EDF de Galthié
#11311
Posté 02 novembre 2025 - 17:28
L'été on joue pas la gagne, et l'automne idem.
Bah on va sacrément dégringoler dans le classement mondial.
#11312
Posté 02 novembre 2025 - 18:14
- cocotte 63 aime ceci
#11313
Posté 02 novembre 2025 - 19:20
Le Garrec c'est probablement l'avenir mais perso c'est le niveau en dessous au niveau international.
Donc si je comprends bien on joue 5 matchs par an...
L'été on joue pas la gagne, et l'automne idem.
Bah on va sacrément dégringoler dans le classement mondial.
On ne peut juste pas être au niveau en une semaine d'une équipe qui sort d'une compétition, c'est la réalité
Mais aucun doute sur la motivation du staff et de l'équipe
#11314
Posté 02 novembre 2025 - 23:44
#11315
Posté 03 novembre 2025 - 07:10
L’arrière des Bleus et du Stade Toulousain, Thomas Ramos © Crédit photo : GLYN KIRK / AFP
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Thomas Ramos a rejoint les Bleus jeudi en vue du choc face à l’Afrique du Sud. Titulaire indiscutable, l’arrière a développé un fascinant sens du leadership à Toulouse comme en équipe de France. Il a accepté d’en témoigner avant la tournée
Qu’est-ce qui fait d’un joueur un leader selon vous ?
C’est quelqu’un qui met tout en place pour être exigeant envers lui-même et qui a des performances à la hauteur des attentes que l’on a placées en lui. C’est lui qui permet d’être ensuite exigeant à son tour envers ses coéquipiers. C’est un peu philosophique tout ça, mais c’est comme ça que je définirais un leader. Pour moi, ce n’est pas celui qui gueule le plus fort. Ce n’est pas celui qui explique tout aux autres sans faire la moitié de ce qu’il leur demande. Il doit bosser et savoir faire son auto-critique. Qu’elle soit positive ou négative. Dans les moments importants, qu’il s’agisse de victoire ou de période de doute, il a la capacité à redonner la confiance aux autres.
Pensez-vous correspondre à cette définition ?
À l’instant T, non. Mon début de saison n’est pas à la hauteur de ce que je souhaite et de ce que je devrais apporter à l’équipe [l’entretien a été réalisé début octobre après la défaite de Toulouse à Bayonne, NDLR]. Mais si on reprend depuis le début de ma carrière, j’imagine que oui… J’ai eu le temps d’observer des joueurs avec beaucoup d’expérience. Je me suis inspiré de ceux qui correspondaient à la définition que je vous ai donnée avant et j’ai laissé de côté ceux qui gueulaient plus fort que ce qu’ils faisaient. C’est à partir de là que j’ai choisi la case dans laquelle je voulais être. J’ai toujours travaillé parce que j’en ai eu besoin pour franchir un cap. C’est ce qui m’amène à être légitime pour parler dans un groupe.
« Je n’ai jamais cherché à être un leader ou un capitaine. Ce sont des rôles qu’on m’a donnés au fil de ma carrière »
À quel point êtes-vous intransigeant avec vous-même ?
Après un match, je suis capable de le revoir une fois en entier dans sa globalité. Puis revoir une ou deux fois mes actions individuelles pour comprendre pourquoi j’ai fait telle erreur ou tel choix. Je fais attention à mon hygiène de vie, à mon sommeil, à ma qualité de vie, à ma récupération. Je mets toutes les chances de mon côté pour réussir ma carrière.
Avez-vous toujours eu cet appétit pour prendre le leadership ?
Je déteste perdre. J’ai horreur de me faire marcher sur les pieds. Je pense que ça me galvanise dans un rôle comme ça. J’ai jamais cherché à être un leader ou un capitaine. Ce sont des rôles qu’on m’a donnés au fil de ma carrière. Même si j’aime amener le groupe dans mes idées, c’est sûr.
Thomas Ramos sous le maillot du Stade Toulousain.
Avez-vous toujours eu cette haine de la défaite ?
Quand je jouais au ping-pong avec mon père dans le garage, j’étais capable d’y rester pendant des heures tant que je ne gagnais pas. Quand je faisais des jeux de société avec ma sœur, je ne voulais jamais la laisser gagner ! J’ai toujours été dans cet état d’esprit. Mais le sportif a certainement développé tout ça.
Cela ne peut-il pas vous consumer ?
Parfois, c’est chiant. Pour mes proches, ça peut être pénible. Un exemple tout bête : pendant le Covid, on avait un couple d’amis qui vivait à 300 mètres de chez nous : Sébastien Bézy et sa femme. On était presque tous les jours ensemble. On faisait des jeux de société garçons contre filles. On ne voulait pas les laisser gagner : on finissait par s’embrouiller tellement on était insupportables (sourire). Mais je sais aussi de temps en temps relâcher.
On a entendu parler d’une partie de padel houleuse avec Damian Penaud durant la préparation à la Coupe du monde 2023…
Ce n’est pas ma faute (sourire) ! On a joué ensemble contre Thibault Giroud et Manu Urdampilleta [respectivement manager de la performance et analyste vidéo à l’époque]. On gagne le premier set haut la main. Derrière, Damian a décidé de faire le spectacle. On a perdu 2 sets à 1… Je n’avais plus le droit de jouer la moindre balle sur le terrain à la fin. Elles étaient toutes dédiées à Damian ! Au bout d’un moment, j’ai dit stop : j’arrête, je vais m’énerver. Et on ne s’est pas parlé pendant 24 heures. Mais il s’est excusé quand même !
Thomas Ramos et Damian Penaud sont très proches dans la vie de tous les jours.
Vous dites vous être inspiré de certains leaders. À qui faites-vous référence ?
Quand je suis arrivé en équipe pro à Toulouse, il y en avait un qui avait beaucoup prouvé dans sa carrière : Thierry Dusautoir. Il ne parlait pas beaucoup, mais quand il faisait les choses, ça se voyait. Je suis ensuite parti à Colomiers. J’ai rencontré des joueurs qui ne parlaient pas beaucoup non plus. Notamment un joueur, Aurélien Bécot qui était un leader de combat. On attend toujours d’un capitaine qu’il parle tout le temps. Mais quand il ne parle pas beaucoup, et qu’il montre le week-end, ça marque les esprits. Quand je suis revenu au Stade [après son prêt à Colomiers], Jerome Kaino est arrivé. Lui, ne parlait pas du tout. Mais ce qui m’a marqué avec lui, c’est qu’il y avait un silence de cathédrale dès qu’il prenait la parole.
Thomas Ramos tient un rôle central dans les 5 Brennus remportés par Toulouse depuis 2019.
Paradoxalement, vous ne citez que des figures mutiques alors que vous parlez tout le temps sur un terrain…
Oui. Mais parce qu’en jouant à l’arrière, j’aime placer les joueurs, les aider quand ils sont dans le dur en défense. Du coup, je parle beaucoup.
Aimez vous avoir de l’emprise sur vos coéquipiers ?
Non. Ce que j’aime, c’est communiquer. Il n’y a rien de pire que de jouer un sport collectif où on ne parle pas. C’est terrible. Au-delà, c’est aussi une question de caractère. Je dis toujours aux mecs : forcez-vous à parler à l’entraînement. N’ayez pas peur de vous tromper. Comme ça, le jour du match, vous aurez le réflexe de le faire et donner une information. Quand tu joues à la charnière ou en 15, tu peux prendre quatre ou cinq décisions dans la même action : c’est vachement plus simple si on t’aide que si tu es le seul décisionnaire. Après, dire que j’ai de l’emprise, non je ne pense pas. Je sais que je suis dur parfois avec mes coéquipiers. Mais c’est toujours pour l’équipe. Même si je le fais parfois d’une mauvaise façon et que je m’en excuse. Mais on joue dans des stades avec plusieurs milliers de personnes : si je parle normalement, personne ne va m’entendre. Pour prévenir tes coéquipiers, tu as besoin de crier.
Peut-on se comporter de la même manière en club et en équipe de France ?
Pendant des années, je n’ai pas eu de temps de jeu, c’était délicat de prendre la parole. Mais depuis un ou deux ans, quand on me demande mon avis ou quand je sens que je dois prendre la parole pour des questions stratégiques, je le fais. Mais ça vient aussi de la légitimité.
Gregory Alldritt avait déclaré lors du dernier Tournoi, « nous, on est les maçons, lui, c’est l’architecte »…
Je ne savais pas (sourire). Je pense qu’il a dit ça parce que j’ai beaucoup joué à l’ouverture sur la période 2024 - 2025. Certains ont appris à me connaître plus en tant que joueur stratégique que par le passé. Ça a fait évoluer le regard des autres. Mais oui, ça fait plaisir.
Thomas Ramos, ici dans les bras de Julien Marchand, son coéquipier à Toulouse comme en équipe de France.
Votre manager à Toulouse, Ugo Mola, avait aussi dit « Thomas est le coach du terrain : il pourrait presque prendre ma place »…
Ah, ça a fait parler cette phrase…
« On joue dans des stades de plusieurs milliers de personnes : si je parle normalement, personne ne m’entendra »
Vous ne l’aimez pas ?
Pas à l’heure actuelle non. Je n’ai que 30 ans. Je veux me consacrer aux années qui me restent. J’ai parfois l’impression qu’on me parle plus de ce que je ferai après que de ce qui me reste à réaliser. Ça me dérange parfois.
On l’interprétait plus comme manière de souligner votre emprise sur le jeu…
Peut-être qu’il dit ça parce que je crie beaucoup sur le terrain et que ça lui évite d’avoir à le faire (sourire)… Ugo est bon dans la com : il faut le lui demander à lui comment lui interprète cette phrase.
Vos entraîneurs vous décrivent comme un passionné de stratégie. À quel point ?
En club comme en équipe de France, on est à un stade de notre carrière où on peut aller voir les coachs pour parler de la stratégie. Quand tu as décidé un lancement en fonction de l’adversaire et que ça marche, il n’y a rien de mieux. Je trouve qu’on est tombé dans un rugby aujourd’hui où toutes les équipes font les mêmes sorties de camp, lancent le jeu de telles zones à telles zones et font des ballons portés dans les 22 derniers mètres. Qu’est-ce qu’on fait de différent pour surprendre l’adversaire ?
Vous n’êtes pas capitaine à Toulouse comme en équipe de France. Pourquoi selon vous ?
Le capitanat n’est pas quelque chose qui me motive. C’est juste un statut à l’instant T. Être capitaine, ça ne se demande pas de toute façon. Les coachs font un choix. Que je le sois ou pas, ça ne m’empêchera jamais de dire ce que je pense. C’est dans ma nature. Et tout beau discours ne parlera jamais autant qu’une belle performance. La seule chose qui pourrait m’aider à être capitaine, c’est que ça me permettrait de parler plus avec les arbitres (sourire).
Thomas Ramos est devenu le meilleur réalisateur de l’histoire du XV de France lors du dernier Tournoi des Six-Nations.
- grospaquet33 aime ceci
#11316
Posté 03 novembre 2025 - 22:51
#11317
Posté 04 novembre 2025 - 07:05
Dans une liste à 42 noms, Fabien Galthié peut ratisser tellement large qu'il y a finalement peu de déçus. Une exception confirme la règle sur ce rassemblement, puisque l'absence de Baptiste Serin a de quoi surprendre. C'est un autre « cut » qui semble marquer les joueurs concernés, avec ce couperet qui tombe le mercredi soir quand le groupe, convention FFR-LNR oblige, doit être réduit, une partie quittant Marcoussis pour éventuellement jouer en Top 14.
Un classique depuis le début du mandat de Galthié en 2020, anodin en apparence, mais dont les déclarations d'Émilien Gailleton puis Grégory Alldritt ce week-end ont fait ressortir un côté plus sombre. Car leur « libération » signifiait surtout qu'ils ne faisaient a priori pas partie des plans pour affronter l'Afrique du Sud samedi. Les chiffres sont bien faits : le sélectionneur a pu garder 23 joueurs, soit l'équivalent d'une feuille de match, ce qui confirme qu'Alldritt est derrière Mickaël Guillard au poste de numéro 8 et que Pierre-Louis Barassi, Gaël Fickou et Nicolas Depoortere ont les faveurs de l'encadrement tricolore au centre, au détriment de Gailleton. « Je suis très déçu, je ne vais pas vous le cacher, a lâché le Palois sur Canal+après la victoire contre Perpignan samedi soir (27-23). J'avais d'autres intentions mais ce sont des choix, il faut les respecter. »
Même son de cloche pour Alldritt après un match complet face au Racing (33-6) dimanche soir : « Il y a eu pas mal de rebondissements, beaucoup de déception et j'avais besoin d'un petit peu d'amour. » Ces déclarations ne sont pas anodines. D'abord car on ne les avait jamais entendues micro ouvert. Ensuite parce qu'elles renvoient à cette condition d'intermittent de Marcoussis qui peut créer un mal-être.
Il y a un an, Matthieu Jalibert l'avait ressenti en comprenant qu'il ne faisait pas partie des plans pour affronter la Nouvelle-Zélande, quittant, à sa demande, le groupe le mercredi précédent. « Il y a eu une période plus compliquée, se rappelait le Bordelais dans nos colonnes fin septembre. J'ai eu ces discussions avec Fabien (Galthié) sur un mal-être. (...) Il a compris et accepté ce que je lui ai dit. (...) J'ai besoin de sentir que le staff et les joueurs autour me font confiance pour prendre du plaisir sur le terrain. C'est vrai qu'en équipe de France, parfois, ça n'a pas été le cas. »
Un statut de doublure qui n'a rien de définitif
« On veut identifier les joueurs forts. Par les compétences mais aussi dans le caractère », avait répondu Galthié sur son cas l'an dernier. Ainsi irait l'aspect impitoyable du très haut niveau. « C'est une forme de règle implicite que les joueurs connaissent quand ils viennent en sélection, estime Anthony Mette, préparateur mental qui travaille avec plusieurs joueurs de rugby. Ils ont connu les étapes pour entrer en centre de formation, en équipe première, puis pour passer titulaire et là, c'est le très haut niveau, encore au-dessus, où le critère qui domine, c'est la performance. La première chose à verbaliser, c'est comment je me sens ? Frustré ? En colère ? Il faut laisser passer cette première émotion pour prendre du recul. La deuxième chose, c'est alors de comprendre pourquoi je ne suis pas gardé. Méforme physique ? Mal-être ? Concurrence ? Et de là on peut rebondir car on sait ce qu'il faut travailler. Il ne faut surtout pas rester sur le côté ego/injustice, mais constamment se remettre en question et chercher à progresser. »
Interrogé sur les déclarations de son joueur, le manager de Pau, Sébastien Piqueronies, analyse la chose avec la même optique : « Je suis déçu pour Émilien (Gailleton) car j'estime que dans cette bataille à quatre (au centre), il a sa carte à jouer. Mais parfois, le chemin est plus sinueux. Il est déçu car il pensait avoir le niveau et les compétences pour y être. Mais je le connais trop bien pour savoir que ce n'est pas ça qui va le décourager. Il va travailler pour montrer qu'il peut être un polyvalent 12-13-ailier. »
L'histoire montre d'ailleurs que ce statut de doublure n'a rien de définitif. Dernier exemple en date : avant le Tournoi des Six Nations, Maxime Lucu faisait partie des joueurs libérés lors de la première semaine de rassemblement. Puis il a pris la place de Nolann Le Garrec en cours de compétition et a même fini titulaire le soir du sacre face à l'Écosse après la grave blessure d'Antoine Dupont. « Il faut aussi penser long terme, à l'objectif fixé qui est clairement la Coupe du monde (en 2027), conclut Anthony Mette. Ça veut dire accepter ses moments faibles qui sont inévitables vu les cadences du rugby et viser ce moment où on veut être au top de sa forme. » Quitte à manquer les retrouvailles avec les Sud-Africains.
#11318
Posté 04 novembre 2025 - 07:17
Lenni Nouchi (Montpellier), Oscar Jegou (La Rochelle), Esteban Capilla (Bayonne) et Paul Boudehent (La Rochelle). © Crédit photo : Fabien Cottereau / Bertrand Lapègue / AFP
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Le déclassement d’Alldritt et la non-sélection de la pépite Capilla pour le match face aux Springboks illustrent la profusion de troisièmes lignes français de haut niveau
Il n’y a probablement pas, comme au foot, 60 millions de sélectionneurs de rugby en France, mais ils sont a minima un bon paquet qui jouent à imaginer leur liste de joueurs retenus pour les matchs du XV de France. Avec la promesse de débats parfois enflammés et de casse-têtes à certains postes. Parfois face au manque de main-d’œuvre très qualifiée, chez les piliers droits par exemple. Ou devant la profusion d’options à disposition. C’est le cas en troisième ligne, le secteur le plus concurrentiel chez les Bleus avec le poste de centre.
La blessure de François Cros et le manque de rythme de Charles Ollivon ont libéré un peu de place dans le groupe de Fabien Galthié pour cette tournée de novembre. Mais celui-ci a tout de même sous la main un bataillon particulièrement compétitif. À tel point que Grégory Alldritt, indiscutable lors du Tournoi remporté au printemps dernier mais en dedans avec le Stade Rochelais en ce début de saison, n’a même pas été protégé le week-end dernier. « Troisième ligne, en France, c’est un poste où il y a des dizaines de mecs trop forts », résume son coéquipier Paul Boudehent.
« Pas d’équivalent en Europe »
Le réservoir tricolore est-il le plus riche du monde ? « En Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande, il y a plein de joueurs qu’on connaît moins, mais qui ont le talent et la qualité qui ressemblent à ce qu’on a chez nous », répond Thomas Lièvremont, ancien numéro 8 des Bleus (37 sélections). Peter Lakai, Wallace Sititi et Simon Parker sont les lieutenants d’Ardie Savea chez les Blacks. Côté Springboks, entre Siya Kolisi, Pieter-Steph Du Toit, Jasper Wiese, Kwagga Smith ou Marco van Staden, le matériel est sacrément épais.
« Mais en Europe, la France n’a pas d’équivalent, en tout cas pas sur un aussi grand nombre de joueurs », prolonge Lièvremont. L’Angleterre pourrait rivaliser mais voit des titulaires potentiels rejoindre le Top 14 (Zach Mercer, Sam Simmonds et Jack Willis aujourd’hui, Tom Willis demain) et tourner le dos à la sélection. Afrique du Sud, France, Angleterre : il est logique que les trois nations comptant le plus de licenciés soient celles qui s’appuient sur les viviers les plus fournis.
Si les troisième ligne sont aussi nombreux, c’est également parce que cette position ne nécessite pas une spécificité physique très marquée. Pas besoin d’être immense (comme un deuxième ligne), de courir très vite (comme un ailier), d’un jeu au pied précis (comme un demi de mêlée ou un ouvreur) ou d’une grande habileté sous les ballons hauts (comme un arrière). « C’est un poste où l’on peut réussir sans un physique hors norme et sans un énorme talent technique », estime Lièvremont. Courir, plaquer, gratter, sauter, pousser en mêlée : le troisième ligne est à la fois le moins spécialisé et celui qui doit être capable de presque tout faire.
« Les postes de centre et de troisième ligne se rejoignent, pointe Sébastien Calvet, sélectionneur de l’équipe de France U18 puis U20 de 2020 à 2024. Il n’y a qu’à voir les actions que peuvent produire Esteban Capilla ou Lenni Nouchi. » Âgés de respectivement 21 et 22 ans, le Bayonnais (déjà cinq essais en Top 14) et le Montpelliérain (quatre) font partie des figures montantes appelées à bousculer la hiérarchie d’ici la Coupe du monde 2027.
Éric Champ, Laurent Cabannes, Imanol Harinordoquy, Thierry Dusautoir… La France est historiquement bien pourvue en troisième ligne. Le phénomène semble s’accélérer. « La politique française paie, estime Sébastien Calvet. Avec les quotas obligatoires de Jiff, les clubs ont investi dans la formation, mis en place des plannings de succession. On a plus de trente centres de formation, des clubs de Nationale s’y sont mis. On a aujourd’hui toute une génération qui a bénéficié de tout ça. Il y a dix ans, les Anglais parlaient de la France comme d’un géant qui dort. On s’est réveillés… »
Avec une limite, évoquée par Fabien Galthié l’été dernier : « Il n’y a quasiment pas de numéro 8 en France, à part Greg Alldritt. Dans les clubs, le poste est beaucoup occupé par des étrangers non-sélectionnables. » Le troisième ligne centre est en théorie le plus habile ballon en main, capable de perforer la défense adverse. Samedi, contre les doubles champions du monde sud-africains, le poste devrait être tenu par Mickaël Guillard. Un deuxième ligne de formation.
(1) Joueurs issus des filières de formation, système instauré et progressif depuis 2010.
#11319
Posté 04 novembre 2025 - 09:51
Donc si je comprends bien on joue 5 matchs par an...
L'été on joue pas la gagne, et l'automne idem.
Bah on va sacrément dégringoler dans le classement mondial.
Comme d'habitude en tournée de novembre, on va jouer une équipe qui ne pense qu'a une chose : les vacances. Les français auront le couteau entre les dents, avec l'esprit de revanche et je pense qu'on gagnera.
Maintenant, si c'est ce qu'il se passe faudra pas se gargariser (même si j'ai aucun doute sur la capacité de Galthié à le faire), ça n'effacera en rien la défaite de 2023, et pour cette saison l'important sera ce qu'il se passera au Tournoi.
On s'en fiche royalement du classement mondial, ce qui compte c'est le nombre de six Nations que tu remportes et d'atteindre le graal en Australie (au moins d'y être performant dans un premier temps). A la fin, tu peux être numéro 1 mondial pendant 4 ans, si t'es pas champion du monde au bout, ça te fais une belle jambe.
#11320
Posté 04 novembre 2025 - 12:14
vous pensez que c'est quoi le plan de jeu contre les Bourinos
pardon les Springbourinos ? Bis répétita de 2023 : axer sur le jeu, et eux ils font des chandelles et du boum boum ? Y a-t-il de quoi les dépasser par la vitesse avec Lucu-Ntamack qui animent ? possible. Le pack a l'air de s'orienter vers le poids pour tenir physiquement le choc des sudafs. Je pense sincèrement que si on refait le match 2023 FRA AfdS mais avec un peu de maîtrise sous les chandelles, ça passe crème.
- Silhouette aime ceci
#11321
Posté 04 novembre 2025 - 12:27
vous pensez que c'est quoi le plan de jeu contre les Bourinos
pardon les Springbourinos ? Bis répétita de 2023 : axer sur le jeu, et eux ils font des chandelles et du boum boum ? Y a-t-il de quoi les dépasser par la vitesse avec Lucu-Ntamack qui animent ? possible. Le pack a l'air de s'orienter vers le poids pour tenir physiquement le choc des sudafs. Je pense sincèrement que si on refait le match 2023 FRA AfdS mais avec un peu de maîtrise sous les chandelles, ça passe crème.
En 2023, on était champions crème, aussi.
- Bon Chasseur et ronite aiment ceci
#11322
Posté 04 novembre 2025 - 12:54
En 2023, on était champions crème, aussi.
oui, mais pas champion des chandelles Chantilly vanillée.
Mmm.
#11323
Posté 04 novembre 2025 - 13:10
En 2023, on était champions crème, aussi.
En expected points, on était au dessus quand meme .
Bon en gros, faut sortir un match de bourrins, jouer moche, petit, des mauls, des demis mauls, faire du sale, mais les niquer les Springdopés.
#11324
Posté 04 novembre 2025 - 13:41
On va y prendre
Ce qui serait somme toute logique, les sudafs sont intrinsèquement au-dessus de nous (légèrement mais quand même), couplé au fait que les bleus vont manquer de beaucoup de préparation contrairement aux drogués en vert et tous les ingrédients pour une défaite sont réunis selon moi, je souhaite me tromper bien sûr mais je ne vois pas la France emporter la mise.
#11325
Posté 04 novembre 2025 - 13:43
En expected points, on était au dessus quand meme .
Bon en gros, faut sortir un match de bourrins, jouer moche, petit, des mauls, des demis mauls, faire du sale, mais les niquer les Springdopés.
Faut que Fabien file les clés à Urios pour ce match
- Alex chocolatines aime ceci
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