USAP
#1396
Posté 10 décembre 2025 - 21:52
#1397
Posté 11 décembre 2025 - 08:22
Le dossier était ficelé depuis plusieurs semaines. Mais les dirigeants de Perpignan attendaient le moment opportun pour l'officialiser. Ce moment est arrivé mercredi, trois jours après la première victoire de la saison du club catalan face aux Gallois des Dragons de Newport (41-17), en Challenge Cup. Oui, vous ne rêvez pas : Sevu Reece, ailier néo-zélandais aux 37 sélections avec les All Blacks, évoluera bel et bien à l'USAP lors des trois prochaines saisons. « On aurait pu l'annoncer il y a un mois, nous a confié mercredi François Rivière, le président du club. Mais le faire après une défaite aurait été maladroit. Je ne suis pas certain que nos supporters l'auraient bien compris. »
Le boss a donc attendu un premier succès de ses joueurs et une semaine un peu plus légère pour lâcher la bombe. L'onde de choc a forcément été conséquente. Avec cette question, inévitable, qui brûle toutes les lèvres : comment un type de 28 ans peut-il choisir d'écourter sa carrière internationale chez les Blacks en quittant son pays et les Crusaders de Christchurch à deux ans d'une Coupe du monde tout près de chez lui, en Australie ? Rappelons que le règlement de la Fédération néo-zélandaise stipule que tout joueur qui quitte le pays du long nuage blanc ne peut plus prétendre à porter le maillot noir le temps de son exil. « Ça montre d'abord que l'USAP reste un club très attractif, explique Rivière. Parce qu'on ne pourrait pas faire venir un joueur comme lui s'il n'en avait pas envie. Vous savez, Perpignan a toujours été une terre qui a attiré beaucoup d'iliens. »
Reece avait déjà failli venir en Europe. C'était en 2018, bien avant qu'il ne devienne le recordman d'essais marqués en Super Rugby avec les Crusaders (66). Il avait alors signé un contrat avec le Connacht, mais avait plaidé coupable pour violences conjugales sur sa compagne (il avait ainsi échappé à une condamnation mais avait dû payer une amende), ce qui avait poussé la province irlandaise à rompre son engagement.
Depuis, sportivement, Reece est devenu l'un des ailiers les plus efficaces de la planète. Mais ces derniers temps, il peinait à rester un premier choix dans l'esprit du sélectionneur néo-zélandais Scott Robertson. A-t-il senti le vent tourner ? La proposition de l'USAP est sûrement arrivée au bon moment. Elle devrait lui permettre de doubler, voire de tripler le salaire qu'il percevait aux Crusaders. « Ça faisait trois mois qu'on discutait avec lui, précise Rivière. Mais on n'est jamais entré dans une surenchère parce qu'on n'en a pas les moyens. On a fait une négociation qui est restée cohérente par rapport à la masse salariale de l'USAP. Pour le joueur, c'est surtout un projet de vie personnel et familial. Perpignan correspondait juste à ce qu'il avait envie de vivre. »
Dix-huit ans après Dan Carter, qui était présent à l'USAP lors de la conquête de son dernier Brennus (2009), un autre prestigieux All Black va donc bientôt poser sa valise en Catalogne. Même en cas de descente du club en Pro D2. « Il y a une clause de descente dans le contrat, parce que c'est obligatoire, mais je pense que le joueur restera fidèle au club, même en cas de catastrophe nucléaire », souffle le président perpignanais.
« Avoir quelqu'un qui, à un moment donné, est capable de marquer un essai, ça ne me paraît pas complètement négligeable au regard de nos difficultés depuis plus d'un an »
François Rivière, président de l'USAP
Cette promesse suffira-t-elle à remettre du baume au coeur à une équipe qui végète à la dernière place du Top 14, avec un seul point au compteur en onze journées ? « En tout cas, c'est un signal fort qui montre à tout l'environnement "usapiste" qu'on va se battre dur comme fer pour rester en Top 14, dit Rivière. Reece, c'est plus qu'un nom, c'est une marque, une légende. C'est bien, parce que dans ce département des Pyrénées-Orientales, l'USAP est un étendard. Donc tout ce qui donne de l'espoir est bon à prendre. »
Reste à savoir si Reece sera plus qu'un contre-feu. S'il connaîtra en France un destin enviable à la Carter, à la Chris Masoe, à la Jerome Kaino ou à la Tawera Kerr-Barlow. Ou s'il allongera au contraire la liste des déceptions aux côtés des Brad Weber (Stade Français), Nepo Laulala (Toulouse), George Bridge (Montpellier) et quelques autres. « J'attends d'abord de lui qu'il exerce un leadership à la manière d'un Jamie Ritchie, observe Rivière. Et qu'il soit efficace dans la zone de marque. Avoir quelqu'un qui, à un moment donné, est capable de marquer un essai, ça ne me paraît pas complètement négligeable au regard de nos difficultés depuis plus d'un an. »
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#1398
Posté 11 décembre 2025 - 10:46
Dans les coulisses de l'invraisemblable transfert de Sevu Reece à Perpignan : « Ça faisait trois mois qu'on discutait avec lui »Perpignan a annoncé ce mercredi le recrutement pour les trois prochaines saisons de l'ailier international néo-zélandais de 28 ans Sevu Reece. Un invraisemblable transfert qui pourrait servir d'électrochoc dans sa course au maintien en Top 14.Le dossier était ficelé depuis plusieurs semaines. Mais les dirigeants de Perpignan attendaient le moment opportun pour l'officialiser. Ce moment est arrivé mercredi, trois jours après la première victoire de la saison du club catalan face aux Gallois des Dragons de Newport (41-17), en Challenge Cup. Oui, vous ne rêvez pas : Sevu Reece, ailier néo-zélandais aux 37 sélections avec les All Blacks, évoluera bel et bien à l'USAP lors des trois prochaines saisons. « On aurait pu l'annoncer il y a un mois, nous a confié mercredi François Rivière, le président du club. Mais le faire après une défaite aurait été maladroit. Je ne suis pas certain que nos supporters l'auraient bien compris. »
Le boss a donc attendu un premier succès de ses joueurs et une semaine un peu plus légère pour lâcher la bombe. L'onde de choc a forcément été conséquente. Avec cette question, inévitable, qui brûle toutes les lèvres : comment un type de 28 ans peut-il choisir d'écourter sa carrière internationale chez les Blacks en quittant son pays et les Crusaders de Christchurch à deux ans d'une Coupe du monde tout près de chez lui, en Australie ? Rappelons que le règlement de la Fédération néo-zélandaise stipule que tout joueur qui quitte le pays du long nuage blanc ne peut plus prétendre à porter le maillot noir le temps de son exil. « Ça montre d'abord que l'USAP reste un club très attractif, explique Rivière. Parce qu'on ne pourrait pas faire venir un joueur comme lui s'il n'en avait pas envie. Vous savez, Perpignan a toujours été une terre qui a attiré beaucoup d'iliens. »
Reece avait déjà failli venir en Europe. C'était en 2018, bien avant qu'il ne devienne le recordman d'essais marqués en Super Rugby avec les Crusaders (66). Il avait alors signé un contrat avec le Connacht, mais avait plaidé coupable pour violences conjugales sur sa compagne (il avait ainsi échappé à une condamnation mais avait dû payer une amende), ce qui avait poussé la province irlandaise à rompre son engagement.
Un salaire doublé, voire triplé à PerpignanDepuis, sportivement, Reece est devenu l'un des ailiers les plus efficaces de la planète. Mais ces derniers temps, il peinait à rester un premier choix dans l'esprit du sélectionneur néo-zélandais Scott Robertson. A-t-il senti le vent tourner ? La proposition de l'USAP est sûrement arrivée au bon moment. Elle devrait lui permettre de doubler, voire de tripler le salaire qu'il percevait aux Crusaders. « Ça faisait trois mois qu'on discutait avec lui, précise Rivière. Mais on n'est jamais entré dans une surenchère parce qu'on n'en a pas les moyens. On a fait une négociation qui est restée cohérente par rapport à la masse salariale de l'USAP. Pour le joueur, c'est surtout un projet de vie personnel et familial. Perpignan correspondait juste à ce qu'il avait envie de vivre. »
Dix-huit ans après Dan Carter, qui était présent à l'USAP lors de la conquête de son dernier Brennus (2009), un autre prestigieux All Black va donc bientôt poser sa valise en Catalogne. Même en cas de descente du club en Pro D2. « Il y a une clause de descente dans le contrat, parce que c'est obligatoire, mais je pense que le joueur restera fidèle au club, même en cas de catastrophe nucléaire », souffle le président perpignanais.
« Avoir quelqu'un qui, à un moment donné, est capable de marquer un essai, ça ne me paraît pas complètement négligeable au regard de nos difficultés depuis plus d'un an »
François Rivière, président de l'USAP
Cette promesse suffira-t-elle à remettre du baume au coeur à une équipe qui végète à la dernière place du Top 14, avec un seul point au compteur en onze journées ? « En tout cas, c'est un signal fort qui montre à tout l'environnement "usapiste" qu'on va se battre dur comme fer pour rester en Top 14, dit Rivière. Reece, c'est plus qu'un nom, c'est une marque, une légende. C'est bien, parce que dans ce département des Pyrénées-Orientales, l'USAP est un étendard. Donc tout ce qui donne de l'espoir est bon à prendre. »
Reste à savoir si Reece sera plus qu'un contre-feu. S'il connaîtra en France un destin enviable à la Carter, à la Chris Masoe, à la Jerome Kaino ou à la Tawera Kerr-Barlow. Ou s'il allongera au contraire la liste des déceptions aux côtés des Brad Weber (Stade Français), Nepo Laulala (Toulouse), George Bridge (Montpellier) et quelques autres. « J'attends d'abord de lui qu'il exerce un leadership à la manière d'un Jamie Ritchie, observe Rivière. Et qu'il soit efficace dans la zone de marque. Avoir quelqu'un qui, à un moment donné, est capable de marquer un essai, ça ne me paraît pas complètement négligeable au regard de nos difficultés depuis plus d'un an. »
Merci pour le partage.
Riviere en raconte des grosses conneries.
L’usap attractive ? Il a vu ça où ? Dernier du Top 14 aucune victoire et la saison passée, sauvée miraculeusement et injustement au détriment du FCG?
Des structures bilancielles catastrophiques
Et il dit qu’une relégations serait une catastrophe nucléaire ??? Mais ce serait juste la plus probable actuellement.
Au mieux, il dépasse Montauban et va se coltiner qui en barrage ?
Ce type st dans le déni comme qd il parle des supporters de l’usap.
Bref
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#1399
Posté 11 décembre 2025 - 11:22
L'aurait mieux fait de discuter avec ses joueurs pendant 3 mois plutôt qu'avec ceux des autres pour gagner un match de Top14 ![]()
#1400
Posté 11 décembre 2025 - 11:33
Ils ont enfin trouvé quoi faire de l'argent gagné avec jaminet !
d'un autre coté faudra qu'ils en sortent un max avec l'arrivée de Sevu Reece ![]()
#1401
Posté 11 décembre 2025 - 12:29
Il y a bien quelques autres clubs dépourvus de morale qui auraient sans doute bien voulu l'accueillir.
#1402
Posté 11 décembre 2025 - 13:01
Reece doit soit être mal conseillé soit vraiment désespéré pour choisir un club avec la trajectoire sportive de l'usap.
Il y a bien quelques autres clubs dépourvus de morale qui auraient sans doute bien voulu l'accueillir.
Ou u contraire bien conseillé dans la mesure où USAP propose le plus de ce qu il peu avoir
#1403
Posté 23 décembre 2025 - 21:51
Il était annoncé comme l'une des nouvelles pépites du rugby français. Dans la foulée du titre mondial avec les Bleuets en 2023, Hugo Reus enchaînait les grosses performances avec La Rochelle, club rejoint un an plus tôt. Fabien Galthié, le sélectionneur du quinze de France, le suivait même de très près. Mais la machine s'est enrayée. Le jeune ouvreur (1,84 m, 21 ans), en perte de confiance et moins utilisé chez les Maritimes, est parti à Montpellier en février pour tenter de rebondir. Sans succès.
Le natif de Périgueux, toujours en quête d'une renaissance, a encore fait ses valises début décembre pour signer jusqu'à la fin de la saison à l'USAP, dernier du Top 14, avant de retourner en 2026 à l'UBB, là où il a été formé. Reus, épatant de maturité, a accepté de se livrer avec sincérité sur cette douloureuse année.
« Êtes-vous conscient que votre parcours suscite une incompréhension ?
Oui, c'est logique. Ce n'est pas le parcours que j'aurais imaginé non plus. Il est atypique mais j'ai dû faire des choix pas évidents pour le bien de ma carrière. Depuis un an et demi, je vis une période compliquée. J'ai été assez vite très haut avant la redescente et la chute. J'ai beaucoup gambergé. J'ai travaillé avec une psychologue et un préparateur mental. Ça m'aide d'être entouré par des professionnels et mes proches. J'ai connu des moments très durs psychologiquement. Parfois du découragement, mais ça n'a pas duré longtemps car l'envie de rejouer au rugby a très vite repris le dessus. J'ai continué à travailler avec la volonté de repartir.
« J'ai oublié de me concentrer sur les bases du poste, c'est là où je me suis pris les pieds dans le tapis. Je me suis un peu perdu »
Hugo Reus
Quel moment a été le plus dur ?
L'arrivée à Montpellier (en février après avoir quitté La Rochelle) ne s'est pas forcément passée comme prévu. En plus d'avoir du mal sur le plan rugbystique, j'étais loin de ma famille et de mes proches. Moralement, c'était très difficile. On se remet en question.
Est-ce encore plus brutal après avoir été encensé ?
Oui, la redescente a été d'autant plus violente, surtout à la vitesse où c'est allé. Avant que ça n'arrive, j'en avais parlé avec Ronan O'Gara (le manager du Stade Rochelais). Il m'avait dit que ce que je faisais était très bien, mais qu'il fallait faire attention parce qu'à un moment donné, j'allais prendre un mur. Là, c'est sûr que je l'ai bien pris... Quand l'élément central de votre vie prend un coup, ça fait tout drôle, ça bouffe. Ça m'a parfois bien empêché de dormir avec un stress élevé et de la tristesse.
À quel point peut-on parler de gâchis pour la fin de votre aventure rochelaise ?
J'avais tout pour être heureux là-bas. J'aurais aimé rester. Il y a eu une discussion entre Rémi Talès (entraîneur des trois-quarts), mon agent et moi sur le fait qu'à cet âge-là, j'avais besoin de jouer pour continuer à progresser. J'étais en train de perdre du temps. Ronan avait besoin de certitudes et je ne les lui donnais pas à cet instant-là.
Lui en avez-vous voulu ?
Bien sûr. Je lui en ai voulu de plein de choses. Mais après avoir pris du recul et discuté avec lui, c'était en grande partie un concours de circonstances qui a fait que... (il marque une pause) L'élément premier est que je n'étais alors pas le meilleur sur le terrain, je m'en suis aussi voulu aussi. Malheureusement, c'est arrivé dans une période où le Stade Rochelais était également en difficulté. Je n'avais pas forcément le droit à plusieurs chances. Le sport de haut niveau est sans pitié. Bien sûr qu'il y a des choses que j'aurais aimé faire différemment et peut-être mieux mais j'ai travaillé aussi dur que j'ai pu. En revanche, j'ai oublié de profiter des moments où j'étais en haut. Je pensais que c'était normal.
Vous êtes-vous vu trop beau ?
Non, je ne pense pas. J'ai commencé à me sentir attendu, avec davantage de pression et de stress. Une, deux, trois mauvaises performances, puis des matches hors du groupe. On n'enchaîne plus, ça devient un engrenage. J'ai perdu cette forme d'insouciance et de liberté qui m'avait permis de performer à mes débuts. J'osais moins. J'ai oublié de me concentrer sur les bases du poste, c'est là où je me suis pris les pieds dans le tapis. Je me suis un peu perdu.
« On a l'impression de remonter la pente et finalement on reprend un coup derrière la tête. »
Hugo Reus à propos de son expérience à Montpellier
Avec le MHR, vous n'avez disputé que 13 matches dont 4 comme titulaire...
Oui, ça me laisse un goût amer. Les coaches avaient parié sur moi pour cette année. Mais quand je leur ai annoncé que je signais à Bordeaux pour 2026, forcément eux aussi ont été déçus. Alors, ils m'ont prévenu qu'à un niveau égal, celui qui serait susceptible de rester l'année prochaine jouerait. Apparemment, je n'étais pas nettement meilleur que les autres et ça explique les décisions d'un si maigre temps de jeu à la mi-décembre. C'est dommage car je me sentais de mieux en mieux. C'est d'autant plus dur. On a l'impression de remonter la pente et finalement on reprend un coup derrière la tête.
Avez-vous mûri ?
Oui, j'ai l'impression d'avoir gagné énormément d'expérience. C'est aussi une force. À 21 ans, j'ai vécu des hauts et un très gros bas. On se demande pourquoi ça nous arrive et pourquoi maintenant. Il y a forcément un sentiment d'injustice. Au début on ne comprend pas forcément le choix des coaches mais il faut aussi se regarder dans une glace et se dire qu'il y a d'autres façons de penser. Cette période difficile ne sera que bénéfique par la suite. Je n'ai pas perdu de temps, j'en ai même gagné.
Avez-vous les crocs ?
Oui, c'est le terme. J'ai les crocs. J'ai envie de jouer, d'enchaîner les matches et les bonnes performances. Je dois prouver à nouveau. Je veux continuer à écrire mon histoire, montrer à tout le monde que ce n'est pas fini. J'ai de belles choses devant moi à Perpignan, que je veux aider à se maintenir, puis la saison prochaine à Bordeaux, proche de ma famille et mes amis d'enfance. Il faut aussi savoir relativiser car d'autres connaissent des situations encore plus précaires, sans contrat derrière. En tout cas, j'ai pris un plaisir monstre à jouer mes premiers matches avec l'USAP. D'abord contre Trévise en Challenge (66 minutes disputées lors de la défaite 44-31, le 13 décembre), ça m'a même fait du bien d'avoir mal le lendemain ! Ça m'a redonné le sourire. Ces moments m'avaient manqué. Puis ce premier succès de la saison en Top 14 contre Clermont (26-20, il a disputé 19 minutes, le 20 décembre). De l'arrivée des joueurs au coup de sifflet final, l'ambiance était extraordinaire. Des souvenirs incroyables. Je veux profiter et célébrer chaque minute et chaque victoire comme je n'ai pas su le faire à l'époque. »
- Buckaroo aime ceci
#1404
Posté 24 décembre 2025 - 08:57
"Grand espoir du rugby français et désormais ouvreur de l'USAP"
Quel titre !
#1405
Posté 24 décembre 2025 - 10:19
Ici pourtant, il a fait parti des nombreux cités comme à cibler pour le club.
Une époque où tous les 10 étaient à prendre tête baissée, tant nos deux chaises roulantes grincaient.
#1406
Posté 24 décembre 2025 - 13:00
Ici pourtant, il a fait parti des nombreux cités comme à cibler pour le club.
Une époque où tous les 10 étaient à prendre tête baissée, tant nos deux chaises roulantes grincaient.
L'aurait fallu demander un coup de main à ... Lee
#1407
Posté 24 décembre 2025 - 13:11
Ici pourtant, il a fait parti des nombreux cités comme à cibler pour le club.
Une époque où tous les 10 étaient à prendre tête baissée, tant nos deux chaises roulantes grincaient.
En deuxième 10 ça aurait été mieux que Simone à mon avis.
#1408
Posté 24 décembre 2025 - 13:30
Merci pour le partage.
Riviere en raconte des grosses conneries.
Lusap attractive ? Il a vu ça où ? Dernier du Top 14 aucune victoire et la saison passée, sauvée miraculeusement et injustement au détriment du FCG?
Des structures bilancielles catastrophiques
Et il dit quune relégations serait une catastrophe nucléaire ??? Mais ce serait juste la plus probable actuellement.
Au mieux, il dépasse Montauban et va se coltiner qui en barrage ?
Ce type st dans le déni comme qd il parle des supporters de lusap.
Bref
Grosse connerie les 3 mois
Il faut discuter 2 ans pour un joueur de ce calibre
;-)
#1409
Posté 31 décembre 2025 - 15:19
#1410
Posté 03 janvier 2026 - 07:23
Le 22 novembre, Laurent Labit vivait des débuts cauchemardesques avec l'USAP, face à Montpellier (0-28). Difficile d'entrevoir alors le moindre électrochoc. Même si la situation comptable est encore très précaire, le constat est moins sombre à la sortie des fêtes. D'abord parce que Perpignan a enfin gagné. En Challenge face à Newport (41-17, le 7 décembre) et surtout contre Clermont le 20 décembre (26-20). Un succès qui lui permet d'être à deux points de Montauban, le treizième et donc dans les clous du premier objectif fixé par Labit à son arrivée : quitter la dernière place après la réception du promu le 24 janvier.
Dans la très périlleuse opération maintien qu'il a accepté de mener à Perpignan, Labit avait dressé un constat assez alarmiste sur l'effectif à son arrivée. Entre une infirmerie qui débordait et des internationaux partis en sélection, 23 joueurs manquaient... « C'était problématique, car vous ne pouviez pas bien travailler à l'entraînement et vous enchaîniez les charges physiques et mentales sur les mêmes joueurs », nous a confié Labit.
Après la claque contre le MHR, le discours était offensif pour responsabiliser voire secouer les joueurs face à ce qui pouvait être vu comme une forme de manque de rigueur. C'est Posolo Tuilagi, revenu de vacances avec des kilos en trop, qui a été ciblé en conférence de presse. En exemple : « Beaucoup de joueurs, à ce moment-là, ne faisaient pas ce qu'il fallait, poursuit Labit. Depuis, les choses se sont réglées, beaucoup de joueurs sont sortis de l'infirmerie et travaillent avec sérieux. » « Il fallait revenir sur des critères de vie qui soient plus sains et respectés par les joueurs, estime le président François Rivière. C'était même indispensable, à ce niveau de responsabilité et de rémunération. »
Les absences de longue durée à l'ouverture (Jake McIntyre, Tristan Tedder, Tommaso Allan) ont été compensées par les arrivées de Benjamín Urdapilleta et Hugo Reus et le groupe tourne quasiment au complet. « Les contenus sont différents à l'entraînement, confirme l'entraîneur des avants Mathieu Cidre, qui a connu les galères du début de saison. La concurrence stimule le groupe, chaque joueur a envie d'envoyer les meilleurs signaux, ça crée un élan collectif. » Cela s'est vu face à Clermont, donc, mais aussi à Toulon dimanche dernier, où malgré douze changements dans l'équipe de départ, l'USAP tenait encore un bonus défensif à cinq minutes de la fin (défaite 31-16).
« C'est une vision différente de ce qui était proposé par Franck (Azéma) et David (Marty, les anciens entraîneurs). On a un jeu plus axé sur la dépossession, avec la volonté d'occuper, d'aller jouer dans le camp adverse »
Antoine Aucagne, ouvreur de l'USAP
Les rotations touchent aussi le capitanat. Il y a trois leaders historiques (Jeronimo de La Fuente, Lucas Velarte et Tom Ecochard) mais sans garanties. Le second avait le brassard à Mayol mais aucun des trois n'était titulaire face à Clermont, le rôle revenant à Jamie Ritchie, loué en interne pour son exemplarité. Le troisième-ligne écossais aux 61 sélections est reconduit ce samedi après-midi face au Stade Toulousain (14 h 30), alors que De La Fuente et Velarte sont aussi titulaires, dans une équipe de départ avec dix changements, signe que l'émulation tourne à plein régime.
Labit et ses deux nouveaux adjoints - Nicolas Nadau pour l'attaque et Joe Worsley pour la défense - ont aussi bousculé l'équipe sur son jeu. « C'est une vision différente de ce qui était proposé par Franck (Azéma) et David (Marty, les anciens entraîneurs). On a un jeu plus axé sur la dépossession, avec la volonté d'occuper, d'aller jouer dans le camp adverse, confirme l'ouvreur Antoine Aucagne. Ça nous demande de l'adaptation car on part sur autre chose, de beaucoup jouer à beaucoup taper. »
Cela se voit en chiffres, si l'on compare les matches de Top 14 avant l'arrivée de Labit et après celle-ci. De 16,5 minutes de possession par match, l'USAP est par exemple passé à 13,1. Les passes ont chuté de 125,3 à 78,3 et les coups de pied ont grimpé de 19 en moyenne à 26.
Offensivement, l'USAP a encore du mal à être dangereuse, mais la défense s'est resserrée, ce qui a permis aux Catalans d'accrocher Castres à la mi-temps (7-7), de mener à Mayol (7-10) et de résister face à Clermont malgré le carton rouge contre Jefferson-Lee Joseph à la 19e minute. Le nombre de pénalités a diminué, pas celui des cartons, avec trois jaunes et un rouge récoltés, ce que Labit déplore, lui qui n'a pas encore vu son équipe jouer à 15 sur quatre-vingts minutes en Top 14. Le chantier est encore colossal, mais l'espoir est revenu autour d'Aimé-Giral.
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