on les oublie trop souvent , venir en aide dans le gros temps
une vidéo de l'Abeille Flandre
Posté 31 décembre 2025 - 11:41
on les oublie trop souvent , venir en aide dans le gros temps
une vidéo de l'Abeille Flandre
Posté 31 décembre 2025 - 11:50
Elle a été démantelée depuis.
Mais oui, elle était très impressionnante, comme sa cousine l"Abeille Bourbon.
Posté 01 janvier 2026 - 12:52
Les filles en approche du Point Nemo , toujours une petite part d'anxiété , d'appréhension
Posté 01 janvier 2026 - 20:24
Posté 02 janvier 2026 - 11:21
Conditions de mer un peu musclées mais elles avancent bien ![]()
Posté 04 janvier 2026 - 10:40
Thomas Coville : Extraits / ![]()
« On navigue à 36 nœuds par 20 nœuds de vent au large de la Tasmanie. On est rentrés dans l’océan Indien après un petit peu moins de onze jours en passant Bonne Espérance. Et on a établi un nouveau temps de référence de 17 jours et 1 heure en passant le cap Leeuwin, avec un océan Indien que je qualifierais de difficile. J’ai toujours eu des océans Indiens difficiles, et à la fois j’aime bien cette notion que la nature nous donne ce qu’elle veut et nous, on en fait ce qu’on peut. C’est, je crois, une des philosophies de cette manière de vivre quand on est loin au large et que la course au large incarne : c’est que la nature nous donne, et nous on dispose de ce qu’elle nous donne et de ce qu’elle nous offre même, et on essaie d’en faire quelque chose.
On n’arrête pas de faire des zigzags et de lutter contre la mer formée, puisqu’on est derrière les dépressions.
Pour autant, on se bat contre le chrono puisqu’on veut améliorer un temps de référence établi par IDEC Sport il y a maintenant quelques années. Un temps exceptionnel, notamment dans cette partie du parcours, où Francis Joyon avait eu le talent de se mettre devant un front, d’avoir une mer plate et de tracer une ligne toute droite. De notre côté, on n’arrête pas de faire des zigzags et de lutter contre la mer formée, puisqu’on est derrière les dépressions. Et donc derrière, il reste une mer résiduelle qui est difficile à gérer, qui malmène un peu notre bateau et forcément les gens à bord. Et malgré tout, on tient des vitesses moyennes relativement élevées, voire très élevées à certains moments, comme maintenant. On va donc finir cet océan Indien avec beaucoup d’engagement.
Trophée Jules Verne : les cartographies
Il y a quelques heures, on était par 57 degrés sud, donc une latitude rarement atteinte par des bateaux à voile.
En fait, il faut résister, et il va falloir résister au prochain océan, qui est l’océan Pacifique. Ça use nos corps, là, à bord, avec la vitesse, les mouvements, le manque de sommeil, le froid. Il fait très froid, puisqu’on est vraiment à la lisière de l’Antarctique, avec beaucoup d’icebergs qui sont remontés à des latitudes nord. Encore que, il y a quelques heures, on était par 57 degrés sud, donc une latitude rarement atteinte par des bateaux à voile. Ce sont des contrées très hostiles, des contrées où on s’expose. Et c’est vrai que le danger de la glace est là, permanent. Et pour autant, on a cette volonté farouche qui, dans les faits, dans les actes, dans les mouvements, dans l’engagement insatiable et infatigable, est là.
Le temps, n’a pas d’avaries, le temps n’a pas de fatigue, le temps déroule, il défile, comme dans nos vies.
Et pour autant, ça génère une énergie qui, je trouve, est sublime dans l’effort, dans les sports collectifs, dans l’effort d’être ensemble, dans cette endurance qu’il va nous falloir jusqu’au cap Horn, que j’appelle plutôt le cap de Bonne Délivrance. On enchaîne les milles. Encore une fois, pas toujours très efficace sur notre projet de temps. Parce que lui, le temps, n’a pas d’avaries, le temps n’a pas de fatigue, le temps déroule, il défile, comme dans nos vies. Et il nous oblige. Il nous oblige à être droits dans nos bottes, il nous oblige à continuer, il nous oblige à résister, et il nous oblige à avancer. Il n’y a pas vraiment de choix, c’est parce qu’on a la liberté d’être là, on a choisi d’être là. Donc il n’y a pas de plainte de ma part, du tout, dans les conditions, dans ce qu’on vit, parce que c’est une vraie joie.
On avait beaucoup d’avance, on n’en a plus. Il faudra la reconstruire.
On verra à la fin ce que ça donne. On va rester humbles. On avait beaucoup d’avance, on n’en a plus. Il faudra la reconstruire, recommencer, et inlassablement et infatigablement agir et aller de l’avant. Je vous souhaite par la même occasion une très belle année 2026. J’espère que vous avez plein de rêves dans la tête, des petits, des grands, et surtout que vous avez la folle envie, le fou désir et l’énergie d’en réaliser quelques-uns. Ne passez pas à côté de ça. Et sachez que de l’autre côté de la planète, il y a sept mecs qui en réalisent et qui ont très envie de partager avec vous. »
Posté 05 janvier 2026 - 10:53
Les filles en approche du Horn
Posté 05 janvier 2026 - 10:57
Thomas Coville : Extraits /
« On navigue à 36 nœuds par 20 nœuds de vent au large de la Tasmanie. On est rentrés dans l’océan Indien après un petit peu moins de onze jours en passant Bonne Espérance. Et on a établi un nouveau temps de référence de 17 jours et 1 heure en passant le cap Leeuwin, avec un océan Indien que je qualifierais de difficile. J’ai toujours eu des océans Indiens difficiles, et à la fois j’aime bien cette notion que la nature nous donne ce qu’elle veut et nous, on en fait ce qu’on peut. C’est, je crois, une des philosophies de cette manière de vivre quand on est loin au large et que la course au large incarne : c’est que la nature nous donne, et nous on dispose de ce qu’elle nous donne et de ce qu’elle nous offre même, et on essaie d’en faire quelque chose.
On n’arrête pas de faire des zigzags et de lutter contre la mer formée, puisqu’on est derrière les dépressions.
Pour autant, on se bat contre le chrono puisqu’on veut améliorer un temps de référence établi par IDEC Sport il y a maintenant quelques années. Un temps exceptionnel, notamment dans cette partie du parcours, où Francis Joyon avait eu le talent de se mettre devant un front, d’avoir une mer plate et de tracer une ligne toute droite. De notre côté, on n’arrête pas de faire des zigzags et de lutter contre la mer formée, puisqu’on est derrière les dépressions. Et donc derrière, il reste une mer résiduelle qui est difficile à gérer, qui malmène un peu notre bateau et forcément les gens à bord. Et malgré tout, on tient des vitesses moyennes relativement élevées, voire très élevées à certains moments, comme maintenant. On va donc finir cet océan Indien avec beaucoup d’engagement.
Trophée Jules Verne : les cartographies
Il y a quelques heures, on était par 57 degrés sud, donc une latitude rarement atteinte par des bateaux à voile.
En fait, il faut résister, et il va falloir résister au prochain océan, qui est l’océan Pacifique. Ça use nos corps, là, à bord, avec la vitesse, les mouvements, le manque de sommeil, le froid. Il fait très froid, puisqu’on est vraiment à la lisière de l’Antarctique, avec beaucoup d’icebergs qui sont remontés à des latitudes nord. Encore que, il y a quelques heures, on était par 57 degrés sud, donc une latitude rarement atteinte par des bateaux à voile. Ce sont des contrées très hostiles, des contrées où on s’expose. Et c’est vrai que le danger de la glace est là, permanent. Et pour autant, on a cette volonté farouche qui, dans les faits, dans les actes, dans les mouvements, dans l’engagement insatiable et infatigable, est là.
Le temps, n’a pas d’avaries, le temps n’a pas de fatigue, le temps déroule, il défile, comme dans nos vies.
Et pour autant, ça génère une énergie qui, je trouve, est sublime dans l’effort, dans les sports collectifs, dans l’effort d’être ensemble, dans cette endurance qu’il va nous falloir jusqu’au cap Horn, que j’appelle plutôt le cap de Bonne Délivrance. On enchaîne les milles. Encore une fois, pas toujours très efficace sur notre projet de temps. Parce que lui, le temps, n’a pas d’avaries, le temps n’a pas de fatigue, le temps déroule, il défile, comme dans nos vies. Et il nous oblige. Il nous oblige à être droits dans nos bottes, il nous oblige à continuer, il nous oblige à résister, et il nous oblige à avancer. Il n’y a pas vraiment de choix, c’est parce qu’on a la liberté d’être là, on a choisi d’être là. Donc il n’y a pas de plainte de ma part, du tout, dans les conditions, dans ce qu’on vit, parce que c’est une vraie joie.
On avait beaucoup d’avance, on n’en a plus. Il faudra la reconstruire.
On verra à la fin ce que ça donne. On va rester humbles. On avait beaucoup d’avance, on n’en a plus. Il faudra la reconstruire, recommencer, et inlassablement et infatigablement agir et aller de l’avant. Je vous souhaite par la même occasion une très belle année 2026. J’espère que vous avez plein de rêves dans la tête, des petits, des grands, et surtout que vous avez la folle envie, le fou désir et l’énergie d’en réaliser quelques-uns. Ne passez pas à côté de ça. Et sachez que de l’autre côté de la planète, il y a sept mecs qui en réalisent et qui ont très envie de partager avec vous. »
Posté 06 janvier 2026 - 09:39
les filles à 130 nm du Horn , elles devraient le doubler en début d'après-midi-midi
Posté 06 janvier 2026 - 13:14
les filles à 130 nm du Horn , elles devraient le doubler en début d'après-midi-midi
Trophée Jules Verne. Suivez les tentatives de record de Sodebo Ultim 3 et de The Famous Project CIC : les cartographies
Posté 06 janvier 2026 - 14:49
https://voile-macsf....e-l-ultim-macsf
Pour suivre Guirec qui lui longe l'Amérique du Sud.
Possible qu'ils passent pas loin les uns des autres au vu de la météo actuelle.
Merci !
au large de Rio , il file à 15 noeuds et maintient son avance , c'est possible effectivement
qu'il appelle les filles , voir qu'ils se croisent ..
quand les filles sont " proches " d'en terminer , lui de son côté plonge dans le sud et la galère .. ![]()
Posté 07 janvier 2026 - 09:57
Hourra !!
Bravo les filles
Trophée Jules Verne. Un passage du cap Horn historique pour The Famous Project CIC
Posté 07 janvier 2026 - 10:00
Posté 07 janvier 2026 - 17:12
les filles c'est 605 nm sur 24H
a plus de 25 nds
c'est juste remarquable
Posté 09 janvier 2026 - 11:14
Navigation extrême sous les 60èmes Sud pour Sodebo !
Sodebo trace dans l'Indien ![]()
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