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Plafond Salarial, Indemnités de Formation et autres joyeusetés


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20 réponses à ce sujet

#16 Alex chocolatines

Alex chocolatines

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Posté 15 mars 2022 - 17:34

On pourrait aussi créer un topic sur les logos de clubs ... On en parle un peur partout mais pour plus de visibilité ....... :P



#17 Buckaroo

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Posté 15 mars 2022 - 18:25

On pourrait aussi créer un topic sur les logos de clubs ... On en parle un peur partout mais pour plus de visibilité ....... :P

Je m’abstiendrai d'y participer...


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#18 Le vieux Tullois

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Posté 15 mars 2022 - 18:36

Les clubs qui trichent et qui se font prendre avec 1 , 2,  3 ...  ans de décalage .... ça doit pas les géner beaucoup de payer des amendes .... puisqu'ils savent où et comment trouver de l'argent ....Si on leur appliquait la jurisprudence Lance Amstrong et qu'on efface les lignes de leur palmarès pour  les années où ils ont triché  ça serait peut être plus efficace ....


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#19 Buckaroo

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Posté 15 mars 2022 - 18:55

Les clubs qui trichent et qui se font prendre avec 1 , 2,  3 ...  ans de décalage .... ça doit pas les géner beaucoup de payer des amendes .... puisqu'ils savent où et comment trouver de l'argent ....Si on leur appliquait la jurisprudence Lance Amstrong et qu'on efface les lignes de leur palmarès pour  les années où ils ont triché  ça serait peut être plus efficace ....

 

C'est à mon sens loin d'être suffisant, mais c'est une option à envisager, parmi d'autres. D'ailleurs, c'est ce qui pendait au nez des Sarries à un moment. Leur propriétaire avait - je crois - préféré payer une amende pour éviter que ça arrive (à vérifier). Il n'empêche que les clubs lésés (dont nous, puisqu'on perd la finale contre ces mêmes Sarries en 2017) y trouveraient une bien maigre consolation.

 

Sans avoir trop réfléchi à la question, en cas de fraude majeure, je pencherais pour :

- relégation administrative dans la catégorie inférieure (et s'il n'y en a pas, pas de jeu pendant un an)

- très forte amende

- sanctions financières et sportives contre les sportifs impliqués (Farrell & co. savaient très bien ce qu'ils faisaient - et encore une fois, en cas de doute, ils pouvaient toujours passer un coup de fil aux autorités compétentes)

- bannissement pour plusieurs années des agents concernés, cette plaie du rugby moderne

- retrait des titres potentiellement gagnés durant la période concernée



#20 Silhouette

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Posté 15 mars 2022 - 19:20

 

C'est à mon sens loin d'être suffisant, mais c'est une option à envisager, parmi d'autres. D'ailleurs, c'est ce qui pendait au nez des Sarries à un moment. Leur propriétaire avait - je crois - préféré payer une amende pour éviter que ça arrive (à vérifier). Il n'empêche que les clubs lésés (dont nous, puisqu'on perd la finale contre ces mêmes Sarries en 2017) y trouveraient une bien maigre consolation.

 

Sans avoir trop réfléchi à la question, en cas de fraude majeure, je pencherais pour :

- relégation administrative dans la catégorie inférieure (et s'il n'y en a pas, pas de jeu pendant un an)

- très forte amende

- sanctions financières et sportives contre les sportifs impliqués (Farrell & co. savaient très bien ce qu'ils faisaient - et encore une fois, en cas de doute, ils pouvaient toujours passer un coup de fil aux autorités compétentes)

- bannissement pour plusieurs années des agents concernés, cette plaie du rugby moderne

- retrait des titres potentiellement gagnés durant la période concernée

Une bonne occasion de replacer N'Golo Kante (cc Dim !) 

https://www.rtl.fr/s...scal-7795576770



#21 el landeno

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Posté 22 décembre 2025 - 22:12

« Les clubs formateurs ne sont pas assez protégés. Il faut ouvrir une réflexion sur la protection des jeunes licenciés » : La formation est-elle reconnue à sa juste valeur en France ?
La formation à la française est reconnue depuis de nombreuses années et plusieurs clubs disposent d'un vrai savoir-faire en la matière. Cependant, les mutations de joueurs, de plus en plus en jeunes, même s'il existe des règlements, ne semblent pas assez rémunératrices et profitent finalement aux clubs de l'élite.

La formation est un vaste sujet et un enjeu majeur pour de nombreux clubs. Mais plusieurs questions se posent sur ce marché devenu de plus en plus concurrentiel et même source de conflit. Les clubs dit formateurs sont-ils bien protégés ? Former est-il rentable ? Quelles solutions adopter pour mieux réguler les abus ? Autant de questions auxquelles L'Equipe a tenté de répondre.

 
 
Les clubs formateurs sont-ils protégés ?

Selon l'article 256 des règlements généraux de la FFR, la réponse est oui. L'article a pour titre la « protection des associations ». Il est composé de deux alinéas qui interdisent explicitement les départs massifs de joueurs d'une association vers une autre association et même vers plusieurs associations. Le nombre de départ est ainsi limité à trois joueurs maximum pour la classe d'âge « 18 ans et plus » et deux joueurs maximum pour la classe d'âge « moins de 19 ans ». Des litiges existent. Comme l'exemple des départs de cinq joueurs « Alamercery » (U16) et un « Gaudermen » (U15) de Valence Romans Drôme Rugby vers le LOU Rugby lors de la dernière intersaison.

 

« Nous avons saisi la commission régalienne de la Ligue Auvergne Rhône-Alpes Rugby qui est compétente dans le domaine, précise Jonathan Wisniewski, nouveau directeur sportif du VRDR. Après une première audience où l'article 256-1 a été mis en avant pour nous protéger, nous avons reçu un mail 24 heures plus tard pour nous alerter d'un vice de forme, sans jamais préciser lequel. Nous sommes repassés devant la commission qui a finalement estimé que l'article 256-2 était pertinent. Les six licences ont été débloquées en faveur du LOU. »

Le VRDR a sollicité la FFR, par l'intermédiaire d'un mail à son président Florian Grill. « Il y a des règlements, avec des failles, et parfois des clubs en abusent, reconnaît Jean-Marc Lhermet, vice-président de la FFR. Même si l'objectif principal est de ne pas bloquer les joueurs. »

 
 
 

« Financièrement, les indemnités de mutations sont dérisoires, ce qui incite les clubs du Top 14 à recruter massivement avant 16 ans »

Bruno Ghiringhelli, directeur sportif de Massy

 
 
 

« Les clubs formateurs ne sont pas assez protégés, insiste Wisniewski. Il faut ouvrir une réflexion sur la protection des jeunes licenciés. » Sollicités par L'Équipe, plusieurs interlocuteurs assurent que ce pillage massif n'est pas la norme. Ce qui n'empêche pas certains clubs du Top 14 d'être « agressifs » sur le marché des jeunes joueurs.

« Il y a beaucoup d'échanges entre les clubs et tout se fait en bienveillance au niveau associatif, assure Yann Kergoulay, directeur sportif de Colomiers (Pro D2), dont le club vit dans l'ombre du Stade Toulousain. Nous ne sommes pas en concurrence. C'est d'ailleurs nous qui les aiguillons sur nos meilleurs jeunes. Nous travaillons aussi avec des clubs partenaires chez les amateurs avec un système de double licence. » La catégorie charnière est celle des « Cadets » (moins de 16 ans).

« Jusqu'au niveau Crabos (U18), nous sommes au même niveau de compétition que le Stade Français ou le Racing 92 avec qui nous rivalisons, souligne Bruno Ghiringhelli, le directeur sportif de Massy (Nationale). Donc les gamins n'ont aucun intérêt à partir. Sauf que financièrement, les indemnités de mutations sont dérisoires, ce qui incite les clubs du Top 14 à recruter massivement avant 16 ans. »

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Jean-Marc Lhermet, vice-président de la FFR. (A. Mounic/L'Équipe)
Lhermet : « La clé, c'est la RIF»
« La formation et la protection des clubs formateurs sont importantes. L'idée est de mieux réguler les mouvements de jeunes joueurs, tout en récompensant mieux les clubs financièrement, comme l'a déjà permis la réforme de l'an passé (remise en place des indemnités de formation pour les filles, augmentation de celles des garçons et élargissement à d'autres catégories de licenciés). Cependant, sur les différences des indemnités à la sortie des CDF (Centres de formation) et des CFL (Centres de formation labellisés), le cahier des charges imposées à ces structures, et dont les coûts qui en découlent, sont très différents. Le calcul des indemnités en tient compte. Mais nous réajustons souvent, au cas par cas, pour être le plus cohérent possible afin de trouver le meilleur équilibre pour que les indemnités soient en phase avec le travail effectué et que les clubs formateurs, de niveaux inférieurs, ne soient pas lésés.

Du côté de la Fédération, nous bataillons avec la Ligue, pour que la RIF (voir par ailleurs) soit au coeur du système de rémunération des clubs formateurs. Elle doit se généraliser, c'est la clé. Mais il faudrait revoir le calcul de la pondération. Une année en centre de formation est valorisée 50 fois plus qu'une année en école de rugby. Ce n'est pas normal. Forcément, les clubs pros récupèrent 80 à 90 % des cotisions du monde pro, grâce aux joueurs passés dans les centres de formations, à cause de cette pondération. On milite pour que les clubs découvreurs ou formateurs, qui ont accompagné les gamins dans leur parcours, soient mieux valorisés et donc rémunérés. Mais attention aussi à l'effet pervers d'une trop forte rémunération qui pourrait inciter les clubs à recruter de plus en plus tôt... Les indemnités ont été étendues aux filles et on souhaite le faire pour les éducateurs. Des clubs forment des éducateurs avant de se les faire piller eux aussi. » M. R.
Est-ce rentable de former ?

« La rétribution financière n'est pas intéressante pour le club formateur », pose Yann Kergoulay (Colomiers). La mutation d'un joueur jusqu'à ses 16 ans est de l'ordre de 2 500 à 3 000 euros. En revanche, après 16 ans, l'indemnité peut vite grimper en fonction du nombre d'années passées en centre de formation (42 000 par année) et de la valorisation des feuilles de match chez les pros ou des sélections en équipe de France jeunes.

« Pour un club de Top 14, payer une quinzaine de mutations à 2 500 euros dans différents clubs et débourser moins de 50 000 euros par an, ça ne pose aucun problème, poursuit Kergoulay. Et même si derrière, un seul joueur perce au plus haut niveau, c'est gagnant. À l'inverse, pour une association, récupérer 2 500 euros pour un de ses meilleurs joueurs, qui aurait pu à terme renforcer son équipe, ce n'est pas rentable financièrement et sportivement de l'avoir formé. »

« Un gamin qui passe trois ans dans notre centre de formation, il part pour maximum 12 000 euros. Le même dans un centre de formation Top 14 ou de Pro D2, c'est environ 50 000 euros »

Bruno Ghiringhelli, directeur sportif de Massy (Nationale)

 
 
 

Même après 16 ans, les différences de réglementations entre les centres de formation des clubs de Top 14 et de Pro D2 (agréés par la Ligue) et ceux des clubs évoluant au niveau inférieur (les centres de formation dits labélisés et gérés par la Fédération) sont également problématiques.

« Un gamin qui passe trois ans dans notre centre de formation, comme nous sommes en Nationale, il part pour maximum 12 000 euros expose Bruno Ghiringhelli (Massy). Le même gamin qui est dans un centre de formation Top 14 ou de Pro D2, c'est environ 50 000 euros l'année en cas de départ. Après trois ans, c'est minimum 150 000 euros ! » « Notre association a un budget d'environ 2 millions d'euros par saison, expose Wisniewski (VRDR). Autant mettre cet argent pour recruter des joueurs étrangers de 18 ou 19 ans, qu'on rendra en plus JIFF(*) d'ici trois ans, ou pour augmenter la masse salariale de notre équipe pro... »

(*)Deux possibilités pour être considéré JIFF (joueur issu des filières de formation) : avoir validé 3 années de formation dans un centre agréé entre ses 16 et ses 23 ans ou avoir été licencié 5 saisons à la FFR avec ses 23 ans.
La RIF, mise en place en 2020
La réforme des indemnités de formation (RIF) versés par les clubs professionnels vers les clubs amateurs a été mise en place en 2020. Les indemnités sont calculées en fonction du parcours de formation du joueur, de l'école de rugby au centre de formation, et indexées chaque année sur son niveau de rémunération.

Elles sont ensuite versées chaque saison pendant la carrière professionnelle des joueurs (pendant 10 saisons à compter de la signature du premier contrat professionnel). La première année de mise en place, la LNR a versé 500 000 euros au titre de la RIF. À titre d'exemple, le club de Bourgoin a touché 67 000 euros (versés par 15 clubs différents où évoluent des joueurs passés par sa formation). Le SC Mazamet a lui touché 27 000 euros au titre des années passées par Thomas Ramos (Toulouse) dans son école de rugby.
Quelles solutions adopter ?

Le nerf de la guerre reste le financier. Que les clubs soient mieux rétribués semble primordial pour que le rugby français et la majorité des clubs gardent la formation comme ADN. « Il est nécessaire d'aligner les règlements qui régissent les centres de formation agrées LNR ou labélisés FFR pose Pascal Papé, le directeur sportif de Bourgoin (Nationale). Nos objectifs sont les mêmes donc pourquoi une différence aussi importante de rémunération ? »

Minimiser le déracinement familial pourrait également jouer les garde-fous et éviter aux clubs dit « agressifs » de ratisser aux quatre coins de la France. « Qu'une pépite parte jouer au meilleur niveau, c'est normal, juge Jonathan Wisniewski. Mais où est la logique sportive quand vous déracinez une dizaine de gamins ? Si le gamin ne passe pas le cap après la catégorie Crabos, le club pro va le laisser sur le bord de la route. Il se retrouvera à jouer en Fédérale car il aura un cursus scolaire à terminer. Il faut prôner le projet familial. »

« Le message est : laissez les gamins mûrir chez nous et ensuite on les accompagne au moment du départ pour qu'il réalise le meilleur choix »

Bruno Ghiringhelli, directeur sportif de Massy

 
 
 

« Dès qu'un club attaque un gamin avant 16 ans, je remue ciel et terre, abonde Ghiringhelli. Car nous avons les mêmes ressources qu'un club pro pour le faire progresser avec en plus l'aspect social et familial. Selon une étude réalisée par Sébastien Piqueronies et Sébastien Calvet (ex-managers de l'équipe de France des moins de 20 ans), 70 % des gamins qui partent de leur structure avant la catégorie Crabos se retrouvent en échec. À part Léo Barré, tous les internationaux formés à Massy ont joué au moins une année avec notre équipe senior. Les exemples Cameron Woki et Sekou Macalou, pour ne citer qu'eux, ou dernièrement Mickaël Guillard prouvent notre compétence. Donc le message est : laissez les gamins mûrir chez nous et ensuite on les accompagne au moment du départ pour qu'il réalise le meilleur choix. J'aimerais mettre en place un partenariat solide avec un club de Top 14 qui profiterait de notre savoir-faire. En échange, on récupérerait les joueurs qui ne matchent pas au niveau supérieur. Ce serait gagnant-gagnant. »

« Si les indemnités de mutation étaient calculées au kilomètre, les clubs travailleraient mieux sur leur bassin géographique et cela éviterait aussi certains déracinements familiaux », estime Pascal Papé, directeur sportif de Bourgoin.

Papé : « On récupère un pourboire »
« Avec certains clubs, nous travaillons en bonne intelligence, quand d'autres ne se gênent pas pour nous braquer nos jeunes joueurs. Pourtant, jusqu'à 18 ans, il n'y a aucune raison qu'ils partent puisque nous jouons au plus haut niveau dans chaque catégorie. Ensuite, la formation n'est pas rémunératrice, surtout quand ton centre de formation n'est plus agréé par la LNR, que tu perds le statut pro, comme c'est le cas à Bourgoin. En cas de départ, les indemnités de mutation sont dérisoires. J'ai l'exemple d'un gamin qui a fait toute son école de rugby au CSBJ et qui a quitté le club en Crabos pour rejoindre un club de Top 14. On a touché 2 500 euros...

Dès l'année suivante, ce même gamin compte déjà une feuille de match en pro. Ce club termine à peine la formation du joueur et c'est déjà gagné, il va ramasser le pactole. Nous, on récupère un pourboire. Ce n'est pas un cas isolé, j'en ai plusieurs. C'est frustrant. Ça n'incite pas les présidents à investir dans la formation qui n'est pas rémunérée à sa juste valeur. Ce n'est pas rentable. Le budget de notre association est de 900 000 euros. Si j'investis cette somme dans l'équipe fanion, j'aurais plus de chance de monter en Pro D2 en recrutant, avec un bon salaire à la clé, un Géorgien, un Australien, etc. Prenez l'exemple du Moldave Ojovan à Aurillac (Pro D2). Il a passé trois ans là-bas et a été vendu à Clermont pour plus de 300 000 euros. Le même Ojovan n'aurait rapporté que 9 000 euros à Bourgoin. Ça n'aurait même pas payé la cantine du temps passé chez moi ! » M. R.

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