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EDF de Galthié


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#11911 Arverne03

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Posted 07 February 2026 - 15:39 PM

La chance ça se provoque messieurs  ^_^  

 

Oui c'est vrai, et elle fait partie de la panoplie des "audacieux" ! 



#11912 ELSAZOAM

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Posted 07 February 2026 - 16:01 PM

La chance ça se provoque messieurs  ^_^  

Comme disait Bernadette : "L'Irak n'a qu'une petite chance..."

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#11913 GUY03

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Posted 07 February 2026 - 21:51 PM

Comme disait Bernadette : "L'Irak n'a qu'une petite chance..."

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Même si elle trouvait sa lance trop courte, Bernadette n'appréciait pas trop ce qu'il se disait à l'époque :
Chirac Irak
Mitterrand Iran

#11914 el landeno

el landeno

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Posted 08 February 2026 - 19:03 PM

Cinq « troisième-ligne » et joueurs « hybrides » : et si les Bleus avaient trouvé la meilleure animation pour leur pack ?
Dans son groupe des 42, le staff de l'équipe de France dispose d'une multitude de joueurs capable de jouer à plusieurs postes, notamment au sein du pack, avec cette option à cinq « troisième-ligne » qui pourrait durer après le succès séduisant contre l'Irlande en ouverture du Tournoi.

Face à l'Irlande, en ouverture du Tournoi (36-14, jeudi), les Bleus ont attaqué la partie avec cinq « troisième-ligne », puisque la paire de deuxième-ligne était composée des polyvalents Charles Ollivon et Mickaël Guillard. C'est l'une des forces de ce groupe France : pouvoir disposer d'une majorité de joueur dit « hybrides ».

 
 
 

Avec les retours de Thibaud Flament et Paul Boudehent, les associations possibles vont être encore plus nombreuses et ce choix stratégique pourrait être reconduit.

 
 
Un système avantageux pour les déplacements et l'utilisation du ballon

« Le principal avantage est le déplacement et l'utilisation du ballon, expose l'ex-deuxième-ligne Pascal Papé (45 ans, 65 sélections). Charles Ollivon et Mickaël Guillard touchent beaucoup de ballons, dans un registre différent. Le premier est présent au relais, le second dans les collisions. »

 

« On a vu que cette stratégie a fonctionné dès la première action, souligne notre consultant, l'ex-demi de mêlée Jean-Baptiste Élissalde (18 ans, 35 sélections). Ollivon arrive au soutien de Louis Bielle-Biarrey. Idem sur son essaiDans le jeu, ça donne un abattage de courses, de déplacements et de replacements qui n'est pas négligeable, il n'y a jamais trop de ruptures. Ça multiplie également le nombre de rucks. C'est plein de petits trucs qui font que tout va bien dans le jeu tricolore. »

 
 
 
 
 
 

« Avec des joueurs hybrides, les Bleus ont gagné la bataille du déplacement et du retour au jeu, avec une ligne défensive toujours pleine »

Pascal Papé, ancien deuxième-ligne

 
 

« Dans ce système, tu vois presque plus les deuxième-ligne, précise Papé. Oscar Jegou, qui est un très bon manieur de ballon, en a finalement touché très peu. Mais il a été ultra-précieux en défense, notamment dans ce qu'on appelle le retour au jeu. Il plaque, il se relève de suite. Avec des joueurs hybrides, les Bleus ont gagné la bataille du déplacement et du retour au jeu, avec une ligne défensive toujours pleine. Face à des équipes comme l'Irlande, qui multiplient les temps de jeu, c'est idéal. Cette formule me plaît stratégiquement. Mais attention... »

 

L'inconvénient du manque de puissance

À cette question, la première réponse qui vient à l'esprit est le manque de puissance. « Quoique, sourit Élissalde. Mickaël Guillard, il envoie. De plus, au niveau international, sur les mêlées, les arbitres préfèrent que ça aille vite, elle n'est presque pas arbitrée et les ballons portés, on en fait quelques-uns. Alors faut-il absolument un Emmanuel Meafou ? Ça pose question. Le staff semble vouloir s'en servir en fin de match car il a du mal à suivre l'intensité des déplacements en début de match. On l'a vu à son entrée en jeu face aux Irlandaisil a été le plus en difficulté sur le replacement défensif. »

 
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Emmanuel Meafou est entré en jeu à la 50e minute face aux Irlandais. (F. Faugère/L'Équipe)
 

« Il faut garder une ou deux poutres, un joueur comme Meafou ou Romain Taofifenua, même s'il semble sur la fin, pense Papé. Mais c'est vrai que ce type de profil risque de se retrouver sur le banc pour la fin de match. Ce choix stratégique de la mobilité est très approprié quand tu domines... »

 

Une formule adaptée quand on domine, mais moins taillée pour le combat ?

Papé poursuit son raisonnement : « Quand tu es dominant sur les phases statiques, c'est bien. On l'a vu face au pack irlandais, qui rappelons-le était diminué. Mais est-ce que ce sera le cas contre toutes les équipes ? Je ne pense pas. Attention contre l'Angleterre et l'Afrique du Sud. On peut souffrir. Dans ce cas, avoir de la puissance sera primordial. Et le deuxième-ligne côté droit doit être ta poutre, même si je suis persuadé que Guillard peut tenir ce rôle. Ton deuxième-ligne côté gauche doit aussi aimer la mêlée pour suivre son pilier gauche sur des orientations de poussée. C'est très technique. »

 

« Cette composition du pack à cinq troisième-ligne a de l'avenir contre toutes les nations, sauf peut-être l'Afrique du Sud, estime pour sa part Élissalde. Mais c'est surtout un problème en première ligne qu'on peut rencontrer. C'est au poste de pilier droit que le bât blesse. » « La première ligne française pose problème, c'est le point faible de Fabien Galthié », a assuré l'ex-ouvreur irlandais Ronan O'Gara (48 ans, 128 sélections) dans sa chronique à l'Irish Examiner.

 
 

« Peu importe ceux qui seront sur le terrain, ça ne changera rien au collectif, cette polyvalence est une force »

Pascal Papé

 
 
Avec les retours, risque de casse-tête au pays de Galles

Si la formule à cinq troisième-ligne a de l'avenir en équipe de France, les retours dans le groupe de Flament et Boudehent risquent de générer un casse-tête pour le staff des Bleus, notamment en vue du déplacement à Cardiff (dimanche, 16 h 10). « Flament, c'est le taulier, appuie Papé. C'est un leader de touche et, dans le rôle d'hybride, il n'y a pas mieux. La paire Flament-Guillard, c'est très intéressant. »

 

Élissalde confirme mais s'interroge : « Qu'est-ce qu'on fait d'Ollivon ? Il dégage quelque chose et, de par son expérience (32 ans, 49 sélections), dispose d'un poids important au sein du groupe. Sauf que François Cros et Jegou réalisent un nombre incalculable de tâches invisibles... »

 

Il faudra pourtant faire des choix et il y aura des déçus. « Vu la qualité des mecs, peu importe ceux qui seront sur le terrain, ça ne changera rien au collectif, cette polyvalence est une force », conclut Papé.

 
 
 


#11915 RCV06

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Posted 08 February 2026 - 21:55 PM

C'est bien les joueurs hybrides seconde et troisième ligne, contre toutes les nations ça fait la maille, sauf une, contre les Sud Af, si la tu n as pas des bestiaux de concours t es mort.

Et comme par hasard a chaque fois qu on se les prend en match décisif ben on ramasse.


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#11916 grospaquet33

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Posted 08 February 2026 - 21:59 PM

C'est bien les joueurs hybrides seconde et troisième ligne, contre toutes les nations ça fait la maille, sauf une, contre les Sud Af, si la tu n as pas des bestiaux de concours t es mort.

Et comme par hasard a chaque fois qu on se les prend en match décisif ben on ramasse.

Il faut surtout éviter de les défier en puissance comme cet automne. C’est du masochisme.

les boks, il faut les faire courir.



#11917 RCV06

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Posted 08 February 2026 - 22:02 PM

Il faut surtout éviter de les défier en puissance comme cet automne. C’est du masochisme.

les boks, il faut les faire courir.

 

C'est mieux, mais ça garanti même pas que ça suffise.



#11918 el landeno

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Posted 11 February 2026 - 20:33 PM

Aimé par le grand public mais critiqué par les amateurs de rugby : l'étrange cote d'amour de Fabien Galthié
Toujours très populaire auprès du grand public, Fabien Galthié semble pourtant critiqué par les amateurs de rugby. Son image a-t-elle évolué ? Décryptage d'un paradoxe.

Si on devait mesurer la cote de popularité de Fabien Galthié à l'applaudimètre du Stade de France lors de la réception de l'Irlande jeudi dernier, on pourrait la qualifier de « plutôt bonne ». À des années-lumière de la star Antoine Dupont, mais également très loin des sifflets qu'on a déjà pu entendre dans cette arène.

 
 
 

Fabien Galthié est incontestablement un sélectionneur populaire, les chiffres le montrent. Avant la Coupe du monde 2023, 91 % des personnes interrogées dans le cadre d'un sondage réalisé par Odoxa pour RTL et Winamax jugeaient qu'il était « un bon sélectionneur ».

 
 

L'échec du quart de finale (28-29 face aux Sud-Africains) a certes fait baisser ce chiffre, mais deux ans plus tard, après la dure défaite contre l'Afrique du Sud (17-32) et la victoire en demi-teinte face aux Fidji (34-21) en novembre, le sélectionneur était « toujours l'homme de la situation pour 77 % des Français et 90 % des amateurs de rugby ».

 

Dès son arrivée sur le banc de l'équipe de France, Fabien Galthié a bénéficié d'une image positive. Pour le grand public, il était le commentateur de l'équipe de France sur France Télévisons, « un rôle qui a construit son image dans la culture populaire », estime Joris Vincent, historien du rugby et maître de conférences à la faculté des sciences du sport et de l'éducation physique de l'Université de Lille. En devenant sélectionneur à une période particulièrement creuse pour les Bleus (4e du Six Nations en 2019), il a aussi hérité du rôle de sauveur du rugby français. Un nouveau statut aussi glorieux que lourd à porter.

 
 
 
 
 
 

« Le plus important, c'était la Coupe du monde chez nous et il ne gagne pas alors qu'on a la meilleure génération de notre histoire »

Un supporter des Bleus avant France-Irlande

 
 

Depuis, le sélectionneur a remporté deux Six Nations (2022 et 2025), dont un Grand Chelem. Il a aussi vécu l'échec retentissant de la Coupe du monde et terminé quatre fois à la 2e place du Tournoi. Pour certains, il a replacé l'équipe de France parmi le gratin du rugby mondial. C'est vrai.

 

Pour d'autres, plus investis, « il n'a fait qu'un seul Grand Chelem, alors qu'il n'y avait que l'Irlande qui était en forme. Le plus important, c'était la Coupe du monde chez nous et il ne gagne pas alors qu'on a la meilleure génération de notre histoire », regrettait de son côté un supporter des Bleus avant France-Irlande. C'est vrai aussi.

 

« S'il était vraiment le meilleur technicien de la planète, il nous aurait fait gagner la Coupe du monde, mais malheureusement pour lui, Rassie Eramus (le sélectionneur de l'Afrique du Sud) existe », grince Quentin, lui aussi venu encourager les Bleus contre l'Irlande. C'est la théorie du verre à moitié plein ou à moitié vide : deux lectures différentes de la situation.

 
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Fabien Galthié avant la défaite des Bleus face à l'Afrique du Sud (17-32), le 8 novembre dernier. (E. Garnier/L'Équipe)
 

Alors comment expliquer cette différence de points de vue, entre le grand public et ceux qui suivent le rugby assidûment ? « Les supporters ne sont pas forcément plus exigeants mais ils regardent les matches avec les filtres de leur culture rugbystique. Et puis il y a aussi l'imaginaire du rugby français, lié à la question du french flair. Quand Fabien Galthié parle de jeu de dépossession, c'est en contradiction avec ce qu'attendent les fans de rugby », avance Joris Vincent.

 

Dans les sondages, l'élimination prématurée du Mondial n'a pas atteint Fabien Galthié. L'épisode de la bulle sanitaire (*) qu'il est suspecté d'avoir percée en février 2021 (ce qu'il a toujours nié) non plus. Ni la tournée en Argentine à l'été 2024, entre les propos racistes de Melvyn Jaminet et les mises en examen pour « viol avec violence en réunion » d'Oscar Jegou et Hugo Auradou (un non-lieu a été prononcé quelques mois plus tard).

 
 
(*) Le match entre la France et l'Écosse avait été reporté d'un mois après une vague de contaminations au Covid-19 chez les Bleus alors qu'ils avaient pour consigne de se calfeutrer à Marcoussis.

Mais pour la première fois, ses choix sont critiqués. Laisser chez eux Grégory Alldritt, Gaël Fickou et surtout Damian Penaud, le meilleur marqueur de l'histoire du quinze de France, a fait débat avant la convaincante victoire contre l'Irlande (36-14) la semaine dernière.

 

Le vent serait-il en train de tourner ? « Depuis 2023, j'ai l'impression de ne plus trop comprendre sa ligne directrice. Qu'on change notre ossature ou notre façon de jouer ne me dérange pas, mais ce n'est pas clair du tout. Il nous a un peu perdus depuis deux ans », résume Benoît, un autre supporter tricolore.

 

« Son image a évolué parce qu'il apparaissait comme le personnage qui allait faire gagner le rugby français. Pour son premier mandat, il avait aussi fait le pari de donner des concepts clés, comme celui de la flèche du temps, pour créer un rebond autour du quinze de France. Sauf qu'aujourd'hui, il ne peut plus jouer sur les mêmes mécanismes », analyse Joris Vincent.

 
 

« Ce qui l'intéresse, c'est de s'adresser au plus grand monde, ç'a toujours été l'un de ses mantras »

Matthieu Lartot, commentateur des Bleus sur France Télévisions

 
 

Ses déclarations parfois déroutantes et ses éléments de langage agacent. « Le groupe France est le vocabulaire le plus adapté à notre équipe »« c'est un instantané qui est cohérent »« nous avons une vision », pour citer quelques exemples de 2023.

 

Des supporters interrogés autour du Stade de France jeudi critiquent sa « communication avec des mots compliqués »« Il a toujours raison, est toujours le meilleur et s'arrange avec les stats qui valident ses propos, comme la dernière tournée en Nouvelle-Zélande qui, finalement, ne compte pas », ajoute l'un d'eux.

 

Selon Matthieu Lartot, commentateur des Bleus sur France Télévisions, qui a longtemps été en duo avec lui, Fabien Galthié a conscience de sa communication clivante. « Je pense qu'il l'assume. Ce qui l'intéresse, c'est de s'adresser au plus grand monde, ç'a toujours été l'un de ses mantras. Donc quand il communique, il ne communique pas forcément pour les aficionados du rugby. »

 

« Quand il était consultant, on a eu des prises de tête mémorables, sur des moments où il n'en faisait qu'à sa tête, où il n'y avait que lui qui avait la bonne analyse, poursuit-il. C'est quelqu'un qui a des convictions très fortes et je le trouve assez fidèle en tant que sélectionneur à ce qu'il a toujours été. Il connaît toutes les facettes du rugby et je pense qu'il joue de tout ça dans ses postures quand il communique. Ça peut déstabiliser, ou donner l'impression que son image a changé, mais je pense que c'est une manière pour lui de protéger son groupe, et de se protéger lui-même de temps en temps. »

 
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Fabien Galthié, ici lors de la finale du Top 14 en 2019, a longtemps commenté les matches de rugby sur France Télévisons au côté de Matthieu Lartot. (P.Lahalle/L'Equipe)
 

Dans la liste des griefs, sa « gestion humaine » est aussi pointée du doigt. À Toulon, on lui reproche le cas de Baptiste Serin, à Bordeaux, celui de Matthieu Jalibert. Et ainsi de suite. Depuis toujours, Fabien Galthié, qui a d'abord entraîné le Stade Français, Montpellier et Toulon, est réputé pour être un excellent technicien, en avance sur son temps, mais jugé peu habile dans le relationnel. Sa personnalité divise.

 

Il est aussi logique que la popularité du sélectionneur vive quelques soubresauts. « C'est une constante dans tous les sports, car tu es confronté à la logique des résultats. C'est comme les hommes politiques : l'indice de satisfaction diminue, sourit Joris Vincent. Quand tu es un personnage exposé, tu crées toujours des frustrations. » Mais pour Matthieu Lartot, le sélectionneur n'a pas changé : « Il a toujours été comme ça. » Clivant, finalement.

 
 
 
 
 


#11919 el landeno

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Posted 13 February 2026 - 07:45 AM

DECRYPTAGE. « Le groupe est ouvert » : Fabien Galthié assume sa politique de l’homme en forme
20260211164526-46827412.jpgFabien Galthié. © Crédit photo : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

12 février 2026  Mis à jour le 12/02/2026 à 19h29.
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Conforté dans ses choix par la large victoire sur l’Irlande, le sélectionneur a reconduit la même équipe pour le déplacement à Cardiff, à l’exception des deux postes au centre, blessures obligent

Les prises de parole de Fabien Galthié sont toujours attendues. Parfois, il a des messages à faire passer et ses propos sont riches, argumentés, parsemés de sous-entendus lourds de sens. Il y a aussi ces moments où il enchaîne les éléments de langage, les concepts assez étranges sortis de son cerveau, que l’on n’est pas toujours sûr de bien saisir. Et il y a enfin ces séquences où il fait comprendre qu’il n’a pas très envie d’être là. La conférence de presse de jeudi, à Marcoussis, entrait dans cette troisième catégorie.

Sa première réponse, de 13 petites secondes, dont la moitié constituée de blancs, a planté le décor. Elle portait pourtant sur l’un des enjeux majeurs de la semaine, le choix du staff de maintenir l’habituel flanker Charles Ollivon en deuxième ligne contre le pays de Galles, dimanche, au détriment du revenant Thibaud Flament, spécialiste du poste mais laissé sur le banc. « La performance réalisée la semaine dernière face à l’Irlande (36-14), l’équilibre, la forme du moment », a répondu sèchement le sélectionneur.

Par bonheur, il s’est montré moins raide quand il a été relancé sur le sujet. « Charles (Ollivon) travaille avec nous depuis 2020, plutôt en 7, il peut jouer 8, mais ça fait longtemps qu’on pense à lui en 4. Il nous a donné satisfaction à ce poste quand on l’y a mis, il mérite de rejouer. Lui et Micka (Guillard) ont été performants. Thibaud (Flament) a toujours été bon avec nous, il revient après 15 jours d’absence. »

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Cette saison, le club béarnais fait partie des clubs les plus représentés dans l’effectif du XV de France. La récompense d’une politique axée sur la formation depuis bientôt cinq ans
Logique méritocratique

Le changement de logiciel de Galthié cette année a déjà été évoqué : dans la perspective de la Coupe du monde 2027, il ne s’agit plus d’amener un groupe de joueurs à un nombre donné de sélections, mais de faire jouer les plus forts du moment, expérimentés ou non. Ce revirement a payé jeudi dernier. C’est ainsi que Flament, référence mondiale à son poste, recule temporairement dans la hiérarchie, doublé par un Ollivon peut-être plus mobile et qui ne fait vraiment pas ses bientôt 33 printemps.

C’est selon cette même logique méritocratique qu’Oscar Jegou enchaîne en troisième ligne. Que Gaël Fickou, disponible et pas loin d’être centurion (98 capes), n’a pas été rappelé malgré le forfait vite acté de Kalvin Gourgues. Et que les deux seuls changements dans l’équipe de départ, les intégrations des centres palois Émilien Gailleton (22 ans, 11 sélections) et Fabien Brau-Boirie (20 ans, 0 sélection), ne sont dus – Galthié l’a assumé – qu’aux blessures de Nicolas Depoortere (mollet) et Yoram Moefana (genou).

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Pour le déplacement à Cardiff dimanche, le XV de France évoluera avec Charles Ollivon en deuxième ligne et le Palois Fabien Brau-Boirie au centre
Personne n’est à l’abri

Brau-Boirie réalise une saison tonitruante en Béarn. Défenseurs battus, mètres gagnés, franchissements, plaquages, essais, passes décisives : dans chacune de ces statistiques, il figure sur le podium des centres du Top 14. « Quand il y a des opportunités, on a envie que ces jeunes joueurs prennent du plaisir et fassent briller le maillot », pose Galthié. Le Parisien Noah Nene, passé par Dax la saison dernière, profite aussi des circonstances pour se retrouver sur sa première feuille de match.

Peato Mauvaka, au talent et au vécu incontestables (43 sélections), a réalisé une entrée moyenne au Stade de France ? La place de talonneur remplaçant revient cette fois à Maxime Lamothe (2 sélections), au rendez-vous lors de ses entrées en novembre. Et il n’a jamais été question de voir Lenni Nouchi, très convaincant en sortie de banc contre l’Irlande, céder sa place à Paul Boudehent, pourtant incontournable jusqu’à l’automne dernier.

Au cas où les non-convocations de Fickou, Damian Penaud et Grégory Alldritt pour ce début de Tournoi n’aient pas été assez claires, les choix du staff rappellent que personne (sauf Antoine Dupont ?) n’est à l’abri d’un déclassement. « On n’est jamais figés sur une organisation, assure Galthié. Le groupe est ouvert. On a envie de voir des joueurs car ils sont performants en club et créent l’émulation en interne. » C’est ainsi que l’équipe de France se présentera à Cardiff avec dix joueurs sur 23 à moins de 15 sélections.

 



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Posted 14 February 2026 - 07:49 AM

Mickaël Guillard, un deuxième-ligne en trois dimensions : « Il associe bien sa relation force-puissance avec sa capacité à se déplacer et à être disponible »
Frontal, mobile, agile, ce sont les trois qualités qui sautent aux yeux quand on regarde les performances de Mickaël Guillard. Ses entraîneurs qui le côtoient au quotidien analysent les forces du deuxième-ligne et évoquent un potentiel encore loin d'être exploité.

« C'est amusant d'avoir distingué ces trois dimensions, mobile, frontal et agile, parce que ce sont nos focus au LOU, comme ce sont ceux des Bleus vis-à-vis de Micka (Guillard) », sourit Pierre Sagot, le directeur de la performance du club lyonnais. Le joueur a brillé la semaine dernière contre l'Irlande (36-14), en ouverture du Tournoi, et sera de nouveau titulaire en deuxième ligne au pays de Galles dimanche (16h10).

 
 
 

« Il a une marge de progression énorme, souligne Sagot. Pour moi, son potentiel n'est encore exploité qu'à 70 % ». Son manager en club, Karim Ghezal le résume comme « un adolescent avec un potentiel monstrueux. Adolescent car il l'est encore, sans que ce soit négatif ». Un ado qui fait très mal à l'adversaire, à la fois gros porteur, énorme en défense, capable d'être un peu partout sur le terrain en sachant quoi faire du ballon.

Frontal

1m97 et 122 kg, demandez aux Irlandais, ça donne une idée de l'athlète et de sa puissance. « Il est frontal, très vertical, estime Julien Puricelli, entraîneur de la touche lyonnaise. Capable de faire de gros efforts et de les répéter sur 50-60 minutes avec une force de collision, de pénétration au milieu du terrain qui permet de grosses avancées. Et en même temps, comme c'est un gros plaqueur, le milieu de terrain devient infranchissable pour l'adversaire. »

 
 
 
 

« Il est arrivé en Bleu grâce à ses grosses qualités, presque naturellement. À lui maintenant de se dire et de faire en sorte d'arriver à être meilleur que lui-même. »

Julien Puricelli, entraîneur de la touche au LOU

 
 

Pierre Sagot, qui a longtemps fréquenté le milieu du basket, précise : « Il fait mal dans les collisions. Il a vraiment le morphotype du basketteur avec de grosses qualités athlétiques qu'il faut affiner au maximum. Accélérer fort pour créer le danger, pour provoquer le duel, décélérer pour créer le duel, multiplier et enchaîner les efforts. On insiste, et il me trouve un peu pénible par moments, mais il sait que c'est pour son bien. Il a besoin de comprendre ce qu'il fait, le "quand", le "où" et le "comment". Il faut tout le temps être derrière lui, l'accompagner, car une forme de nonchalance peut s'installer ». Une force, à condition de la maîtriser, estime Puricelli : « Il est arrivé en Bleu grâce à ses grosses qualités, presque naturellement. À lui maintenant de se dire et de faire en sorte d'arriver à être meilleur que lui-même. »

 
 
 
 

Pour Ghezal, « c'est un joueur qu'il faut mettre dans le rythme. Il ne faut pas trop le sortir, même si c'est pour une mi-temps, trente minutes, il doit jouer pour trouver son rythme. Avec le banc en 6-2 la plupart du temps en équipe de France, il est amené à jouer qu'une cinquantaine de minutes, et là il peut tout donner et faire très mal. Mais je sais qu'il est capable de faire la totalité de la rencontre ».

Mobile

À cette force naturelle, Guillard ajoute sa mobilité. On a en tête son déboulé sur Josh Van der Flier lors du premier match face à l'Irlande. « Il associe bien cette relation force-puissance avec cette capacité à se déplacer et à être disponible, ce qu'on demande dans le rugby moderne. Micka le sait. Il doit encore se fiter (perdre du poids) pour être encore plus mobile, plus disponible sur le terrain, insiste Pierre Sagot. Il a beaucoup progressé dans sa capacité à accumuler les efforts. Maintenant, il doit bosser sur l'entraînement caché, l'alimentation, le sommeil etc. C'est ce qui va lui faire franchir encore un palier pour devenir une référence internationale. En 5, c'est un perce-muraille, et s'il veut s'installer en 8, cela nécessite de couvrir un peu plus de terrain, avec des courses un peu plus longues. »

 
 

« Il lui manque encore un peu d'explosivité pour accélérer très fort et très vite. Micka a besoin d'un peu plus de temps »

Julien Puricelli

 
 

Puricelli considère que ce positionnement en 5 lui permet aujourd'hui d'être plus à son avantage. « Il lui manque encore un peu d'explosivité pour accélérer très fort et très vite comme le fait Sam Simmonds chez nous. Micka a besoin d'un peu plus de temps. Mais en 5, il a les ratios d'un 8 il y a quelques années. Les postes ont beaucoup évolué. » Ghezal balaye d'ailleurs le débat : « C'est un joueur hybride. En équipe de France, la différence entre le 5 et le 8 n'est plus énorme, même s'il y a certaines tâches spécifiques, en mêlée notamment. Mais il suffit de le challenger pour que Micka passe les steps. Si à son retour après le Tournoi, le LOU est remonté au classement, il va nous tracter comme un fou ».

Agile

Guillard nous a dit il y a quelque temps : « J'ai toujours aimé les skills, les passes, le jeu au pied. À l'entraînement je suis toujours le premier à y aller quand on peut taper dans un ballon. Même si les coaches sont réticents à voir des avants s'amuser avec le ballon car ils ont peur qu'on se blesse. Je me fais parfois engueuler quand je me lance dans des drops, dans des petits concours avec les trois-quarts. »

 

Puricelli ajoute : « Il aime jouer. Le ballon ovale, le ballon rond, des balles de tennis, il joue. L'agilité, tu la développes par la pluridisciplinarité. En jouant avec d'autres types de ballons. Jouer pour devenir agile, pour s'amuser. C'est naturel. Du coup, il a une bonne dextérité, il est frontal tout en sachant faire jouer derrière lui ». Un joueur très complet, passionné par les joueurs, de NBA notamment, qui ont une grande carrière. « S'il veut ça pour lui, il sait ce qu'il doit faire », conclut Ghezal.

 
 
 

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Posted 14 February 2026 - 09:27 AM

XV de France. Leader, stratège, buteur : Thomas Ramos, bien plus qu’un arrière
000-96cb3hu.jpgThomas Ramos est le meilleur réalisateur de l’histoire du XV de France. © Crédit photo : AFP

Publié le 14/02/2026 à 7h12.
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Comme à Toulouse, Thomas Ramos a une influence considérable sur le jeu de l’équipe de France, où il est indiscutable depuis plus de trois ans

« Le meilleur des meilleurs », pour Ronan O’Gara. « Le meilleur joueur du monde », aux yeux de Christian Labit. Les managers rochelais et perpignanais ne tarissent pas d’éloges à propos de Thomas Ramos. Il faut dire que la performance réalisée par l’arrière du XV de France face à l’Irlande (36-14), et plus globalement son niveau depuis plus de trois ans, en club comme en sélection, incitent aux louanges. Au point de le placer tout en haut de la hiérarchie planétaire ?

Le débat est ouvert, sur fond de chauvinisme, de culture de l’instant, et d’une toujours délicate comparaison avec d’autres postes. Au hasard, celui de talonneur, où évolue le Springbok Malcolm Marx, désigné joueur de l’année 2025. À défaut de trancher cette éternelle question, considérons que le Toulousain, élu dans l’équipe « monde » de World Rugby en 2023, dispute a minima le titre de meilleur arrière de la planète au Sud-Africain Damian Willemse et au Néo-Zélandais Will Jordan.

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La passe décisive qu’il a offerte de l’extérieur du pied à Louis Bielle-Biarrey face à l’Irlande comporte une part de chance. Mais elle rappelle surtout à quel point l’arrière, incontournable de par sa précision face aux buts, est capable de coups d’éclat géniaux
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À deux ans de la Coupe du monde 2027, l’arrière international du XV de France souligne l’importance de gagner le Tournoi des Six-Nations qui débutera jeudi avec la réception de l’Irlande
« Hauteur d’analyse »

Il remplit d’abord les missions premières de son poste : couverture du terrain sur les jeux au pied adverses, longueur et précision de son propre jeu au pied, capacité à relancer ballon en main face au rideau adverse. Il n’est pas le meilleur sous les ballons hauts (il mesure 1,78 mètre), mais son timing lui permet souvent de compenser. Contre l’Irlande, il a été irréprochable, y compris quand il a fallu réceptionner une chandelle qui retombait juste devant ses poteaux, sous pression d’un adversaire.

Mais son influence va bien au-delà. Voir un 15 se transformer occasionnellement en deuxième 10 n’a rien d’original. Avec lui, cela prend une proportion « systémique ». Fabien Galthié parle ainsi de « charnière à trois ». « Il a une palette technique hors norme qui lui permet d’être polyvalent et à l’aise dans toutes les situations », admire l’ancien trois-quarts international Christophe Lamaison. L’entraîneur de l’attaque tricolore, Patrick Arlettaz, vante sa « hauteur d’analyse » qui le rend « très important ».

Si Thomas Ramos n’est le capitaine ni des Bleus, ni de Toulouse, il en est l’un des patrons, celui qui tient un groupe sur le terrain, qui dirige, hurle, réprimande. Autant à l’entraînement qu’en match. « J’aime placer les joueurs, les aider quand ils sont dans le dur en défense. Du coup, je parle beaucoup, expliquait-il à « Sud Ouest » à l’automne dernier. Je sais que je suis dur parfois avec mes coéquipiers. Mais c’est toujours pour l’équipe. Même si je le fais parfois d’une mauvaise façon et que je m’en excuse. »

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Omniprésent par ses commandements, l’arrière guide et replace sans cesse ses partenaires. Une vigie indispensable lorsque l’intensité atteint des sommets et pousse son équipe à l’asphyxie
Dans leur tête

Ce compétiteur-né n’hésite pas non plus à « brancher » ses adversaires, souvent gratuitement, juste pour entrer dans leur tête, quitte à renvoyer l’image du joueur que l’on adore… ou que l’on déteste, selon le camp où l’on se trouve. « Il a un gros caractère, et surtout on voit un gars qui sait où il veut aller. Un joueur qui a la confiance de tout le monde », note Lamaison. Et qui n’hésite pas à exprimer publiquement des avis contraires à ceux de ses entraîneurs. Difficile, du reste, de l’imaginer ailleurs que sur un banc pour son après-carrière.

En attendant, il ne s’y assoit guère. S’il ne s’est installé comme titulaire chez les Bleus qu’à l’automne 2022, il a depuis débuté tous les matchs de Tournois et de tournées d’automne, avec une seule rencontre commencée comme remplaçant, contre l’Uruguay pendant la Coupe du monde. La concurrence paraît bien loin et c’est aussi parce qu’il est largement au-dessus des autres à son poste que l’option Matthieu Jalibert s’est immédiatement imposée pour remplacer Romain Ntamack sur ce Tournoi.

À déjà 30 ans, et en raison d’une installation tardive comme titulaire, il ne compte « que » 48 sélections, ce qui le place tout de même au septième rang des arrières français les plus capés. Le record de Serge Blanco (93) paraît inatteignable. Mais il a le sien : à défaut d’enchaîner les essais (7 seulement), ce buteur fiable (84 % de réussite) est, avec 500 points, le meilleur réalisateur de l’histoire de l’équipe de France.

 



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Posted 16 February 2026 - 10:19 AM

Galthié dit qu'on peut faire mieux sur l'efficacité, je pense aussi qu'on a un bon chantier devant, sur la profondeur d'effectif en 1ere et seconde ligne, et techniquement sur certains aspects du jeu.

Par exemple les mauls. On a marqué face au PDG sur cette phase de jeu, mais il me semble qu'on aurait pu faire mieux. J'ai trouvé que les démarrages de mauls manquaient de dynamisme.

La mêlée aussi, on verra ce que ça donne face aux italiens, mais en lien avec l'effectif en première et seconde lignes, nous ne sommes pas totalement sereins.

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Posted 16 February 2026 - 11:31 AM

Le truc qui me gêne le plus, ce n'est pas "mieux faire offensivement" ou être plus efficace etc, c'est le pb mental de décrocher du match qd les essais arrivent en pagaille trop vite. Le mental de cette équipe est vraiment, vraiment fragile sur ça. Même contre les Sudafs en Nov, il n'y a pas de grosse avance, mais il y a un début fracassant des Français puis un rouge des Sudafs, et là c'est club Med. "C'est bon c'est dans la poche". C'est ça, qui tuera cette équipe si pas de rectification.


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Posted 17 February 2026 - 07:05 AM

Nouveaux joueurs et polyvalence : l'effectif des Bleus ne fait que s'étoffer en ce début de Tournoi des 6 Nations
En ouvrant son effectif à de nouveaux joueurs, et en jonglant avec la polyvalence de certains autres, le sélectionneur des Bleus Fabien Galthié a montré en ce début de Tournoi que son équipe disposait d'un sacré réservoir de talents. Une bonne nouvelle à dix-neuf mois de la Coupe du monde en Australie (1er octobre-13 novembre 2027).

Fabien Galthié avait planté le décor en novembre dernier, juste avant le deuxième test-match face aux Fidji (34-21) : « Dans notre vision sur les deux prochaines années, on a compris qu'il fallait développer le groupe et donner de l'expérience à d'autres joueurs pour en avoir trois par poste. » Ce Tournoi des Six Nations, que les Bleus ont entamé de la meilleure des manières en terrassant l'Irlande (36-14) et le pays de Galles (12-54), montre que le sélectionneur du quinze de France a de la suite dans les idées.

 
 
 

En écartant - même provisoirement - des cadres confirmés de son équipe comme Grégory Alldritt, Gaël Fickou et Damian Penaud, et en élargissant son groupe à de nouveaux profils pour pallier certaines absences sur blessure ou forfaits, Galthié a stimulé une concurrence que beaucoup croyaient éteinte à certains postes. Tous ses choix de ce début de Tournoi se sont avérés payants. Pourvu que ça dure.

Deuxième-ligne : vers un match Ollivon-Flament ?

Depuis le début du deuxième mandat de Galthié, on imaginait que la paire toulousaine Thibaud Flament-Emmanuel Meafou régnerait en équipe de France. Aujourd'hui, le constat est autre. Si Flament (35 sél.) s'est imposé en 4, Meafou (13 sél.) semble avoir régressé dans la hiérarchie des n° 5 au profit du Lyonnais Mickaël Guillard (15 sél.), qui réalise un début de Tournoi très convaincant. Dans le même temps, un revenant pourrait complexifier l'équation : Charles Ollivon. L'habituel troisième-ligne, appelé à remplacer Flament contre l'Irlande (le Toulousain avait déclaré forfait pour pouvoir accompagner sa femme dans son processus de procréation médicalement assistée), rayonne dans la cage.

 
 
 
 

À tel point qu'il a enchaîné au même poste face au pays de Galles malgré le retour de Flament, qui n'était que remplaçant. Quid face à l'Italie (dimanche, 16h10) ? Ollivon peut-il passer durablement devant Flament, lequel dispose quand même d'une dimension physique supérieure ? Tout dépendra peut-être du profil des prochains adversaires. Une chose est sûre : en l'absence de Fickou et Alldritt, l'ex-capitaine Ollivon (50 sél.) coche la case expérience et dispose du profil parfait pour « finir dans la cage », comme nous le disait récemment l'ex-deuxième-ligne international Pascal Papé.

 
 
 
Troisième ligne : un choix de riche

C'est l'un des secteurs les plus concurrentiels de cette équipe de France. La façon dont Oscar Jegou (11 sél.) et Anthony Jelonch (37 sél.) se sont imposés dans le quinze titulaire en ce début de Tournoi, à des postes de 7 et de 8 où ils n'étaient pas franchement des premiers choix il y a peu, montre à quel point les Bleus disposent de solides clients en troisième ligne. La décision assumée de se passer d'Alldritt - figure marquante du premier mandat de l'ère Galthié - pour ce début de compétition était déjà un petit indice. Un gros, même. Les Bleus sont armés pour ferrailler.

 

En 8, ils ont Alldritt et Jelonch. Parmi les flankers, ils disposent de François Cros, Jegou, Paul Boudehent et Lenni Nouchi. Sans compter tous ces joueurs hybrides actuellement utilisés en deuxième ligne, qui pourraient faire plus que dépanner en troisième ligne. On pense à Guillard, aussi à l'aise en 8 qu'en 5, à Ollivon, capable de jouer aux trois postes de 6-7-8, à Flament, qui possède toute la panoplie du troisième-ligne aile moderne. On n'oublie pas non plus Temo Matiu, Marko Gazzotti, Alexandre Roumat, Cameron Woki ou Alexandre Fischer, autres postulants d'une liste sans fin. Avec autant de joueurs interchangeables, Galthié a de quoi s'adapter à n'importe quel adversaire et voir venir.

 
Ouverture : le débat est relancé

Il y a un an, après la défaite en Angleterre dans le Tournoi (26-25), la carrière de Matthieu Jalibert en équipe de France (37 sél.) prenait un coup d'arrêt. Numéro 4 dans la hiérarchie au poste de 10, derrière Romain Ntamack, Thomas Ramos et même Antoine Dupont, l'ouvreur de l'UBB avait exprimé son souhait de rester en club. Aujourd'hui, changement de décor. La blessure de Ntamack pour ce début de Tournoi (rein puis mollet) a redistribué les cartes. Dans la lignée de son début de saison stratosphérique, Jalibert a saisi la nouvelle chance offerte par le sélectionneur. Face à l'Irlande et le pays de Galles, l'ouvreur a répondu aux attentes, récoltant au passage le titre de « man of the match » à chaque fois.

 

La grande question est de savoir ce qu'il adviendra quand son concurrent toulousain sera de retour dans le groupe. L'ouvreur des Rouge et Noir, meilleur défenseur, plus sobre, a toujours eu les faveurs du staff tricolore (43 sél.). Sera-ce encore le cas s'il revient en cours de Tournoi ? Jalibert dispose d'une occasion en or de « prendre le maillot » comme aime à le rabâcher Galthié. C'est en tout cas tout bénef pour le quinze de France de pouvoir compter sur deux ouvreurs de classe internationale en vue de la Coupe du monde 2027 (1er octobre-13 novembre 2027). Ce qui avait cruellement fait défaut en 2023...

 
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Face à l'Irlande et au pays de Galles, Matthieu Jalibert a été nommé homme du match. (A. Mounic/L'Équipe)
Centres : du talent partout

C'est à la fois un casse-tête et un luxe considérable. Après avoir écarté Fickou, le staff a d'abord misé au centre sur une paire 100 % bordelaise composée de Yoram Moefana et Nicolas Depoortere pour commencer le Tournoi contre l'Irlande. Avant de la remplacer sur blessures par le duo palois Fabien Brau-Boirie et Émilien Gailleton face aux Gallois. « On cherche à développer des potentiels et quand tout le monde est sur le pont, ça crée de la compétition, disait Galthié jeudi dernier sur le réservoir à ce poste. Et quand il y a des opportunités liées aux blessures, on a envie que ces jeunes joueurs prennent du plaisir et fassent briller le maillot. »

 

Exactement ce que les deux Béarnais de 20 ans et 22 ans ont réalisé ce dernier week-end. Seront-ils forcément reconduits face à l'Italie dimanche ? Impossible de l'affirmer tant le réservoir est immense au milieu du terrain. Kalvin Gourgues est de retour après avoir soigné sa cheville. Et l'attente qui l'entoure est immense. Satisfaction de l'année 2025 avant de subir une commotion cérébrale contre les Fidji mi-novembre, son partenaire toulousain Pierre-Louis Barassi revient aussi avec des ambitions légitimes. Autant dire que rien n'est fixé dans ce secteur à un an et demi du Mondial.

 
Ailiers : Attissogbe s'est imposé

L'aile gauche est sécurisée. Le Bordelais Louis Bielle-Biarrey (23 essais en 24 sélections) fait partie des incontournables. Et sans doute pour un bon moment vu son jeune âge (22 ans) et son efficacité incroyable. De l'autre côté, Penaud a longtemps conservé un totem d'immunité à Marcoussis. Ses « superpouvoirs » offensifs plaidaient en sa faveur. Mais le recordman d'essais de l'histoire du quinze de France (40 en 59 matches) a disparu pour ce début de Tournoi. Il est pourtant en forme, à l'image de son doublé avec l'UBB samedi contre Castres (57-32) en Top 14.

 

L'explication vient sans doute de ses lacunes défensives soulignées en interne, mais aussi et surtout de l'éclosion au plus haut niveau de Théo Attissogbe. Le Palois de 21 ans, lancé en juillet 2024, ne déçoit jamais en équipe de France. Parmi les douze ailiers capés depuis le début de l'ère Galthié, il est l'un des plus décisifs. Après son doublé à Cardiff, il en est à 8 essais en 10 sélections. Surtout, il apporte les garanties supplémentaires, notamment sur les ballons hauts, que recherchait l'encadrement. Les autres candidats partent de plus loin, à l'image de Gaël Dréan. Le Toulonnais, pas encore testé, n'était que réserviste ce week-end.

 
 
 

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Posted 17 February 2026 - 10:51 AM

perso, je trouve que c'est dans l'interet de l'EDF que personne ne se sente installé. il faut toujours de la concurrence pour hausser le niveau individuel et global pour maintenir un rendement de performance elevé.

 

Pour gagner la CM, il faudra un groupe homogene de 33 joueurs ou chacun sera à son top, fini les selections sur le devoir de memoire.

 

On a globalement un enorme reservoir de joueur de grande qualité, surtout derriere, en 9, au centre, à l'aile, à l'arriere mais devant on a encore qq faiblesses à certains postes. Pilier droit reste notre talon d'achille, alors que 2ieme ligne et n°8 n'est pas forcement tres clair selon moi.






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