Me Virginie Pin, l'avocate du plaignant dans l'affaire Steffon Armitage, met à mal la version du joueur toulonnais durant sa plaidoirie : "Lors de sa déposition en garde à vue, monsieur Armitage a indiqué : 'On m'a séparé et personne d'autre n'a porté des coups.' C'est suffisamment éloquent, non ?... C'est une facon de reconnaître les faits. De plus, il est venu voir mon client juste après les faits en lui intimant de ne surtout pas porter plainte. Dès lors, si cela n'est pas reconnaître les faits, ce n'est plus rien à comprendre."
La procureure de la Republique du tribunal correctionnel de Toulon déplore "l'omerta du personnel de l'établissement au sein duquel ont eu lieu les faits du 13 décembre et la conviction que les gens mis en cause ne prennent pas leurs responsabilités aujourd'hui. Tout cela entache forcément ce dossier."
Elle requiert une peine d'emprisonnement de 5 à 6 mois assortie du sursis et une amende de 5 000 euros.