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"C’est tout simplement incroyable" : enchanté, l'Australien Darcy Swain raconte ses premiers pas à l'ASM Clermont
Il fait partie des recrues phares de l’intersaison. Darcy Swain se sait donc attendu par les supporters, le staff et ses nouveaux coéquipiers qui comptent sur sa rugosité pour permettre à l’ASM Clermont de continuer à progresser. Pour répondre aux attentes, le deuxième ligne international australien met toutes les chances de son côté en cherchant à s’intégrer le plus rapidement possible.
« Alors, pas trop dur ? » lance un supporter bariolé de « jaune et bleu », mardi après-midi après l’entraînement. Malgré son épaisse carcasse et ses deux mètres sous la toise, Darcy Swain ne peut qu’opposer un sourire gêné. « Désolé, je ne parle pas encore français », lâche-t-il en se grattant la tête.
Mais que ce fan de l'ASM se rassure, l’Australien a déjà commencé à suivre des leçons de français, à raison de deux fois par semaine. Il écoute aussi des livres audio pour se familiariser encore un peu plus avec la langue. À 29 ans, pour sa première expérience à l’étranger, qui plus est à l’autre bout du monde, il entend bien mettre toutes les chances de son côté pour faciliter son intégration. « Puis, j’ai signé à Clermont pour trois ans, donc je veux pouvoir profiter de cette aventure à fond », ajoute le deuxième ligne, réputé agressif et rude sur les terrains, mais tout à fait charmant en dehors.
Impressionné par le niveau de professionnalisme
Pour l’heure, celui qui compte 17 sélections avec les Wallabies semble en tout cas apprécier ses premiers pas en France. « J’étais déjà venu à Paris, à Lyon et à Saint-Étienne avec la sélection, mais jamais à Clermont-Ferrand qui est une très belle ville. Ça ressemble beaucoup à l’endroit d’où je viens en Australie, une petite ville rurale près de Cairns, dans le nord du Queensland. »
Et côté rugby??
« C’est tout simplement incroyable jusqu’à présent. C’est exactement comme je l’imaginais. Il y a un niveau de professionnalisme impressionnant : l’organisation, les ressources dont le club dispose, un stade magnifique, des supporters passionnés…, énumère-t-il. Puis, lundi, le président Jean-Claude Pats nous a amenés visiter le musée de l’ASM. Il y a tellement d’histoire ici. J’ai vraiment hâte de commencer à jouer ! »
Darcy Swain (Nouveau deuxième ligne de l'ASM Clermont)
Nul doute que Christophe Urios saura lui trouver une place de choix dans son quinze de départ. Il a en tout cas été recruté en ce sens à la Western Force (Super Rugby) et pour occuper le poste de numéro 5 au sein du pack clermontois. « Darcy?? C’est le niveau de Rob (Simmons, parti à l’issue de la saison dernière, ndlr), mais avec 8 ans de moins. C’est la classe », apprécie son nouveau manager.
Un aller-retour en Australie prévu en août
Mais pour le moment, Darcy Swain, comme le reste de ses coéquipiers, parfait sa condition physique et sa cohésion avec le reste du groupe. L’heure des mêlées, des touches ou des mauls, tout ce qui fait la spécificité de son poste, ne viendra que plus tard.
« Pour l’instant, il regarde, il observe. Mais il va falloir qu’il arrive à trouver quelqu’un, un repère. L’an dernier, on avait “250 Australiens” (Fainga’a, Simmons, Simone et Newsome ont tous quitté le club, ndlr). Maintenant, c’est le seul. Ce n’est pas toujours bon d’avoir un seul mec d’une nationalité, témoigne Christophe Urios avant de sourire. Mais bon, même si de base ils ne s’aiment pas trop avec les Néo-Zélandais, ici on est en Auvergne, ils ne le verront pas là-bas… »
Et effectivement, le courant semble déjà bien passer avec ses partenaires de découverte, AJ Lam et Etene Nanai-Seturo, ainsi qu’avec celui qui fait déjà office de guide pour les « Sudistes », Harry Plummer.
« Je les connaissais déjà bien pour les avoir affrontés plusieurs fois en Super Rugby, confirme Darcy Swain. C’est vrai que c’est facile de communiquer avec eux et de parler de ce qui se passe sur le terrain, même si le reste du groupe est super et fait l’effort de parler anglais. »
Mais son intégration ne sera totale dans le decorum clermontois que lorsque sa petite famille l’aura rejoint au pied du puy de Dôme. Et on imagine légitimement qu’il éprouve une certaine forme d’impatience.
« J’ai un garçon de 2 ans et je viens d’avoir une petite fille qui n’a que trois semaines, explique-t-il. Durant le mois d’août, on doit avoir une semaine de repos, je vais donc en profiter pour rentrer en Australie et récupérer tout le monde afin que l’on puisse s’installer tous ensemble ici. J’ai vraiment hâte qu’ils découvrent tout ça. »