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EDF de Galthié


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#12991 cocotte 63

cocotte 63

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Posted Yesterday, 16:53 PM

J'aime bien cette compo ! et ce banc des remplaçants très sérieux et expérimentés. 



#12992 el landeno

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Posted Yesterday, 20:28 PM

Théo Attissogbe raconte son attrait pour le jeu de mouvement et comment il l'applique avec Pau et les Bleus : « J'aime garder le ballon en vie »

Théo Attissogbe, le jeune international palois, qui sera titulaire à l'arrière samedi soir contre les Fidji (21 h 10) dans le Championnat des nations, a toujours été attiré par un jeu de mouvement. Il décrit son amour de la relance.

Il est l'un des joueurs en forme de ce début de saison. Théo Attissogbe (21 ans) a encore régulièrement impressionné avec la Section Paloise. Malgré un gabarit presque lambda en Top 14 (1,82 m, 84 kg), l'ailier ou arrière international est aussi à l'aise pour traverser le terrain que pour servir rapidement un coéquipier ou réceptionner un ballon dans les airs.

 
 
 
 

Le garçon né à Périgueux et qui a grandi dans les Landes se régale dans un rugby tourné vers l'offensive. Avant d'affronter les Fidji, samedi (21 h 10) à Lyon, avec le numéro 15, il a longuement exposé à L'Équipe sa vision du jeu.

 
 

« Quand vous étiez enfant, votre père vous répétait souvent : "Le ballon ira toujours plus vite que toi." Qu'est-ce que ça veut dire ?
C'est une phrase toute bête mais la plus importante qu'il m'a transmise pour le rugby. Quand on est petit, on a envie d'un peu jouer tout seul, de contourner, on découvre un peu tout. Et on se rend compte que quoi qu'il arrive, le ballon ira effectivement toujours plus vite que nous. Je l'ai encore dans un coin de ma tête. C'est de là qu'est venue mon appétence pour toujours faire vivre le ballon et un jeu déstructuré. C'est dans ce rugby total que j'ai toujours pris le plus de plaisir.

 
 

« Je n'ai jamais été le plus grand ou le plus costaud. J'en suis très content car j'ai dû me débrouiller autrement et développer d'autres aspects de mon jeu, notamment des qualités techniques et d'évitement

 
 
 
 
 

Qu'est-ce qui vous plaît là-dedans ?
Dans toutes les équipes dans lesquelles j'ai joué, notamment à Peyrehorade (Landes), je n'ai jamais été le plus grand ou le plus costaud. J'en suis très content car j'ai dû me débrouiller autrement et développer d'autres aspects de mon jeu, notamment des qualités techniques et d'évitement. J'ai travaillé sur ma vivacité et ma vitesse puis petit à petit ma compréhension du jeu pour avoir ce petit temps d'avance et éviter les gros clashs. J'ai toujours tenté de contourner les points d'affrontement et essayé de trouver les trous de souris. C'est ce qui fait sans doute ma force aujourd'hui.

 

Quels joueurs vous ont inspiré ?
Quand j'étais jeune, j'étais fan du Biarritz Olympique. Si je dois ressortir deux joueurs, ce serait Takudzwa Ngwenya, l'ailier américain originaire du Zimbabwe, et l'arrière anglais Iain Balshaw. Chez Ngwenya, j'aimais sa vitesse et sa qualité d'élimination. Et pour Balshaw, c'était sa qualité de relanceur du fond du terrain. Il était grand, élancé et élégant. Puis j'ai grandi en regardant le jeu de mouvement que pratiquait et pratique encore le Stade Toulousain. Tout cet environnement a fait de moi le Théo d'aujourd'hui.

Vous avez beaucoup appris des autres ?
Je me suis construit en regardant pas mal de vidéos sur YouTube où les mecs mettaient de beaux crochets, notamment le treiziste Kalyn Ponga. J'essayais ensuite de le refaire dans le jardin. Je me souviens aussi des Fidjiens au rugby à 7. Le plus dur, c'est de les plaquer et de tuer le ballon. Dans leur jeu, il y a cette continuité et ces passes un peu folles. Un offload n'est bon que s'il est rattrapé par ton coéquipier. Et c'est justement ce que j'aime dans notre évolution à la Section. De plus en plus, ces ballons qu'on peut parfois appeler des 50-50 se transforment en des 70-30 ou des 90-10.

 

Avez-vous toujours eu ces qualités ?
Peut-être que mon père me les a transmises. Mais ça vient aussi de mon parcours sportif avec l'athlétisme et le judo qui est un peu mon deuxième sport après le rugby. Je l'ai pratiqué pendant un peu plus d'une dizaine d'années. Il m'a beaucoup aidé à me développer, que ce soit dans la compréhension de mon corps, son fonctionnement, mes chutes et ma motricité. C'est ce qui me permet de savoir gérer mon corps dans l'espace.

 
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Théo Attissogbe à l'entraînement avec les Bleus le 28 octobre. (J.-B. Autissier/L'Équipe)
 

Que ressentez-vous sur ces relances ?
Quand tu casses la ligne adverse de 13 joueurs, le paysage s'éclaircit d'un seul coup. Tu te retrouves face à un arrière ou deux. Ça procure une sensation très satisfaisante. Je suis frustré quand je n'arrive pas à trouver une solution sans être obligé de passer par un ruck. J'aime garder le ballon en vie. Sur les matches plus fermés, je prends forcément moins de plaisir. Mais quand on est ailier ou arrière, on est un peu comme un gardien. Il n'a parfois qu'un seul arrêt à faire. Nous, on doit effectuer nos rares tâches proprement et justement dans ce genre de matches.

 

Si on vous parle de "French flair", qu'est-ce que ça vous évoque ?
Ça me parle. Je revois de plus en plus des images du "French Flair" d'antan, comme la relance du bout du monde. Il existe toujours en Top 14 et en équipe de France. Notre génération actuelle le porte haut. Elle parle le même langage. J'ai eu le bonheur de participer au dernier Tournoi des Six Nations victorieux et d'un rien viennent de grandes choses. Le beau jeu, c'est très bien, mais le plus important est de gagner à la fin. Et parfois, comme on dit, il faut aussi savoir gagner moche.

 
 

« Sur la première année, personne ne te connaît. Puis on se rend compte que les défenseurs face à toi savent un peu plus à quoi s'attendre. Si on s'enferme dans une case, malheureusement ça ne dure qu'un temps »

 
 

Le jeu au pied a-t-il été tabou dans votre cursus ?
Non, pas du tout. Il fait partie de ma formation. J'ai joué ouvreur jusqu'à 14-15 ans avant de rejoindre Mont-de-Marsan. C'est encore un point ultra-important pour moi, encore plus quand je joue au poste d'arrière. On doit savoir répondre à toutes les situations et parfois la meilleure solution passe par le pied. C'est un focus que j'ai d'ailleurs fait en club pour être aussi le plus imprévisible possible.

 

Le but étant de le rester sur la durée...
Bien sûr, et ce n'est pas simple. Sur la première année, personne ne te connaît. Puis on se rend compte que les défenseurs face à toi savent un peu plus à quoi s'attendre. Si on s'enferme dans une case, malheureusement ça ne dure qu'un temps. Le rugby est un jeu et il faut s'amuser.

Que serait l'essai idéal selon vous ?
Très bonne question. Ça peut venir d'exploits individuels mais le plus jouissif c'est d'abord un essai ultra-collectif venu du parking. Comme par exemple celui qu'on a marqué contre Leicester (41-17 en Coupe des champions le 18 octobre). On part de nos 22 mètres, un troisième-ligne fait notamment une passe sautée et un pilier, Jon Zabala, est à la conclusion. J'aime quand le ballon bouge dans tous les sens et qu'on voit tous la même chose.

 

Que préférez-vous entre une relance du bout du terrain, un offload ou une réception aérienne ?
Les trois ! Le mieux, c'est de tout retrouver en une seule action : déjà avoir une bonne réception, sentir qu'il y a de l'adversité, qu'on repart et si c'est possible de relancer. Puis si on se fait attraper, il faut faire vivre ce ballon avec de la continuité. Ça, c'est le scénario parfait.

 
 

« Un match de rugby, c'est comme une chorégraphie parfois difficile à prévoir avec des joueurs qui veulent jouer la même partition. Le plus important est de trouver sa place et d'être dans le bon tempo »

 
 

Comment réagissez-vous si on vous compare à un félin ou un danseur sur le terrain ?
(Sourire) Les deux me vont. Un félin est un animal qui se faufile et qui va vite. Ce sont des caractéristiques de mon jeu. Un match de rugby, c'est comme une chorégraphie parfois difficile à prévoir avec des joueurs qui veulent jouer la même partition. Le plus important est de trouver sa place et d'être dans le bon tempo.

 

Comment travaillez-vous pour entretenir votre profil de relanceur ?
Je fais un gros focus sur mon bas du corps à l'heure actuelle, pour développer mes qualités de vitesse, en collaboration avec le pôle performance de la Section. Je suis persuadé que tout part de là et que ça peut m'aider dans mes duels offensifs et défensifs. La relance, en elle-même, est difficile à travailler car c'est dur de retrouver ce qui se passe en match. Le plus important est de développer ses qualités physiques et techniques pour pouvoir répondre sur le moment de manière intuitive à tout ce qui se présente. Plus on monte de niveau, plus il faut réduire le temps de réflexion. Quand je suis arrivé à Pau, Sébastien (Piqueronies) m'en a très vite parlé. Je trouvais les solutions mais peut-être avec une demi-seconde en trop. C'est venu ensuite avec l'expérience et un travail mental.

 
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Théo Attissogbe est très admiratif des qualités de relanceur de Matthieu Jalibert. (A. Mounic/L'Équipe)
 

Chez quels joueurs aimeriez-vous prendre des superpouvoirs ?
Si je ne dois en choisir qu'un, ce serait Matthieu Jalibert. Il a des qualités de relanceur exceptionnelles. Quand je vois ses matches de Bordeaux et quand j'ai pu jouer avec lui en équipe de France, je ne comprends vraiment pas comment c'est possible. Parfois, il n'y a rien pourtant. Il court tout droit et il breake. Mais honnêtement, je n'arrive pas à l'expliquer. Je suis à côté de lui sur le terrain et je me dis : "Qu'est-ce qu'il se passe ?" J'essaie d'anticiper le break car quand Matthieu touche le ballon, il se passe des étincelles.

 

Vous devez être content d'évoluer en France et non pas dans des pays au rugby plus tourné vers le combat...
Oui, je suis très heureux d'être français et de pouvoir pratiquer ce rugby dans une génération comme la nôtre. J'ai de la chance. Je dois juste remercier mes parents car je n'y suis pour rien ! Ce qui est sûr, c'est que j'ai tiré la bonne carte. »

 





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