extrait de la montagne , la fin est pas mal
Incontestablement, le classique entretien de fin
de saison accordé à La Montagne par Vern Cotter
a secoué le cocotier et ébranlé l’ASM.
Les propos du futur sélectionneur de l’Écosse
sur « l’absence » de ses leaders de jeu aux moments
cruciaux et sur la politique de recrutement du club
ont provoqué un clash de grande envergure
dans un club où il n’est pas dans les habitudes
de débattre en public des points de divergences.
Mais, même si les déclarations
du Franco-Néo-Zélandais lui coûtent prématurément
son poste, les problèmes posés vont perdurer.
Au-delà de l’affect, des pesanteurs maison,
du mental, des difficultés d’adaptation
à des situations non programmées comme à Dublin,
reste l’inégalité dans laquelle s’enfonce le rugby
français. Les clubs comme Toulouse et Clermont
qui privilégient la formation, tiennent leur budget,
ne versent pas dans la surenchère, sont distancés
par Toulon et bientôt par d’autres comme le Racing
qui enrôlent à prix d’or des stars étrangères
pas soumises aux doublons.
En cela, le discours de Cotter n’est pas très éloigné
de celui tenu par Novès. A la grande différence
qu’à Toulouse, le patron, c’est Novès.
Ce qui n’est pas le cas de Cotter à Clermont.