Jump to content


Photo
- - - - -

Parole d'Ex


  • Please log in to reply
226 replies to this topic

#211 Arverne03

Arverne03

    Champion du Monde

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 40,032 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:HURIEL (03380)
  • Mon club:

Posted 27 December 2025 - 15:56 PM

Merci pour l'article - Concernant MOSCATO, hormis ces faits d'armes si j'ose dire mentionnés ci-dessus !!!! - Je ne peux oublier la partie de manivelles avec MALLARET en 1991 au Michelin en 8éme de finale de mémoire.....Un bon moment de fraternité avec ses compères de la première ligne béglaise.... :wacko:

Oui, de plus le match était télévisé il me semble, et le public était chaud bouillant !!!! Un grand moment !  B) 


  • ASM.fanclub.metz, DOUDOU63 and ELSAZOAM like this

#212 ELSAZOAM

ELSAZOAM

    Champion du Monde

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 38,910 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:Clermont-Ferrand
  • Mon club:

Posted 27 December 2025 - 16:16 PM

Oui, de plus le match était télévisé il me semble, et le public était chaud bouillant !!!! Un grand moment !  B)

20 minutes de jeu et Mallaret dehors avec son vis-à-vis Moscato...

1ère ligne d'enfer à Bègles avec Gimbert, Moscato et Simon, mais à l'ASM on n'avait pas grand chose à leur envier avec Heyer, Mallaret et Marocco.

Ce jour-là Moscato avait du prendre ce qu'il fallait, il était complètement fou !   :ermm:


  • ASM.fanclub.metz, DOUDOU63 and Arverne03 like this

#213 gourmachou

gourmachou

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,593 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:pas loin du bib park
  • Mon club:

Posted 27 December 2025 - 16:59 PM

Oui, de plus le match était télévisé il me semble, et le public était chaud bouillant !!!! Un grand moment !  B) 

Oui j'y étais je confirme chaud bouillant

#214 Arverne03

Arverne03

    Champion du Monde

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 40,032 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:HURIEL (03380)
  • Mon club:

Posted 27 December 2025 - 17:45 PM

20 minutes de jeu et Mallaret dehors avec son vis-à-vis Moscato...

1ère ligne d'enfer à Bègles avec Gimbert, Moscato et Simon, mais à l'ASM on n'avait pas grande à leur envier avec Heyer, Mallaret et Marocco.

Ce jour-là Moscato avait du prendre ce qu'il fallait, il était complètement fou !   :ermm:

 

Oui, il voulait se battre avec tout le monde et le public le "chauffait" !!!!!  ^_^ 
 


  • ASM.fanclub.metz and ELSAZOAM like this

#215 Kestandi

Kestandi

    Champion du Monde

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 15,824 posts
  • Genre:Homme
  • Mon club:

Posted 27 December 2025 - 17:55 PM

Merci pour l'article - Concernant MOSCATO, hormis ces faits d'armes si j'ose dire mentionnés ci-dessus !!!! - Je ne peux oublier la partie de manivelles avec MALLARET en 1991 au Michelin en 8éme de finale de mémoire.....Un bon moment de fraternité avec ses compères de la première ligne béglaise.... :wacko:


C’était en 1990 , l’année où l’ASM les sort sur 2 matchs en 1/8emes.
En 1991 , ils vont au bout vs le ST en finale.
  • DOUDOU63 likes this

#216 Arverne03

Arverne03

    Champion du Monde

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 40,032 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:HURIEL (03380)
  • Mon club:

Posted 09 January 2026 - 09:31 AM

Ne désirant pas créer un sujet qui n'intéresserait qu'une infime partie du forum, je vous informe ( pour les plus anciens ) du décès à 73 ans, de l'impressionnante pivot du Daugava Riga qui marqua les mémoires clermontoises, particulièrement à la Maison des Sports, empêchant le CUC (Clermont Université Club) de remporter les finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1971, 1973, 1974 et 1977. Les Demoiselles de Clermont ne lui en voulurent jamais, nouant avec elle une forte amitié. J'ai assisté à ces rencontres déséquilibrées en raison de la taille de cette géante ( 2,17 m ) qui se "baladait" sur le terrain Pour vaincre RIGA il fallait que SEMENOVA  soit malade ! Pourant il me semble ( si mes souvenirs sont bons ) que seule une équipe tchèque avait réussi cet exploit ! Mais peut être était ce en fin de cycle de RIGA et de sa géante ? 


  • DOUDOU63, Le Marseillais, ELSAZOAM and 2 others like this

#217 ELSAZOAM

ELSAZOAM

    Champion du Monde

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 38,910 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:Clermont-Ferrand
  • Mon club:

Posted 09 January 2026 - 11:07 AM

Ne désirant pas créer un sujet qui n'intéresserait qu'une infime partie du forum, je vous informe ( pour les plus anciens ) du décès à 73 ans, de l'impressionnante pivot du Daugava Riga qui marqua les mémoires clermontoises, particulièrement à la Maison des Sports, empêchant le CUC (Clermont Université Club) de remporter les finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1971, 1973, 1974 et 1977. Les Demoiselles de Clermont ne lui en voulurent jamais, nouant avec elle une forte amitié. J'ai assisté à ces rencontres déséquilibrées en raison de la taille de cette géante ( 2,17 m ) qui se "baladait" sur le terrain Pour vaincre RIGA il fallait que SEMENOVA  soit malade ! Pourant il me semble ( si mes souvenirs sont bons ) que seule une équipe tchèque avait réussi cet exploit ! Mais peut être était ce en fin de cycle de RIGA et de sa géante ? 

Je me souviens très bien de cette géante russe (Ouliana Semenova - Lettonie) contre qui luttait le CUC avec les Jackie Chazalon, Irène Guidotti, Colette Paasemard, Elisabteh Riffiod, Françoise Quiblier, etc.

Sans la géante Semenova en face, les filles du CUC aurait à coup sûr gagné la coupe d'Europe, mais elles sont tombées à la mauvaise époque !

2,17 m ou 2,13 m (ça dépend d'où vient l'info), mais peu importe, elle était autour de 2,15 m et n'avait qu'à lever les bras pour poser la ballon dans le panier... Qu'elle repose en paix.


  • Arverne03 likes this

#218 Y&B

Y&B

    Joueur de TOP 14

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 4,285 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:Pau & La Seyne
  • Mon club:

Posted 09 January 2026 - 15:16 PM

Je me souviens très bien de cette géante russe (Ouliana Semenova - Lettonie) contre qui luttait le CUC avec les Jackie Chazalon, Irène Guidotti, Colette Paasemard, Elisabteh Riffiod, Françoise Quiblier, etc.
Sans la géante Semenova en face, les filles du CUC aurait à coup sûr gagné la coupe d'Europe, mais elles sont tombées à la mauvaise époque !
2,17 m ou 2,13 m (ça dépend d'où vient l'info), mais peu importe, elle était autour de 2,15 m et n'avait qu'à lever les bras pour poser la ballon dans le panier... Qu'elle repose en paix.


Avant un match du CUC je l’avais croisée au Galerie de Jaude où elle faisait du shopping avec ses copines de Riga …
Un joli gabarit de 2ème ligne, on ne voyait qu’elle dans les rayons !!
Condoléances à sa famille et ses proches.
  • Silhouette likes this

#219 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,777 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 09 January 2026 - 20:04 PM

pour les abonnés, L'Equipe republie le reportage de l'an dernier sur l'épopée des demoiselles du CUC

 

https://www.lequipe....ermont/20200453



#220 Very Good Eshvili

Very Good Eshvili

    Bourbonnais by birth, deberdined by the grace of Saint Menoux

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 16,558 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:Labo et Cie
  • Mon club:

Posted 09 January 2026 - 20:39 PM

pour les abonnés, L'Equipe republie le reportage de l'an dernier sur l'épopée des demoiselles du CUC

 

https://www.lequipe....ermont/20200453

https://www.lequipe....-europe/1632412



#221 ELSAZOAM

ELSAZOAM

    Champion du Monde

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 38,910 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:Clermont-Ferrand
  • Mon club:

Posted 10 January 2026 - 07:57 AM

Basket-ball : Ouliana Semenova est décédée

 

La joueuse de basket-ball lettone, Ouliana Semenova, bien connue à Clermont comme adversaire du CUC, vient de disparaître à l'âge de 73 ans.

 

Par Francis LAPORTE (La Montagne)

Publié le 08 janvier 2026 à 20h57

 

Du haut de ses 2,17 m, la Lettone Ouliana Semenova, décédée ce jeudi, fut la joueuse phare de l'équipe de Riga TTT et de l'équipe de l'Union soviétique de 1968 à 1987. Née le 9 mars 1952 à Daugavpils (Lettonie), elle disposait d'un palmarès géant ayant remporté 2 médailles d'or olympiques (Montréal et Moscou), 3 titres de championne du monde, 10 de championne d'Europe, 11 Coupe d'Europe, 1 Coupe Liliana Ronchetti et 15 championnats d'URSS. Elle fut la première européenne à rentrer dans le Hall of Fame, en 1993.

 

L'impressionnante pivot du Daugava Riga marqua les mémoires clermontoises, particulièrement à la Maison des Sports, empêchant le CUC (Clermont Université Club) de remporter les finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1971, 1973, 1974 et 1977. Les Demoiselles de Clermont ne lui en voulurent jamais, nouant avec elle une forte amitié.

 

Elle dominait les débats...

Semenova.png

 

 



#222 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,777 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 10 January 2026 - 12:43 PM

L'ancien pilier gauche international Fabien Barcella raconte son vécu de la modernisation du rugby : « D'un seul coup, on a débarqué dans la stat »
L'ancien pilier gauche international Fabien Barcella (20 sélections) a beaucoup appris à Auch avant de rejoindre Biarritz en 2008 et de disputer la finale de la Coupe du monde 2011. Mais plus les années passaient, moins il se reconnaissait dans ce nouveau rugby fait de datas.

« Quel est le partenaire le plus fort avec qui vous avez évolué ?
Physiquement, c'est William Servat. C'était un extraterrestre, un monstre physique. Il dégageait une puissance phénoménale. On ne le surnomme pas la "bûche" pour rien. Sa force pure était vraiment impressionnante. Techniquement, c'est Dimitri Yachvili. Tout était facile pour lui. Un peu comme lorsqu'on voyait jouer Zizou (Zinédine Zidane). "Yach" était au-dessus dans la gestion et la vision du jeu.

 
 

L'adversaire que vous redoutiez ?
Je me souviens de rencontres très compliquées contre les Italiens face à des mecs comme (Martin) Castrogiovanni et (Carlos) Nieto. On n'aimait pas les jouer. C'étaient des tricheurs. Ils te parlaient systématiquement dans "le beignet". J'ai eu la chance de ne pas participer à l'épisode malheureux de 2011 (défaite 22-21 des Bleus à Rome) parce que j'étais blessé... Les Argentins avaient aussi de sacrés clients en mêlée comme (Martin) Scelzo.

Le partenaire le plus drôle ?
Arnaud Mignardi. On a fait pas mal de conneries ensemble, comme la moutarde dans les chaussures des mecs, des petits fours sur les épaules du président quand il était en train de discuter. Mignardi m'a entraîné dans ses histoires. J'aimais bien déconner. C'était important pour le groupe et pour moi, c'était un moyen de me libérer. J'avais toujours la banane.

Votre plus grosse bringue ?
Il y en a eu un paquet (rires). Celle après la victoire en Amlin Cup (devenu Challenge Cup) en 2012, la seconde division de la Coupe d'Europe, était pas mal. On avait pris le pick-up d'Arnaud Héguy et on s'était mis à une quinzaine dessus pour faire le tour des bars. Évidemment, il y a aussi la bringue après la finale de Coupe du monde 2011 (défaite 8-7 contre la Nouvelle-Zélande à Auckland). On n'avait pas dormi pendant deux ou trois jours. Je me souviens d'une réception après la finale. Ils avaient sorti le tapis rouge aux Blacks. Il n'y en avait que pour eux alors qu'ils nous avaient parqués dans un coin. On chantait une chanson paillarde. On s'était fait parler sèchement par les organisateurs et ils nous avaient mis un peu dehors.

 
Barcella en bref
42 ans
Ancien pilier gauche
20 sélections (2008-2011)
Finaliste de la Coupe du monde 2011
Parcours professionnel : Toulouse (2003-2005), Valence-d'Agen (2005-2006), Auch (2006-2008), Biarritz (2008-2014), Toulon (2014-2015), Grenoble (2015-2017)

Vous évoquez la défaite de 2011. Est-ce votre plus grande fierté ou votre plus grande déception ?
Vu mon parcours, être là ce jour-là, ce n'est pas rien. J'étais très heureux de vivre cette aventure. Et collectivement, aussi. Ça s'est joué à un point. C'est assez déroutant. Sur la première partie de la compétition, on n'est pas invités. Puis on méritait d'être champions du monde sur les trois derniers matches. C'est ma dernière sélection. J'avais de gros soucis à mon tendon d'Achille. L'après Coupe du monde a été hyper dur pour moi. Et logiquement, ils (le staff) sont partis sur une nouvelle génération de joueurs pour préparer 2015.

5a12a.jpg
 
Fabien Barcella a participé à la finale de la Coupe du monde 2011 perdue face à la Nouvelle-Zélande (8-7). (F. Mons/L'Équipe)

Il a joué son dernier match en mai 2016 contre Bordeaux avant de se résoudre à raccrocher définitivement quelques mois plus tard à cause d'un tendon d'Achille trop douloureux. L'ancien joueur de Toulouse, Valence-d'Agen, Auch, Biarritz, Toulon et Grenoble a ensuite intégré une école de kiné à Lyon puis a terminé sa formation à Dax avant de lancer sa nouvelle carrière il y a quelques années à Anglet (Pyrénées-Atlantiques).

« On est à deux pas d'Aguiléra, se marre celui qui est père de deux filles. On revient pas loin d'un lieu où on a vécu de bons moments. Je prends du plaisir dans ce domaine. » C'est dans ce cadre-là qu'il a notamment fait la connaissance de Baptiste Erdocio, actuel pilier gauche de Montpellier qui a récemment fêté sa première sélection avec les Bleus contre la Nouvelle-Zélande (43-17). « Il respire la joie de vivre et il est toujours en train de rigoler, un peu comme moi quand j'étais joueur », raconte Barcella.

« Votre fin de carrière marquée par ces pépins physiques est-elle un regret ?
Non, l'histoire est faite comme ça. C'est très difficile de revenir quand on se pète. Je n'ai jamais véritablement retrouvé mon 100 %. Mais je n'ai rien à regretter. Je me suis accroché toute ma carrière, je suis allé à 1 000 % de mes capacités. Deux ans avant ma première sélection, j'étais en Fédérale 1. Je suis hyper content de ce que j'ai vécu. C'est devenu un autre rugby fait de plein de datas.

Aujourd'hui, tout est mesuré. Ça va loin. J'étais rincé mais c'est aussi tout ça qui m'a fait arrêter. Ça fait un peu oreillette dans le Tour de France... Moi, j'avais connu un peu le niveau amateur à Auch. Il n'y avait même pas de salle de musculation. Et d'un seul coup, tu te retrouves avec des GPS dans le dos. Le moindre mètre parcouru par seconde, le moindre plaquage, tout a été analysé et décortiqué. À 34 ans, je n'avais plus envie de ça.

« (Il a été proche de signer à) Perpignan juste avant d'aller au BO. En 2008 après Auch. J'aurais pu signer à Bayonne aussi »

 
 
 

Vous ne vous reconnaissiez plus dans ce rugby ?
Je me suis dit "mais qu'est-ce que ça fout là ?" Quand je suis arrivé au BO, on était une bonne bande de potes. C'était professionnel, certes. Mais il y avait toujours cette partie de rigolade et de bringue. On faisait de bons apéros. D'un seul coup, on a débarqué dans la stat. Le rugby s'est modernisé et moi j'arrivais en fin de cycle. C'est hyper intéressant mais, vu mon parcours, c'était délicat.

Un club où vous avez été proche de signer ?
Perpignan juste avant d'aller au BO. En 2008 après Auch. J'aurais pu signer à Bayonne aussi. Mais à l'USAP, j'avais un pote Nicolas Durand avec qui j'avais joué. Il m'avait dit qu'il avait donné mon numéro à Jacques Brunel. La semaine où il m'appelle, je m'étais engagé oralement avec Biarritz et Serge Blanco. À quelques jours près, j'aurais pu hésiter. Mais a posteriori, je n'ai aucun regret car j'ai vécu de très bons moments au BO même si ça s'est mal fini. Et vu l'équipe qu'on avait, on se demande encore comment on est descendus.

Quel est entraîneur qui vous a le plus marqué ?
Henry Broncan et de loin. Il était capable d'aller chercher chez toi des trucs qui n'existent pas. Tu es à 100 % mais lui va te faire aller à 500 %. Il est professeur d'histoire. Il sait te parler. Il peut te piquer ou te câliner. Il sait aussi où il veut aller avec toi. Il est très dur mais il était incroyable pour des jeunes joueurs comme on l'était. On ne l'appelle pas le sorcier pour rien. C'est un sacré personnage. J'ai un respect phénoménal pour lui. Tu ne peux avoir que de l'admiration pour le bonhomme. Il ne te vend pas du rêve. Il te dit toujours les vérités.

Vous n'avez jamais pensé à devenir entraîneur ?
Non, ça ne m'a jamais tapoté l'esprit. C'est un vrai métier. J'ai l'impression que c'est un peu la solution de facilité alors que ça demande une réelle vocation. J'ai joué avec Fabien Cibray (l'ancien demi de mêlée est aujourd'hui manager d'Oyonnax). Lui avait le profil type. Bernard Laporte lui avait d'ailleurs dit qu'il serait un grand entraîneur. Benoît Baby (sélectionneur de France 7) et Arnaud Héguy (désormais dans le staff des moins de 20 ans) avaient ça aussi dans la peau. Moi, je n'étais pas fait pour ça. »



#223 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,777 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 14 February 2026 - 19:02 PM

Pas un mot sur sa venue à Clermont ! on avance caché

 
 
Yoann Maestri, ancien deuxième-ligne du XV de France : « Les Gallois se foutaient bien de notre gueule... Jusqu'à ce qu'ils prennent la première dans le menton ! »
En marge du Tournoi des 6 Nations, l'ancien deuxième-ligne de l'équipe de France (65 sélections) revient sur plusieurs rencontres épiques face au pays de Galles qui ont jalonné sa carrière en bleu.
 
Yoann Maestri n'a pas beaucoup gagné avec l'équipe de France (25 victoires, 2 nuls et 38 défaites). C'est encore plus vrai face au pays de Galles, que le deuxième-ligne n'a battu qu'une fois, lors du Tournoi 2017 (20-18). C'est depuis le Brésil, où il profite de quelques jours de vacances, que « Mama » a accepté de revenir sur cette rencontre restée dans les mémoires. Mais pas que.
« Le dernier match du Tournoi que vous avez disputé, c'était face au pays de Galles, le 18 mars 2017, au Stade de France. Un match que les Bleus ont remporté 20-18 après vingt minutes d'arrêts de jeu ! On imagine que vous vous en souvenez...
Ah ouais ! Quel match ! On s'était sacrément envoyés sur ce match-là ! Il y avait une grande tension. À l'époque, le pays de Galles avait une sacrée équipe et une belle génération de joueurs. C'était très serré et la fameuse fin de match arrive... C'est dur de me faire revenir sur ça... Après le match, j'avais critiqué l'arbitrage et j'avais été sanctionné d'une amende (*). C'était une connerie de parler. Après coup, je me suis senti très con.
Il faut se rendre compte aussi du contexte. On n'avait pas de résultats, il y avait plein de trucs compliqués autour de l'équipe de France. Tout le monde était à cran et là, avec ces vingt minutes d'arrêts de jeu, c'était de la folie. Sur le terrain, on ressentait une injustice car nos piliers faisaient le boulot, étaient dominants, mais ça ne payait pas. On se demandait combien de mêlées seraient nécessaires... J'avais l'impression d'être puni, comme en fin d'entraînement quand tu enchaînes les mêlées et que le coach ne veut pas que ça s'arrête. C'était de la souffrance. Et il y avait toutes ces tractations, en anglais, entre l'arbitre et les Gallois.

 

(*) Pour avoir notamment déclaré avoir « un peu de dégoût d'avoir été arbitré de cette façon jusqu'à la fin » par Wayne Barnes, il avait été sanctionné de 15 000 euros d'amende.

Finalement, la délivrance arrive avec l'essai de Damien Chouly à la 100e minute de jeu...
À ce moment-là, la première chose que je me dis, c'est : « C'est fini ! » Je baisse les bras, je relâche tout. Je n'y croyais plus. C'est magnifique. Au final, ça reste un bon souvenir collectif. J'ai des images des copains : Antoine (Dupont), qui disputait son premier Tournoi, me saute dessus, Rabah (Slimani), Gaël (Fickou), Uini (Atonio). Ce sont des beaux souvenirs car ce match, comme beaucoup d'autres, aurait aussi pu nous échapper. La dramaturgie était dingue. C'était presque irréel.

 
 
 
 
Yoann Maestri en bref
38 ans
Ancien deuxième-ligne
65 sélections, 1 essai.
Palmarès : Vainqueur de la Pro D2 avec Toulon (2008), champion de France (2011 et 2012), champion d'Europe (2010) avec Toulouse.
 
 
Ce n'est pas la première fois que ça se passait mal avec les Gallois. Il paraît qu'avec l'équipe de France des moins de 20 ans, lors de la Coupe du monde 2008, les esprits s'étaient déjà échauffés avec la même génération (Halfpenny, Biggar, Warburton)...

Là encore, l'arbitrage n'avait pas été en notre faveur... Il y a eu un petit chambrage des Gallois après le coup de sifflet final au moment de se serrer la main (défaite 23-19). Jérémy, qui jouait à Toulon avec moi, n'a pas trop aimé... Et là, il emmanche le Gallois bien comme il faut. Ç'a déclenché une bagarre générale monstrueuse ! Allez, je cite les noms, je me régale ! Djibril (Camara) et Rabah (Slimani) ont joué les incendiaires. C'est parti en vrille ! Les Gallois se foutaient bien de notre gueule... Jusqu'à ce qu'ils prennent la première dans le menton ! Après, c'était inarrêtable. Bon, on s'est fait taper sur les doigts. Les gars ont été renvoyés du groupe France. Jean-Claude Skrela (le manager) était dans tous ses états. C'était une connerie de jeunesse.

 
 

« On galérait contre les Gallois. C'était presque notre pire cauchemar »

Yoann Maestri garde des souvenirs compliqués face au XV du Poireau

 
 

Les Gallois ne vous ont jamais vraiment réussi. Vous les avez affrontés à six reprises, pour une seule victoire, ce fameux match de 2017...
À cette époque, les Gallois avaient une génération fantastique. On galérait contre eux, c'était presque notre pire cauchemar. Nous, la période était compliquée au regard de nos performances. On se donnait pourtant corps et âme. On tenait cinquante, soixante minutes et, ensuite, il y avait toujours un fait de jeu, une connerie, et puis le match basculait. C'est une question de cycle. Ce n'était pas le nôtre. De nos jours, on peut dire que c'et l'inverse.

Un mot sur le Millennium Stadium de Cardiff. Le plus beau stade dans lequel vous ayez joué ?
Oui. Un stade magnifique, l'un des plus beaux d'Europe. L'ambiance, le fait de pouvoir fermer le toit, la relation avec le public, où tu as presque la sensation que les supporters peuvent te toucher en bord de touche... C'est incroyable, l'ambiance est folle. C'est vraiment un stade à part.

 
 

« J'étais le premier au lit ! Je mettais mes bas de contention et j'écoutais du Verdi pour faire redescendre la pression »

Yoann Maestri, couche-tôt au pays de Galles

 
 

Lors de vos matches à Cardiff, avez-vous pu profiter des fameuses soirées sur Saint Mary Street ?
Non ! J'étais le premier au lit ! Dès la fin du match, je faisais un bain froid et je rentrais à l'hôtel... Je mettais mes bas de contention et j'écoutais du Verdi pour faire redescendre la pression. Et je m'endormais tranquillement. J'étais surtout pressé d'être au lendemain matin pour profiter au mieux du petit-déjeuner. J'y étais toujours avant 7 heures ! (Il sourit.)

 

Êtes-vous retourné au pays de Galles depuis que vous n'y allez plus pour le rugby ?
Non, il ne faut pas déconner, quand même ! (Il se marre.) J'y retournerai peut-être pour aller voir un match au Millennium. Sinon, un aller-retour avec les Bleus, ça suffit largement !

1bf55.jpg
 
Yoann Maestri porté en touche lors de sa première avec les Bleus en 2012 face à l'Italie (30-12). (F. Mons/L'Équipe)
 

Quel est votre meilleur souvenir en équipe de France ?
Il y en a beaucoup. Les débuts, c'est toujours marquant, d'autant plus quand c'est le Tournoi (France-Italie en 2012, victoire 30-12). Pour la petite anecdote, ça aurait dû être face à l'Irlande, mais le match avait été annulé. La pelouse était gelée. L'arbitre avait pris cette décision cinq minutes avant le coup d'envoi !

 

Imagine le truc, on était tous prêts à jouer, le Stade de France était plein... C'était encore une histoire de fou. On avait rejoué le match un mois plus tard, j'avais été élu homme du match. Un bon souvenir. Mes parents, qui étaient montés du Var pour ma première sélection, étaient remontés à Paris pour ce match. J'ai aussi beaucoup de bons souvenirs face aux Anglais, à Twickenham. C'était toujours très intense. J'ai un flash face à l'Angleterre avec l'essai de Gaël (Fickou), son premier en bleu (victoire 26-24, le 1er février 2014).

 
920bc.jpg
 
Yoann Maestri a été marqué par Thierry Dusautoir (à gauche). (F. Seguin/L'Équipe)
 

Quel est le meilleur joueur avec qui vous ayez joué en équipe de France ?
 (Il réfléchit.) C'est dur de choisir. Avec le recul, je dirais Antoine Dupont. Au regard de ce qu'il a réalisé depuis ses débuts (en 2017), c'est un joueur incroyable qui a marqué le rugby français et international. J'aimerais également évoquer Florian Fritz et Thierry Dusautoir. Dans la période difficile que nous traversions, ils étaient de gros combattants, de vrais leaders. Suivre des aînés comme eux était inspirant. J'ai aussi été marqué par des Wesley Fofana, Louis Picamoles ou encore Guilhem Guirado. Je dois enfin citer Gaël Fickou. Avec Antoine, ils ne sont pas étrangers aux bonnes performances de l'équipe actuelle. Et puis avec Gaël, j'ai beaucoup de souvenirs d'après-match... Pour écouter Verdi, même s'il préférait la littérature. Il avait toujours des bouquins dans son sac ! »

 
 
Sa vie d'ex
Yoann Maestri (38 ans) a mis fin à sa carrière à l'été 2023 après une ultime pige de neuf mois au Japon, au Shokki Shuttles, en deuxième division. Il se consacre depuis à l'agence de communication qu'il a créée avec son frère. Il voyage également beaucoup, « pour prendre le temps de m'arrêter dans des endroits que j'ai envie de voir ou de revoir », comme actuellement dans la région de Bahia au Brésil. L'ancien deuxième-ligne, passé par Toulon (2007-2009), le Stade Toulousain (2009-2018) et le Stade Français (2018-2022), n'a pas coupé avec le rugby. « Je vais peu dans les stades explique-t-il. Je prends surtout beaucoup de plaisir à recroiser d'anciens joueurs avec qui j'ai des souvenirs magnifiques, mais aussi pour parler d'autre chose que de rugby. »

  • ZACH likes this

#224 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,777 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 21 February 2026 - 19:09 PM

Martin Castrogiovanni, ancien pilier de l'Italie, revient sur ses confrontations avec les Bleus : « Personne ne croyait en nous »
Martin Castrogiovanni a participé aux victoires italiennes de 2011 et 2013 contre la France dans le Tournoi des 6 Nations. L'homme aux 119 sélections sous le maillot azzurro a également évolué à Toulon, où il a gagné des titres et vécu une relation compliquée avec Bernard Laporte, avant d'être licencié par le Racing en 2016.

« Quel est votre meilleur souvenir contre la France ?
Forcément, notre première victoire (22-21), en mars 2011. C'était une sensation incroyable de battre cette équipe, qui dominait le rugby mondial. L'ambiance était folle à Flaminio. Nick Mallett (le sélectionneur sud-africain de l'Italie) était en pleurs dans les vestiaires. Ça montre à quel point il se souciait de l'équipe et sa passion, qu'il nous a transmise. Moi aussi, j'ai versé quelques larmes. J'étais tellement heureux. Le soir, on était restés à l'hôtel tous ensemble pour vivre pleinement ce moment historique. Personne ne croyait en nous et nous avons gagné ce match. Ça nous a donné beaucoup de confiance et, deux ans plus tard, nous avons de nouveau battu la France (23-18, en février 2013).

 
 
 

Avec, cette fois, un essai de votre part peu avant l'heure de jeu...
Si vous me demandez quel est le plus bel essai de ma carrière, je vous répondrai celui-là. Je ne l'oublierai jamais. C'était vraiment un essai collectif, parti de nos 22 mètres. Un immense bonheur. Affronter les Français a toujours été particulier. Tous les Italiens veulent les battre, et inversement. Cette rivalité existe dans n'importe quel sport depuis toujours. Nous sommes les deux seules équipes latines du Tournoi. Ça donne souvent de très beaux matches. Les Anglo-Saxons ont un plan et s'y tiennent jusqu'au bout. Nous, nous jouons plus avec nos émotions.

 
 
2011 et 2013, les deux fiascos italiens du quinze de France

Quel était le joueur français le plus fort à vos yeux ?
J'en ai deux : Nicolas Mas et Christian Califano. Ils étaient très bons en mêlée. Vous avez eu aussi d'excellents talonneurs, dont William Servat et Raphaël Ibañez.

 
 
 
 

Un joueur que vous détestiez affronter ?
Sylvain Marconnet. Un bon joueur mais il cassait les couilles tout le match. Il n'arrêtait pas de parler pour te déstabiliser. Je me souviens des grandes batailles contre lui, car moi aussi, je parlais beaucoup...

 
 
 
 

« J'ai adoré la passion qui régnait à Toulon les jours de match. Je n'ai jamais vu ça ailleurs »

 
 

Quels sont vos meilleurs potes français ?
Avec Benjamin Kayser, on est très amis depuis que nous avons joué ensemble à Leicester (de 2007 à 2009). Je m'entends bien aussi avec Julien Dupuy, Mathieu Bastareaud, William Servat et d'autres.

 

Dans nos colonnes, Kayser disait récemment à votre sujet : "Martin était complètement fou. Un immense gamin de 16 ans dans un corps de géant et un personnage vraiment attendrissant." Qu'en pensez-vous ?
(Rires) J'aurais plutôt dit 13 ou 14 ans ! Sinon, la description est parfaite. À Leicester, j'ai longtemps joué avec Marcos Ayerza, un autre pilier venu d'Argentine. On était complètement différents. Moi, j'étais fou et lui, très cadré, très croyant. Le diable et l'ange.

 

Vous connaissez bien le rugby français pour avoir évolué à Toulon (2013-2015) puis au Racing 92 (2015-2016). Que retenez-vous du RCT ?
Je vivais à Carqueiranne. L'un des plus beaux endroits pour jouer au rugby. J'ai adoré la passion qui régnait à Toulon les jours de match, avec le "Pilou Pilou", la descente du car puis la traversée du public qui vous acclame. Je n'ai jamais vu ça ailleurs. Les fans étaient complètement fous mais tellement passionnés. La semaine après notre titre (en 2014), on pouvait aller dans n'importe quel restaurant et les gens nous disaient "pas besoin de payer, vous êtes champions".

 
ffc1f.jpg
 
Martin Castrogiovanni a fait partie de l'équipe toulonnaise sacrée championne de France et d'Europe en 2014. (R. Martin/L'Équipe)
 

On avait un groupe incroyable, avec les meilleurs joueurs du monde comme (Bakkies) Botha, (Bryan) Habana, (Jonny) Wilkinson, (Matt) Giteau, (Drew) Mitchell, (Carl) Hayman, etc. Beaucoup d'entre nous étions en fin de carrière, avec une énorme expérience, et tournés vers le même objectif. On savait ce qu'il fallait faire pour gagner. On ne verra plus jamais une équipe pareille. J'ai vraiment aimé jouer là-bas.

 

Les relations avec votre coach étaient pourtant compliquées...
J'ai oublié son nom, comment il s'appelle déjà ? (Bernard Laporte) Il n'a pas été une bonne personne avec moi. Je pense qu'il n'aimait pas les Italiens. Il a beaucoup parlé dans mon dos. Je n'aimais pas ça. Pour être honnête, il n'a pas vraiment bien fini.

 
 

« La photo avec Ibrahimovic et Pastore est drôle, mais pas du tout pour moi, car c'est la seule chose dont les gens se souviennent à mon sujet »

 
 

Puis vous avez rejoint le Racing, où vous avez été licencié en 2016, à la suite d'une escapade à Las Vegas avec plusieurs joueurs du PSG. Que s'est-il passé ?
Je vais vous raconter la vraie histoire. Lorsque vous arrivez à la fin de votre carrière, parfois les gens sont contents de vous, parfois non. Je pense que le Racing ne l'était pas. Ils ne me faisaient plus jouer. Ils m'ont pris plusieurs fois dans le groupe juste pour être 25e ou 26e homme. J'aurais pu comprendre si on m'avait expliqué que c'était pour le bien de l'équipe. C'est dur quand les entraîneurs essaient de te détruire émotionnellement. On m'a manqué de respect. Pour la demi-finale de Coupe d'Europe à Leicester (en avril 2016), mon ancienne équipe, je devais encore faire uniquement l'échauffement puis m'asseoir dans les tribunes. J'en ai eu marre. Je ne voulais pas y aller.

 

J'ai fait une erreur, bien sûr. J'ai menti. J'ai dit que ma grand-mère était en train de mourir et que je voulais aller la voir en Argentine. Mais le club m'a dit non. Je devais donc bien faire le déplacement avec l'équipe même s'ils essayaient encore de m'humilier. J'étais si malheureux. Puis le matin du départ, je me suis réveillé avec un problème sanguin au pied, une de mes veines était bloquée. Le docteur m'a dit que je ne pouvais pas jouer. J'étais donc libre de faire ce que je voulais pendant quatre jours. Puis les dirigeants du Racing ont vu les photos de moi à Las Vegas, alors qu'ils pensaient que j'étais parti voir ma grand-mère. Ils m'ont viré pour faute grave car ils ont dit que j'avais raté trois entraînements qui étaient prévus selon eux. Ce qui était faux.

 

Votre photo torse nu, entre Zlatan Ibrahimovic et Javier Pastore, a beaucoup fait sourire...
Tout le monde se demandait ce que je faisais là. La photo est drôle, mais pas du tout pour moi, car c'est la seule chose dont les gens se souviennent à mon sujet. Ils ont totalement oublié les titres que j'ai gagnés avec Leicester et Toulon. Ça me fait mal parce que la vérité n'est pas celle qui a été écrite dans les journaux. Encore une fois, j'avais le droit de faire ce que je voulais ce week-end-là, vu que je ne pouvais pas jouer. Y compris de prendre l'avion, comme m'avait confirmé le médecin, à condition de prendre un traitement.

 
f2cfc.jpg
 
Martin Castrogiovanni (torse nu), entre Javier Pastore (à gauche) et Zlatan Ibrahimovic (à droite) lors d'une virée à Las Vegas, en 2016. (X)
 

Mon erreur a été de dire que je partais en Argentine. J'en ai payé le prix. J'ai dû arrêter le rugby à cause de ça. Je ne pleure pas sur mon sort, mais le Racing a menti et les gens ne le savent pas. C'est tout ce que je dis. J'ai demandé à retourner au club pour pouvoir présenter mes excuses au groupe, même si j'étais viré. Mais ils ne m'ont pas autorisé à le faire. Je n'accepte pas la manière dont j'ai été traité. Je n'ai pas pu donner ma version des faits. Et c'est la seule chose que je regrette de mon séjour en France. »

 
 
Sa vie d'ex
Un an après avoir raccroché, Castrogiovanni a participé à l'émission « Danse avec les stars » en Italie (« Ballando con le Stelle » en version locale). Puis il a fait partie du jury d'un autre programme télé, intitulé « Tu si que vales », l'équivalent de « La France a un incroyable talent ». L'ancien pilier n'a pas voulu enfiler le costume d'entraîneur de club mais il a monté une académie pour des enfants âgés de 7 à 17 ans. « S'ils veulent devenir joueurs de rugby, ils doivent penser comme des professionnels et y consacrer leur vie », dit celui qui a été élu meilleur joueur du championnat anglais en 2007.
L'habitant de Rome garde aussi un oeil attentif sur l'évolution de la sélection italienne. « Elle joue aujourd'hui un rugby de très haut niveau, comme on l'a encore vu en Irlande malgré la défaite (20-13). Il reste du travail mais beaucoup d'équipes la craignent. Et ce même quand elle a des joueurs absents. Évidemment, la France est censée gagner ce week-end et remporter le Tournoi. Aucune autre nation européenne n'a un effectif aussi pléthorique. »
 
 

  • TH69 likes this

#225 el landeno

el landeno

    Equipe de France

  • Membres
  • PipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPipPip
  • 7,777 posts
  • Genre:Homme
  • Ville:dax
  • Mon club:

Posted 22 February 2026 - 09:59 AM

ENTRETIEN. Sylvain Marconnet et ses souvenirs de France – Italie : « On fait tomber deux ballons, et Bernard Laporte pète un plomb »

Deuxième pilier français le plus capé de l’histoire des Bleus, Sylvain Marconnet se remémore les matchs contre les Italiens, qu’il a affrontés juste après leur entrée dans le Tournoi des Six-Nations

Sylvain Marconnet, 49 ans et installé au Pays basque depuis des années, fait partie de la génération qui a accueilli l’Italie dans le Tournoi des Six-Nations à partir de 2000. En neuf confrontations, il n’a connu qu’une défaite, en 2011. Le deuxième pilier le plus capé de l’histoire des Bleus (84 sélections, une de moins que Nicolas Mas) garde surtout le souvenir de la découverte d’un pays, d’un plaquage mémorable infligé à Christophe Dominici ou encore d’une colère noire de Bernard Laporte.

Sur le même sujet
denis-charvet-photo-rmc.jpg?v=1771697580
Alors centre du Stade Toulousain, Denis Charvet (23 sélections) a honoré sa première sélection avec le XV de France il y a 40 ans face au pays de Galles à l’Arms Park. Désormais consultant RMC Sport, il témoigne d’une expérience à part

C’était comment d’affronter l’Italie au moment de son entrée dans le Tournoi en 2000 ?

C’était plutôt sympa d’intégrer une nouvelle destination, un peu plus latine, avec un parfum presque exotique, et on jouait un peu face à nos cousins. Ce n’était pas une grande nation de rugby, on ne la craignait pas comme les autres, mais on savait qu’ils étaient capables de coups d’éclat. On savait qu’en les prenant sérieusement, on s’assurait la victoire, quelque part, et le suspense résidait plutôt dans l’écart de points.

Vous sentiez que la semaine de préparation était moins studieuse que pour les autres matchs ?

Bernard Laporte nous mettait énormément sous pression avant des matchs qu’il considérait comme plus faibles car il savait que, naturellement, il y avait un peu de relâchement de notre part. J’ai souvenir de la veille d’un Italie - France où il pleut – ce qui est plutôt rare à Rome. Au tout début de la mise en place, pendant l’entraînement du capitaine, on fait tomber deux ballons. Et il pète un plomb. « Vous faites chier avec vos en-avant, si on fait ça demain, ça va être la merde. Allez, on enlève les ballons, au moins vous ne les ferez pas tomber ! » Et là, tu te retrouves comme un idiot, avec l’impression d’être dans un jeu où tu dois mimer pour faire deviner aux autres.

Sur le même sujet
000-app2002040681756.jpg?v=1771697580
L’ancien arrière de la Section Paloise et du Biarritz Olympique (26 sélections) revient sur sa carrière en Bleu, notamment ce France - Irlande (44-5) où il réussit un doublé lors du Grand Chelem 2002, et la causerie de Bernard Laporte avant la demi-finale de Coupe du monde face à l’Angleterre

Rome n’a pas grand-chose à voir avec Cardiff, Dublin, Édimbourg ou Londres…

On arrivait dans une ville qu’on ne connaissait pas, pour la plupart. Une autre langue, un état d’esprit différent. Il y avait moins de ferveur, donc contrairement aux autres capitales, tu pouvais te balader et faire du tourisme. J’allais au Vatican, à la fontaine de Trevi… On va dire qu’il y a davantage de choses à voir qu’à Cardiff (sourire). On avait plus de moments conviviaux entre nous, on allait se faire des pâtes, une pizza, une glace… On jouait à Flaminio, un stade beaucoup plus modeste (24 000 places) que le stade olympique (que la Squadra Azzurra investira en 2012, NDLR). Tu avais l’impression que c’était le stade de Givors avec quelques gradins mis à l’arrache.

Et les troisièmes mi-temps là-bas ?

On avait l’habitude d’aller dans des pays où les gens étaient – passez-moi l’expression – mal fagotés. On était un peu les beaux gosses, les représentants de la French Touch ! Et là, quand on est arrivés en Italie… On a été mis sur la touche. Ils sont vraiment les dépositaires du lifestyle et du bon goût. Nous, on découvrait d’autres endroits, un autre état d’esprit, mais dans la bogossitude, on est redescendus d’un niveau.

Sur le même sujet
fbb.jpg?v=1771697580
Sensation du début de saison avec la Section Paloise, Fabien Brau-Boirie (20 ans) enchaînera face à l’Italie après une première sélection réussie à Cardiff. Annoncé comme l’avenir au poste de centre, le Bigourdan assure garder la tête froide

Vous avez côtoyé pas mal d’internationaux italiens au Stade Français : Diego Dominguez, les frères Bergamasco, Sergio Parisse… Ça chambrait, avant ou après les matchs du Tournoi ?

Pas tant que ça, car il y avait un peu de pudeur. On savait que leur sélection n’était pas forcément au niveau. Ce n’était pas dans notre tempérament de leur dire « fermez-la, on vous en a collé 30 ou 40 ». Pendant le match, si le score commençait à être lourd, on avait plus tendance à mettre une petite tape amicale, bienveillante. J’ai eu des situations plus complexes quand on jouait l’Argentine, avec Rodrigo Roncero. C’était d’un autre calibre, et là, on ne parlait carrément jamais du match. Finalement, la seule fois où ça a énormément chambré, c’est avec Christophe Dominici.

Pourquoi ?

Il avait pris un plaquage mortifère de Castrogiovanni. Ça l’avait laissé sur place et il était sorti sur civière. Mais finalement tout allait bien, le lendemain il était de retour à l’entraînement. Pendant des années au club, Italiens comme Français, on lui en a mis plein la tronche, parce que c’était notre boute-en-train.

Sur le même sujet
20260214164308-498812.jpg?v=1771697580
Longtemps décrochée dans le Tournoi, la Squadra Azzurra de Gonzalo Quesada est en progrès constants depuis deux ans
sudouest-photo-1-3404448.jpg?v=177169758Avec Pieter de Villiers et Raphaël Ibanez au Stade de France lors du Tournoi 2006.
Archives Thierry David/SO

Quel match face à l’Italie vous a le plus marqué ?

Sans doute le premier à Rome, en 2001. Nouvel adversaire, nouveau stade… C’est plus le fait d’avoir participé à l’événement, au premier match de l’équipe de France en Italie dans le cadre du Tournoi. Ils s’étaient vraiment bien défendus, d’ailleurs le score n’est pas si large (victoire 19-30). Il y avait sans doute un peu de timidité de part et d’autre, on ne savait pas trop où on allait. Il n’y avait pas eu beaucoup de jeu, ça avait bataillé dans les regroupements. Ensuite, il y a eu beaucoup de larges victoires, plus souvent là-bas que chez nous d’ailleurs. La pression sur leurs épaules à domicile, peut-être…

Jusqu’à ce match de 2011, la première défaite française contre l’Italie dans le Tournoi (22-21)...

On était un groupe sous pression dans une année de Coupe du monde. On sentait que le discours de Marc Lièvremont était un peu usé, on n’était pas tout à fait d’accord sur un certain nombre de choses, la stratégie… Il y avait peut-être aussi une cassure entre les jeunes et les vieux, dont je faisais partie. Le match d’avant, on perd à Twickenham (17-9). Et ça pète à Rome. Les Italiens nous ont battus sur l’envie, le combat. Il ne me semble pas que nous, les anciens, ayons été les plus mauvais ce jour-là. Mais il fallait des boucs émissaires. Jérôme Thion, Sébastien Chabal et Yannick Jauzion ne sont plus revenus. Moi, j’ai eu ma dernière sélection contre l’Irlande à Bordeaux l’été qui a suivi.

Sur le même sujet
20260214164308-498812.jpg?v=1771697580
Longtemps décrochée dans le Tournoi, la Squadra Azzurra de Gonzalo Quesada est en progrès constants depuis deux ans

Aujourd’hui, les Italiens offrent une opposition plus consistante qu’il y a vingt ans, non ?

Élever le niveau d’une nation, ça prend du temps. Avant, quand ils gagnaient un match, leur Tournoi était réussi. Aujourd’hui, ils sont en capacité d’en gagner deux, voire trois. Tout le monde dit que les Italiens progressent. Est-ce le cas ? Est-ce que la France marche vraiment sur l’eau ou est-ce que les autres nations régressent ? Quand on voit le niveau du pays de Galles, ou l’Irlande qui balbutie son rugby depuis que Sexton a arrêté… Je suis assez impatient de voir la confrontation de ce week-end, c’est un vrai test.


  • TH69 likes this




2 user(s) are reading this topic

0 members, 2 guests, 0 anonymous users