Patrice Collazo, manager du Racing 92, a récemment prolongé son contrat avec les Ciel et Blanc. © Crédit photo : AFP
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Le Racing 92, demi-finaliste sortant et qui rend visite à La Rochelle ce samedi, a complètement raté le démarrage d’une saison qui le verra bourlinguer de stade en stade
On avait quitté le Racing 92 sur une rouste phénoménale en demi-finale du Top 14 contre Toulouse (71-17). On l’a retrouvé avec une déroute à Bordeaux-Bègles (64-5) et une défaite à « domicile » face au LOU (31-48). Et on a connu territoire moins hostile que Marcel-Deflandre, ce samedi, pour se remettre d’aplomb…
Jouer ailleurs qu’à l’Arena de La Défense, le Racing 92 en a l’habitude. Cette saison, c’est encore plus prononcé. En raison de la résidence longue durée de Céline Dion dans l’enceinte de Nanterre, il dispute d’abord trois matchs au stade Duvauchelle de Créteil (Lyon, Bayonne et Perpignan) avec sa piste d’athlétisme et ses tribunes si éloignées du terrain. Puis il recevra Montpellier au Mans. La MMArena s’appelle désormais stade Marie-Marvingt, et il y a déjà disputé une rencontre de Champions Cup en… 2014.
Les Ciel et Blanc pourront ensuite reprendre possession de la Plénitude Arena (nom de leur enceinte depuis cet été) à compter de novembre, avant d’en repartir plusieurs fois en 2027. Le Havre, Lens, Auxerre, Châteauroux et Valenciennes sont citées comme des possibles villes hôtes. Deux matchs auront à nouveau lieu à Créteil. La venue du Stade Toulousain, fin février, pourrait être organisée au stade de la Meinau de Strasbourg. Les deux dernières rencontres à domicile de la saison doivent se dérouler au stade Yves-du-Manoir à Colombes, où le chantier de rénovation (14 000 places à terme) a débuté.
2. La continuité avant le grand chamboulement ?Coutumier des remodelages intenses de son effectif, le Racing a cette fois misé sur la continuité. Un départ majeur (Gaël Fickou, à Toulon) compensé par une arrivée significative (Paul Costes, de Toulouse), le recrutement du troisième ligne international australien Seru Uru, le retour de Maxime Machenaud… et c’est à peu près tout. Les centres fidjiens Tuisova et Habosi sont toujours là. Grosse tuile en revanche à la mêlée puisque Léo Carbonneau s’est rompu un ligament croisé du genou cet été.
De cette continuité découle « beaucoup plus de connexions et de vécu commun », se réjouissait le manager Patrice Collazo avant le coup d’envoi de la saison. Le Racing, qui ne présente que le 13e budget, semble en revanche avoir enclenché la vitesse supérieure en vue de la saison prochaine. La signature de Thomas Ramos pour l’après-Mondial renoue avec la tradition des ouvreurs de classe internationale (Carter, Sexton, Russell…). Ils sont par ailleurs une douzaine en fin de contrat au terme de l’actuel exercice, dont beaucoup de titulaires.
Dix-huit essais encaissés en deux matchs, c’en est presque gênant pour une équipe qui vise la qualification. Trop lente sur les ballons de turnover, trop friable en défense (pire équipe du championnat pour l’instant avec 25 % de plaquages manqués) et les collisions, l’équipe francilienne est la plus pénalisée, se désunit trop facilement et semble à court d’idées avec le ballon. Au moins peut-elle se rassurer avec le souvenir de Montpellier, battu deux fois d’entrée mais finaliste la saison passée.
« On n’est qu’à la deuxième journée, je sais que beaucoup aimeraient qu’on ait la pression, la crise », a lancé Patrice Collazo cette semaine. « J’espère qu’il y aura quand même un changement dès ce week-end. Il faut qu’on arrive à retrouver une certaine précision et surtout une envie de faire les choses ensemble, connectés ». Entre ces deux défaites inaugurales, il a prolongé son contrat jusqu’en 2030. Pour fêter ça, il faudra peut-être attendre les rendez-vous suivants, plus accommodants, contre Bayonne et Perpignan.







