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ALLEZ LES BLEUS...........
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Le sommaire du Mondial 2007
A RETENIR
ABALO, UN AN APRES
Luc Abalo (22 ans), arrière-ailier de l'US Ivry, avait été la révélation française de l'Euro 2006 remporté en Suisse. Depuis, le joueur francilien n'a pas quitté son club formateur. Après la fièvre de la victoire, il a replongé dans le quotidien de la D1 où son statut a changé, de son propre aveu : «Désormais, je sais que je suis attendu chaque week-end.»
Lui, son club, c'est Ivry, une des vitrines de la discipline dans notre pays (7 titres de champion de France). Il a commencé à y jouer à l'âge de 14 ans. «Chez nous, il y a une grosse histoire et beaucoup de prestige, explique-t-il. Autrefois il y avait beaucoup d'ambiance autour du club.» Mais le dernier titre de l'équipe du Val-de-Marne remonte à 1997.
Depuis le triomphe de l'Euro helvète, Luc Abalo est devenu un joueur convoité. En 2008, il portera les couleurs du club espagnol de Ciudad Real, lauréat de la Ligue des champions la saison dernière. La transaction a abouti après plusieurs tergiversations. Ivry ne voulait pas laisser filer son joueur tout de suite et une clause dans le contrat d'Abalo lui a permis de gagner deux ans. «J'avais très envie d'aller à Ciudad Real et dans un Championnat aussi relevé que celui d'Espagne, poursuit Abalo. Le club a survolé le niveau européen l'an passé. Je suis impatient d'y être. Mais avant il faut finir le boulot à Ivry.»
«J'aimerai gagner quelque chose avec Ivry, poursuit le champion d'Europe. Je n'ai jamais rien remporté avec eux. C'est un peu pour ça que je pars aussi. Je me suis fixé d'autres objectifs. Pas la peine de trop s'acharner non plus.» Et là, Luc Abalo se lâche un peu. «Ivry forme de très bons joueurs mais fait en sorte qu'ils ne restent pas. Ils ne sont pas toujours bien payés et des joueurs étrangers sont recrutés en même temps. Pourtant il y a les moyens pour faire quelque chose. C'est dommage d'autant plus que cela donne quelquefois une mauvaise image du club. On a l'impression que chez nous il n'y a pas de projet sportif, qu'on est un club replié sur soi-même, qui vit à part.»
Mais maintenant, c'est l'heure du Mondial allemand, où l'équipe de France est très attendue, un an après avoir gagné l'Euro. Le joueur francilien reste néanmoins serein : «J'attends de voir comment ça va se passer. On parle beaucoup de nous. Est-ce que cela va nous motiver ou est-ce qu'on va se retrouver avec trop de pression ? Je prendrai les matches les uns après les autres.»
«CONFIANCE DANS LE GARDIEN»
Par Olivier PAQUEREAU
Thierry Omeyer est l'un des trois gardiens de but de l'équipe de France engagée dans le Championnat du monde à partir de samedi (18h00 contre l'Ukraine). Il nous parle de son poste spécifique, souvent considéré comme ingrat mais ô combien décisif.
«Toujours dans l'attente d'un exploit»
«Thierry Omeyer, comment êtes-vous arrivé dans une cage de handball ?
Quand j'ai commencé à jouer, personne ne voulait occuper le poste de gardien dans mon club. Alors j'y suis allé et cela m'a plu. J'aime la rivalité qu'il y a sur une action entre un tireur et le gardien. D'habitude, cela tourne à l'avantage du tireur. Mais on est aussi toujours dans l'attente d'un exploit du gardien.
N'est-ce pas cependant une position frustrante ?
C'est vrai que le poste est vu comme ça. Mais c'est une fonction très importante pendant une rencontre. Les gardiens sont très sollicités. Et ça ne cesse d'augmenter. Quand je jouais en France, je touchais entre trente à quarante ballons par match. Cette année, en Allemagne, j'en touche une cinquantaine.
Comment se déroulent vos entraînements ?
Il y a beaucoup de répétition sur les tirs que nous pouvons rencontrer. Plus on avance dans le temps et plus les tirs sont rapides. Nous travaillons aussi avec la vidéo pour décortiquer chacun de nos adversaires.
Pendant un match, quel contact avez-vous avec vos partenaires ?
J'essaie de parler avec eux au maximum. Pour les replacer, pour leur indiquer qu'un changement vient d'être effectué par l'équipe adverse. Je m'exprime aussi par des gestes. Il y a beaucoup de psychologique là-dedans. Les autres joueurs doivent avoir confiance en leur gardien.
«Un regard extérieur est important»
Quelles sont vos relations avec les deux autres gardiens de l'équipe de France (Daouda Karaboué et Yohann Ploquin) ?
Je parlerai plus d'émulation que de concurrence saine. Evidemment tout le monde veut jouer mais c'est l'équipe qui l'emporte. Nous nous donnons des conseils, par exemple sur des joueurs adverses que chacun ne connaît pas forcément.
Comme au football, y a-t-il un entraîneur dédié spécialement au gardien de but ?
Non, le gardien doit se prendre en charge tout seul. Néanmoins à Montpellier, j'ai eu la chance de travailler avec Branko Karabatic, le père de Nikola, qui était un ancien gardien. C'était très intéressant. Un regard extérieur est également important.
Revenons sur l'image du gardien de hand par un stéréotype. Elle a été celle d'un joueur qui voit arriver sur lui un petit ballon très rapide et qui quelquefois se la prend dans la figure. Avez-vous eu cette appréhension quand vous avez commencé ?
(Sourire) Non, je n'ai pas de souvenirs de ce type. J'ai commencé à jouer, j'avais douze, treize ans. Et puis surtout à cette époque, le ballon n'arrivait pas aussi fort qu'aujourd'hui.
Pour résumer, quelle définition apporteriez-vous au poste de gardien ?
C'est un poste individuel dans un sport collectif.»
L equipe fr...







