C’est un récidiviste, n’a-t-il pas chanté la hougnada, chez les occitanistes subventionnés qui paradent à Hestiv’Oc ? Les bacchantes de Simin Palay ont dû en tomber de rage. Mais là, ça ne compte pas. Ici, on préfère détester Urios que lire Paul-Jean Toulet. Comparution immédiate, condamné à errer dans les vestiaires, ou cirer le banc si on lui trouve des circonstances atténuantes. Certains lui promettent une bronca et quelques sifflets, si par malheur, ou par hasard, il refoulait la pelouse. Les mêmes petits juges qui huaient Bernat-Salles de retour au Hameau habillé comme un Biarrot. Décidément, le tribunal populaire n’aime pas les ailiers.
Bien sûr, on peut ne pas aimer la forme, la façon et les manières, mais si c’est pour discuter du principe, franchement, je préfère rester muet. Tous victimes de cet écosystème, de ce Top 14, que paraît-il, tout le monde nous envie. Il serait parti pour une question de salaire, pas satisfait de sa grille indiciaire ? Je n’en sais rien. Mais moi qui passe mon temps à gueuler pour le dégel du point d’indice, je ne vais pas m’en offusquer.
« Business is business », finir jardinier à la mairie, tu parles d’une perspective, ça n’intéresse plus ces jeunes gens véloces et musclés. Il partira donc libre de tout contrat au début de l’été, son piano nous l’a annoncé au début de l’automne. Un hiver, un printemps à passer encore parmi nous : si tout va bien, tout ira bien. Parce qu’on a beau dire, mais actuellement, il est sans doute le meilleur ailier de l’ASM, et tant qu’il est en Vert, autant en profiter.
Doublures et doublons
Beaucoup sont restés, ils vont vite nous quitter : vive la France qui doit remplir ses tranchées, il faut gagner la Coupe intertoto des nations. La Section a grandi, et c’est bien là l’essentiel. Elle suscite la curiosité. Pour ce qui est de ses intérêts, il faut, hélas, lustrer le revers de la médaille. Alors réjouissons-nous qu’il reste quelques doublures pour les doublons.
J’aurais aimé qu’il reste encore un peu, qu’il soit moins impatient que son agent, mais comment lui en vouloir, comment ne pas comprendre qu’on puisse aimer l’odeur du large ? On doit être trop sérieux, à force d’être trop vieux − On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade (1). Clemenceau disait « qu’un traître est celui qui quitte son parti pour s’inscrire à un autre ; et un converti, celui qui quitterait cet autre pour s’inscrire au vôtre ». C’est ce que pensent les « Jaunasses », c’est ce que pensent aussi les Sectionnistes. Mais je me suis toujours méfié des convertis, et j’ai souvent pardonné aux « traîtres ». Alors, Grégoire, bon vent, et « vaya con Dios » !