après avoir agressé le frère de Marc Palmier, les coupables vont se retrouver sur le sable ...
Alors qu'il commentait vendredi soir le match de Pro D2 entre Aurillac et Biarritz sur les antennes d'Ici Pays Basque, le journaliste Thomas Palmier - frère du demi d'ouverture de Grenoble Marc Palmier, né à Aurillac - a été violemment pris à partie par des supporters aurillacois placés à côté de la tribune presse, et qui l'avaient déjà invectivé pendant toute la rencontre. Mécontents de la défaite de leur équipe à domicile (24-27), ces derniers s'en sont pris au journaliste en plein direct.
« Laisse-moi bosser », entend-on Thomas Palmier répéter à plusieurs reprises à l'antenne, juste après la fin de la rencontre. « Rentrez chez vous, tous, à me frapper comme ça », ajoute-t-il ensuite, alors qu'en studio, son collègue commence à s'inquiéter : « Ça commence à être chaud du côté d'Aurillac, on va prendre une pause de quelques secondes histoire que tout le monde redescende un peu en pression. »
Selon les informations de Midi Olympique - Rugbyrama, pour qui travaille également Thomas Palmier, une plainte a été déposée à la gendarmerie, le journaliste ayant été une nouvelle fois agressé physiquement après avoir rendu l'antenne. « La Direction du réseau ICI et de ICI Pays Basque condamnent fermement ces attaques intolérables », a fait savoir sa rédaction ce samedi matin.
Le Stade Aurillacois a également réagi en fin de soirée, apportant son soutien au journaliste. « On va faire ce qu'on peut pour identifier les coupables », a posté le club sur son compte X. Le président Christian Millette, lui, prendra la parole ce samedi « afin de revenir sur les événements survenus hier (vendredi) en tribune presse lors du match ».
Par ailleurs, la Ligue nationale de rugby (LNR) a condamné « avec la plus grande fermeté » cette agression. « La LNR tient à exprimer son plein soutien au journaliste agressé, ainsi qu'à l'ensemble des équipes de la radio Ici Pays Basque, a fait savoir la Ligue dans un communiqué ce samedi matin. La liberté d'informer et la sécurité des journalistes doivent être garanties en toutes circonstances. Les auteurs de tels actes n'ont pas leur place dans les stades. La LNR engage une enquête afin de faire toute la lumière sur cet incident et d'y donner les suites appropriées. Toutes les mesures nécessaires seront prises, en lien avec le club et les autorités compétentes, afin que de tels agissements ne puissent se reproduire. »







