Qq aurait il ce post de LM?
Merki
"Franchement, les mecs sont incroyables" : l'ASM Clermont, une équipe difficile à bouger
Pardon Zach, j'êtions pas là... 
"Franchement, les mecs sont incroyables" : l'ASM Clermont, une équipe difficile à bouger
Même battue sur la pelouse de la Section paloise (24-19) ce samedi, l’ASM Clermont a une nouvelle fois confirmé sa solidité défensive. Comme lors des dernières semaines, les hommes de Christophe Urios ont opposé une énorme résistance collective. Pour preuve, l’ASM a réussi 91 % de ses plaquages.
On l’a bien senti en conférence de presse d’après-match : la Section paloise redoutait particulièrement cette équipe de l’ASM Clermont. Malgré leur invincibilité à domicile, les hommes de Sébastien Piqueronies savaient qu’ils auraient un match difficile à négocier face à une formation compacte et agressive. « Clermont venait avec plein de confiance, comme un rouleau compresseur de conquête, de territoire et d’occupation », a même salué le coach palois à la fin de la rencontre.
Les Béarnais ont fini par s’imposer, mais ils doivent en partie leur succès au manque de réalisme des Clermontois, qui n’ont pas su concrétiser leurs occasions. À l’image de cette dernière balle de match gâchée à la suite d’un mauvais lancer en touche. Pour le reste, ce fut bien le bras de fer tant redouté. Et les flèches paloises ne se sont pas régalées face à la défense agressive des hommes de Christophe Urios.
Les Auvergnats ont globalement été dominés dans la lutte aérienne face à une équipe qui en a fait son point fort, mais, pour le reste, la Section a eu beaucoup de difficultés à forcer le verrou adverse.
Un bras de fer de deux minutes remporté par l’ASM
Une action symbolise la solidité clermontoise. Au retour des vestiaires, les Béarnais imposent une très longue séquence de plus de deux minutes à l’ASM. Au départ, c’est Théo Attissogbe qui récupère un ballon haut. Après des tentatives de Fabien Brau-Boirie et de Jack Maddocks, les Palois se retrouvent à quelques centimètres de la ligne d’en-but clermontoise. Mais rien n’y fait : l’ASM finit par récupérer une pénalité grâce à Alivereti Loaloa, venu s’interposer pour empêcher le deuxième ligne Mickaël Capelli de s’écrouler derrière la ligne.
Baptiste Jauneau, Killian Tixeront et Barnabé Massa exultent alors comme s’ils avaient gagné le match. Une image qui en dit long, surtout pour Christophe Urios.
« Nous sommes dans ce que l’on veut, se satisfait le manager. Une chose est certaine : face au Racing dans deux semaines, il faudra que l’on ait cette même mentalité. Je suis un coach qui place cela en premier. Quand la mentalité est bonne, le jeu devient plus facile. Et c’est le plus dur à mon sens. Je trouve aujourd’hui que notre mentalité est incroyable, que ce soit offensivement ou défensivement, dans le fait d’être solidaires et d’imposer les choses... Franchement, les mecs sont incroyables. Les semaines se passent bien. Je ne changerais pas grand-chose dans la préparation de la semaine si je prends juste ce match-là. »
91% de réussite aux plaquages
Il est vrai que, depuis le naufrage face au Stade Français (64-20), les Clermontois font preuve d’une solidité à toute épreuve. Comme si le groupe ne faisait plus qu’un. À Toulouse, passées les dix premières minutes, c’est ce qui avait permis à l’ASM de réaliser un exploit en renversant les triples champions de France en titre.
C’est devenu très perceptible sur le terrain, avec l’impression qu’il faut en faire beaucoup pour pouvoir marquer un essai aux Clermontois. Ce samedi, sur la pelouse du Hameau, les hommes de Christophe Urios n’ont manqué que 18 plaquages sur 178 tentés, signant ainsi un très haut taux de réussite de 91 %.
Une performance de haut vol qui peut leur permettre de se qualifier s’ils parviennent à la rééditer lors des deux derniers matchs de la saison régulière (réception du Racing et déplacement à Bordeaux).
Clermont n’a donc pas commis beaucoup d’erreurs défensives. Mais lorsqu’ils en ont fait, cela s’est immédiatement traduit par un essai derrière. Et c’est l’un des regrets à avoir. Un plaquage manqué, et c’est une porte ouverte pour Daniel Bibi Biziwu, qui conduira à l’essai de la victoire (78e). Mais Christophe Urios n’en prend pas ombrage.
« On prend un essai qui est une blague, cela ne doit pas nous arriver. Il y a un joueur qui glisse, une seule passe et un adversaire qui traverse cinquante mètres. Je ne dis pas qu’il n’est pas joli, mais cela arrive assez peu quand même... »