j aimerais bcp voir une 3eme ligne Tix , Nouchi , Gazzotti , tous sont individuellement très complet, avec chacun leur domaine d excellence , et me paraissent très complémentaire collectivement
EDF de Galthié
#12826
Posted Today, 20:04 PM
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#12827
Posted Today, 20:43 PM
C'était aussi le but du séjour. On peut joindre l'utile - tenter de décrocher un titre tout neuf - et s'en servir pour détecter de nouveaux talents, repérer des doublures voire, mieux, des titulaires en puissance. Fabien Galthié, qui répétait encore la semaine dernière qu'il avait traversé la planète avec seulement un tiers des vainqueurs du Tournoi des Six Nations 2026, concédait tout de même qu'il y avait des maillots à aller chercher. C'est qu'il doit se souvenir qu'en juillet 2021, déjà en Australie, quelques joueurs avaient affirmé un statut ou éclos, et que certains seraient du Grand Chelem de l'année suivante, à l'image d'Anthony Jelonch et Melvyn Jaminet.
De Christchurch (défaite : 32-34) à Brisbane (victoire : 42-26), dans un contexte de fin de saison, l'encadrement peut se féliciter de plusieurs confirmations et découvertes de très bon augure à un an du rassemblement pour la prochaine Coupe du monde. Des performances majeures que le dernier test face au Japon, samedi, ne devrait pas être en mesure de remettre en question.
Premier motif de satisfaction, pour ne pas verser immédiatement dans l'émerveillement, l'association entre Yoram Moefana et Fabien Brau-Boirie au centre. Le premier compte déjà 41 sélections mais s'affirme désormais avec autorité. Le second n'a que 20 ans, 4 capes sur le dos, mais il est déjà bluffant et installé. « On va les laisser s'expliquer au centre », disait le sélectionneur à propos du réservoir bleu à ce poste. Ce duo a toutefois été fait pour s'inscrire dans la durée, autant en raison de leur activité individuelle démente que de leur faculté à faire des différences en attaque et à gagner leurs duels offensifs et défensifs.
L'autre association à avoir marqué des points se trouve en troisième ligne où, derrière Oscar Jegou déjà installé, Marko Gazzotti et Lenni Nouchi viennent de poser des options. Il faudra attendre de voir les retours en forme à la rentrée de François Cros, Jelonch, Paul Boudehent et Charles Ollivon, les deux derniers étant également polyvalents en deuxième ligne. Mais il existe une place à prendre en numéro 8 et Gazzotti s'est clairement mis en valeur en deux sorties. Quant à Lenni Nouchi, sa puissance face aux Australiens, malgré une saison interminable avec Montpellier, le pose comme une alternative au profil d'Anthony Jelonch, blessé à une épaule en fin de saison.
Enfin, côté révélations, il reste à signaler la performance d'Aaron Grandidier-Nkanang dans le couloir gauche. Titularisé au poste du mutant Louis Bielle-Biarrey, il serait délicat de lui faire trop de promesses d'autant qu'il s'agit d'un hyperspécialiste et que la concurrence ne se limite pas qu'au Bordelais « LBB ». Il n'empêche que le champion olympique 2024 s'invite dans la discussion. Pour sa première sélection, il a commencé par inscrire deux essais dont le premier doit beaucoup à toutes ses qualités. Il possède aussi des aptitudes naturelles sous les ballons hauts, un secteur où les Bleus peuvent parfois se retrouver en difficulté.
Il ne s'agit pas dans les lignes qui vont suivre de porter la poisse, mais de rappeler que les accidents arrivent en rugby. Ils peuvent très mal tomber, comme cette rupture des ligaments croisés d'un genou de Romain Ntamack dans la dernière ligne droite de la préparation à la Coupe du monde 2023 ou de cette fracture maxillo-zygomatique d'Antoine Dupont pendant cette même compétition. Un choc puis une angoisse pour Fabien Galthié et son staff.
Trois ans plus tard, dans l'avion entre Brisbane et Tokyo, on s'est posé la question : et si, par malheur, les mêmes galères frappaient les meneurs de jeu du XV de France, ce qu'on ne leur souhaite évidemment pas, serait-on aussi paniqué ? Ce lancement de Championnat des nations apporte un début de réponse négative.
Et si tout le monde est sur le pont, alors Fabien Galthié aura l'embarras du roi sur cet axe 9-10-15 qui pilote ses systèmes de jeu. Il a dans ses mains une quinte flush royale Dupont-Lucu-Ntamack-Jalibert-Ramos à faire pâlir d'envie ses rivaux, à commencer par des Australiens qui ont commencé samedi, à Brisbane, avec une charnière Lonergan-Meredith à six sélections et qui n'a pas fait le poids sur la durée du match (26-42).
Dupont et Thomas Ramos sont absents pour ces tests de juillet, mais les trois autres prennent le relais brio, donnant cette impression de profusion de biens.
Ce succès au Suncorp Stadium a porté le sceau de l'association de Romain Ntamack à l'ouverture et Matthieu Jalibert à l'arrière, une première sous Galthié qui ouvre des perspectives alléchantes pour la suite, à commencer par ce dernier match de juillet à Tokyo samedi.
« C'était assez facile de prendre des repères. Et ce n'est que du bonheur de jouer avec Matthieu »
Romain Ntamack
« Avec des joueurs comme ça, c'est assez facile de trouver des automatismes, on parle à peu près le même rugby, souligne l'ouvreur toulousain. Dans le système de jeu des Bleus, l'ouvreur et le 15 se suppléent beaucoup en temps normal, donc c'était assez facile de prendre des repères. Et ce n'est que du bonheur de jouer avec Matthieu. »
On est loin de l'ambiance autour du « Jalimack » 10-12 qui n'avait pas survécu aux deux premiers tests de novembre 2021. Depuis, jamais les deux phénomènes n'ont été associés, mais plutôt mis en concurrence, ce que semblait avoir oublié Fabien Galthié samedi soir en raillant « le buzz » médiatique autour des deux joueurs.
Ntamack a cumulé samedi soir un essai, une passe décisive au pied sur le premier essai d'Aaron Grandidier-Nkanang, deux franchissements, quatre défenseurs battus, 139 m parcourus. Jalibert ? Une passe au pied pour le second essai de l'ailier palois, cinq défenseurs battus, 121 m parcourus... La double menace a donné le tournis aux Wallabies et multiplié les solutions offensives des Bleus dans ce système à deux ouvreurs cher à Fabien Galthié.
« L'association de bons joueurs n'a jamais fait de mal à une équipe. L'association de très bons joueurs non plus. »
Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France
« L'association de bons joueurs n'a jamais fait de mal à une équipe, en souriait ce dernier. L'association de très bons joueurs non plus. » Cette théorie ne pourra que se vérifier quand Thomas Ramos reviendra pour les rendez-vous de novembre. S'il n'a pas les appuis électriques de Matthieu Jalibert, l'arrière toulousain est un maître en stratégie et un buteur redoutable dont il semblait difficile de se passer quand il a passé la pénalité de la gagne il y a quatre mois face à l'Angleterre.
Ntamack ou Jalibert en 10 ? Ramos ou Jalibert en 15 ? Le simple fait de se poser la question suffira à confirmer au Bordelais qu'il a en tout cas marqué des gros points pour revenir dans la durée sur les feuilles de match, ce qui était loin d'être une évidence en fin d'année dernière.
« Quand Matthieu est sur le terrain, j'ai beaucoup moins de doutes que quand il n'y est pas, qu'il soit en 10 ou en 15, se marrait samedi soir son coéquipier à l'UBB, Jefferson Poirot. Il n'y avait pas de doutes à avoir, le système de jeu est fait aussi pour avoir deux 10 sur le terrain, on le voyait quand Thomas Ramos était là. Matthieu s'est fondu là-dedans naturellement, j'ai vraiment aimé sa complicité avec Romain (Ntamack). »
Sur la route de la Coupe du monde en Australie l'an prochain (1er octobre-13 novembre 2027), la stature prise par Maxime Lucu cet été est aussi une très bonne nouvelle. Le Bordelais, nommé capitaine en attendant l'arrivée d'Antoine Dupont, qui n'a finalement jamais eu lieu, s'est affirmé comme un leader. Il souriait, presque gêné, quand on lui signalait qu'il faisait partie des rares capitaines à avoir gagné dans l'hémisphère Sud.
« Je me suis surtout concentré pour bien faire jouer l'équipe et mettre en oeuvre ce qu'on avait travaillé dans la semaine du mieux possible », commentait-il. Une mission qu'il réussit malgré ce manque de réalisme et de précision qui a empêché les Bleus de signer un gros coup en Nouvelle-Zélande (34-32) et de maîtriser la première période en Australie.
Capitaine en club, Lucu semble avoir pris la mesure de ce rôle sur ces trois matches de juillet en équipe de France. On allait oublier, il peut dépanner en 10, comme Dupont, si, vraiment, il y a besoin. Vous avez dit choix de riche ?
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