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Coronavirus . fin du championnat 2019 - 2020 ? ?


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#1 el landeno

el landeno

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Posté 14 mars 2020 - 15:40

Coronavirus : le rugby professionnel saute dans le vide après la suspension du Top 14 et de la Pro D2 L'annonce de la suspension du Top 14 et de la Pro D 2 jusqu'à nouvel ordre plonge le rugby professionnel dans l'incertitude. Et inquiète certains clubs quant à leur survie.

 

Report ou huis clos ? Il y a quelques jours encore la question se posait en ces termes. On dirait que c'était au siècle dernier. Depuis l'intervention du président Emmanuel Macron jeudi soir, il ne faisait plus guère de doute que le rugby, comme les autres sports, allait devoir fermer boutique. Restait à savoir pour combien de temps. Vendredi, lors d'un comité directeur exceptionnel, la Ligue nationale de rugby a décidé « la suspension temporaire » des Championnats de Top 14 et de Pro D2 ainsi que la suspension des « entraînements collectifs organisés par les clubs professionnels ». Sage et indiscutable décision face à la propagation du coronavirus. Mais celle-ci plonge le monde du rugby professionnel dans le flou le plus total. Quand les Championnats reprendront-ils ? Reprendront-ils seulement ? La saison 2019-2020 aura-t-elle un champion ? Et qui descendra en Pro D2 ? À ces questions qui peuvent paraître dérisoires dans les circonstances actuelles, s'en ajoutent d'autres, plus graves : certains clubs, à l'économie fragile et ultradépendante des recettes liées aux matches, peuvent-ils mettre la clé sous la porte ? On veut dire définitivement... Dans la situation actuelle, même les pires scénarios ne sont plus à exclure.

 
Conséquences sportives

 

« On s'engage pour un modèle de Championnat. À partir du moment où il n'est pas respecté, il devient caduc »

Thomas Lombard, directeur général du Stade Français

 
 
 

Dans un sport habitué aux aberrations en termes de calendrier, la suspension du Top 14 lance un sacré casse-tête. Dans ses premières réflexions, la Ligue s'est fixée comme objectif d'établir différents scénarios selon la date éventuelle de retour sur les terrains. Une première échéance est fixée au 15 avril, comme évoqué par le président de Clermont, Éric de Cromières, mais cela paraît fortement compromis, « illusoire » nous a même confié son homologue lyonnais Yann Roubert. Le 30 avril ? Cela pourrait correspondre à un recul de l'épidémie de coronavirus. D'autres parlent du 15 mai, « date après laquelle on ne pourrait que renoncer à jouer », selon Laurent Marti, le président de l'Union Bordeaux-Bègles. Quoi qu'il soit décidé dans les prochaines semaines, les délais pour finir la saison s'annoncent donc très courts. Impossible d'imaginer jouer les neuf dernières journées, d'enchaîner sur trois week-ends de phase finale tout en incluant les Coupes d'Europe.

Comment faire alors ? Dans ce grand flou, une priorité du côté des instances : sauver une phase finale génératrice de visibilité et de revenus et finir sur une finale au Stade de France le 26 juin, avec des demies à Nice une semaine plus tôt. « Pourquoi pas des play-offs à huit équipes ? », suggère Franck Azéma, le manager de Clermont, actuelle sixième. Autre question : comment régler la lutte pour le maintien, qui concerne grosso modo les six autres équipes du Top 14, de Bayonne (9e, 33 points) au Stade Français (14e, 25 points) ? « On s'engage pour un modèle de Championnat. À partir du moment où il n'est pas respecté, il devient caduc », estime Thomas Lombard, directeur général du club parisien, qui rappelle que son club devait recevoir six fois sur la fin de saison. Un nouveau format de compétition pourrait donc aussi être adopté pour déterminer le relégué et le barragiste. La Ligue tient à maintenir relégation et promotion. Avec, évidemment, les faveurs des clubs actuellement en tête de la Pro D2. Alain Carré, président de Colomiers, l'actuel leader, opterait pour des « phases finales en juillet. Il faut finir le Championnat. Si Colomiers monte, ce doit être sur le terrain ».

Reste une dernière option, la plus préjudiciable pour les deux Championnats de la LNR : l'annulation. « Dans ce cas, le statu quo pour la saison prochaine me semblerait inévitable », estime Jean-François Fonteneau, le président d'Agen. « On peut au moins essayer de sauver un match, en plaisante Yann Roubert, le président lyonnais. Une grande finale entre le premier (l'UBB) et le deuxième (le LOU). Je suis sûr que Laurent (Marti) serait d'accord (rires). » « En cas de gel, qu'est-ce qu'on fait pour la Coupe d'Europe la saison prochaine ?, demande Didier Lacroix, le président du Stade Toulousain. On repart avec les mêmes qualifiés ? C'est-à-dire sans l'UBB, pourtant en tête du Top 14 ? » Vous l'aurez compris, les équations à résoudre sont multiples et coriaces.

Conséquences économiques

 

« Je ne vois pas comment on pourrait s'en sortir seuls »

Laurent Marti, président de l'UBB

 
 
 

L'économie des clubs est bien plus exposée que dans le football puisque en rugby, les droits télé (93 millions d'euros) ne représentent que 11 % des recettes. Chaque match non joué peut signifier des pertes, en Top 14, allant de 200 000 euros pour les moins bonnes affiches, à plus d'un million pour quelques rencontres de prestige. Les présidents vont donc tout faire pour que le Championnat puisse aller à son terme quitte, comme l'explique Laurent Marti, qui dirige l'UBB, « à accepter des compromis et regarder au-delà du règlement si certaines journées doivent être supprimées ».

Car le gel total des compétitions pour 2020 serait très préjudiciable, voire catastrophique, pour les clubs, dont les partenaires vont aussi être impactés et pourraient, à terme, diminuer la voilure de leur soutien. Même si Canal+ semble disposé à ne pas se retourner contre la Ligue pour réclamer le dédommagement des neuf journées (et des rencontres de phase finale) qui n'auraient pas lieu, certaines équipes risquent de ne pas pouvoir faire face. « Les plus touchées, explique Christophe Lepetit, économiste au CDES (centre du droit et de l'économie du sport) seront celles qui ont une économie dynamique, basées sur les recettes (billetterie, hospitalités, publicité, buvette...) comme La Rochelle, Bordeaux, Clermont ou Toulouse. Les clubs qui ont des fonds propres suffisants et qui sont adossés à des partenaires aux reins solides (dont des mécènes) s'en sortiront mieux. »

Un report du quart de finale de coupe d'Europe, Toulouse-Ulster (initialement prévu le 5 avril), conjugué aux pertes des recettes de fin de saison, mettrait par exemple le Stade Toulousain dans une « situation financière catastrophique » de l'aveu même de son président Didier Lacroix. Même situation pour Bordeaux : « Si les matches ne sont pas disputés, explique Laurent Marti, je ne vois pas comment on pourrait s'en sortir seuls. » Pour le moment, les présidents ont la possibilité de mettre leurs joueurs au chômage partiel, ce qui sera fait en début de semaine à l'UBB et sans doute dans la majorité des clubs (certains joueurs pourront également prendre leurs congés payés) : « En payant 70 % du salaire brut (84 % du net), le procédé permet à l'employeur d'économiser l'équivalent des charges. »

Les présidents, qui en début de semaine, ne semblaient encore ne se préoccuper que du débat entre huis clos et report, et de leur cas particulier, selon qu'ils soient au bas ou au haut de l'échelle du Top 14, ont été précipités dans une autre dimension par l'intervention du président Macron jeudi soir. Rassemblés au moment du discours présidentiel pour une soirée organisée par la LNR « Plaquons l'homophobie », certains grands partenaires du rugby, des présidents de clubs et des joueurs ont semblé réaliser qu'ils devraient s'en sortir ensemble. « Nous allons devoir faire preuve de créativité, conclut le président de Brive, Simon Gillham, accepter des compromis. »

Conséquences humaines

 

« Pour tout le monde, c'est une autre vie qui commence »

Franck Azéma, manager de Clermont

 
 
 

Les acteurs du rugby professionnel vivaient depuis plusieurs jours dans l'attente d'une décision de la LNR. Vendredi, l'annonce de la suspension jusqu'à nouvel ordre du Top 14 et de la Pro D2 les a un peu sortis du brouillard. Mais juste un peu. Plusieurs questions majeures se posent pour les joueurs et entraîneurs professionnels, à commencer par la plus basique : à quoi ressemblera leur quotidien dans les prochains jours ?

Les entraînements collectifs des clubs pros, au même titre que les matches, ont été annulés. Avant même l'annonce de la LNR, le club d'Agen avait, par mesure de précaution, décidé de suspendre ses entraînements. À Brive, l'ensemble des joueurs et du staff ont été « invités à rester chez eux pendant une semaine ». « Pour tout le monde, c'est une autre vie qui commence, estime Franck Azéma, le manager de l'ASM. Dans ce métier, personne n'a jamais vécu ça. On est habitués à être impliqué onze mois sur douze. »

Qu'en sera-t-il de la préparation physique des joueurs pendant cette période de suspension des compétitions ? « Le plus grand danger est de laisser partir les joueurs cinq à six semaines et qu'ils reviennent pour réattaquer le Championnat la semaine qui suit et enchaîner des matches, s'inquiète Grégory Marquet, le préparateur physique de Rouen (Pro D2). Ce serait les mettre en danger. Le plus important est qu'ils ne se déconditionnent pas. Le seul moyen pour empêcher ça, c'est de les faire bosser, a minima avec des programmes individuels. Au mieux par petits groupes, dix au maximum. » Dans de nombreux clubs pros, des réunions d'information sur les nouvelles modalités d'entraînement sont programmées en début de semaine prochaine.

Les joueurs ont par ailleurs reçu dans la journée un mail d'information de leur syndicat, Provale, sur le chômage partiel, qu'ils risquent de connaître dans les prochains jours. Les dirigeants de clubs envisagent également de solder leurs congés payés. « On ne peut pas reprocher aux clubs d'optimiser ou minimiser l'impact de cette suspension, admet Robins Tchale Watchou, le président du syndicat des joueurs, qui refuse en revanche d'imaginer les clubs renégocier les contrats des joueurs. Il y a une grande différence entre être conciliant dans l'intérêt de tous, et se mettre en marge de la loi, au motif que le potentiel préjudice financier devrait être réglé d'une façon qui flirterait avec l'illégalité, ou tout au moins qui causerait un préjudice aux joueurs », prévient-il. « Les joueurs dont les contrats se terminent le 30 juin s'interrogent, ajoute l'agent Miguel Fernandez. Aucun club ne va vouloir s'engager, compte tenu des difficultés financières qui s'annoncent. »


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#2 pims

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Posté 14 mars 2020 - 15:43

Heureusement qu'il y a enfin un topic dédié ! On en parlait pas du tout avant


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#3 Barnabe03

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Posté 14 mars 2020 - 17:01

Du coup, on garde Laidlaw et Tadjer ????






Désolé...

#4 nigloo63

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Posté 14 mars 2020 - 17:31

Un grand casse tête mondial a toutes les échelles, cela ne sera pas sans conséquence sur la vie en générale... soyons avant tout humains et protéger vous les z amis ...a très vite je l espère dans notre stade fétiche..💛💙💛💙💛💙
  • jm12 et Arvernos_zebdiu aiment ceci

#5 modeste

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Posté 14 mars 2020 - 17:49

Les millionnaires du rugby (Toulon Rc92 Mhcr Sf ) vont boire le bouillon et c est tant mieux

#6 Yosky

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Posté 14 mars 2020 - 18:02

Et bien paradoxalement, je pense que non.
Les clubs appuyés sur de riches mécènes serons ceux qui s'en sortiront le mieux à mon avis.
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#7 Bart Simpson

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Posté 14 mars 2020 - 18:10

J'aime beaucoup ces grands messages qui sont un copié/collé d'un article (y a eu les mêmes pour le T6N).

C'est tellement illisible sur un forum que je ne lis pas... Dommage !

#8 le nougatier

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Posté 14 mars 2020 - 18:11

Et bien paradoxalement, je pense que non.
Les clubs appuyés sur de riches mécènes serons ceux qui s'en sortiront le mieux à mon avis.

 

Bien sur y a que des modeste en mal de haine qui croit que dans les crises les premier qui perdent sont les milliardaires.

 

Les premier baissé ça reste toujours les pauvres quelques soit la crise...

 

Mais bon je me fait pas de soucis pour l’association sportive de michelin :).


  • Yosky aime ceci

#9 Lavande41

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Posté 14 mars 2020 - 18:15

J'aime beaucoup ces grands messages qui sont un copié/collé d'un article (y a eu les mêmes pour le T6N).

C'est tellement illisible sur un forum que je ne lis pas... Dommage !

 

J'aime beaucoup ces grands messages postés par el landeno, qui nous partage des articles normalement réservés aux abonnés... :P

 

Alors merci à lui, car la grande majorité -si ce ne sont 98%- de ces articles est intéressante à lire. ^_^


  • sékito sancy, Jicé, Ottomobil et 3 autres aiment ceci

#10 Polochon

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Posté 14 mars 2020 - 18:21

Les millionnaires du rugby (Toulon Rc92 Mhcr Sf ) vont boire le bouillon et c est tant mieux

 

Le Racing  propose 1M€ annuel à Itoje, ils doivent pas être trop inquiet du coup.



#11 Bart Simpson

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Posté 14 mars 2020 - 19:41

 
J'aime beaucoup ces grands messages postés par el landeno, qui nous partage des articles normalement réservés aux abonnés... :P
 
Alors merci à lui, car la grande majorité -si ce ne sont 98%- de ces articles est intéressante à lire. ^_^

Je ne savais pas que c'était des articles réservés aux abonnés.

Mea culpa !

#12 el landeno

el landeno

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Posté 14 mars 2020 - 19:47

Paul Goze, président de la Ligue nationale de rugby : « Nous ne nous interdisons rien » Le président de la Ligue nationale de rugby, conscient de la gravité de la situation pour son sport et ses clubs, espère trouver une solution pour éviter une saison blanche.

 

« Comment vivez-vous la situation qui frappe le rugby français ?
Elle est tout à fait inédite. Nous avions envisagé des scénarios de catastrophes climatiques. Nous avions, alors, parlé de report ou d'annulation de matches, mais pas de pandémie. C'est quelque chose auquel je n'aurais jamais pensé.

 

Comment était l'ambiance au comité directeur réunit en urgence, ce vendredi ?
Tout le monde était convaincu que la solution la plus raisonnable et responsable, pour essayer d'enrayer la pandémie, était de suspendre les compétitions avec effet immédiat, notamment à la suite de l'allocution du président de la République qui a demandé la mobilisation de tous.

Vous n'avez, pour l'heure, aucune date butoir de reprise ?
Aucun délai n'a été défini puisque nous sommes tous dépendants de l'évolution de la propagation de ce virus. Nous restons bien entendu en relation permanente avec les pouvoirs publics pour savoir à quel moment il pourra être envisagé de reprendre.

Envisagez-vous de faire évoluer la formule de vos Championnats (Top 14 et Pro D2) pour tenter d'aller au bout de l'exercice sportif avec un minimum de casse ?
Nous allons nous projeter sur les scénarios qui peuvent exister en fonction de dates de reprise hypothétiques différentes. Le président de l'UBB, Laurent Marti, évoque un possible play-off avec les 8 premiers du classement et un play-down avec les 6 derniers, par exemple.

Parlez-vous de ce type de mesures ?
Toutes les formules seront possibles à partir du moment où l'on aura des dates pour le faire, mais nous ne nous interdisons rien. Notre volonté est que la logique sportive soit respectée à la fin de la saison et qu'elle amène à un classement. Mais nous pourrions, bien entendu, sortir des sentiers battus de la formule habituelle.

Imaginez-vous étirer la saison au-delà de la date fixée pour la finale du Championnat de France, le 26 juin, au Stade de France ?
Nous devons rester dans un cadre qui n'entamera pas la saison prochaine pour, in fine, ne pas se retrouver avec deux saisons tronquées et impactées au lieu d'une. Il y aura fatalement des limites de dates.

La date du 15 avril a été évoquée comme potentiel semaine de reprise d'une activité globale. Croyez-vous réellement en cette option ?
Personne ne peut le prédire pour l'instant. On va travailler sur différentes dates de reprise possibles pour être prêts lorsque nous saurons ce qu'il en est. Par ailleurs, étant donné que les joueurs se retrouvent sans matches et sans entraînements, il faut prévoir une période de préparation avant le premier match.

Si d'aventure le Championnat ne pouvait pas se dérouler dans son intégralité mais qu'une activité pouvait reprendre courant juin, disputeriez-vous quelques rencontres ?
Nous réagirons en fonction des précisions qui nous parviennent. Il est évident que si l'arrêt de la compétition se poursuivait jusqu'à la fin mai, la situation serait très compliquée. Ou alors il faudrait imaginer quelque chose de totalement différent de ce dont nous avons l'habitude. Mais je ne peux pas répondre à cela. C'est trop incertain. Pour être clair, nous allons élaborer différents scénarios en fonction de différentes dates possibles de reprise.

Une saison blanche est-elle envisageable ?
En fonction de la durée des mesures du gouvernement, on peut effectivement l'imaginer. Mais je reste optimiste : je me dis qu'avec des phases finales, qui sont tout de même prévues pour dans trois mois (demi-finales les 19 et 20 juin à Nice, la finale le 26 juin au Stade de France), nous avons une chance de pouvoir les organiser, d'imaginer mettre en place une fin de saison et donc de disputer ces rencontres aux dates prévues.

« Le rugby aura beaucoup de mal à encaisser une crise de cette ampleur. Il sera durement touché quoi qu'il en soit »

 

 
 
 

Une grande inquiétude émane des clubs d'un point de vue économique. Qu'est-ce que cette crise dit de l'état de santé financier du rugby ?
Le rugby aura beaucoup de mal à encaisser une crise de cette ampleur. Il sera durement touché quoi qu'il en soit. Il est basé sur une activité continue et, quand elle s'arrête pendant plusieurs semaines, elle crée une situation très difficile pour nos clubs...

Certains clubs se disent eux-mêmes en grand danger, voire en cessation de paiement potentielle très rapidement. Un emprunt collectif est-il possible ?
C'est une solution qui a été évoquée, avec également des périodes de chômage, le temps où les Championnats sont suspendus. Un prêt d'accompagnement pourrait alors être mis en place. On travaille sur plusieurs possibilités pour que notre réaction soit à la hauteur de la situation. Nous comptons également sur la prise en compte des pouvoirs publics de cette situation exceptionnelle pour le sport français.

Cela fait un moment que l'on dit que le rugby vit au-dessus de ses moyens. Cette crise ne révèle-t-elle pas encore plus la fragilité de son système ?
Ce n'est pas une évidence. Je ne crois d'ailleurs pas que ce sont les clubs avec les plus gros budgets qui soient les plus en danger. Cela met en exergue, comme pour toutes les entreprises commerciales, que quand vous n'avez pas d'activité, vous êtes en danger. Mais pas plus au rugby qu'ailleurs.

Des clubs historiques comme le Stade Toulousain ou l'Union Bordeaux-Bègles, deux clubs avec de gros budgets, auraient pourtant du mal à survivre à une crise prolongée...
Tous nos clubs sont dans la difficulté. L'organisation de la fin de la saison et, éventuellement, des accompagnements financiers, seront faits pour limiter les conséquences sur leur santé. Nous ferons le maximum pour passer ce cap.

Vous souhaitiez un fonds de réserve pour parer à ce genre d'événement et, face aux réticences de certains présidents, vous n'avez pas pu le mettre en place...
On en parle depuis que la Ligue existe. On a tous toujours été un peu réticents à le faire. On peut imaginer qu'un épisode comme celui-ci permettra de le lancer plus facilement à l'avenir. Mais l'heure n'est pas aux regrets ni à la culpabilité collective. Il faut trouver des solutions et redémarrer dès que nous le pourrons afin que le rugby professionnel franchisse ce moment très compliqué.

Est-il menacé sous sa forme actuelle ? Faut-il imaginer repartir, la saison prochaine, avec moins de clubs au sein des deux Championnats ?
Nous n'en sommes pas là du tout et nous ne songeons pas à ce type de projection ou de réforme. Pour l'heure, nous n'envisageons que des scénarios pour faire repartir le Championnat et réattaquer la saison prochaine avec l'ensemble de nos trente clubs.

Quelle est la position du diffuseur Canal + ?
Il est comme nous : particulièrement triste, peiné, un peu interloqué, aussi, par la situation. Sa priorité, comme pour nous, est la santé des acteurs. Nous sommes des partenaires. J'ai été en contact constant avec les principaux dirigeants de Canal +. Nous sommes ensemble depuis plus de vingt ans et nous allons essayer de traverser cette crise en partenaires loyaux et de longue date. Nous allons nous attacher à trouver des solutions qui satisfassent les deux parties. »



#13 modeste

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Posté 14 mars 2020 - 20:23

Revenir au rugby amateur sera la solution .que tous ces presidents foutent le camp

#14 Kiwifrog

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Posté 14 mars 2020 - 20:42

On arrête la saison (pas de champion cette année) mais on utilise le classement actuel pour decider qui est en Coupe d’Europe et qui descend/monte. En espérant qu’on puisse redémarrer normalement en Août (c’est pas dit).

#15 Bart Simpson

Bart Simpson

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Posté 14 mars 2020 - 20:51

Un joueur du stade français positif.
Ce matin je me disais que le rugby n'était pas touché et que c'était une bonne nouvelle...




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