Philippe Tayeb était attablé près de la communauté argentine des joueurs. Plus loin, Grégory Patat restait fidèle à une partie de son staff. Le directeur du rugby Laurent Travers était également de ce déplacement en Guipuscoa. L’ambiance décontractée autour des côtes de bœuf a rehaussé le moral des troupes, mis à mal par les résultats des dernières semaines. Une parenthèse bienvenue qui n’empêche pas les questions, surtout une : le manager résistera-t-il à la tempête du moment ?
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Les joueurs de l’Aviron n’ont toujours pas gagné en 2026. Pour avoir offert beaucoup trop de points faciles au Racing, ce samedi 14 février, ils ont subi leur deuxième défaite de rang à Jean-Dauger (36-41), leur sixième depuis le début de l’année. Ils nagent en plein doute
Ce choix aurait un coût
Le siège de Grégory Patat n’était déjà pas bien confortable quand les résultats étaient favorables, il est devenu encore plus éjectable maintenant que l’Aviron surfe sur six revers de rang toutes compétitions confondues, dont deux de suite à domicile en Top 14, une première depuis son arrivée à l’été 2022. La dernière victoire remonte à 2025. Désormais douzième du classement, le club basque compte sept points de retard sur la 8e place, l’objectif présidentiel synonyme de participation à la Champions Cup. Le top 6 rêvé par tous les joueurs se situe, lui, à dix longueurs. Heureusement, le maintien semble acquis avec 22 points de marge sur Perpignan (13e).
Quatre mois plus tard, c’est à se demander pourquoi la prolongation de contrat lui a été soumise tant la défiance était déjà présente entre toutes les parties
Ce n’est pas de nature à rassurer les dirigeants tout en haut de l’organigramme. Selon nos informations, aucune décision n’était prise ce dimanche quant à l’avenir du technicien. Néanmoins, une partie des dix membres du conseil d’administration réfléchit à le démettre de ses fonctions dès maintenant « pour préparer et anticiper la saison prochaine ». L’idée serait de tirer un trait sur l’actuel exercice et de donner les commandes à Laurent Travers afin de « gagner du temps sur la suite ». « Ce n’est qu’une réflexion, glisse un proche du dossier. À ce stade, rien n’est acté. »
Ce choix aurait un coût. Le technicien a paraphé en octobre dernier un nouveau contrat jusqu’en 2028. Avec un montant d’indemnités en cas de licenciement. Un chiffre dégressif à mesure que la fin du bail approche. Quatre mois plus tard, c’est à se demander pourquoi la prolongation lui a été soumise tant la défiance était déjà présente entre toutes les parties.
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Le capitaine de l’Aviron Bayonnais Arthur Iturria a eu des mots forts après la deuxième défaite consécutive des siens à Jean-Dauger. Un revers 36-41 subi contre le Racing ce samedi
Travers temporise
La demi-finale de juin dernier semble bien loin pour le Gersois. S’il apparaît peu probable qu’il aille au terme de son mandat, il pourrait néanmoins finir la saison car Laurent Travers ne serait pas le plus favorable à prendre l’équipe en cours de route. Le conseil d’administration va devoir trancher bien avant sa prochaine réunion, prévue à la mi-mars.