Ben, encore une saison manifestement.
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C'est pas l'USAP ici, éteint la lumière Benramine
Posted 10 July 2026 - 21:42 PM
Ben, encore une saison manifestement.
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Posted 11 July 2026 - 05:27 AM
Mais on va en parler encore combien de temps de ce mec.
dans son sujet c'est pas déconnant
Posted 11 July 2026 - 09:01 AM
dans son sujet c'est pas déconnant
Ben faut fermer alors, il est venu, il a pas convaincu, il est reparti, point barre on va pas rester la dessus pendant 10 ans.
Posted 11 July 2026 - 09:19 AM
Surtout pour répéter toujours les mêmes choses ...
Posted 11 July 2026 - 13:32 PM
Posted 12 July 2026 - 10:45 AM
Posted 12 July 2026 - 10:55 AM
For sureAprès on a juste transmit linfo quil prolongeait, ce qui est interressant au vu de son âge. Pour les autres qui répètent et répètent, ça ne dérange personne pour dautres sujets, je vois pas pourquoi ça dérangerait pour celui durda.

Posted 20 July 2026 - 19:40 PM
Benjamin Urdapilleta adore le football et Lionel Messi. Autant dire que l'Argentin a vibré, chez lui à Buenos Aires, devant les matches de la Coupe du monde de football conclue par ses compatriotes sur une défaite en finale face à l'Espagne (0-1). Il a surtout profité de ses vacances pour passer du temps auprès de sa femme et ses trois enfants avant de revenir en août à Perpignan pour une ultime saison. « La dernière des dernières », se marre-t-il.
Le demi d'ouverture de 40 ans avait pourtant annoncé, pour la seconde fois de sa carrière, qu'il allait raccrocher pour de bon cet été. L'ancien joueur des Harlequins, Oyonnax et Clermont a choisi de prolonger d'un an avec la perspective de devenir le meilleur marqueur de l'histoire du Championnat.
« Qui a dit en novembre 2025 sur notre site : "Si je continue la saison prochaine, ma femme me tue" ?
(Il éclate de rire.) C'est moi mais je ne suis pas mort ! Je suis toujours là. Je croyais vraiment que j'allais arrêter quand je vous ai dit ça. Mais les plans ont changé. Ma femme a aussi compris pourquoi je voulais encore continuer à jouer et à en profiter avant que ça ne s'arrête un jour. Ce n'était pas évident pour elle mais elle est géniale. J'ai de la chance de l'avoir.
« La première fois en 2025 après mon départ de Clermont, je pensais vraiment que c'était fini. Ce n'était pas une blague. Puis Perpignan m'a contacté »
Pourquoi avez-vous changé d'avis ?
Si j'avais joué cette dernière rencontre contre Provence Rugby (47-24, en access-match), le 14 juin, peut-être que ma décision aurait été différente. Ça devait être pour moi une finale de rêve et une fête sous les yeux de toute ma famille venue d'Argentine. Mais j'ai dû renoncer à cause d'une blessure(une désinsertion d'un adducteur). Si ça avait été une petite blessure, j'aurais joué. Là, ce n'était vraiment pas possible. Je me suis fait ça à la mise en place. J'avais quelques douleurs les semaines précédentes et ça a lâché juste avant le match.
Comment l'avez-vous vécu ?
C'était terrible. J'ai pleuré mais uniquement quand j'étais tout seul parce que je devais être fort mentalement pour aider les mecs à faire un grand match. C'était un rendez-vous très important pour le club et la ville. Je ne pouvais pas penser qu'à moi mais à l'équipe. Mais c'était vraiment dur. J'étais encore plus dégoûté pour mes parents, ma femme et mes enfants qui étaient là. Quand je les ai vus dans les tribunes, j'ai un peu craqué.
Vous avez annoncé deux fois la fin de votre carrière en un an sans raccrocher. C'est devenu un peu votre spécialité...
(Rires.) Publiquement, c'est vrai que ça fait deux fois. Mais ça fait six ans que je dis à ma femme et mes proches que c'est la dernière ! À chaque fin de saison, je disais à mes potes : "C'est sûr, je vais arrêter." Honnêtement, la première fois en 2025 après mon départ de Clermont, je pensais vraiment que c'était fini. Ce n'était pas une blague. Puis Perpignan m'a contacté. C'était un beau challenge de jouer à l'USAP, un club avec plusieurs joueurs argentins et devant un public bouillant. C'était excitant. Ils jouent avec la "grinta". Encore une fois, j'imaginais finir sur une finale de rêve en assurant le maintien contre Aix. Mais le destin en a voulu autrement.
Espérez-vous finalement jouer jusqu'à 45 ou 50 ans ?
(Il rigole.) Ah non, pas du tout ! Depuis quelques années, je pensais que ça allait être compliqué physiquement. Mais pourquoi t'arrêter si tu es bon et si ton corps supporte le haut niveau ? Bien sûr que je n'ai plus la même explosivité qu'avant, mais je pense que je peux encore apporter ma mentalité et mon expérience à l'équipe.
Lionel Messi, capitaine de l'Argentine, finaliste malheureuse de la Coupe du monde de foot, n'a qu'un an de moins que vous. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Lui est vraiment différent du reste de la planète. Il n'est pas humain. C'est le joueur le plus important de son équipe. Et sans lui, l'Argentine n'aurait pas fait le même parcours. L'âge n'est qu'un chiffre. Un mec de 40 ans peut être meilleur qu'un autre de 20 ans. Le plus important, c'est ce que l'on donne sur le terrain, pas l'âge. J'ai toujours les crocs.
Avec le départ de Ma'a Nonu (44 ans) du RCT, vous serez désormais le joueur le plus âgé du Top 14 la saison prochaine...
J'ai conscience d'être un privilégié et j'ai envie d'en profiter. C'est incroyable de pouvoir encore jouer à ce niveau à mon âge et que les clubs continuent à croire en moi.
Est-ce la peur du vide qui vous fait tenir aussi longtemps ?
Non, pas du tout. Si Laurent Labit (manager de l'USAP) ne m'avait pas contacté, j'aurais tranquillement continué ma retraite. Ce n'est pas moi qui ai téléphoné à Perpignan et d'autres clubs de Top 14 pour dire "il me manque quelque chose, je veux rejouer". J'étais bien chez moi et je n'avais pas peur d'arrêter. Encore une fois, c'est le destin. En tout cas, je me sens bien physiquement. L'an dernier, j'avais même des meilleures stats sur le GPS qu'à Clermont.
« Il ne me manque qu'un point pour égaler le record (de points inscrits en Top 14) et deux pour passer seul en tête. Ce serait énorme, une sorte de rêve que je n'avais jamais imaginé »
À quel point la perspective de battre le record de points en Championnat détenu par Romain Teulet (2 612 unités de 2001 à 2014) a-t-elle compté dans votre décision de prolonger ?
Longtemps, je n'y ai jamais pensé. Ça me paraissait même impossible. Puis à Clermont, on a commencé à m'en parler. Aujourd'hui, il ne me manque qu'un point pour égaler ce record et deux pour passer seul en tête. Ce serait énorme, une sorte de rêve que je n'avais jamais imaginé. Au départ, je voulais juste jouer en Top 14. Ce qui est fou, c'est qu'on m'a dit que le recordman de buts du Championnat de France de football était un Argentin. J'ai vérifié sur Internet et c'est vrai ! (Delio Onnis avec 299 buts en D1). C'est génial !
Pouvez-vous aujourd'hui nous jurer que vous raccrocherez bien au plus tard l'été prochain ?
Oui, c'est la dernière. En plus ma femme est à côté de moi au moment où je vous parle... (Rires.) Là, c'est vraiment, vraiment, vraiment fini ! »
Posted 05 October 2026 - 19:00 PM
Benjamin Urdapilleta, nouveau recordman de points de l'ère professionnelle en France : « Un moment spécial et unique »
Benjamin Urdapilleta (40 ans) est devenu samedi le meilleur réalisateur de l'ère professionnelle du Championnat de France. Le numéro dix argentin de l'USAP ne cache pas son plaisir.
Benjamin Urdapilleta en rêvait et il l'a fait. Le demi d'ouverture argentin de Perpignan est devenu samedi, lors de la défaite de son équipe au Racing (55-25) à Créteil, le meilleur réalisateur de l'ère professionnelle du Championnat de France. Le Puma de 40 ans, déjà meilleur marqueur du Top 14 depuis 2025, a dépassé l'ancien Castrais Romain Teulet (2612 points). Son total s'élève désormais à 2619 unités. Il reste cependant loin des 3 015 points inscrits par l'ancien international français Richard Dourthe entre 1992 et 2008, joueur le plus prolifique toutes périodes confondues. Pas de quoi gâcher le plaisir d'Urdapilleta, très fier d'avoir atteint son objectif.
« Comment avez-vous vécu cette journée de samedi ?
Je l'attendais avec impatience. Le record s'est fait désirer. Il était capricieux. Il a fait le beau ! (rire) Malheureusement, on n'a pas fait un bon match et on a pris 50 points. Mais d'un point de vue plus personnel, je suis bien sûr content d'avoir battu ce record historique.
Qu'avez-vous ressenti lorsque le ballon est passé entre les perches sur la transformation de l'essai de Braydon Ennor (27e minute) ?
Au début, j'étais un peu nerveux parce que je croyais qu'on allait marquer l'essai au pied des poteaux, que ça allait être facile de la passer et donc de battre le record. (Il se marre) Au moment de taper la transformation, je me suis concentré pour ne pas me laisser distraire par le record. J'ai eu un peu de chance parce que j'ai glissé au moment de taper la balle. Ce n'était pas très beau mais c'est passé !
On vous a vu lever les bras et faire une célébration...
Oui, il fallait faire quelque chose de spécial car c'était un moment unique et marquant. Je suis supporter de (l'équipe de foot) de River Plate. Là-bas, il y a un attaquant qui s'appelle Sebastian Driussi. À chaque fois qu'il marque, il fait ce genre de célébration. J'avais dit à mes copains que j'allais faire pareil. C'était humble, sans faire trop de cinéma.
« Je ne l'ai pas bien pris. Je pense que c'était un peu mal intentionné. Ça fait des années que l'on parlait du record de Romain Teulet puis finalement celui de Richard Dourthe. Ça n'a rien à avoir avec mon record sur l'ère professionnelle. »
À propos de Canal+, qui a annoncé que Richard Dourthe (son consultant) détenait le record absolu (3015 points)
À quoi avez-vous pensé ?
À plein de choses. J'avais 26 ans quand j'ai signé en Pro D2 (à Oyonnax) en provenance des Harlequins (Angleterre) et j'ai commencé à jouer en Top 14 un an plus tard. Jamais je n'aurais imaginé encore jouer à ce niveau à mon âge et battre ce record de points marqués. C'est énorme. Je ne réalise pas vraiment. Quand je prendrai ma retraite, je m'en rendrai encore mieux compte. Je suis très ému quand je repense à tout ce que j'ai fait pour en arriver là. Je n'ai jamais rien lâché et j'ai toujours cru en moi. Je suis venu tout seul, sans ma famille qui est restée en Argentine. J'ai raté beaucoup de mariages et des anniversaires de mes proches mais aussi des décès alors que j'étais loin. Je ne me plains pas. Ma femme a fait aussi énormément de sacrifices. Elle m'a laissé revenir en France pour ça. Ça valait le coup. Je suis encore là à 40 ans. Je pense que je suis un mec un peu spécial. (rire) Grâce ce record, les gens se souviendront de moi.
Nos confrères de Canal+ avaient récemment révélé que Richard Dourthe détenait le record absolu (3015 points) dans l'histoire du Championnat. Comment l'aviez-vous accueilli ?
Je ne l'ai pas bien pris. Je pense que c'était un peu mal intentionné. Ça fait des années que l'on parlait du record de Romain Teulet puis finalement celui de Richard Dourthe. Mais c'est un autre sujet. Ça n'a rien à avoir avec mon record sur l'ère professionnelle. Et même ce week-end, ils n'ont quasiment rien montré. C'est un peu bizarre alors que c'était historique. Je ne comprends pas. Moi, je suis content de ce que j'ai fait. Mais ce n'est pas grave. Ça n'a pas gâché ma joie ni ma fierté.
Comment allez-vous vous motiver pour le reste de la saison ?
Je veux marquer encore plus points pour que le record soit vraiment difficile à battre. C'est ça ma motivation. Et je n'avais pas signé juste pour le record. Bien sûr, ç'a beaucoup pesé dans ma décision mais je suis aussi un compétiteur. J'ai battu le record dès mon premier match. Maintenant, je peux vraiment aider Perpignan à accomplir ses objectifs.
Vous voulez toujours devenir agent après la fin de votre carrière dans quelques mois ?
Oui, bien sûr. J'avais déjà commencé quand j'avais pris ma première retraite. Lorsque j'arrêterai, je continuerai dans cette voie. »
Posted 05 October 2026 - 19:05 PM
On s'en cogne un peu, non ?
Posted 05 October 2026 - 19:12 PM
On s'en cogne un peu, non ?
Posted 05 October 2026 - 19:32 PM
On s'en cogne un peu, non ?
Je sens qu'il faut pas trop te briser les noix en ce moment. ![]()
Posted 05 October 2026 - 19:36 PM
Je sens qu'il faut pas trop te briser les noix en ce moment.
Posted 08 October 2026 - 06:12 AM
Richard Dourthe a été un buteur prolifique, notamment à la fin de sa carrière à Bayonne. © Crédit photo : archives Jean Daniel Chopin/SO
L’ouvreur argentin Benjamin Urdapilleta, désormais à Perpignan, est devenu le meilleur réalisateur de l’histoire du Top 14 avec 2 619 points. Il reste toutefois à bonne distance de Richard Dourthe auteur de 3 015 points tout au long de sa carrière en première division
Connaissiez-vous le nombre exact de points que vous aviez inscrit durant votre carrière avant que Canal+ n’en fasse le décompte ?
Non. Je savais que j’avais marqué beaucoup de points, ayant fait une longue carrière. Mais le total exact, non.
Benjamin Urdapilleta a déclaré dans « L’Équipe » que ça n’avait « rien à voir avec [son] record sur l’ère professionnelle ».
Apparemment, ça lui tenait à cœur puisqu’il a notamment resigné pour battre le record de Romain Teulet (2 612). J’ai lu effectivement qu’il ne fallait pas tenir compte de nos deux chiffres parce que j’ai joué en amateur alors que lui a fait toute sa carrière en pro. Je rappelle que je suis passé professionnel en 1995 (1), à l’époque où le rugby l’est devenu. Auparavant, je n’avais fait que trois saisons. Et je ne butais pas, puisque c’est Thierry Lacroix qui le faisait à Dax. Donc, c’est pareil. Dans le monde professionnel, de 1995 à 2008, je suis à 2 858 points. Lui n’est qu’à 2 600 et quelques. Il en manque encore. Peut-être qu’il va y arriver cette saison ? Je n’en suis pas sûr.
Richard Dourthe est désormais consultant pour Canal+.
Ce record vous tient donc à cœur ?
Serge Blanco a marqué des essais en équipe de France à une époque où le rugby n’était pas professionnel, c’est pourtant lui qui avait un record (38) désormais battu par Damian Penaud (41). C’est un peu ridicule, mais ça m’importe peu. Je suis content d’avoir ce record, tout simplement parce que ça fait beaucoup de points… C’est une reconnaissance de toute une carrière : j’ai arrêté à 33 ans, mais j’avais commencé à 17 ans et en professionnel à 19. J’ai eu une carrière dorée : j’ai rarement été remplaçant et j’ai eu la chance de ne jouer qu’en première division.
Le souvenir que vous avez laissé en tant que joueur, c’est celui d’un puncheur, d’un défenseur très agressif…
Dans le bon sens et dans le mauvais, vous pouvez le dire, il n’y a pas de problème (rire).
On se souvient moins du buteur que vous étiez, même si vous avez tenu cette responsabilité notamment sous le maillot de l’Aviron Bayonnais. Est-ce un regret ?
Pas du tout. Cela faisait partie de mes qualités et mes défauts, d’avoir un mental de feu pour défendre. C’est d’ailleurs ce mental qui me permettait de buter. Mais je ne l’ai fait qu’à partir des années 2000. À Béziers, à Bordeaux et, oui, à Bayonne beaucoup.
Les buteurs témoignent beaucoup de la nécessité de faire baisser la tension dans leur mission. Avec votre tempérament, n’était-ce pas un défi ?
J’étais sûrement particulier. Beaucoup de journalistes m’ont d’ailleurs demandé à l’époque comment je passais d’un état de nerf - parce que je râlais beaucoup, je criais - à la « redescente » pour buter. Je ne sais pas l’expliquer aujourd’hui encore. (Il réfléchit) Pour moi, le tir au but, c’était d’abord un moyen de faire plaisir à mes coéquipiers pour récompenser leur travail, au public qui m’encourageait, mais aussi aux supporteurs adverses qui me sifflaient. Dans tous les cas, j’étais motivé. C’était du mental en fait.
Aviez-vous une routine ?
Oui. C’est là que j’arrivais de passer d’un état de nerf extrême à un état de confiance tout aussi extrême. Il ne faut rien oublier : la position du ballon, la prise de marque, le vent… C’était presque machinal. C’est une somme de détails qui débouchent sur une certitude. J’ai l’habitude de dire qu’un grand buteur est un buteur qui fait gagner son équipe. Ça ne sert à rien de faire 100 % quand c’est facile, et de rater quand c’est important. Mais si un buteur peut faire gagner son équipe, ce n’est pas lui qui la fait perdre. Ce sont les mêmes mots, mais mentalement, c’est important.
Paradoxalement, en dépit de la somme de points que vous avez inscrits, vous n’étiez pas le buteur numéro 1 lors de vos années en équipe de France. Est-ce un regret ?
Pas du tout. Déjà, il me semble que les points marqués en équipe de France ne rentrent pas dans la comptabilité : il n’y a que ceux en championnat. Ensuite, j’ai été buteur au début de la Coupe du monde (1999). Mais Titou Lamaison, qui est mon ami, tapait aussi précisément que moi, mais plus fort : il était meilleur. Il faut savoir le reconnaître pour le bien de l’équipe, c’est d’ailleurs grâce à lui qu’on gagne en demi-finale (NDLR, face à la Nouvelle-Zélande). Le roi du terrain, c’était lui ce jour-là. À Castres, c’était pareil d’ailleurs : Romain Teulet butait, je ne le faisais que lorsqu’il me disait qu’il ne le sentait pas. À Paris, c’était Diego Dominguez : avec lui, c’était différent, on n’avait pas le droit de lui prendre le ballon.
« J’avais même dit qu’en tant que Dacquois, ça me faisait plaisir de marquer autant de points face à Mont-de-Marsan »
Si on vous parle du 24 mars 2001, est-ce que cela vous évoque quelque chose ?
(Il réfléchit). 2001 ?
C’est le jour où vous avez passé 11 pénalités avec Béziers face à Mont-de-Marsan…
Ah oui ! C’est encore le record de points dans un match, non ? J’avais marqué 42 points, je crois. Je m’en souviens maintenant que vous m’en parlez. J’avais même dit qu’en tant que Dacquois, ça me faisait plaisir de marquer autant de points face à Mont-de-Marsan (sourire). Vous savez, un buteur marque beaucoup de points lorsque son équipe est dominatrice. À Béziers, on était costaud, donc on obtenait des pénalités. Mon rôle, c’était de les mettre. À Bayonne, c’était la même chose. Il m’arrivait d’aller voir Jean-Marie Usandisaga, mon ami pilier gauche, pour lui dire avant une mêlée qu’il fallait pousser et que je mettrais la pénalité. Dans ces cas-là, je me devais de la mettre ! Je me rajoutais de la pression, mais c’est ce qui m’aidait à avancer.
Une pénalité réussie vous reste-t-elle particulièrement en mémoire ?
Il y en a deux en fait. La première, c’était avec Dax. On était à Béziers, archi dominés, on perd de 13 points alors qu’il ne reste qu’une minute à jouer. On marque un premier essai entre les poteaux par notre talonneur, Thierry Réchou. Il n’y a plus que six points d’écart. Les Biterrois tapent très loin, on amorce une contre-attaque depuis l’en-but et on arrive à marquer en coin par Frédéric Tauzin (27 novembre 1996). Il ne restait plus qu’à mettre la transformation alors que ce match était archi perdu. La deuxième, c’est le premier derby basque que j’ai la chance de jouer face au grand Biarritz Olympique sous la pluie (10-9, 12 novembre 2005). La pénalité n’est pas très dure, mais elle est difficile par rapport à la pression et au fait qu’il pleuvait des cordes. Ce qui m’animait, c’était forcément de me faire plaisir à moi-même, mais aussi de ressentir celui que je donnais. Ça, c’était chouette.
(1) Le rugby est déclaré professionnel par World Rugby suite à la Coupe du monde 1995, la Ligue est créée en France en 1998.
Posted 08 October 2026 - 14:32 PM
Il est toujours pas blacklister de la télé lui ???
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