Sauf qu'ils ne sont pas tous d'accord sur l'ampleur du scénario, les capacités d'adaptation, les moyens pour limiter les dégâts.
Et le GIEC fait la synthèse de nombreux travaux scientifiques qui n'arrivent pas aux même conclusions. Une critique de Gerondeau : ils choisissent toujours les scénarios les plus pessimistes.(Critique non fondée. Ce sont les médias qui relaient les scénarios les plus pessimistes.)
Mais ce n'est pas le rôle du GIEC d'établir un scénario. Il indique des trajectoires probables suivant les moyens que l'on mettra en oeuvre pour réduire les émissions de GES. Il étudie notamment l'ampleur des phénomènes climatiques suivant plusieurs échelles de réchauffement, de sécheresse, de précipitations... Mais sur ces différents paliers, il y a consensus. Les lois physiques sont têtues, plus tu rajoutes des GES dans l'atmosphère, plus la terre se réchauffe.
Il ne peut pas non plus prédire avec exactitude les capacités d'adaptation de chaque pays, il livre des recommandations (au premier rang desquelles limiter fortement les émissions de C02, la base) que chaque pays est libre de choisir.
Quant aux médias, ils sont principalement opportunistes. On ne parle du climat que lorsqu'il y a un aléa majeur : grêlons dont la taille augmente, inondations, incendies... Le reste du temps la part des questions écologiques et climatiques dans les journaux télévisées est réduite, même si cela évolue un peu. Et sur les chaînes du groupe Bolloré c'est plutôt une minimisation des phénomènes qui est à l'oeuvre. Là, devant la répétition et l'intensité des canicules ils sont quand même embarrassés, il leur est devenu compliqué de nier le chgt climatique. Donc ils remettent en question les travaux du GIEC, comme ton Gérondeau que tu cites quand même bien souvent, pour les discréditer et invalider la responsabilité des activités humaines. En mai dernier encore (désolé Le Marseillais mais il faut quand même souligner ces dingueries) MM Le Pen, déclarait sur un plateau télé, toujours sans contradiction bien sûr, qu'on ne connaissait pas exactement la part attribuable à l'homme : "20%, 40%, +... les membres du GIEC ne sont pas d'accord entre eux"...
C'EST FAUX. Le rapport du GIEC est sans équivoque, l'activité humaine est responsable à 100% dans le réchauffement en cours.