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Aviron Bayonnais


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910 réponses à ce sujet

#901 Caplan

Caplan

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Posté 06 mai 2026 - 21:28

Bah oui tiens, Toulouse va bien trouver une solution pour s'offrir Capilla et puis Bordeaux qui n'a aucune marge de salary cap aussi bien sur. Voyons donc 


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#902 Fanchic

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Posté 09 mai 2026 - 16:32

Bah oui tiens, Toulouse va bien trouver une solution pour s'offrir Capilla et puis Bordeaux qui n'a aucune marge de salary cap aussi bien sur. Voyons donc 


Est-ce vraiment un problème ?

#903 el landeno

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Posté 13 mai 2026 - 20:09

« Tous mes soucis sont derrière moi » : Baptiste Heguy va rejouer avec l’Aviron Bayonnais, trois mois après un virus rare
20260124190526-au4i2493.jpgBaptiste Heguy n’a plus joué depuis le 31 janvier dernier. © Crédit photo : Bertrand Lapègue / SO

Par Laurent Zègre - l.zegre@sudouest.fr
13 mai 2026 Mis à jour le 13/05/2026 à 17h49.
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Trois mois et demi après avoir été séché par le syndrome opsoclonus-myoclonus, maladie auto-immune rare (un cas sur cinq millions) qui entraîne des troubles oculaires, de l’équilibre et de la coordination, le troisième ligne bayonnais Baptiste Heguy sera titulaire, ce samedi à Lyon

Il est arrivé heureux et souriant. Baptiste Heguy (28 ans) s’est présenté devant les quatre médias présents (Sud Ouest, Ici Pays Basque, Rugbyrama, Radio Bonne Humeur), ce mercredi au stade Jean-Dauger. Le troisième ligne venait d’être désigné par le staff de l’Aviron Bayonnais pour participer à la conférence de presse hebdomadaire d’avant-match. « Si je suis là, c’est une bonne nouvelle ! C’est de bon augure. » Le virus qui l’a mis à plat est derrière lui. Il sera titulaire, ce samedi à 16 h 35 à Lyon, trois mois et demi après son dernier match.

Que ressentez-vous après ces mois de galère ?

C’est clairement un sentiment d’excitation. Je suis excité de retrouver le terrain, de rejouer avec les copains cette année, chose qu’on ne pouvait peut-être pas envisager au départ. Je suis très content. Ça va être un grand plaisir.

Est-ce que vos soucis sont derrière vous ?

Oui, tous mes soucis sont derrière moi. On a validé deux ou trois tests. J’ai l’accord des neurologues, l’accord du médecin. Je me sens bien et c’est le plus important pour jouer ce match. Je suis prêt à en découdre.

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Depuis deux mois, en toute discrétion, Baptiste Heguy a disparu des feuilles de match de l’Aviron Bayonnais. Et pour cause, le troisième ligne de 27 ans a été fauché par un virus et des complications difficiles à diagnostiquer. Entre hospitalisation et centre de rééducation, il raconte à « Sud Ouest » son calvaire et ses progrès

Vous vous étiez fixé, quand ça allait mieux, l’objectif de revenir avant la fin de saison. Le chemin a-t-il été difficile ?

Oui et non. Je me suis préparé physiquement. Il a fallu en chier un peu pour retrouver les terrains. Mais une fois lancé à l’entraînement, pendant les séances, je me suis rendu compte que ça allait le faire. Je suis en pleine capacité, en pleine possession de mes moyens.

Est-ce que vous avez douté durant cette période ?

Oui. C’était une grosse galère. Il y a eu beaucoup de doutes, de questions. Au début, on n’était pas sûrs que je puisse revenir, et on ne parlait même pas de rugby, juste de santé, savoir si j’allais retrouver mon état « normal ». Donc oui, on s’est posé des questions. Une fois le problème traité, une fois la rééduc lancée, je savais que tout allait se dérouler sur des rails. On a bien bossé, j’ai bien travaillé avec tous les encadrants à Marienia (NDLR, clinique à Cambo), au club. C’était clair, c’était précis. Je savais que j’allais pouvoir revenir à la compétition.

« Au début, on n’était pas sûrs que je puisse revenir. Et on ne parlait même pas de rugby, juste de santé »
20260318211610-edr928copier.jpg?v=177868Baptiste Heguy et sa compagne Marion ont reçu « Sud Ouest », le 18 mars dernier à la clinique Marienia de Cambo.
Emilie Drouinaud / SO

Avez-vous repris les dix kilos perdus et votre masse musculaire ?

Si j’ai perdu 10 kilos, c’est parce que je ne faisais plus rien, que j’étais alité et ne mangeais plus trop. Mais j’ai repris du poil de la bête, repris quelques kilos. Pas tous, parce qu’il fallait rester fit pour reprendre.

Est-ce que votre approche a changé depuis cet épisode ?

Ce que j’ai eu m’a affecté mais j’ai aussi eu l’occasion de relativiser. Je reviens sur le terrain alors que pour d’autres personnes, c’est plus compliqué. Il y a une part de chance, donc je relativise. Maintenant qu’il m’est arrivé cela, je suis prêt à ce qu’il se passe n’importe quoi. J’ai compris qu’on avait de la chance et qu’il fallait profiter de ces moments-là, profiter des mecs avec qui on est, pour passer les meilleurs derniers moments de cette saison qui fut dure et particulière. Une fois rétabli, on est obligé de faire d’une telle épreuve une force. On sait d’où on vient, par où on est passé. Et revenir, c’est réussir à passer à autre chose et au-delà des difficultés traversées.

Comment avez-vous retrouvé le groupe ? Il a vécu une période tourmentée durant votre absence…

J’ai ressenti l’usure physique et mentale des mecs. Je reviens aussi pour amener un peu de sang frais, un peu de renouveau dans l’équipe, pour essayer de retrouver cette niaque de victoire qui nous manque un peu dernièrement. On a pris quelques coups derrière la tête lors des derniers matches. Ils nous ont fait mal. Comme je suis content de revenir, je vais essayer de transmettre de la bonne humeur aux autres avec de l’énergie, des paroles… Je reste un leader ancien du groupe, un peu discret, mais je prendrai mes responsabilités pour la touche.

L’absence d’enjeu, en cette fin de saison, facilite-t-elle votre retour ?

Oui, ce n’est pas plus mal. Il y a juste à redonner une bonne dynamique à l’équipe, dans l’énergie et la volonté de victoire. Le fait qu’il n’y ait pas d’enjeu, pas de pression, ça permet aussi de tout donner sans se dire que si on se trompe, ce sera fatal. L‘objectif est juste de retrouver un bon contenu, une bonne énergie et une bonne mentalité pour l’équipe.

L’avis de Ged Fraser « À l’entraînement ce mercredi, on a vu qu’il était prêt à jouer et qu’il avait beaucoup d’envie, apprécie le manager néo-zélandais. Baptiste revient de quelque chose de sérieux. Il a montré beaucoup de caractère pour s’entraîner à fond, parce qu’il a vécu des très longues journées ces derniers mois. Je suis hyper content pour lui. C’est une personne qui est importante pour le club, pour le groupe. On connaît ses qualités sur le terrain. Le timing est bon puisqu’on n’a pas Iturria, Chouzenoux et Capilla en touche ce week-end. Mais il y a des choses plus importantes que le rugby. Baptiste a bien testé sa résilience dans la vie. Entre ses problèmes, le mental, les efforts pour revenir, s’entraîner, se préparer et maintenant pour jouer, il a été phénoménal. Ça aurait été plus facile de prendre le temps et de réattaquer début juillet avec la nouvelle saison. C’est un exemple. Bravo à lui. »

 



#904 el landeno

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Posté 15 mai 2026 - 14:01

Madosh Tambwe va rejoindre Bayonne
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Madosh Tambwe sous le maillot de l'UBB. (R. Perrocheau/L'Équipe)
INFO L'EQUIPE - L'ailier congolais Madosh Tambwe, prêté par Montpellier à Bordeaux-Bègles jusqu'à la fin de la saison, aurait donné son accord aux dirigeants bayonnais pour la saison prochaine.
Jean-François Paturaudpublié le 15 mai 2026 à 14h06mis à jour le 15 mai 2026 à 14h31
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L'Aviron tient le renfort qu'il recherchait. Après avoir étudié les profils du Toulousain Dimitri Delibes, qui rejoindra Montpellier la saison prochaine, et du Fidjien Wame Naituvi, qui restera finalement au Racing, le club basque s'était récemment penché sur la piste menant à Madosh Tambwe.  

Prêté en février par le MHR à l'UBB (son ancien club) jusqu'à la fin de la saison, l'ailier congolais était intéressé. Selon nos informations, le joueur de 29 ans aurait ainsi donné son accord pour rejoindre Bayonne, actuel douzième du Championnat, cet été. Depuis le début de la saison, Tambwe a disputé 5 matches avec Montpellier et quatre avec Bordeaux-Bègles.

Bayonne avait déjà fait signer Brian Alainu'uese (Toulon) et Killian Geraci (Lyon) en deuxième-ligne ainsi que le demi de mêlée du MHR Léo Coly, l'ouvreur sud-africain de Sale Robert du Preez et le pilier géorgien de Mont-de-Marsan Lasha Macharashvili, tout en obtenant le prêt du talonneur toulousain Guillaume Cramont.



#905 Bruj63

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Posté 16 mai 2026 - 08:18

Bayonne semble miser sur des joueurs au profil de revanchards pour la saison prochaine

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Posté 27 mai 2026 - 13:02

Notre ancien joueur TUTUVULI, Jiff, s'engage 1 an à Bayonne 


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#907 darkminimouf

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Posté 27 mai 2026 - 13:34

2 essais cette saison et 4 cartons jaunes avec Carcassonne en 11 matchs.

 

https://www.allrugby...vuli-13915.html



#908 USMV

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Posté 27 mai 2026 - 15:43

https://youtu.be/Bc0...mmcLZUjiHbW8OJA

#909 el landeno

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Posté 27 mai 2026 - 20:32

franchement j'en reviens pas : transparent à Dax  
 
 
Aviron Bayonnais : Joël Rey rejoint Carcassonne, Viliame Tutuvili fait le chemin inverse
archive-quay-a1-34105773.jpgJoël Rey entraînait les avants de Bayonne depuis 2017. © Crédit photo : Émilie Drouinaud / Sud Ouest

 

 

Publié le 27/05/2026 à 18h01.
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Promis au poste de directeur de la performance au centre de formation de l’Aviron depuis plusieurs mois, Joël Rey s’est finalement engagé comme manager de Carcassonne (Nationale), ne voyant toujours rien venir à un mois de la fin de son bail. L’ailier fidjien de 24 ans, lui, s’est engagé pour un an

C’est une surprise. Joël Rey (61 ans) ne sera plus à l’Aviron Bayonnais la saison prochaine. L’actuel entraîneur de la mêlée du club basque va rejoindre Carcassonne, tout juste relégué en Nationale, comme indiqué par nos confrères de Rugbyrama. Selon les informations de « Sud Ouest », l’ancien coach et talonneur de la Section Paloise s’est engagé pour une durée de deux saisons en tant que manager.

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S’il était convenu que le technicien, en fin de contrat en juin prochain, quitte ses fonctions auprès de l’équipe première, le président Philippe Tayeb lui avait promis un poste auprès de la jeune garde bayonnaise. « Il sera directeur de la performance au centre de formation », indiquait-il en novembre dernier à nos confrères de Rugbyrama.

Ne voyant toujours aucune proposition venir à un mois de la fin de son bail, Joël Rey a répondu favorablement à la proposition du club audois. Il opérait à Bayonne depuis neuf ans. Arrivé en 2017, il a connu quatre managers différents : Pierre Berbizier (2017-2018), Yannick Bru (2018-2022), Grégory Patat (2022-2026) et Gerard Fraser (depuis février 2026), ce dernier sous la houlette du directeur du rugby Laurent Travers.

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Après sept mois loin des terrains suite à une rupture des ligaments croisés du genou droit, le demi de mêlée a réussi son pari de revenir avant la fin de saison. Le capitaine Arthur Iturria et le numéro 8 géorgien Nika Lomidze seront également titulaires, ce samedi à 14 h 30 à Paris
20250111100540-louv4837.jpg?v=1779897719Viliame Tutuvili, ici sous le maillot de Dax.
Isabelle Louvier / SO
Tutuvili pour une saison

Il ne croisera pas Viliame Tutuvili dans l’Aude. L’ailier effectue le chemin inverse. Le Fidjien de 24 ans (1,90 m, 95 kg) a participé à onze rencontres cette saison de Pro D2, pour deux essais inscrits. Il s’est engagé pour une durée d’un an en bord de Nive.

Auparavant, Tutuvili est passé par le rugby à XIII et le club fidjien de Kaiviti Silktails (2021-2022), avant de rejoindre Clermont (2022-2024) et d’alterner entre l’ASM et Dax, en Pro D2. Depuis 2025, il évoluait à Carcassonne.

 


#910 el landeno

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Posté 08 juin 2026 - 20:22

Plus de déboires que de victoires : le bilan de l’Aviron Bayonnais cette saison
20260607004023-b7v9281copier.jpgArthur Iturria était un peu esseulé, cette saison. D’autres leaders devront émerger. © Crédit photo : Émilie Drouinaud / SO

7 juin 2026 Mis à jour le 07/06/2026 à 21h19.
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Entre des querelles intestines entre direction et staff technique qui ont laissé une impression de sabordage, une pléiade de blessés, des secteurs trop en souffrance et peu de recrues au niveau, l’Aviron Bayonnais (12e) a vécu un exercice aux antipodes du précédent, achevé en demi-finale. La remise en question devra se faire à tous les étages du club

Quand on passe huit journées sur 26 à la 12e place du championnat, toutes en deuxième partie de saison, il y a une forme de logique à s’y retrouver en fin d’exercice. L’Aviron Bayonnais a conclu son Top 14 par une victoire réconfortante (52-7), ce samedi, contre une équipe de Perpignan qui avait déjà la tête à son « access match » de dimanche prochain face à Provence Rugby (Pro D2). Ce match plein a mis fin à cinq revers de rang, à six mois d’insuccès à Jean-Dauger et, surtout, à une saison décevante aux allures de sabordage.

Le staff et les joueurs rêvaient de phase finale en septembre dernier. La direction posait le top 8 comme ambition. Après un début canon et des matches aller achevés à la 6e place, tous les rêves se sont évaporés au cœur de l’hiver, entraînant des dernières semaines où le désintérêt a gagné même les plus fidèles des supporteurs. La fracture est aujourd’hui palpable entre eux et le club. L’intersaison permettra partiellement de la combler. Après tout, le temps fait bien son œuvre. Mais le démarrage du prochain opus sera scruté de près, afin de ne pas rééditer les erreurs du passé. Le président Philippe Tayeb a un été pour souffler. Arrivé sur le terrain en février, le directeur du rugby Laurent Travers sera désormais en première ligne. Gerard Fraser et les joueurs, eux, devront améliorer la note globale fixée à « 4/10 » par le manager néo-zélandais, ce samedi au moment de dresser le bilan.

20260606235521-b7v43copier.jpg?v=1780859Philippe Tayeb, ce samedi à Jean-Dauger. Depuis le 3 janvier et sa sortie à Montpellier, le président a pris du recul médiatiquement, selon la volonté du conseil d’administration.
Émilie Drouinaud / SO
1 Aucune sérénité en coulisse

Et l’Aviron est redevenu l’Aviron. Celui que les supporteurs ont trop longtemps connu, quand la coulisse fait plus parler que la scène principale. À dire vrai, c’était écrit d’avance. La demi-finale de la saison passée ? Un arbre qui ombrageait la forêt. Le staff se savait menacé, Grégory Patat en tête. Son président et une partie du conseil d’administration (CA) ne croyaient plus en sa capacité à faire grandir le club. Les résultats ont retardé l’échéance pendant dix-huit mois. Et c’est long, un an et demi à lutter contre des vents contraires en interne. Le Gersois a longtemps cru qu’il repousserait sans cesse l’inéluctable. La digue a fini par céder, sous le poids de la fatigue physique des joueurs et de sa propre usure mentale.

Le stade exulte. Pas Philippe Tayeb, qui fulmine dans les salons VIP de Jean-Dauger et menace de tout changer

Tout l’été, il a attendu sa prolongation de contrat promise. Il a décliné une première offre à la veille de la reprise du championnat. Laurent Travers, finalement arrivé après bien des démentis, empiétait sur son périmètre d’activité. Le courant n’est jamais passé entre les deux hommes. Un premier accroc lors d’un entraînement estival a entraîné un déménagement du bureau de l’ancien technicien du Racing. Philippe Tayeb soutenait ce dernier. Poussé par une partie de son CA, il a finalement trouvé un terrain d’entente pour prolonger le bail de Grégory Patat jusqu’en 2028, mi-octobre, après plusieurs semaines d’aller-retour où chaque partie décortiquait la moindre ligne.

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Selon les informations de « Sud Ouest », le manager de l’Aviron Bayonnais devrait officiellement parapher son nouveau contrat ce mercredi 15 octobre, soit plus d’un mois et demi après l’accord trouvé. Explications

Quinze jours plus tard, il lui lâchait le fond de sa pensée, lors d’une réunion révélée par « Sud Ouest » : « Si je t’ai prolongé, c’est juste parce que tu avais l’opinion publique avec toi. » Une « afición » qui, pour la plupart, n’a pas compris cet acharnement envers un coach qui avait des résultats et venait d’amener le club en demi-finale, une première depuis 42 ans. La suite ne sera que péripéties.

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Le 27 décembre, l’Aviron arrache un succès poussif à la dernière seconde contre le Stade Français (35-34). Le stade exulte. Pas Philippe Tayeb, qui fulmine dans les salons VIP de Jean-Dauger et menace de tout changer. Une semaine plus tard, Laurent Travers effectue son premier déplacement en championnat avec le groupe pro. Bayonne est étrillé à Montpellier (62-22). La courbe des sourires ne suit pas celle des résultats. Celui du président, au micro de Canal+, passe mal. Dès lors, le conseil d’administration lui impose une diète médiatique.

Jean Monribot intègre le staff dans le domaine aérien, contre la volonté de Grégory Patat. Les résultats à l’extérieur ne s’améliorent pas. Pire, Jean-Dauger tombe pour la première fois depuis 19 mois, le 24 janvier face à Castres (10-13). La défaite suivante, toujours à la maison, coûte sa place au manager, qui avait toqué à la porte du CA pour trouver un accord et mettre fin à ce fiasco. Pour s’engager avec Brive (Pro D2), aussi. Le lendemain, Laurent Travers foulait la pelouse de l’entraînement et démarrait sa cohabitation avec Gerard Fraser, promu manager. Sans réussir à inverser les choses : 1,67 point par match depuis leur prise de fonction, contre 2,12 lors des 17 journées dirigées par Grégory Patat.

2 De l’usure, des blessures et trop de secteurs défaillants

Les turbulences derrière le rideau disent beaucoup mais elles n’expliquent que partiellement l’effondrement des joueurs. Un chiffre dit tout : ils n’ont remporté que trois matches (Montauban, La Rochelle et Perpignan) lors de la phase retour, là où ils en cumulaient huit après la 13e journée. Un leurre pour Arthur Iturria. « Honnêtement, de l’intérieur, je sentais les choses venir, je ne vais pas le cacher », livre le capitaine. La fraîcheur a manqué, clairement. La dernière longue saison, achevée en juin en demie à Lyon, a retardé la reprise. Et perturbé la préparation. Le match amical contre le BO, le 24 août, était d’ailleurs un souhait de la direction, pas du staff.

Le groupe a semblé émoussé. Il a longtemps fait illusion en bord de Nive. Pas à l’extérieur où, hormis lors de la première journée à Perpignan (19-26) et à Montauban (26-60), il a reçu un nombre incalculable de fessées. Pour ne rien arranger, l’infirmerie a rapidement affiché complet avec peu de blessures musculaires mais beaucoup d’absence longue durée. Le symbole ? Cette partie à Pau (47-24), le 11 octobre, qui a vu six joueurs quitter la partie en cours de route. « On a été obligé de tirer sur la corde de certains mecs », déplore Gerard Fraser.

20260606235540-b7v9866copier.jpg?v=17808Le troisième ligne Esteban Capilla a pris une autre dimension cette saison.
Émilie Drouinaud / SO

Des secteurs ont aussi failli. La touche, fatalement. Elle n’est pas la même sans Baptiste Chouzenoux (7 matches), Baptiste Heguy (15 matches) ou Esteban Capilla (17 matches). La défense fut un naufrage. Elle a encaissé 869 points, soit plus de 33 points en moyenne par match. Seul Montauban fait pire. « Nous avons vu l’importance d’avoir une conquête dominante, une défense qui peut regagner le ballon, qui peut tenir plusieurs phases de jeu, et l’importance d’être disciplinés (NDLR, 27 cartons jaunes reçus, et deux rouges !), pointe Fraser. Pour être bon en Top 14, ça tourne toujours autour de ces trois grandes lignes. On peut tirer plein de leçons pour la suite. Après, nous savons jouer au rugby, nous savons attaquer. »

3 Des cadres pas remplacés et peu de recrues au niveau

Arthur Iturria a disputé 22 matches en comptant la Coupe d’Europe. Le capitaine n’a pas connu de trop longs passages à l’infirmerie et a dû assumer son statut sur le terrain. Celui de joueur, évidemment, mais aussi de leader. À ses côtés ? Pas grand monde. Le deuxième ligne a parfois semblé bien seul. L’ombre de Camille Lopez, Guillaume Rouet et Uzair Cassiem, tous partis l’été dernier, a plané quelques fois sur Jean-Dauger. Et pas uniquement face à Perpignan, ce samedi, où ils étaient présents.

20260607010053-b7v9559copier.jpg?v=17808Tom Spring et les Bayonnais ont fini par une victoire face à l’Usap (52-7), la troisième seulement depuis janvier.
Émilie Drouinaud / SO
Seule certitude : à la rentrée, des leaders vont devoir émerger

Cadres sur le terrain comme en dehors, ils n’ont pas été remplacés. Auteur d’un bon début de saison et dépositaire de la conduite du jeu, Joris Segonds a quelque peu assumé ce statut. Le capitanat lui a parfois été confié… jusqu’à sa sortie nocturne, la veille du match à Montauban, le 21 mars. Esteban Capilla a également fait acte de candidature. Mais ce statut se réclame-t-il ? Le troisième ligne a sorti des prestations stratosphériques en octobre mais il est encore jeune (23 ans). Dans l’optique de le pousser à prolonger, la direction bayonnaise lui a confié les galons de capitaine face à l’UBB (38-40), début mai. Seule certitude : à la rentrée, des leaders vont devoir émerger.

Et les recrues devront convaincre. Celles de cette année n’ont pas apporté le rendement escompté. Hormis le troisième ligne Alexandre Fischer et le pilier droit Emerick Setiano jusqu’en janvier, les autres n’ont pas fait oublier les partants. À l’image d’Herschel Jantjies, qui n’a pas convaincu en numéro 9, ou, pire, de Gareth Anscombe. Certes, l’arrivée de l’international gallois s’est décidée tardivement, après la volte-face de Camille Lopez. Mais l’ouvreur néo-zélandais ne laissera pas un souvenir impérissable, encore moins à domicile. La statistique est violente : il n’aura disputé que six matches (0 victoire), et pas le moindre à Jean-Dauger.

Mercato Les arrivées : Cramont (Toulouse, prêt), Uhila (Montpellier, prêt), Macharashvili (Agen, Pro D2), Alainu’uese (Toulon), Géraci (Lyon), Coly (Montpellier), R. Du Preez (Sale, Angleterre), Tambwe (UBB), Tutuvuli (Carcassonne, Pro D2).
Les départs : Cotet, Giudicelli (Provence Rugby, Pro D2 ou Top 14), Moon (UBB), Iandolino (Biarritz, Pro D2, prêt), Chouzenoux, Ariceta, Lomidze (Massy, Nationale, prêt), Machenaud (Racing), Germain (Clermont), Anscombe, Hodge, Hannoun (Narbonne, Pro D2)

 



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Posté 09 juin 2026 - 19:21

« Quand tu perds un enfant de 13 ans… » : Stéphane Barberena, le drame de sa vie et sa dernière saison tumultueuse à l’Aviron Bayonnais
20260608135626-img22668114629.jpg« S’il faut retourner à l’usine un jour, j’y retournerai. Mais quand le train passe, il faut monter dedans. » Stéphane Barberena n’a pas hésité à quitter son job pour vivre de sa passion du rugby. © Crédit photo : Bertrand Lapègue / SO

Publié le 09/06/2026 à 19h00.
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Issu du monde amateur, Stéphane Barberena (53 ans) a entraîné la touche de l’Aviron Bayonnais durant deux saisons. Avant de rebondir à Mont-de-Marsan, « l’inconnu du staff » revient sur cette expérience agitée avec franchise et recul. Et pour cause : le père de famille a connu bien pire avec la perte de sa fille Lorea

C’est une petite fille dessinée d’un trait fin. Lorea adorait les mangas. Elle porte un bob en forme de grenouille. Son col est bien mis, le sourire espiègle. Lola a représenté sa camarade de 5e et déposé l’attention sur son cercueil. Le 19 octobre 2022, la fille de Maryse et Stéphane Barberena décède à 13 ans des suites d’un rhabdomyosarcome au pied. Un cancer.

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Histoire de tirer un trait sur un exercice mouvementé, où le passage de Grégory Patat à Laurent Travers n’a (pour l’instant) pas produit l’effet escompté, les Bayonnais tenteront de décrocher leur première victoire de 2026 à Jean-Dauger, ce samedi contre une équipe remaniée de Perpignan

La feuille A4, « avec les œillets pour mettre dans le classeur », orne aujourd’hui le mur de l’appartement bayonnais de l’entraîneur de 53 ans. Et l’intérieur de son avant-bras droit. « Je l’ai fait reproduire. Quand Lorea n’avait plus de cheveux, elle mettait toujours ce bob grenouille. » Son frère Xabi, 21 ans, s’est aussi fait tatouer. « 6 janvier 2009 ». La date de naissance de sa petite sœur. « On est tous de janvier ! Ma femme du 2, ma fille du 6, moi du 14 et mon fils du 19. » Le sujet n’est « pas tabou » mais « Barbé » n’en parle pas spécialement avec son aîné, « un bon gamin », rugbyman amateur à Mauléon : « Je n’ai pas envie de l’emmerder avec ça. » Maryse, elle, « fait vivre » sa fille au quotidien. « Elle est très forte pour ça, comme elle a été extraordinaire dans les épreuves. Quand il t’arrive un truc comme ça, l’objectif, c’est de faire vivre la personne. » Et de continuer à avancer. « Tu t’occupes de l’aîné. » En se posant moins de questions. « On a fait New York depuis. »

20260608135525-img22668114918.jpg?v=1781Sur son avant-bras droit, Stéphane Barberena s’est fait tatouer Lorea, selon le dessin d’une de ses camarades de classe.
Bertrand Lapègue / SO
Rémission et récidive

Après quatre années à l’Aviron Bayonnais - deux auprès des Espoirs et deux avec les pros à s’occuper de la touche - Stéphane Barberena n’a pas été reconduit dans son « club de cœur ». Ce baroudeur du Sud-Ouest va rejoindre Mont-de-Marsan, tout juste relégué en Nationale.

Né à la clinique Lafargue de Bayonne, « à 200 mètres de Dauger », le pilier débute à l’ASB avant de rejoindre l’Aviron, Angoulême et de décrocher un titre de champion de France de Nationale 1 avec Oloron en 2000. Sitôt les crampons rangés, le joueur amateur se reconvertit en entraîneur : Barcus, Aramits, Oloron, Tyrosse puis les crabos de l’Aviron, où il dirige les jeunes Baptiste Heguy, Guillaume Martocq et Aymeric Luc. Suivent Orthez et Dax en Nationale jusqu’en 2021, moment où sa fille tombe malade. Ce chef d’une équipe de 25 personnes spécialisées dans les trains d’atterrissage met son emploi chez Safran entre parenthèses. La famille « monte » à Bordeaux. « Trois mois d’hôpital des enfants. Des amis nous prêtent un appartement. En fait, tu vis comme un pauvre. Ta femme et ta gosse à l’hôpital, l’aîné chez mes beaux-parents. » Lorea est en rémission.

20260118103046-b7v527.jpg?v=1781008698Stéphane Barberena, le 17 janvier dernier lors de la rencontre de Champions Cup entre l’Aviron et le Leinster.
Émilie Drouinaud / SO

« Barbé » replonge pour une pige à Oloron avant de s’engager en 2022 avec les Espoirs de l’Aviron grâce à Grégory Patat, fraîchement nommé manager de la première. Les deux hommes avaient sympathisé lors d’une formation à Toulouse partagée avec Xavier Garbajosa, Franck Azéma et Mirco Bergamasco. Il prend une disponibilité de deux ans avec son employeur. La tumeur de sa fille récidive au cerveau. Loréa s’éteint six mois plus tard. « Une gamine de 13 ans qui plie en un an et demi… »

« Je ne sais pas s’il y a beaucoup de managers de Top 14 qui auraient fait ça… »

Le samedi suivant, son portrait apparaît sur l’écran géant de Jean-Dauger lors d’un Bayonne - Perpignan. Le lendemain, Grégory Patat dirige l’équipe Espoirs à la place de son ami. « Je ne sais pas s’il y a beaucoup de managers de Top 14 qui auraient fait ça… » Les jeunes s’imposent face à Brive. Un an plus tard, Barberena lâche définitivement son job : il est promu avec les pros. Son premier match ? Bayonne - Perpignan. « Un signe. »

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Entre des querelles intestines entre direction et staff technique qui ont laissé une impression de sabordage, une pléiade de blessés, des secteurs trop en souffrance et peu de recrues au niveau, l’Aviron Bayonnais (12e) a vécu un exercice aux antipodes du précédent, achevé en demi-finale. La remise en question devra se faire à tous les étages du club
De Barcus à Jean-Dauger

Son fils s’extasie : « Papa, de Barcus à Jean-Dauger ! » Et même jusqu’en demi-finale à Lyon. Sa première année est un succès. « On n’avait pas de grands noms mais des gens qui travaillaient bien ensemble. Le puzzle s’assemble mieux que lorsqu’on empile les ego. » Cette saison est plus pénible. Grégory Patat n’a plus la confiance de Philippe Tayeb. Qui cible publiquement le secteur de la touche. « Que le président remette en question la touche, ça ne m’a pas perturbé plus que ça parce que je savais que, derrière, il en avait après Greg. Donc il allait trouver toutes les excuses pour le faire sauter ou l’isoler en mettant quelqu’un à ma place. » Le technicien ne s’exonère pas pour autant des défaillances. « On a eu la guigne avec nos sauteurs blessés mais je n’ai pas d’excuses. Le niveau des autres équipes est monté et nous, on a perdu confiance. »

« On a passé le week-end à Montpellier, on était tous dans l’avion ensemble et il ne me dit rien ? C’était lunaire »

Le choc émotionnel du décès de Lorea lui a déclenché un diabète de type 2. Il le gère bien. Jusqu’en janvier. Au plus fort de la crise bayonnaise, ses analyses clignotent. « Sans abus, sans conneries. Juste le stress. » Son nom est dans tous les journaux. L’inconnu du staff n’en est plus un. « Greg me dit que Philippe Tayeb veut me sortir. Laurent Travers me dit que le président veut faire une visio depuis sa voiture avant de partir en vacances à Punta Cana. On a passé le week-end à Montpellier, on était tous dans l’avion ensemble et il ne me dit rien ? C’était lunaire. Je suis allé au Campus pour qu’on me dise les choses. On est passé par tous les épisodes : Greg va être prolongé ; Greg ne va pas être prolongé ; il aura un N + 1 ; il n’en aura pas ; ‘‘J’ai cédé à la pression du public pour te prolonger. Tu n’es pas un bon manager’’. Et on savait pertinemment que Laurent voulait le terrain. À l’Aviron, ça ne s’arrête jamais. C’est dommage. On a modifié des choses qui n’ont rien apporté. »

20250612134614-b7v5827copier.jpg?v=17810La relation dégradée entre Grégory Patat et Philippe Tayeb a rejailli sur le reste du staff.
Émilie Drouinaud / SO
Critiques et cafés en ville

Garde-t-il de la rancœur ? Il jure que non. « L’Aviron ne m’appartient pas. » Une fois son sac vidé, il s’est senti soulagé. L’intérêt de Mont-de-Marsan l’a aussi requinqué. « Puis franchement, quand tu perds un enfant de 13 ans, les reproches d’un président parce que tu vas boire le café en ville et qu’il a peur que tu le critiques pour son image… » L’homme ne dira pas qu’il relativise. « Je n’aime pas ce mot par rapport à ma fille. Je prends simplement du recul. La première fois que je suis rentré dans le service pédiatrie oncologie, j’ai vu un petit gamin sans cheveux. On a joué au ping-pong ensemble. C’est une leçon de vie. C’est autre chose que de prendre 60 points à Montpellier… Je ne vais pas me plaindre : l’Aviron Bayonnais et Greg Patat - et j’insiste bien sur ces deux noms, pas d’autres - m’ont donné l’opportunité d’entraîner dans ma ville et en Top 14. J’en suis reconnaissant. Je ne vais pas cracher sur l’institution même si les valeurs humaines sont un peu bafouées dans ce club. »

« Jouer au ping-pong avec un gamin sans cheveux dans le service pédiatrie oncologie, c’est autre chose que de prendre 60 points à Montpellier… »

Lui aura vécu son rêve professionnel. Il n’est peut-être pas terminé. « S’il faut retourner à l’usine un jour, j’y retournerai. Mais quand le train passe, il faut monter dedans. » Maryse l’a encouragé. Elle est restée vivre la semaine en Soule, où elle exerce la sérigraphie. De sa maison de Garindein, son village natal, elle aperçoit le cimetière. « La petite est enterrée là-bas ». Stéphane, lui, vit sa passion. « Pour mes enfants. Pour ma fille qui était à bloc derrière l’Aviron. » Quand il s’est installé à Bayonne, à son décès, ils ont visité plusieurs appartements. L’un d’eux a retenu leur attention. Sur la porte d’une chambre était inscrit un prénom : Lorea.

 

 






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