"Cette histoire, c'est la nôtre" : découvrez les nouveaux maillots de l'ASM Clermont, en mode "rétro"
Trente ans après l’avènement du professionnalisme, l’ASM replonge dans son histoire. En reproduisant le maillot porté lors de la saison 1996-1997, le club jaune et bleu joue la carte de l’héritage, dans un rugby de plus en plus séduit par le vintage.
Souvenez-vous de l’hiver dernier. En plein Tournoi des Six Nations, la Fédération française de rugby lançait un maillot collector à l’occasion des 120 ans du Crunch. La tunique résolument vintage avait alors fait un véritable carton, avec une rupture de stock en moins de 24 heures. Dans le rugby comme dans tout l’univers du sportswear, la mode est au rétro et à la valorisation de l’héritage.
Encore faut-il disposer d’une histoire suffisamment riche pour accompagner la sortie d’un maillot d’un storytelling engageant pour les supporters. La saison dernière, le Stade Toulousain a fait un bond de quarante ans en arrière en ressortant une reproduction de son maillot de 1985, une époque dorée pour le club. « Replay, l’héritage continue », pouvait-on lire dans la communication du champion de France.
Cet héritage, si cher aux clubs historiques, l’ASM se l’approprie à son tour cette saison. À Clermont, la fibre patrimoniale et l’appartenance à un riche passé ont également été mises en avant. « On dit souvent que regarder en arrière empêche d’aller de l’avant... », « Cette histoire, c’est la nôtre », pouvait-on lire sur les teasers annonçant la sortie du précieux objet.
Et comme on pouvait s’y attendre depuis plusieurs jours au vu des différentes capsules vidéo diffusées sur les réseaux sociaux du club, le maillot jaune et bleu sera une reproduction de celui porté par Philippe Saint-André, Jean-Marc Lhermet, Éric Nicol, Arnaud Costes et leurs coéquipiers lors de la saison 1996-1997.
« C’est le fruit d’un travail mené conjointement par les équipes communication et marketing, explique Justine Dahan, directrice des opérations commerciales et de la marque. Nous sommes allés puiser dans l’histoire du club pour identifier des éléments à raconter. Un certain nombre d’idées m’ont été présentées. Cette saison, nous avons retenu le thème des 30 ans du professionnalisme. » D’où le choix de reproduire le maillot porté lors de cette période charnière de l’histoire du club.
Il y a bien évidemment cette question d’héritage, mais celle de la tendance actuelle ne doit pas être négligée. Dans le sportswear, la mode est au vintage. Avec ses larges bandes bleues sur fond jaune et son col blanc, le design de cette tunique 2026-2027 répond parfaitement aux codes actuels.
« Dans l’air du temps »
« Cela n’a pas forcément guidé notre réflexion mais cela a corroboré notre choix, estime la responsable des produits dérivés Mouna Touré. Mais il est vrai que les supporters ont tendance à apprécier les maillots avec un col. Tous ces petits détails qui font un peu rappeler le passé... C’est dans l’air du temps. »
Du côté de l’équipementier Macron, ce virage vintage est en tout cas vu d’un très bon œil. La marque italienne s’étant peu à peu positionnée sur ce secteur en vogue.
« Le vintage, on le voit toujours plus dans nos collections, insiste Luca Callegari, responsable commercial France. Nous avons développé des capsules qui sont dédiées à toute une partie rétro, des années 1990 et 2000. Dans les styles que l’on va créer avec tous nos clubs, il y a toujours une touche un peu vintage. Et quand il y a une histoire à raconter ou une occasion particulière comme les 30 ans du professionnalisme, c’est encore plus simple pour nous. »
Et ça l’est d’autant plus quand le club sait où il veut aller. Pour cette nouvelle tunique, l’ASM avait construit son idée de A jusqu’à Z. Dans les bureaux de Bologne en Italie, on a reçu des indications très précises sur le résultat final.
« C’est la première année où le club fournit son propre briefing marketing à l’équipementier, souligne Justine Dahan. Macron est basé à Bologne et n'est donc pas imprégné du territoire. Ils peuvent se renseigner sur son univers. Mais personne d’autre que nous est mieux à même de définir ce que l’on a envie de porter. »
En renouant avec les codes d’une autre époque, l’ASM ne cherche pas seulement à réveiller la nostalgie de ses supporters. Elle rappelle aussi qu’un club se construit autant avec ses souvenirs qu’avec ses projets.