Le match tel que nous l’avons tous vu.
Coup d’envoi parisien car le Stade Français (qui est glorieux, est-il besoin de le rappeler) a gagné le toss. Le Parigot frémit sur son fauteuil a 85€ mais hédite à se lever car le type derrière lui a l’air costaud et pas commode.
Ballon à toi à moi, en avant toulouzaingue, mêlée rose. Le Parigot sent des canines carnassières lui pousser dans la bouche (les molaires sont dans le formol depuis longtemps vous me direz, mais bref). On va voir ce qu’on va voir. Gémis, pilier toulouzaingue !
La piteuse mêlée toulousaine, plie, recule et va au sol dans un bruit de pet contenu à grande peine.
Monsieur Bralley porte son sifflet à la bouche avec une lenteur suspecte.
Monsieur ?
Oui, numéro 3, vous êtes capitaine ?
Nan, je suis Toulouzaingue (macarelle fan de chichourle), ça devrait vous suffire. (dit-il un peu essoufflé car il vient de prendre Moses Alo Emile dans le plexus).
Je vous écoute, pardon, Missié, Sahib, Bwana, Effendi, Patron.
Leur gaucher pousse en travers.
Ah bon, pénalité contre les roses.
Parigot jette de dépit sa bouteille de Coca Zéro, mais comme on a retiré le bouchon au comptoir, le projectile retombe sur le type pas commode derrière lui qui lui assène une baffe de chez Sondefor travaux spéciaux derrière les oreilles.
Carton rouge, contact à la tête gémit le Parigot en s’évanouissant. Bref le Parigot a pesté tout le match contre l’arbitrage en mêlée de monsieur Bralley qui comme chacun sait perçoit un droit à l’image fictif à hauteur de 10 centimes d’euro par mois de « Madame Ilonga vous vide les couilles, déambulez le long du canal du midi, on vous hélera ».
Nan je suis pas aigri je suis réaliste. ET j’aime Jack Willis d’amour !












