dans la ligne en allant chercher le 10 car ils n'auront pas ces quelques mètres de retard... Ça permet d'avoir des rucks rapides et moins de ruptures. Quant à Jelonch, il touche peu de ballons pour un huit, mais c'est 16-17 plaquages par match (34 sur les deux premiers). »

 

Fabien Galthié s'est attardé vendredi sur Oscar Jegou, qui a joué les deux premiers matches dans leur intégralité sans donner la moindre impression de flancher physiquement : « Il a un profil atypique, celui d'un joueur plus proche des 90 kg que des 100 mais qui a une puissance relative incroyable et une grosse endurance. On l'a déjà vu, il peut aussi jouer au centre, c'est un joueur qui va vite, qui a des mains, le joueur hybride parfait qui nous met du liant. » Capable de plaquer 41 fois (personne n'a fait mieux sur ce début de Tournoi), de tenter 9 contests (pour 1 réussi) et 15 contre rucks (3) mais aussi de signer 46 soutiens offensifs, d'aller 18 fois au duel et de dégainer 29 passes, tout en étant le sauteur prioritaire des Bleus en touche.

 

« À côté de ça, François (Cros) peut tout faire, dans les airs et au sol alors qu'Anthony (Jelonch) est très fort au sol », ajoutait le sélectionneur, qui semble avoir trouvé le tiercé gagnant du moment, avec un immense réservoir à sa disposition en cas de pépin.


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Posté 21 février 2026 - 13:22

XV de France. Fabien Brau-Boirie : « Prendre la grosse tête, ça peut arriver très vite »
fbb.jpgFabien Brau-Boirie lors de sa première sélection à Cardiff dimanche dernier. © Crédit photo : AFP

20 février 2026  Mis à jour le 20/02/2026 à 19h03.
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Sensation du début de saison avec la Section Paloise, Fabien Brau-Boirie (20 ans) enchaînera face à l’Italie après une première sélection réussie à Cardiff. Annoncé comme l’avenir au poste de centre, le Bigourdan assure garder la tête froide

Combien de temps vous a-t-il fallu pour digérer cette première sélection ?

Pas tant que ça. J’étais très excité à l’idée de jouer tout au long de la journée du match. Beaucoup plus que d’habitude. Quand je suis entré dans ce stade mythique, pour cette rencontre assez incroyable, c’était forcément particulier. Après le coup de sifflet final, j’ai vu mes parents, j’ai pu faire redescendre la pression. Mais j’étais quand même assez fatigué. Finalement, j’ai commencé à prendre du recul le lendemain et le surlendemain.

Vous êtes du genre à revoir rapidement vos matchs ?

J’aime les revoir directement après la rencontre. C’est ce que je fais à Pau ou après celles que j’ai joué avec les moins de 20 ans. Pas pour les analyser, mais pour le plaisir. C’est toujours difficile de s’endormir après ce type de rencontre. Quand tu rentres, tu ressens encore une forme de pression, tu es encore dans le match.

À froid, qu’avez-vous pensé de votre performance ?

Je suis assez content de ce que j’ai fait. Mais je suis tout de même du genre à regarder ce que j’ai mal fait en priorité. Il y a des bonnes choses, mais j’ai aussi perdu un ou deux ballons en attaque. Il y a des choses que j’aurais pu mieux faire. Je ne suis pas du genre à me relâcher en me disant ‘‘c’est bon, j’ai fait un bon match’’. Ce n’est que ma première sélection.

Vous dites vous être senti très fatigué. Avez-vous été surpris par la dimension physique de ce niveau ?

D’entrée, il y a eu une longue séquence qui a annoncé la couleur : ça m’a mis directement dans le match. Mais c’est vrai que le rythme est très différent du Top 14. En plus, on joue avec des mecs qui aiment vraiment le rugby : à chaque fois qu’il y a un ballon à exploiter, ils essaient de le jouer au maximum. En termes de précision, les joueurs sont très techniques, il y a donc moins de déchets et moins d’arrêts de jeu. C’est beaucoup plus fluide. Il y a eu 45 minutes de temps de jeu effectif, je crois ? C’est énorme.

Vous êtes souvent renvoyé à la comparaison avec Yannick Jauzion. Jeune, vous vous êtes construit avec quels modèles ?

Je regardais beaucoup de matchs quand j’étais petit. J’avais quelques joueurs que j’appréciais beaucoup comme Wesley Fofana et Sonny Bill Williams. Enfant, j’étais d’ailleurs à fond pour Clermont. J’essayais de reproduire ce que faisaient ces joueurs-là. Mais petit à petit, je me suis attaché à me reconstruire moi-même. Je suis très fier que les gens me comparent à quelqu’un comme Jauzion, mais j’essaie de jouer d’abord à ma manière.

« Je suis très fier que les gens me comparent à quelqu’un comme Jauzion, mais j’essaie de jouer d’abord à ma manière »

Qu’est-ce qui vous plaisait dans le jeu de Sonny Bill Williams ?

Il était très puissant et très grand. Pour un centre, il était très imposant. J’aimais son habilité pour passer dans le dos de la défense. Il arrivait à faire des off-loads, à mettre toujours son équipe dans l’avancée. Il faisait toujours vivre le ballon quand des mecs venaient se proposer à hauteur.

Il existe une forme de tradition autour du trois-quarts centre à la française. Êtes-vous sensible à cela ?

Je ne pense pas à ça. Je suis comme je suis sur le terrain. Je m’efforce juste de penser à ce que je peux faire.

Vous êtes issu d’une famille très rugby : votre oncle a créé le premier club dans lequel vous avez joué, l’Entente sportive des Coteaux de l’Arrêt, votre père a été votre premier éducateur, votre mère a même été dirigeante de l’école de rugby. Qu’est-ce que ça vous a apporté ?

À chaque fois que je finissais les matchs, à table, on débriefait. Quand ça allait, mon père me le disait. Mais quand ça n’allait pas, il savait aussi me le dire. Mon père, qui avait joué troisième ligne centre, voulait vraiment que je réussisse, donc il m’a poussé au maximum. Ma mère était, elle, peut-être un peu plus protectrice (sourire).

ffb2.jpg?v=1771610611Fabien Brau-Boirie a réalisé une première sélection accomplie.
AFP

Votre père a continué à vous conseiller jusqu’à quel âge ?

Blague à part, on parle aujourd’hui encore des matchs. Quand je l’ai au téléphone après, on débriefe encore ce qui a été ou non. C’est toujours d’actualité, je ne sais pas jusqu’à quand ça durera (sourire).

Vous avez déclaré à Cardiff, du fait de votre âge (Ndlr, 20 ans), ne pas avoir vu jouer Yannick Jauzion. Vous a-t-il depuis conseillé de regarder ses matchs ?

Non (rire). Mais je l’ai vu joué quand même Jauzion, hein. Je n’ai juste pas vu des matchs en entier, mais j’ai déjà regardé plusieurs fois des highligths. Je vois comment il se comportait. Je sais que c’était un immense joueur.

Comprenez-vous la comparaison qui est faîtes avec vous ?

Peut-être par rapport à mon profil, ma corpulence et mon style de jeu ? Je pense que c’est par rapport à ça.

N’est-ce pas un poids d’être comparé à un tel joueur ?

Non. Quand on me le dit, je suis très fier. Mais ce n’est pas quelque chose que je répète tous les jours. La seule pression que je me mets, c’est pour bien réaliser mes actions. En équipe de France, tout peut aller très vite.

Vous avez été international des moins de 18 et de 20 ans, votre potentiel est vanté depuis longtemps. N’y a-t-il pas une forme de logique à vous voir en équipe de France aujourd’hui ?

Je me souviens de ma première sélection avec les moins de 18 ans : ça m’avait fait quelque chose de porter le maillot de l’équipe de France. Je suis quelqu’un de réservé et de timide. Je ne suis pas du genre à me vanter de mes points forts. Ce sont les entraîneurs qui m’ont mis en confiance et ont fait en sorte que je me libère sur le terrain. Ayant été intégré tôt dans le projet, à l’image de Kalvin (Gourgues), peut-être qu’on a eu la chance d’en arriver là plus facilement.

« J’ai conscience d’être jeune, d’avoir beaucoup de choses à montrer et apprendre. Je ne prendrai jamais le globe »

Vous êtes un des centres d’attraction du Top 14 depuis le début de la saison. Comment appréhendez-vous l’intérêt que vous suscitez ?

C’est un point sur lequel il faut faire attention. Prendre la grosse tête, ça peut arriver très vite. Franchement, je vois ce qu’il se passe : je ne suis pas bête. Mais j’essaie de ne pas accorder trop d’attention aux éloges. Ça peut vite monter à la tête. Ça me fait plaisir, évidemment, mais je ne suis pas genre à m’enflammer et à me dire que je suis le meilleur. J’ai conscience d’être jeune, d’avoir beaucoup de choses à montrer et apprendre. Je ne prendrai jamais le globe.

Ressentez-vous que les regards de vos adversaires ont changé ?

Quand un mec arrive à faire des différences, tu essaies forcément de trouver des solutions pour bloquer ça. Je m’en rends compte, oui. Mais j’essaie de jouer mon jeu. Même si je sais que ça ne suffira pas au bout d’un moment. C’est pour ça qu’il faut s’améliorer au quotidien et évoluer.

Est-ce notamment le cas avec votre crochet ?

Oui, il y a ce crochet intérieur. Mais j’essaie de l’avoir des deux côtés, de varier d’une action à l’autre. C’est aussi un travail mental pour chercher des choses permettant de déstabiliser l’équipe en face.

Vous dîtes ne pas vous mettre de pression par rapport aux attentes placées en vous. Mais vous-même, vous en mettez-vous pour réaliser tout votre potentiel ?

Dans les entraînements de tous les jours, je suis assez sérieux. Je m’efforce de toujours être à 100 %. Mais je pense que c’est aussi important de s’amuser et de prendre du plaisir sur le terrain. J’essaie de trouver un juste milieu.

En début de saison, Geoffrey Lanne-Petit, votre entraîneur de l’attaque à Pau, a déclaré que vous ne « lâcheriez plus le maillot bleu une fois que vous l’aurez porté »…

Je sais très bien ce qui peut arriver ! Si je ne suis pas choisi, c’est que quelqu’un d’autre l’aura mérité. Je sais très bien qu’en ce moment, il y a un nombre de joueurs incalculable au centre, alors franchement, je ne me prends pas la tête.

 



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Posté aujourd'hui, 07:01

Émilien Gailleton ou la drôle de vie d'un Bleu à un poste ultra-concurrentiel : « J'ai l'impression qu'un nouveau centre apparaît chaque année »
Souvent placé mais rarement titulaire chez les Bleus ces dernières années à un poste très fourni, le centre palois Émilien Gailleton a été à son avantage contre le pays de Galles et l'Italie. Il ne cache pas son plaisir d'évoluer au sein de cette équipe.

Ils ont fêté la victoire contre l'Italie (33-8) dans le centre-ville de Lille, dimanche soir. Puis les joueurs du quinze de France ont quitté le Nord en ordre dispersé lundi matin. La nuit a été courte pour certains, dont les Toulousains et les Palois, qui avaient mis le réveil vers 5 heures pour aller prendre leur vol très matinal. « Je vais faire une belle sieste », se marrait Émilien Gailleton le midi. Le numéro 13 de la Section Paloise (22 ans, 13 sélections) était détendu au téléphone.

 
 
 

Alors que sa carrière internationale n'a pas été linéaire depuis ses débuts en août 2023, Gailleton se savait très attendu contre les Gallois (12-54) et les Italiens dans ce Tournoi des Six Nations. Il a répondu présent avec deux solides performances récompensées par autant d'essais. Dispensé de Top 14 cette semaine, le centre espère conserver sa place contre l'Écosse, le 7 mars, puis l'Angleterre, une semaine plus tard.

« À quel point ces deux titularisations consécutives vous ont fait du bien ?
Depuis que j'ai commencé en équipe de France, j'ai enchaîné pas mal de hauts et de bas, des non-sélections, des blessures, etc. Pouvoir être aligné deux fois d'affilée, et en plus avec deux belles victoires, donne beaucoup de confiance. Je me suis bien senti autour de mes collègues palois (Fabien Brau-Boirie et Théo Attissogbe évoluaient à ses côtés) et, plus globalement, dans cette ligne de trois-quarts composée de joueurs talentueux qui sentent le rugby et qui aiment jouer.

 
 
 
 

Comment jugez-vous vos deux prestations ?
Plutôt bien. Contre le pays de Galles, je fais un match plutôt propre défensivement et je suis opportuniste sur l'action où je marque. Face à l'Italie, je suis un peu moins content en défense, je loupe quelques plaquages (trois). En revanche, je suis davantage satisfait offensivement. J'ai réussi à me mettre un peu plus en valeur. Je me suis fait plaisir. C'est chouette.

 
 
 
 

« Je réfléchis beaucoup à ce que l'on peut faire de mieux... Sébastien Piqueronies, lui, nous dit souvent qu'on doit se poser le moins de questions possibles et foncer »

 
 

Vous avez donné le sentiment d'être encore plus libéré lorsque vous êtes revenu sur le terrain après la sortie forcée de Brau-Boirie (66e)...
C'est drôle mais j'ai un peu le même feedback personnel. Quand je rentre, je fais deux bons plaquages puis je marque. Pourtant, j'ai pris un coup de stress pour me remettre dedans et me relâcher. Mais, au final, peut-être que j'ai un peu moins gambergé. Je réfléchis beaucoup à ce que l'on peut faire de mieux... Sébastien Piqueronies (son manager à Pau), lui, nous dit souvent qu'on doit se poser le moins de questions possibles et foncer.

 

Mentalement, était-ce important d'enchaîner ?
J'allais parler d'un accomplissement mais ça ne l'est pas parce que toutes les places sont remises en question à chaque match. J'ai envie de profiter pleinement de chaque instant dans ce collectif qui va bien. Mais je sais que ça peut aller très vite dans un sens comme dans l'autre. Certes, il y a eu les blessures des centres bordelais (Yoram Moefana et Nicolas Depoortere) mais aussi de Kalvin (Gourgues), pour qui j'ai eu une pensée, mais Fabien (Galthié) et son staff m'ont accordé une grosse marque de confiance avec ces deux matches d'affilée.

Vous l'espériez ?
Honnêtement, je ne m'attendais pas du tout déjà à être appelé aussi rapidement dans les 42. C'était une surprise très agréable. Je sortais d'une 

 

 
Avez-vous par ailleurs été accompagné mentalement ?
Oui, je vais voir un prépa mental à Pau une fois par mois ou tous les deux mois depuis un petit moment. J'essaie de casser un peu les routines. Ça me fait du bien mais je n'aime pas en parler. J'ai l'impression que si je dévoile ce que je fais, je vais un peu annuler mon travail. J'ai envie de garder ça en moi.
 
Comment avez-vous fait pour évacuer cette pression alors que vous vous saviez attendu ?
On se sent toujours observé et critiqué sur un match international. Le travail mental permet de se concentrer sur soi-même, sur ses forces, savoir pourquoi on est là sans oublier surtout de se faire plaisir. C'est le maître mot pour oublier toute cette pression. Pour le coup, je me suis un peu inspiré de Finn Russell. Il prend vraiment beaucoup de plaisir quand il joue et ça se voit. Il joue de manière très relâchée. Parfois, ça le dessert mais c'est surtout ce qui lui permet de faire des choses exceptionnelles. Il est inspirant.
 
Le classement et le programme du Tournoi

Vous aimeriez lui ressembler ?
Honnêtement, j'en suis loin et je ne serai jamais comme lui (Rires). Ce n'est pas ma personnalité. On est même des opposés. Mais ça peut être un modèle pour plus tard.

 

De par votre culture anglo-saxonne héritée de votre côté maternel, comment vivez-vous ce jeu dans le chaos prôné par le sélectionneur ?
C'est super agréable de pouvoir jouer dans l'instinct. Pour moi, le plus dur est à la fois de respecter le plan de jeu et de bien négocier le moment où il faut tenter quelque chose. Ce que j'adore dans ce jeu-là, c'est la connexion qui se densifie entre les joueurs, la faculté à se trouver sans trop parler dans le désordre. Ça paraît un peu inexplicable parce qu'on a du mal à mettre des mots dessus, sur ce jeu et ces connexions, mais c'est un immense bonheur.

 

Tout ce jeu a beaucoup commencé avec Antoine Dupont, que ce soit à Toulouse ou en équipe de France. Il a beaucoup amené. Lorsqu'un joueur prend une initiative, l'autre suit et tout le monde se projette là-dedans. De là découlent souvent des bonnes choses. Le fait de jouer avec du plaisir permet de se surpasser par moments. Ça nous rend tous meilleurs.

Pensez-vous au Grand Chelem ?
Je sais que c'est dans la tête de tout le monde. Mais, avant le Grand Chelem, on aura ce gros morceau contre l'Écosse (le 7 mars à Édimbourg). Si ça gagne, on pourra alors y penser. Mais pas pour le moment. Jusqu'à présent, les rencontres ont été prises dans l'ordre, avec chacune son importance. Évidemment, on a conscience des attentes mais ça ne nous met pas plus de pression. Encore une fois, pour l'instant, mes objectifs sont déjà personnels.

 

J'ai envie de me pérenniser un peu plus dans cette équipe pour gagner ma place chaque week-end, même si je sais à quel point c'est difficile d'y rester. Le reste, on verra plus tard. Je suis conscient de la belle génération que l'on a, avec des joueurs très talentueux. Forcément, on a envie d'écrire l'histoire. Bien sûr, on pense aussi à la Coupe du monde 2027, qui arrive à grands pas (du 1er octobre au 13 novembre, en Australie). Plein de choses font que l'on peut rentrer dans l'histoire du rugby français et peut-être du rugby mondial. »


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#11931 el landeno

el landeno

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Posté aujourd'hui, 08:58

34 points encaissés en trois matches, un record dans l'ère Galthié : la défense des Bleus, c'est du béton
Seulement 34 points encaissés après trois matches du Tournoi des Six Nations : jamais l'équipe de France n'avait concédé aussi peu de points à ce stade de la compétition depuis le début de l'ère Galthié.

L'équipe de France ne fait pas que marquer des essais. Elle défend, aussi. Et plutôt bien. Challengée dans ce secteur par des Italiens agressifs, dimanche après-midi, parfois malmenée, elle a réussi à sortir du match avec seulement 8 points dans la valise (33-8). Une misère, surtout quand on sait que le seul essai encaissé émane d'une tentative de relance kamikaze devant l'en-but de Thomas Ramos pour Théo Attissogbe, aussitôt endigué par l'adversaire et converti en essai par l'opportuniste Ange Capuozzo. Un essai casquette, donc, qui n'a pour seul responsable qu'un trop-plein d'audace. Sinon, rien.

 
 
 
 

Les Bleus n'ont jamais failli, obligeant leurs adversaires à taper dans un mur pendant quatre-vingts minutes, récupérant parfois des ballons sur des contre-rucks d'école, dans le sillage d'un Anthony Jelonch déterminé comme jamais.

« Formidable. (Il répète.) Formidable défense, s'est exclamé le sélectionneur Fabien Galthié à l'issue de la rencontre. On s'est fait prendre deux fois, mais plutôt sur des plaquages hauts qui auraient pu être mieux effectués (notamment un d'Émilien Gailleton sur Tommaso Menoncello au coeur de la première période). La prestation collective est très bonne. On n'a jamais été pénalisés au milieu du terrain et près de notre ligne. On n'a pas ouvert notre en-but, alors que ça avait été le cas deux fois sur les deux premiers matches (contre l'Irlande et au pays de Galles). On prend juste un essai sur un turnover. »

Les Bleus n'ont pas toujours été aussi hermétiques. On se souvient de leurs 103 points concédés l'été dernier en trois test-matches face à la Nouvelle-Zélande (31-27, 43-17, 29-19), certes avec un groupe très remanié. De leurs 86 points encaissés durant l'automne passé en trois matches contre l'Afrique du Sud (17-32), les Fidji (34-21) et l'Australie (48-33). De leur fâcheuse tendance à céder près de leur ligne devant les coups de boutoir de l'adversaire.

 
 
 

« Si on devait progresser dans un secteur, ça serait celui de la défense devant notre ligne, disait d'ailleurs le demi de mêlée et capitaine Antoine Dupont, la veille du duel face à l'Italie. On a pris trop d'essais facilement. Il faut être plus durs dans ces zones. »

 
 

« On est des romantiques, donc on aime bien parler du jeu avec le ballon. Mais le jeu sans ballon fait aussi partie du jeu et il nous fait parfois gagner des matches »

Fabien Galthié, sélectionneur de l'équipe de France

 
 

Message reçu. Parfois obligée de défendre sur des pénaltouches et des séries de pick-and-go, la défense française a fait bloc pour résister à tous les assauts italiens. Sa discipline a encore été à la hauteur (une seule des 7 pénalités concédées l'a été en phase défensive), et son pourcentage de plaquages réussis excellent (87 %).

« On est des romantiques, donc on aime bien parler du jeu avec le ballon, observait encore Galthié, dimanche. Mais le jeu sans ballon fait aussi partie du jeu et il nous fait parfois gagner des matches. Depuis le début de la compétition, c'est le cas. »

 

Le quinze de France n'a effectivement encaissé que 34 points depuis le début du Tournoi (14 contre l'Irlande, 12 contre Galles et 8 contre l'Italie). C'est son score le plus bas après les trois premiers matches de la compétition depuis le début de l'ère Galthié, en 2020. Presque toutes ses stats montrent même que sa défense est encore plus solide qu'en 2022, l'année de son dernier Grand Chelem. De très bon augure pour la fin du Tournoi.

 
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#11932 Bon Chasseur

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Posté aujourd'hui, 10:07

Merci el landeno pour les articles et notamment ce dernier, très intéressant soulignant l'immense défense des Bleus, tellement précieuse car sur un match un peu de merde offensivement comme le FRA ITA, les Bleus gardent au moins une défense agressive et efficace qui ne permet pas aux Italiens de revenir dans le match



#11933 Oscar

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Posté aujourd'hui, 12:39

avec des inepties pareilles, Galthié a un blanc-seing pour justifier ses résultats médiocres et surtout un fond de jeu misérables « Oui mais ça ne sert à rien dêtre prêt trop tôt! »


On ne t'entend plus :)

#11934 grospaquet33

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Posté aujourd'hui, 14:53

On ne t'entend plus :)

de quoi tu parles?



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Posté aujourd'hui, 17:48

de quoi tu parles?


Sans doute des résultats.

#11936 Bon Chasseur

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Posté aujourd'hui, 18:00

Sans doute des résultats.

mais qui êtes vous ?



#11937 grospaquet33

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Posté aujourd'hui, 19:30

Sans doute des résultats.

Ah bon.

si c’est le cas, on ne va pas s’emballer, on a encore rien gagné.

mais faut quand même remarquer un changement de mode de sélection qui va dans le bon sens, un changement dans le jeu aussi qui correspond bien plus aux qualités des joueurs. Tout ça est positif, même si pour moi il ne va pas assez loin dans l’utilisation de son groupe de joueur ou je trouve les compos trop fermées  (hors blessure)






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