On est content. Pas spécialement de venir à Biarritz, mais surtout d’être en Pro D2, puisque monter était l’objectif fixé l’an dernier. C’est une des premières étapes du projet qui a été réalisée. Ce premier match vient valider le travail effectué.
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Battu par Perpignan (21-24) puis Bayonne (42-26), le BO achève sa préparation sans la moindre victoire. Mais au-delà des scores, ces deux test-matchs ont livré des enseignements précieux avant d’ouvrir le bal avec un premier choc à domicile, contre Nice jeudi 27 août (19 heures)
Cela reste un match à part pour vous, votre choc ?
Choc, je ne sais pas, mais oui il y a des matchs à part. Biarritz, c’est huit ans de mon existence sur place avec beaucoup de saisons en Pro D2, en Top 14, un access match contre Bayonne (gagné, NDLR), plein de souvenirs. Mais j’ai d’autres matchs qui me tiennent à cœur, comme Agen, ma ville d’origine. Après dix ans dans le métier, il commence à y avoir beaucoup de matchs spéciaux (sourire).
« On a fait une erreur, c’est qu’on a donné le club à des types qui prétendaient avoir de l’argent et qui n’en avaient pas »
Quel bilan faites-vous de la situation au BO depuis votre départ ?
J’ai l’impression que ça s’est pacifié. On a fait une erreur : c’est qu’on a donné — pas vendu, donné ! — le club à des types qui prétendaient avoir de l’argent pour l’assumer et qui n’en avaient pas. Donc ça a créé les tourments du club des deux dernières années, tout ça organisé aussi par l’ancienne municipalité — qui heureusement n’est plus là —. Aujourd’hui, je suis content de voir que derrière Cyril Arrosteguy et quelques locaux financés par M. Stérin, ils arrivent à essayer de remettre quelque chose en place. C’est leur première saison où ils vont pouvoir démarrer sans avoir eu de problèmes administratifs ou d’intersaison. Mais les deux dernières années étaient vraiment dues à ça : c’est encore la faute d’Aldigé, parce que c’est moi qui ai filé les clés à Hegarty et Dubois (sourire) !
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INFO « SUD OUEST ». Promis et dus à Jean-Baptiste Aldigé lors de son départ en 2024, deux SUV Land Rover empoisonnent toujours les comptes du Biarritz Olympique, qui s’acquitte d’environ 1 500 euros chaque mois au bénéfice… du président niçois
Pendant deux ans après votre départ, le BO a payé pour deux véhicules Land Rover qui étaient en votre possession. L’affaire est-elle réglée ?
Entre-temps, ça a été résolu. Et d’ailleurs, je remercie les nouveaux dirigeants d’avoir respecté le contrat de cession du Biarritz Olympique que M. Hegarty et M. Dubois, eux, n’avaient pas respecté.
Les deux véhicules sont aujourd’hui en votre possession avec les cartes grises ?
(Il coupe) On ne va pas faire une interview là-dessus ! Je vous dis juste que c’est réglé, c’est fait, je les remercie, les autres n’avaient pas exécuté le contrat, terminé. Les deux véhicules sont en ma possession, cartes grises comprises (la direction du BO réfute ce dernier point).
L’ancienne direction avait aussi déposé une plainte contre X pour abus de biens sociaux sous votre présidence. Avez-vous des nouvelles de cette dernière ?
Aucune nouvelle, c’était contre X et je ne suis pas X ! On était là face à une campagne de communication d’une direction qui avait pris le club sans argent et qui essayait de maquiller leurs forfaits.
Pour revenir au Nissa Rugby, vous avez démissionné de la présidence au cœur de l’été. Qui dirige le club ?
Je suis toujours président. Dans les statuts du club, le président démissionnaire reste président pour trois mois. Ensuite, le conseil d’administration réélit un président. Je suis toujours président démissionnaire et en voie d’être réélu.
Cet été, la montée en Pro D2 de Nice était mise en suspens par l’A2R. Deux millions d’euros manquaient, correspondant au manque à gagner d’une tribune temporaire promise par la mairie, qui a fait volte-face. Votre démission était un moyen de mettre la pression sur Éric Ciotti ?
Je n’aime pas beaucoup le mot pression, non. C’est juste qu’il n’y avait plus d’autre choix que de faire comme ça pour arriver à ce que chaque partie clarifie ses positions. Vous savez, j’ai déjà vécu ça à Biarritz : à chaque élection municipale, il y a un besoin de clarification pour savoir les positions de chacun, des collectivités et du club sur un projet rugby. Savoir ce que chacun veut faire et peut faire. Les choses ont été clarifiées, maintenant on avance.
La mairie devait initialement vous fournir dès cette saison cette tribune temporaire de 1 400 places, avec un espace hospitalités. Cette dernière n’existera pas. Pourquoi ?
C’était un projet de l’ancienne municipalité. Les nouveaux élus ne voulaient pas mettre de l’argent pour une tribune qui aurait été démontée dans deux ans. Chose qu’on peut comprendre et qu’on a admise. Même si ça a créé un manque à gagner, on s’est mis d’accord sur une compensation. Ensuite, dans les deux ou trois prochaines années, il y aura le sacro-saint stade qui va démarrer. Le processus administratif va même démarrer à la rentrée.
Ce manque à gagner est estimé entre 1,5 et 2 millions d’euros. Comment est-il compensé ?
Nous, les actionnaires, avons pris le parti de s’engager encore un peu plus, même beaucoup plus, sur ce projet rugby à Nice. Le choix a été fait maintenant qu’on a l’assurance que la mairie va construire le stade derrière. Il a fallu cette clarification.
Une clarification à deux millions d’euros donc…
(Rires) J’ai envie de dire que c’est l’histoire de ma vie, les clarifications… Il y en a eu à Biarritz.
« Ce n’est pas de la faute de Nice si le Stade Montois a perdu en barrage, alors qu’aucun club de Pro D2 n’avait perdu contre celui de Nationale »
Est-ce que le groupe d’actionnaires (Sports Inside Europe), avec Louis-Vincent Gave et vous, aurait pu laisser tomber le club ?
Ce n’est pas une histoire de laisser tomber le club. Si vous avez une collectivité qui vous dit « il n’y aura pas d’installations, il n’y aura pas d’aide », ce ne sont pas les actionnaires qui auraient laissé tomber le club. Il n’y a pas de club de rugby qui se fait sans partenariat entre les collectivités et les actionnaires. C’est un projet de territoire, ce couple doit aller de pair. À Biarritz, je ne sais pas comment ils sont avec la nouvelle municipalité, mais si elle n’est pas bonne, le truc peut se compliquer.
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Si Nice n’était pas montée, c’est le Stade Montois qui aurait conservé sa place en Pro D2. Le président Jean-Robert Cazeaux a parlé de « prise d’otage » durant cette période d’incertitude…
Il faut être précis. Nissa Rugby a rendu une situation nette retraitée à zéro et a été admis en Pro D2 le 30 juin. C’est ensuite qu’on a tardé à poser une garantie sur la saison à venir. Quand Mont-de-Marsan vient dire qu’ils attendaient de savoir s’ils descendaient vraiment, leur sort était en réalité fixé depuis l’access match sur le terrain, et depuis le 30 juin.
Le président du Stade Montois a fait une campagne de communication, mais ce qu’il a oublié, c’est que ce n’est pas la faute de Nissa Rugby s’il a fait la saison qu’il a faite l’année dernière, terminé 13e, et qu’il a ensuite perdu en barrage, alors qu’aucun club de Pro D2 n’avait jamais perdu contre celui de Nationale. Mont-de-Marsan s’est mis là et j’espère pour eux qu’ils sauront en tirer les conclusions pour reconstruire un projet.
Vous annoncez viser le maintien. Est-ce qu’un retour en Nationale en fin de saison mettrait un gros coup au projet niçois ?