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ASM Romagnat Rugby Féminin

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#1306 Underscore

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Posté 21 mars 2026 - 22:53

Et qui sont premières de leur championnat.
Le ST a perdu.

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Chouette !


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#1307 DOUDOU63

DOUDOU63

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Posté 21 mars 2026 - 23:03

Après une telle saison, il ne faut se prendre les pieds dans le tapis lors des phases finales.....Les filles ont les moyens pour viser le titre afin de concrétiser le parcours.....Ne pas gâcher les filles.. :huh:


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#1308 Arverne03

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Posté 23 mars 2026 - 21:24

Après une telle saison, il ne faut se prendre les pieds dans le tapis lors des phases finales.....Les filles ont les moyens pour viser le titre afin de concrétiser le parcours.....Ne pas gâcher les filles.. :huh:

Il faut dire que cette année le recrutement a été excellent ! Ceci explique en partie cela ! 



#1309 ELSAZOAM

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Posté 24 mars 2026 - 07:24

Des All Blacks à l'ASM, de Frank à Morganne : les mille et une vies de la famille Shelford

 

Shelford.png

 

Arrivée au rugby sur le tard, Morganne Shelford, la deuxième ligne de l’ASM Rugby Féminin, n’en fait pas moins honneur au glorieux passé de son paternel, Frank, ancien international néo-zélandais des années 1980. Portrait d’une famille décidément pas comme les autres.

 

Par Vincent Balmisse (La Montagne)

Publié le 24 mars 2026 à 06h00

 

Certains noms raisonnent plus fort que d’autres. Celui des Shelford est si puissant que son écho est perceptible d’Auckland en Nouvelle-Zélande jusqu’aux Ancizes, au fin fond des Combrailles.

 

Les rugbymen aux oreilles de choux ne sont pas les seuls à pouvoir l’entendre. Car Wayne Shelford, dit « Buck », fait partie de la légende du rugby en tant que troisième ligne centre de la première équipe championne du monde. C’était en 1987, avec la Nouvelle-Zélande. Mais avant lui, un autre Shelford avait déjà enfilé à 26 reprises la célèbre tunique noire. Son cousin : Frank.

 

Si son histoire est bien moins connue que celle de Wayne, on ne saurait que trop conseiller à des réalisateurs en panne d’inspiration de se pencher sur sa vie. Impossible ici de rendre compte de tous les détails, tant il y en a. Il y aurait déjà beaucoup à raconter de sa première sélection en 1981 à l’Eden Park d’Auckland face aux Springboks, sous un déluge de sacs de farine, lancés depuis le ciel par des manifestants anti-apartheid, régime alors en vigueur en Afrique du Sud. On pourrait aussi s’attarder sur la fin de son aventure avec les Blacks, dont il a été radié en 1986 après avoir participé à une tournée… sur le sol sud-africain contre l’avis de sa fédération. « À l’époque, on voulait juste jouer au rugby et gagner un peu d’argent. On ne faisait pas de politique », revient aujourd’hui Frank Shelford.

 

Le béret du “CRAC” sur la tête d’un ancien All Black

 

Il y aurait donc de quoi écrire sur la carrière de cet ancien flanker « fit, agressif et jamais loin des bagarres », natif du village maori d’Opotiki, situé au nord-est du pays insulaire. Mais ce qui a motivé ces lignes, c’est finalement de savoir comment un béret du “CRAC”, le Club Rugby Ancizes Comps, a-t-il bien pu atterrir sur la tête d’un ancien All Black ?

 

Pour cela, il faut remonter à l’année 1990. Frank Shelford a quitté sa terre natale et ses 17 frères et sœurs pour gagner sa vie. Il est alors entraîneur-joueur dans un club de la banlieue de Perth (Australie) quand sa vie bascule. Et cette fois, rien à voir avec le rebond capricieux de ce fichu ballon ovale. « J’étais hôtesse de l’air pour la compagnie British Airways. Et lors d’un de mes voyages à Perth, comme j’aimais bien le rugby, je me suis rendue complètement par hasard à un match. C’est là qu’on s’est rencontré. Le coup de foudre. Deux mois après, on emménageait ensemble à Londres », raconte Mme Shelford, « troisième du nom », selon ses termes.

 

Native de Riom, c’est elle qui ramènera le solide moustachu en Auvergne. Mais les détours seront nombreux avant de voir définitivement atterrir le couple dans les Combrailles. Londres, le Canada, puis encore Londres et l’Espagne. Le rugby est partout, tout le temps. Et la naissance de Morganne, en 1995, dans la région de Valence, n’y change rien. « J’étais le long des mains courantes, elle tétait encore au sein », rigole Pascale Shelford qui indique tout de même le chemin des Ancizes quelques mois après l’arrivée de leur fille aînée.

 

C’est là que le béret du CRAC atterrit sur la tête de l’ex-international néo-zélandais, en même temps qu’une seconde fille dans ses bras, Brooke. Puis, vient l’heure de « descendre en plaine » comme on dit chez les Shelford. Les filles ont grandi et rejoignent l’ensemble scolaire Massillon, à Clermont-Ferrand, pour suivre un cursus bilingue. Car à la maison, on saute du français à l’anglais aussi vite que les blagues fusent. Côté loisirs, du sport évidemment. Beaucoup. Mais cette fois, pas de rugby. « Quand on est une fille dans les Combrailles, ce n’est pas ce qu’il y a de plus accessible, sourit Morganne Shelford. Alors, “l’ancien” nous a mis au basket à Saint-Georges – Les Ancizes. »

 

Avec un certain succès. Après un passage à Lempdes, l’aînée rejoint l’ASM. En l’espace de quelques années, elle passe du niveau départemental à celui national en étant surclassée avec l’équipe “Minimes France” (U15).

 

C’est là qu’elle rencontre Ahmed Aït Bari. « Mon coach d’amour. Probablement celui qui m’a le plus formé au sport de haut niveau en termes de charge d’entraînement. » Elle le suivra ensuite à Beaumont, en “Cadettes France” (U18) puis en N2, où elle commence à s’imaginer un potentiel avenir professionnel. Mais malgré son 1,78 m, certains ne la voient pas capable de franchir le cap en raison de sa taille, jugée trop petite.

 

Championne de France après 3 ans de rugby

 

La fin d’un rêve et d’une passion. Alors que vient l’heure des études supérieures, Morganne Shelford part à Paris et envoie tout valdinguer. Le basket et le sport plus généralement. « Très mauvaise décision en termes d’hygiène de vie, mais aussi très libérateur », sourit aujourd’hui l’intéressée.

 

Quelques années plus tôt, ses parents reprennent un bar à Aulnat, le “Happy Days”. Les clients défilent. Parmi eux, une certaine Annick Hayraud tente d’approcher la fille Shelford pour la convaincre de venir jouer au rugby à Romagnat, elle qui en est alors la manager. Sans succès. Mais bien après cet épisode, alors que Morganne est revenue au pays en 2018, c’est la “Glaude”, Clothilde Vidal, qui parvient à l’attirer à un entraînement de l’équipe réserve de Romagnat. Equipe qui évolue alors en Fédérale B, soit le plus bas niveau qui existe à l’époque.

 

Ce qui ne devait être qu’un entraînement est en fait un véritable point de bascule dans la vie de Morganne Shelford qui ne tarde finalement pas à prendre une licence. Mais à ce moment-là, viser une place en équipe première n’est même pas une option. Question de niveau, déjà. Puis parce que la jeune femme est en train de se réorienter professionnellement vers l’enseignement alors que le bar de ses parents brûle à peu près au même moment.

 

Mais après deux saisons à porter le numéro 8 de la réserve, où ses capacités physiques font des ravages, Vincent Fargeas, qui vient d’arriver à Romagnat en tant qu’entraîneur des avants parvient à la convaincre de s’essayer à l’étage supérieur au poste de deuxième ligne.

 

Morganne Shelford :

« Je fais alors le plus gros hold-up de l’histoire parce qu’à la fin de la saison, on devient championne de France (2021, ndlr) ! Ce n’est alors que ma troisième saison de rugby. »
 

Depuis, la seconde ligne est indéboulonnable dans la cage de l’ASM Rugby Féminin. Et si la maladie a un temps affaibli son père Frank, celui-ci a pu reprendre sa place en tribunes, samedi pour la réception de Montpellier, aux côtés de Pascale comme il l’a toujours fait. L’occasion de constater qu’au Michelin, aussi, le nom Shelford raisonne encore.


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#1310 Babé03

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Posté 25 mars 2026 - 07:00

"Le staff des Bleues sait le travail que l'on fait ici" : l'ASM Rugby Féminin enfin reconnu en équipe de France Le XV de France féminin a débuté ce mardi son stage de préparation pour le prochain Tournoi des Six Nations. Parmi les 38 joueuses convoquées figurent six Clermontoises. Jusqu’ici, et malgré ses bons résultats, l’ASM Rugby féminin était boudée par le staff des Bleues. La fin d’une anomalie et une récompense justifiée.

Ces dernières années, Fabrice Ribeyrolles et le staff sont souvent montés au créneau face au manque de reconnaissance des différents staffs des Bleues envers leurs joueuses. Mis à part Jessy Trémoulière ou Lina Tuy, peu de représentantes auvergnates avaient le droit de pousser les portes de Marcoussis.

« Ce qui nous frustrait souvent, c’est que l’on n’avait pas la sensation que les joueuses les plus performantes en championnat étaient appelées en équipe de France, remarque l’entraîneur adjoint Vincent Fargeas. Si l’on prend l’exemple de Mathilde Lazarko, elle faisait partie des joueuses les plus dominantes de l’Élite, mais pas pour tout le monde apparemment. Ce n’est plus le cas maintenant et tant mieux pour elle. »

Ce mardi matin, à l’occasion du début du stage de préparation en vue du prochain Tournoi des Six Nations, Mathilde Lazarko était accompagnée de cinq autres Clermontoises au Centre d'entraînement national (Ylina Brosseau, Assia Khalfaoui, Léa Gabriagues, Alexandra Chambon et Anaïs Grando). Une première qui satisfait Fabrice Ribeyrolles, qui voit là le travail de tout un club enfin récompensé.

L’exemple Léa Gabriagues

 « Cela montre l’attractivité de notre club. Il est regardé car il y a des résultats et surtout parce que ça joue bien. Les filles travaillent entre 8 et 12 fois par semaine. Elles méritent vraiment cette récompense car elles sont performantes. On l’a souvent mis en avant, mais c’est le collectif qui permet aux filles de briller. »

Léa Gabriagues symbolise le travail de formation fourni depuis tant d’années. Arrivée chez les cadettes alors qu’elle ne connaissait pas grand-chose à ce sport, la troisième ligne centre a gravi les échelons un par un. Aujourd’hui, l’âme de cette équipe obtient enfin la reconnaissance du maillot national.

 
« C’est une surprise et une grosse satisfaction pour nous, lance Fabrice Ribeyrolles. Son état de forme actuel est ainsi récompensé. C’est certain qu’elle ne représente pas l’avenir de l’équipe de France. Elle a connu l’Élite 2 avec nous. Cela fait 12 ans que Léa nous accompagne. C’est superbe qu’elle en arrive là. »
Des passerelles plus fluides avec Marcoussis

À l’image de Léa Gabriagues, les filles de l’ASM Rugby ne sont plus regardées comme avant. Le fruit des très bons résultats cette saison, le club étant actuellement co-leader du championnat avec le Stade Toulousain. Mais c’est aussi, et surtout, la vision du rugby imposée par le staff clermontois, qui correspond à celle du nouveau sélectionneur François Ratier.

L’ancien entraîneur de Bordeaux et Fabrice Ribeyrolles s’apprécient beaucoup et communiquent souvent. Même s’ils étaient concurrents pour le poste à la tête des Bleues, les deux techniciens partagent les mêmes valeurs et la même philosophie. Les passerelles s’en trouvent donc améliorées.

« Il y a des gens à la tête de l’équipe de France qui ont une autre vision du rugby, celle qui se rapproche le plus de la nôtre. Un staff qui veut travailler avec nous et qui nous contacte régulièrement. Ils savent le travail que l’on fait ici et voient les performances de nos joueuses », remarque Fabrice Ribeyrolles.

Il faut dire aussi que l’ASM a recruté des joueuses rompues au maillot bleu. Ylina Brosseau, Assia Khalfaoui et Alexandra Chambon, habituées de Marcoussis, ont logiquement fait grossir le contingent clermontois. Le vertueux appelant le vertueux, plus aucune joueuse française ne pourra prétendre que l’ASM Rugby Féminin est un frein pour l’équipe de France. Le staff auvergnat en était certain, encore fallait-il que cela se concrétise.


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