Courtisé notamment par le CA Brive, où il a décroché un titre de champion d’Europe en 1997 en tant que talonneur, le Sarladais de 57 ans a décliné l’intérêt formulé par le club actuellement 9e de Pro D2. « On s’est renseigné il y a quelques semaines, confirme le directeur général Eduard Coetzee à « Sud Ouest ». Il était dans notre short list mais il n’en fait plus partie car il nous a signifié sa volonté de rester à Bayonne. » Un poste de manager général l’attendait en Corrèze, avec un rôle transversal, comme à l’Aviron si ce n’est qu’il aurait eu son mot à dire sur le groupe professionnel et la composition d’équipe chaque week-end.
Mariage raté
Arrivé à l’origine pour quatre saisons à Bayonne, Laurent Travers aurait réduit son bail au seul exercice en cours pour se laisser une porte de sortie, dixit lui-même et son président Philippe Tayeb. La raison ? Un mariage qui ne fonctionne pas avec le manager Grégory Patat et une partie de son staff technique.
Demi-finaliste du dernier Top 14, le Gersois n’était pas contre l’arrivée d’un directeur du rugby au-dessus de lui, mais il souhaitait être associé au choix de la personne. Cela n’a pas été le cas et, après plusieurs démentis de Philippe Tayeb sur l’arrivée de Laurent Travers, il a finalement vu arriver l’ex-président du Racing 92 désireux de se rapprocher du terrain.
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Après des mois de catimini et un staff inquiet de son avenir malgré d’excellents résultats, le président Philippe Tayeb a enfin officialisé l’arrivée de Laurent Travers comme directeur du rugby. Reste désormais à cohabiter sans se marcher sur les pieds
La cohabitation a rapidement été complexe. Grégory Patat a réclamé le champ libre et les pleins pouvoirs sur l’équipe première, ce qu’il a obtenu après avoir peu goûté la participation de Laurent Travers à un bout d’entraînement estival. Dans la foulée, le Sarladais déménageait son bureau du Campus, où il cohabitait avec la cellule sportive, pour les préfabriqués de l’administratif situés à l’autre bout de Jean-Dauger.
Changement imminent ?
Après d’âpres négociations, Grégory Patat obtenait la prolongation de contrat promise jusqu’en 2028, à la mi-octobre. Il n’en est pas forcément sorti renforcé puisqu’il n’a pas été associé aux choix de recrutement de Thibault Giroud comme futur directeur de la performance à partir de 2027, ni mis au courant des contacts avec Jean Monribot pour prendre en charge le secteur de la touche. Lui souhaitait poursuivre avec Loïc Louit et Stéphane Barberena, comme il espérait conserver le deuxième ligne anglais Alexander Moon. Philippe Tayeb et Laurent Travers, membres de la cellule de recrutement, en ont décidé autrement.
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Selon les informations de « Sud Ouest », Philippe Tayeb et Grégory Patat ont eu une réunion houleuse, fin octobre, durant la semaine précédant la victoire de l’Aviron face à Montauban. Le président a vivement critiqué le Gersois et son management. Il a également insisté pour faire de la place à Laurent Travers
Mécontent de la conquête, Philippe Tayeb pourrait ne pas attendre la fin de saison et injecter du renfort dans le staff basque dès les prochaines semaines