Exprimé comme ceci, je te suis
Oui, mais lui il explique mieux !!!
Posté aujourd'hui, 06:29
Exprimé comme ceci, je te suis
Posté aujourd'hui, 13:05
Qu'est ce qui fait vibrer
Manque de considération, salary-cap et changement de poste : les raisons qui poussent Thomas Ramos vers le Racing 92
Selon nos informations, un accord a été trouvé entre Thomas Ramos, arrière du Stade Toulousain et du XV de France, et le Racing 92 pour finaliser un transfert tonitruant, qui dépasse le cadre purement sportif.
Le 1er juillet, à minuit et une minute, et même à minuit et une seconde pour les plus tatillons, Thomas Ramos pouvait être contacté par tout club désireux de tâter le terrain concernant l'avenir de l'arrière du XV de France. Comme le règlement l'impose, il faut attendre que le contrat bascule dans sa dernière année pour lancer une offensive. Celui liant le recordman de points (563) en équipe de France (31 ans et 52 sélections) au Stade Toulousain arrivant à échéance le 30 juin 2027, le top départ devait attendre que juillet commence.
Il y a quelques mois/semaines, on ne voyait pas tellement l'intérêt de surveiller ce dossier plus que de raison. Thomas Ramos quittant Toulouse apparaissait comme un non-événement dans toute sa splendeur, au pire comme un artifice pour faire monter les enchères dans une négociation de prolongation. Assister un jour au départ de celui qui porte le maillot rouge et noir depuis ses 15 ans et ses années cadets pour une autre écurie française relevait de l'inimaginable. Un peu comme lorsque le propriétaire du Biarritz Olympique, Pierre-Édouard Stérin, désireux d'endimancher son plan « Brennus 2032 », faisait miroiter le possible recrutement d'Antoine Dupont.
Toulouse pour ses premiers pas en pro, puis Colomiers
Gamin, avec ses copains de l'école de rugby de Mazamet (Tarn), son club formateur, Thomas Ramos avait acheté le maillot de Toulouse un jour où toute la smala était montée à Paris pour une finale de Championnat. Plus tard, ce fut l'entrée au lycée Jolimont en Haute-Garonne, où Sébastien Piqueronies le prit sous son aile jusqu'à ses dix-huit ans. C'est à cet âge qu'il dispute son premier match avec les pros. L'arrivée d'Ugo Mola à la tête de l'équipe première ne lui est pas favorable dans un premier temps. Question de concurrence aussi. Il est prêté à Colomiers (il sera élu meilleur joueur de Pro D2 en 2017) avant de revenir à Ernest-Wallon et de se tailler une place de roi au Stade Toulousain.
Fin juillet, Rugbyrama révélait l'intérêt du Racing et du Stade Rochelais pour celui à qui tout le monde promet un avenir d'entraîneur, comme Napoléon perçant déjà sous Bonaparte. Aujourd'hui, d'après nos informations, la situation s'est décantée. Les discussions avec le Racing seraient si avancées qu'un accord a été trouvé entre Thomas Ramos et le club des Hauts-de-Seine. On évoque un contrat de trois ans. Contacté, le Racing infirme l'existence de tout accord avec le joueur.
Une possibilité de s'installer à l'ouverture
Dans un marché qu'on disait endormi comme jamais, la signature au Racing de celui que beaucoup considèrent comme l'un des meilleurs joueurs au monde provoquerait une sacrée secousse. Et la première serait bien sûr ressentie à Toulouse. Il y a quelques semaines, le joueur privilégiait encore la solution de stabilité et voulait croire qu'une possibilité de prolongation allait émerger. Cette voie serait désormais sans issue. Dans les discussions avec le Racing, la perspective pour Thomas Ramos de pouvoir s'installer au poste de demi d'ouverture n'est pas un argument qui serait tombé dans l'oreille d'un sourd.
En creux, derrière ce transfert, se détache aussi l'ombre du salary-cap et des récentes turpitudes du Stade Toulousain. Le 3 juillet dernier, le club du président Didier Lacroix était condamné à une amende de 2,88 millions d'euros pour de nouvelles infractions au règlement encadrant le plafonnement des masses salariales en Top 14. Il s'agissait de la cinquième sanction en moins de trois ans. Ces derniers temps, certains joueurs, plutôt des trentenaires, ont été avertis par leur direction que les négociations en vue d'une prolongation ne pourraient pas prendre le tour espéré. Qu'il faudrait même songer à consentir un effort financier.
Ce serrage de ceinture aurait concerné Thomas Ramos, qui, on peut le comprendre, n'aurait pas bien pris la chose. Pour convaincre un tel joueur de quitter un tel club, il faut qu'il ait déjà quelque raison de s'en aller. A-t-il fini par éprouver un manque de considération, lui qui a tellement apporté dans tant de matches décisifs lorsque Antoine Dupont ou Romain Ntamack n'était pas sur leurs deux jambes ? C'est une question sensible. Forfait pour la demi-finale contre le Racing 92 (71-17) en raison en raison d'une blessure aux ischio-jambiers, il était revenu de justesse la semaine suivante. Remplaçant au Stade de France contre Montpellier en juin (28-20), le Tarnais n'avait pas contribué directement au score ce soir-là. Mais il a inscrit 92 points en cinq finales de Top 14, soit un record supplémentaire à son actif.
On lit ici et là que le Stade Toulousain doit désormais adapter sa politique salariale au cadre réglementaire ; c'est donc bien qu'il y avait un loup jusque-là. Le départ de Thomas Ramos serait aussi le symbole et le symptôme de cette conjoncture. Le 30 juin 2027, François Cros, Dorian Aldegheri et Anthony Jelonch, tous trentenaires, arriveront eux aussi en fin de contrat, tout comme Emmanuel Meafou.
Le staff des Bleus déjà au courant de ses envies d'ailleurs
Quant aux éternels inquiets, ceux qui se projetteraient déjà en Australie, pour la Coupe du monde 2027, ils peuvent d'ores et déjà revoir leur niveau de cortisol à la baisse. Au sein de l'état-major tricolore, on a déjà eu vent de ses envies d'ailleurs. Ce changement d'horizon était envisagé sur plusieurs aspects : d'abord, celui de son rôle sur le terrain. Thomas Ramos occupe indifféremment les postes d'ouvreur et d'arrière en club et en équipe de France depuis plusieurs saisons. Son agilité et sa rapidité d'adaptation ne sont pas des sujets.
Dans le système des Bleus, les deux missions se confondent. L'âge avançant et les jambes se faisant naturellement moins légères, une installation définitive au numéro 10 ne serait en rien un handicap pour la suite de sa carrière internationale, d'autant que les tests d'été en Australie et au Japon ont garanti la faculté de Matthieu Jalibert à être plus que performant avec le 15 dans le dos. Enfin le fait que Thomas Ramos, buteur sans équivalent ces dernières années, puisse porter un autre maillot que celui de Toulouse permettrait d'alléger la dot rouge et noir envers la sélection à l'occasion de chaque rassemblement international.
En coulisse, il n'a jamais été neutre pour Fabien Galthié, dit-on, de devoir priver Ugo Mola du trio Dupont-Ntamack-Ramos en même temps, auquel peuvent s'ajouter d'autres trois-quarts comme l'ailier Matthis Lebel (27 ans), le centre Pierre-Louis Barassi (28 ans) ou le très polyvalent et talentueux Kalvin Gourgues (21 ans). Même si leur club n'a jamais semblé réellement souffrir des doublons d'un point de vue mathématique, c'est une donnée dont tenait compte le staff au moment de construire ses listes.
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