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EDF de Galthié


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#11956 cocotte 63

cocotte 63

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Posté 03 mars 2026 - 12:12

Penverne aussi est un grand espoir avec un gros physique, mais il a 22 ans, ça va arriver ! il est plus athlétique que Colombe qui lui est vraiment très costaud (trop lourd). J'attends aussi Affane qui a aussi 22 ans.

 

Pour La Rochelle, tu ne peux pas pratiquer un jeu d'affrontement si physique et si direct pendant tant de saisons (très longues) sans y laisser de grosses plumes ! les mecs sont des véritables machines jusqu'à un certain point !


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#11957 el landeno

el landeno

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Posté 03 mars 2026 - 20:40

« Le nouveau Jauzion » : treize ans après sa fin de carrière, l'ancien centre des Bleus toujours valeur étalon du rugby français
Face à la profusion de centres de talent produits par le rugby français, la référence à Yannick Jauzion est presque devenue automatique. Le signe de la qualité du réservoir à ce poste autant que de la stature toujours pas égalée de l'ancien international.

Yannick Jauzion a raccroché les crampons il y a maintenant treize ans, le 24 mai 2013, un soir de défaite en demi-finales du Top 14 contre Toulon au stade de la Beaujoire à Nantes (9-24). Treize ans, ça fait loin, mais le nom de l'ancien Toulousain revient souvent dans les discussions, malgré sa discrétion et une après-carrière passée loin du rugby, notamment dans l'exploitation de ginseng.

 
 
 

Depuis tout ce temps, à chaque fois qu'un jeune centre au port altier passe les bras avec à-propos et élégance, le souvenir du grand Jauzion est convoqué. Ce fut le cas avant même la fin de son règne, quand Yann David, Rémi Lamerat ou Gaël Fickou avaient pointé le bout de leur nez dans l'ombre du commandeur à Toulouse. Cette filiation s'est poursuivie plus tard avec Alexandre Dumoulin ou plus récemment Nicolas Depoortere. Fabien Brau-Boirie (2 sélections) est le dernier exemple en date.

« Quand tu es jeune et que les spécialistes comparent ton style de jeu à une légende de ton poste comme Yannick, qui plus est au top niveau de sa carrière, forcément que ça te fait plaisir, témoigne Lamerat, l'un des premiers prototypes de "nouveau Jauzion ". Après, ça peut avoir tendance à te biaiser l'esprit. Même si un jeune joueur doit s'approcher d'un modèle, il doit faire avec son caractère, son style, sa personnalité. À trop vouloir désigner un joueur comme le futur untel ou untel, je trouve qu'on en délaisse un peu ce qui fait sa patte. »

 
 

« Il faisait partie de ces grands centres très racés, toujours la tête haute pour voir ce qui se passait derrière les défenses, avec ce jeu après contact qui le caractérisait à merveille »

Rémi Lamerat, à propos de Yannick Jauzion

 
 
 
 

Au jeu de la comparaison, difficile de lutter face à Jauzion (73 sélections entre 2001 et 2011), dont l'héritage peut paraître bien lourd à porter. La référence a même parfois été utilisée à outrance. Car, au-delà de son palmarès en club (trois Brennus, trois coupes d'Europe) ou en sélection (trois Tournois dont deux Grands Chelems en 2004 et 2010), le « Platane » a surtout marqué les esprits par son profil rare à l'époque de centre capable de défier et fixer les défenses, d'assurer la continuité du jeu grâce à des mains sûres et agiles, et de s'engouffrer dans les espaces avec des trajectoires de course intelligentes. Salade, tomates, oignons, la totale.

 
 
 
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Yannick Jauzion a remporté trois Brennus avec Toulouse. (Nicolas Luttiau/L'Équipe)
 

« Yannick se démarquait parce qu'il avait cette étiquette du trois-quarts physique (1,93 m, 107 kg), capable de passer les bras, de faire jouer après lui », salue Yann Delaigue, qui l'a côtoyé au Stade Toulousain et en équipe de France. « Il faisait partie de ces grands centres très racés, toujours la tête haute pour voir ce qui se passait derrière les défenses, avec ce jeu après contact qui le caractérisait à merveille, poursuit Lamerat. C'était ce pour quoi il était la référence mondiale à ce poste : le jeu vivait toujours après lui. »

 
 

Au milieu des années 2000, cette palette complète lui valait l'admiration des All Blacks et le statut de meilleur centre de la planète en concurrence avec l'Irlandais Brian O'Driscoll ou le Néo-Zélandais Tana Umaga. Pour toutes ces raisons, c'est Jauzion et pas un autre centre de la glorieuse histoire des Bleus à ce poste qui incarne le modèle indépassable.

 
 

« Il y a beaucoup de jeunes talentueux et prometteurs à ce poste »

Yannick Jauzion

 
 

Le réservoir actuel du rugby tricolore en 12 et en 13 a fait rejaillir le souvenir de l'ancien international avec force. Cette nouvelle génération a-t-elle été abreuvée des exploits de son aîné ? Pas forcément. Certains, comme Depoortere, revendiquent Jauzion « comme un modèle ». D'autres n'ont pas forcément grandi avec un poster à son effigie au-dessus de leur lit, mais tous connaissent son empreinte et ont entendu, dans des highlights, Thierry Gilardi s'exclamer « Jauzion en terre promise ! » après l'essai salvateur face aux Blacks lors de la Coupe du monde 2007.

 
 
 

Observateur attentif de la relève, Jauzion pose un regard bienveillant sur les centres qui font briller le rugby français aujourd'hui. « Il y a beaucoup de jeunes talentueux et prometteurs à ce poste, nous expliquait-il en septembre 2024. Pendant quelques années, on a recherché de la complémentarité entre les centres, et on ne la trouvait pas forcément. Là, ce sont des jeunes qui ont déjà l'habitude du haut niveau, de jouer ensemble, par exemple dans les équipes de France jeunes. On voit qu'ils se challengent à distance quand ils jouent les uns contre les autres sur les terrains du Championnat. »

 

Pour lui, cette profusion récente de talents tient dans la nature même du poste : « Premier ou second centre, ce sont des postes complets. On a besoin d'être bon en attaque, en défense, de savoir organiser le jeu. Ça suit l'évolution globale du rugby avec la vitesse et l'engagementEt chacun apporte sa touche personnelle. » La sienne a tellement marqué qu'elle perdure à travers d'autres, plus d'une décennie après son dernier offload.



#11958 Bon Chasseur

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Posté 03 mars 2026 - 22:51

^ c'est la caricature en France, vraiment la farce. Y a eu Jauzion, et depuis, le moindre mec qui fait 2 bons matches en bleu et qui porte le 12 qui sait faire une passe, c'est JAUUUUUUUZIOOON PUTAIN OOUUUUUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAIs !!! Genre Brau Boirie, rien avoir avec un Jauzion dans le gabarit, plus rapide, moins costaud, efficace en défense mais pas du tout aussi broyeur au contact...  je m'en rappelle qd y a Dumoulin qui est sorti y a 10 ans tout le monde direct "JaUzIIOnN !!". Il a duré genre 4 titularisations et on l'a plus vu, il est ptet parti faire de la pétanque en Martinique fin bref. Calmez vous le peuple avec Jauzion ! Calmez vous. :P


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#11959 Ulysse63

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Posté 03 mars 2026 - 23:43

^ c'est la caricature en France, vraiment la farce. Y a eu Jauzion, et depuis, le moindre mec qui fait 2 bons matches en bleu et qui porte le 12 qui sait faire une passe, c'est JAUUUUUUUZIOOON PUTAIN OOUUUUUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAIs !!! Genre Brau Boirie, rien avoir avec un Jauzion dans le gabarit, plus rapide, moins costaud, efficace en défense mais pas du tout aussi broyeur au contact...  je m'en rappelle qd y a Dumoulin qui est sorti y a 10 ans tout le monde direct "JaUzIIOnN !!". Il a duré genre 4 titularisations et on l'a plus vu, il est ptet parti faire de la pétanque en Martinique fin bref. Calmez vous le peuple avec Jauzion ! Calmez vous. :P

Le meilleur 12 de tous les temps, c'était la Fof. Point barre.
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#11960 el landeno

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Posté 04 mars 2026 - 07:05

Patrick Arlettaz, entraîneur des trois-quarts du XV de France : « Antoine Dupont ? Je lui cherche encore une faiblesse »
Patrick Arlettaz, l'entraîneur des trois-quarts de l'équipe de France, a donné des nouvelles de l'effectif tricolore à quatre jours d'un match particulièrement périlleux en Écosse dans le Tournois des 6 Nations. Il a également dit beaucoup de bien du demi de mêlée et capitaine Antoine Dupont.

« Comment vont les joueurs qui reviennent tout juste de blessures, tels Matthieu Jalibert, Yoram Moefana et Nicolas Depoortere ?
Ils vont très bien, ils ont fait l'entraînement, il n'y a pas de souci. Ils ont fait la séance normale. Je ne peux pas vous dire mieux.

 
 
 

La pause d'une semaine après la victoire contre l'Italie (33-8) a-t-elle permis de régénérer l'effectif ?
Oui, parce qu'un Tournoi comme ça, c'est long, c'est prenant, c'est beaucoup d'énergie physique et mentale dépensée. Donc, ce sont des semaines de repos qu'on prend avec joie. C'était important pour nous de ménager la fraîcheur des joueurs. On a retrouvé des joueurs enthousiastes, régénérés et prêts à en découdre. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne l'étaient pas avant.

 
 

Vous attendez-vous à disputer samedi (15 h 10) en Écosse le match le plus difficile depuis le début du Tournoi ?
Je ne sais pas, je vous le dirai samedi soir. En tout cas, ils ont démarré par un faux pas contre les Italiens (défaite 18-15) mais avec une météo très difficile. Depuis, ils font des matches très aboutis, surtout celui contre l'Angleterre (31-20). Même au pays de Galles (26-23), ils ont fait preuve de caractère pour revenir au score. C'est une équipe qui joue beaucoup, on s'attend effectivement à un match très difficile. Surtout que ça fait longtemps qu'ils n'ont pas été en mesure de gagner le Tournoi à deux matches de la fin.

 
 
 

Quels sont les pièges à éviter dans la préparation de ce match ?
Le piège, c'est cette petite musique lancinante qu'on entend et qui dit : ''Comment la France ne pourrait pas gagner le Tournoi ?'' Mais on a des joueurs qui connaissent ce genre de musique. On sait très bien que l'équipe d'Écosse est tout à fait capable de nous battre, donc on est vigilant là-dessus. Du coup, je ne vois pas de piège. On sait où on va, on connaît l'ambiance de Murrayfield.

 
 
 

Sur quels critères allez-vous vous baser pour choisir les deux centres qui défieront l'Écosse, sachant que vous avez pléthore de talents à ces postes-là ?
On fait au pif, on met tous les noms dans un chapeau, on prend une main innocente et on en tire deux ou trois suivant ce qu'on veut faire sur la feuille de match (rires)... C'est vrai que le choix est difficile mais on ne va se plaindre. Les compositions sont faites comme ça : on donne tous notre avis, et à la fin, c'est Fabien (Galthié) qui tranche. Les deux Bordelais (Moefana et Depoortere) ont fait un très bon match contre l'Irlande(36-14), il ne faut pas l'oublier. Les deux Palois (Brau-Boirie et Gailleton) ont été très bons aussi contre le pays de Galles (54-12) et l'Italie. Pierre-Louis (Barassi) fait une bonne rentrée contre l'Italie, et Kalvin (Gourgues) a été remplaçant contre l'Irlande. On a eu une petite pénurie à ces postes-là à un certain moment mais plus maintenant. C'est comme les champignons. Parfois vous n'en trouvez pas un, et puis le lendemain, il en pousse partout. Vous en avez même sous le lit ou sur les pieds, ce qui est plus désagréable. Aujourd'hui, on a des centres avec énormément de qualités. Les deux qui joueront seront donc deux très bons centres.

 
 

« J'ai trouvé qu'il y avait eu beaucoup trop de claquettes contre l'Italie. Moi, je n'aime pas trop les claquettes. Énormément à la plage, énormément au volley, mais très peu au rugby »

 
 

Êtes-vous satisfait du rendement de vos joueurs sous les ballons aériens depuis le début du Tournoi ?
Oui, parce qu'on était à 80 % de réussite contre l'Irlande, à 75 % contre le pays de Galles et à 67 % contre l'Italie. Ce sont des scores satisfaisants parce qu'on sait que sur une lutte aérienne, c'est du 50-50. Quand, sur trois matches d'affilée, vous êtes très au-dessus de cette moyenne, vous pouvez être contents. Après, j'ai trouvé qu'il y avait eu beaucoup trop de claquettes contre l'Italie. Moi, je n'aime pas trop les claquettes. Énormément à la plage, énormément au volley, mais très peu au rugby.

 

Quel regard portez-vous sur l'ouvreur écossais Finn Russel ?
Il est très bon. Tout a été écrit et dit sur lui. Beaucoup de superlatifs, et je suis d'accord avec ça, parce que c'est un magnifique joueur qui est au centre de l'animation écossaise. C'est un danger, comme la paire de centres (Tuipulotu-Jones). Les Écossais sont sans doute les plus latins des Anglo-saxons, ils ont un jeu assez imprévisible, pas trop stéréotypé, très offensif. Donc, on s'attend à de l'imprévu, sachant que c'est très difficile d'anticiper l'imprévu. À moindre d'être très vigilants.

 

Comme définiriez-vous le rôle d'Antoine Dupont dans l'animation de votre équipe ?
(Blagueur) Il ne sert à rien, à que dalle ! Plus sérieusement, il a un rôle majeur parce que quand on parle d'imprévus, de comment on peut changer son fusil d'épaule par rapport au scénario d'un match, il est le meilleur joueur du monde. Contre l'Italie, beaucoup ont vu son numéro de virtuose sur le côté fermé, son raffut, son crochet. J'adore ça, bien sûr, mais moi j'ai surtout vu que c'était un match difficile et qu'il a été le meilleur défenseur du match. On était mis sous pression dans les rucks, et il nous a toujours mis dans l'avancée en prenant des initiatives. Et contre le pays de Galles, dans une partie très débridée, il s'est mué en chef d'orchestre du rythme pour que le jeu continue sur la même base. C'est là-dedans qu'il est précieux. Quand vous avez le meilleur joueur du monde dans tous les styles, c'est pas mal. Non ? En attaque et en défense. Moi, je lui cherche encore une faiblesse. Dès que je trouve, je vous le dis. »

 
 
 


#11961 el landeno

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Posté 04 mars 2026 - 07:16

Fabien Brau-Boirie, l'héritier légitime de Jauzion : « Il dégage une forme de force tranquille, exactement comme Yannick »
Parmi tous les « nouveaux Jauzion », le jeune Palois est celui dont le profil semble le plus proche de la légende du Stade Toulousain et du XV de France, Yannick Jauzion.

Il a fêté ses 20 ans il y a moins de trois mois, en décembre. Mais Fabien Brau-Boirie joue déjà avec une maturité bluffante qui lui a offert une place de titulaire en équipe de France lors de ce Tournoi. À la faveur des pépins physiques de Yoram Moefana et Nicolas Depoortere, certes. Mais en deux matches contre le pays de Galles (54-12) et l'Italie (33-8), le Palois a prouvé qu'il avait l'étoffe d'un joueur de niveau international.

 
 
 

Et son style, mélange de puissance athlétique, de lecture de jeu et de qualité technique, a forcément rappelé quelqu'un. « Fabien a un profil à la Yannick Jauzion, parce que ce sont deux joueurs grands, très élégants, qui font de belles courses », explique Cédric Laborde, sélectionneur des Bleuets, qui a entraîné Brau-Boirie l'année passée.

 
 

« Fabien présente des garanties défensives tout en étant rapide sur les espaces un peu plus larges »

Sébastien Calvet, sélectionneur de l'équipe de France des moins de 18 ans

 
 

« On retrouve beaucoup de Yannick chez Fabien, estime Rémi Lamerat, ancien centre international et coéquipier de Jauzion à Toulouse pendant trois saisons (2008-2011). Bien sûr, le rugby a énormément changé entre l'apogée de Yannick et celle de Fabien. Lui évolue dans un registre un peu plus véloce, un peu plus dans l'évitement. Mais il a cette même capacité incroyable à faire jouer derrière lui. »

Brau-Boirie (2 sél.) n'est pas le premier centre tricolore à être comparé à Jauzion. Mais parmi tous ceux qui ont eu droit, plus ou moins à raison, au statut d'héritier de l'ex-Toulousain, le jeune joueur de la Section est sûrement celui dont le profil colle le mieux. « Tous les centres qui marchent bien chez les jeunes ne ressemblent pas forcément à Jauzion comme Fabien, témoigne Laborde. Et il n'y a pas de Brau-Boirie sur toutes les générations. »

 
 
 
 

La similitude de leur gabarit (1,90 m et 98 kg pour le plus jeune, 1,93 m et 107 kg pour l'aîné) « est assez frappante » selon Lamerat. Leur rôle sur le terrain, tout comme leur polyvalence 12-13, autorise également la filiation. « Comme Nicolas Depoortere (lui aussi comparé à Jauzion), Fabien présente des garanties défensives tout en étant rapide sur les espaces un peu plus larges, explique Sébastien Calvet, sélectionneur de l'équipe de France des moins de 18 ans, qui a eu Brau-Boirie sous ses ordres chez les Bleuets en 2024. Il est capable d'ouvrir des intervalles, de les exploiter, de jouer dans le dos de l'adversaire, mais aussi de breaker sur des espaces un peu plus étroits. Ça ne lui pose vraiment aucun souci de le balader en 12 ou en 13. »

 
 

 « Au-delà de leur ressemblance rugbystique, il y a une similitude dans leur façon d'être »

Yann Delaigue, ancien coéquipier de Jauzion

 
 

À ce profil complet et moderne, Yann Delaigue ajoute une autre concordance. « Au-delà de leur ressemblance rugbystique, il y a une similitude dans leur façon d'être, complète l'ancien coéquipier de Jauzion à Toulouse et en Bleu. Le petit, il ne s'énerve jamais, il dégage une forme de force tranquille, exactement comme Yannick. Aujourd'hui, Fabien Brau-Boirie n'a que 20 ans mais il est très calme. »

 

L'ex-Toulousain et le Palois ont en commun cette discrétion et cette sérénité qui transparaît sur leurs partenaires. C'est particulièrement impressionnant dans le cas de Brau-Boirie, qui a joué à Cardiff et à Lille comme s'il était un vieux routier du XV de France. Juste avant sa première cape, en 2001 à Johannesburg face aux Springboks, Jauzion affichait la même tranquillité qui avait déconcerté son sélectionneur d'alors, Bernard Laporte.

 
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Yannick Jauzion en 2001 lors de sa 1re sélection face aux Springboks en Afrique du Sud. (FEVRE/L'Équipe)
 

« Il m'avait pris à part pour me dire : "À partir de maintenant, tu as trois heures pour te déguiser en fou ! ", racontait l'ex-centre à L'Équipe en 2019. Il avait des doutes sur ma capacité à jouer à très haut niveau. Je ne suis pas rentré dans ce trip-là. Je me suis préparé simplement. Ça s'est bien passé puisqu'on a gagné (32-23). » Vingt-cinq ans plus tard, Brau-Boirie a entamé sa carrière en bleu avec la même quiétude. Et une ardeur identique sur le terrain.



#11962 jose5

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Posté 07 mars 2026 - 17:05

L'équipe s'est effondré dès que le doute s'est installé.
Où étaient les meneurs à ce moment ?
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#11963 Bon Chasseur

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Posté 07 mars 2026 - 17:07

L'équipe s'est effondré dès que le doute s'est installé.
Où étaient les meneurs à ce moment ?

Je suis d'accord, ça manque d'avants couillus/méchants. A une époque t'avais les Ibanez, Pelous. Là t'as un pack de soldats, y a qu'Ollivon je pense même s'il ne semble pas peser beaucoup verbalement dans cette équipe. Dupont est mis capitaine mais c'est pas un rôle naturel chez lui. Du tout.



#11964 Lourugby

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Posté 07 mars 2026 - 17:11

Je trouve notre pack déséquilibré lorsque l'adversité est au rendez-vous.

 

Quand on est en confiance, qu'on avance et que l'état d'esprit est là, c'est efficace car ça va vite et c'est capable de faire jouer à toute vitesse autour, mais quand on est dans le dur, on manque de porteurs et de leaders pour se remettre dans le sens de la marche. 

 

Il faut à tout prix retrouver un numéro huit et des piliers. 


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#11965 Alex chocolatines

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Posté 07 mars 2026 - 17:19

Je suis d'accord, ça manque d'avants couillus/méchants. A une époque t'avais les Ibanez, Pelous. Là t'as un pack de soldats, y a qu'Ollivon je pense même s'il ne semble pas peser beaucoup verbalement dans cette équipe. Dupont est mis capitaine mais c'est pas un rôle naturel chez lui. Du tout.

On avait Guirado pour les commentaires d'après défaite. 


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#11966 jose5

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Posté 07 mars 2026 - 17:27

Je suis d'accord, ça manque d'avants couillus/méchants. A une époque t'avais les Ibanez, Pelous. Là t'as un pack de soldats, y a qu'Ollivon je pense même s'il ne semble pas peser beaucoup verbalement dans cette équipe. Dupont est mis capitaine mais c'est pas un rôle naturel chez lui. Du tout.

C'est vrai qu'il me semble que, sans être une grande gueule, Ollivon, et peut-être aussi Marchand, sont des meneur.
Mais pourquoi ont-ils été sorti à la mi-temps (à "seulement" 19-14) ?
En début de deuxième période, j'ai eu l'impression de voir Dupont seul leader, paumé. Et c'est là qu'on a lâché le match.

#11967 Bon Chasseur

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Posté 07 mars 2026 - 17:49

C'est vrai qu'il me semble que, sans être une grande gueule, Ollivon, et peut-être aussi Marchand, sont des meneur.
Mais pourquoi ont-ils été sorti à la mi-temps (à "seulement" 19-14) ?
En début de deuxième période, j'ai eu l'impression de voir Dupont seul leader, paumé. Et c'est là qu'on a lâché le match.

possible, possible... pour répondre à la question, dans la cohérence du staff Galthié tu veux vite rajouter de la fraîcheur physique à un moment typiquement creux de cette équipe. Ils s'endorment toujours lors du 3è quart de match. Mais les changements ne sont pas immédiatement payants, avec Nouchi qui prend un jaune, et le naufrage général, aucun individu je pense n'est particulièrement fautif, c'est le collectif qui n'y croit plus du tout et qui subit.



#11968 gregouarrrr

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Posté 07 mars 2026 - 17:52

prendre 50 pions en ecosse alors qu on vise le Grand chelem ... à 18 mois de la prochaine coupe du monde ... ca fait un peu désordre 



#11969 Arverne03

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Posté 07 mars 2026 - 18:02

prendre 50 pions en ecosse alors qu on vise le Grand chelem ... à 18 mois de la prochaine coupe du monde ... ca fait un peu désordre 

 

Ca remet les pendules à l'heure. De toutes façons là bas ce ne sera pas une partie de plaisir ! 



#11970 Alex chocolatines

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Posté 08 mars 2026 - 15:10

prendre 50 pions en ecosse alors qu on vise le Grand chelem ... à 18 mois de la prochaine coupe du monde ... ca fait un peu désordre 

Perdre contre les Anglais en dessous de leur meilleur niveau et chez nous, là ça ferait tache mais se faire accrocher à Murrayfield par une très belle équipe qui elle retrouve son meilleur niveau, J'y vois rien de catastrophique. Je vais donc suivre les mots de notre président de fédé qui dit que ce qui compte c'est d'être au top au bon moment. Inutile de défoncer tout le monde maintenant et de se foirer à la CDM, d'autant qu'on peut encore raisonnablement espérer une victoire du tournoi, sans le prestigieux GC, mais victoire quand même.  


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