Article rédigé par Clément Labonne
Christophe Urios est impatient à l'idée que ses joueurs bataillent pour un véritable "seizième de finale" face au Racing 92 (21h05). Le manager de Clermont attend beaucoup de ses hommes sur les collisions.
Christophe, comment avez-vous préparé cette semaine avant une rencontre qui s'annonce sous tension ?
Il a fallu évidemment prendre en compte la chaleur, mais on est là où on voulait être : à la bagarre pour le top 6, dans une lutte très concurrentielle. Donc on n’a pas changé nos habitudes. On est là où on voulait être, dans un match important, éliminatoire, mais sans pression particulière, si ce n’est celle que met la qualité du Racing. J’aime l’atmosphère qu’il y a aujourd’hui, que ce soit autour du club, autour de l’équipe, évidemment autour de nos supporters. On sent une vraie émotion pour ces matchs. C’est comme ça que j’entends le rugby. Je trouve que les gens, aujourd’hui, s’ils sont là avec beaucoup de présence, beaucoup d’engagement, beaucoup de passion, c’est qu’ils se reconnaissent dans ce que fait l’équipe sur le terrain. Et ça, à mes yeux, c’est le plus important, ça vaut tout. Demain, on a un match important. Mais encore une fois, c’est pour ça qu’on s’entraîne toute la saison : pour vivre ces matchs.
Avez-vous plus de certitudes quand la saison passée à pareille époque ?
L’année dernière, pour le coup, ça ne dépendait pas que de nous. Mais on avait tout mis en œuvre sur la fin de saison. On savait qu’on avait un calendrier un peu plus favorable, notamment ce dernier match à Montpellier, où le MHR ne jouait pas grand-chose. Donc là, ça va être différent, puisque le dernier match à Bordeaux sera décisif. Mais avant de parler de Bordeaux, et surtout parce que le Racing est important pour nous, j’ai des idées tout aussi claires que l’année dernière.
Quelle sera la clé du match ?
Les collisions. C’est une équipe de costauds, une équipe d’expérience, une équipe qui a de grands joueurs, des facteurs X. Et la clé du match, ce sera le moment des collisions, offensives ou défensives.
Top 14 - Rob Simmons fait son retour dans le XV de départ de Clermont. Icon Sport - Daniel Derajinski
Le Racing est notamment venu gagner l’année dernière au Michelin. En avez-vous discuté ?
On n’en a pas parlé, parce que ce n’est pas du tout le même contexte. La dernière victoire du Racing à Clermont, je m’en rappelle extrêmement bien par contre, notamment la série de six ou sept mêlées qu’il y avait eue, c'était une blague. Mais ils ont les mêmes forces, quand même. C’est une équipe puissante, costaud, avec des facteurs X. Donc, s’il doit y avoir de la pression, elle n’est pas liée à l’environnement. L’environnement, c’est pour ça qu’on s’entraîne tous les jours. C’est un privilège de jouer ces matchs. Je préfère être là qu’être à la dixième place. Mais par contre, s’il y a de la pression, elle vient de la qualité de l’adversaire. Celui qui va perdre ce week-end verra la qualification lui passer sous le nez.
Mathématiquement, si votre équipe s'incline, elle ne sera pas totalement éliminée...
Oui... Mais La Rochelle a pris cinq points face à Montauban... Et de toute façon, je n'ai jamais été bon en mathématiques (rires) !
Vous retrouvez plusieurs cadres du pack à l'instar de Montagne, Simmons, Kremer. Est-ce le meilleur moment pour les voir revenir ?
J’aurais préféré les rentrer avant ! C’est bien de les rentrer avant la fin de la saison quand même. Ils sont préparés, ils sont frais. Régis, par exemple, qui a été blessé longtemps : il amène toute son énergie en même temps, mais il va sûrement manquer de rythme. Alors, ça va qu’on ne joue pas en pleine chaleur, donc ce sera plus facile pour lui. Mais ça doit être compensé. Rob, c’est pareil, même s’il a été arrêté moins longtemps. Mais ça doit être compensé par son énergie et son envie. Le fait d’avoir quasiment pas de blessés à cette période décisive pour notre fin de saison, c’est capital.
Le fait de ne plus jouer un week-end sur deux est-il aussi un soulagement pour vous ?
C’était ch*ant à gérer. Mais en même temps, c’est tellement confortable pour nous dans la préparation. Après, c’est plus compliqué pour les joueurs, qui n’avaient pas forcément le rythme de travail. Les saisons sont longues te dures. Donc les mecs ont envie de régénérer. On a donc fait les choses différemment. On a fait des journées différentes, on s’est déplacés, on est allés visiter des clubs... tout en gardant le cap. On ne s’amuse pas, quoi. Mais les joueurs ont été très sérieux.


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