Il était jeune et beau et portait les crampons
Qu’on voit chez les avants à Ernest-euh Wallon
Un jour de grand cafard il lui prit fantaisie
D’aller tenter sa chance loin de sa patrie
Ou vas-tu donc, Yohann, qu’as-tu fait Maestri ?
Pourquoi chercher fortune si loin de Toulouse ?
Pourquoi gâter ton jeu à celui de Paris ?
Comme l’a fait Fickou qui joue numéro douze ?
Tais-donc ta gueule, idiot, et je reste poli
Répond Yohann qui joint à ses mots une baffe
Ici je suis heureux Fickou est épanoui
Il n’y a que ma maman qui redoute une gaffe
Et puis dans les bons jours il m’arrive de jouer
Tout comme les plus grands : Papé, Brad Thorn, Pelous
Et puis le Capri Sun n’a pas gagné Toulouse
Et c’est vachement bon, je vais t’en abreuver.
Mais Dieu possède un doigt et l’orgueilleux Yohant
Connut bientôt le lot de tous les arrogants
Kolbe devant, derrière, à l’aile, au centre, au près
Ecartant les ballons, rentrant bientôt sa course
De retour intérieur en coup de pied aux bourses
Le Kolbe est partout, Yohann est mystifié
Adieu donc, fortune, adieu beau clasico
La gloire de Paris sonne creux aux échos
Et Yohann endeuillé, honteux qu’on l’y ait pris
Crie dans le fion Yohann, dans le cul Maestri !
On est d'accord
( ben oui, j'entends d'ici l'accord des "on")







