Seven
#631
Posté 07 juin 2026 - 17:02
#632
Posté 07 juin 2026 - 17:02
#633
Posté 07 juin 2026 - 17:02
#634
Posté 07 juin 2026 - 17:06
Les blacks étaient trop en mode agressif.
#635
Posté 07 juin 2026 - 17:10
Et vicelards. Leur spéciale, je mets le sauteur en bascule, j'attends le contact avec un défenseur et je reste dans le coma tant que l'arbitre n'a pas sorti le jaune. Ils l'ont faite au premier match. En finale les français ont snobé le piège et ont laissé les black comme des cons à faire le déséquilibré tous seuls. Vraiment un sale esprit. Leur défaite fait plaisir.Victoire méritée 14-5.
Les blacks étaient trop en mode agressif.
#636
Posté 09 juin 2026 - 16:55
Victoire méritée 14-5.
Les blacks étaient trop en mode agressif.
Très beau résultat de nos tricolores.
#637
Posté 05 juillet 2026 - 19:35
Louis Bielle-Biarrey s'est envolé fin juin vers l'autre bout de la planète. Non pas pour partir avec les Bleus disputer le Championnat des Nations, mais pour profiter de vacances méritées en Indonésie. « Il fait beau et chaud, mais pas trop, c'est mieux que la canicule en France », se marrait-il dimanche.
L'ailier international (23 ans, 29 essais en 27 sélections) ne voulait pas s'exprimer avant la fin de la saison, mais nous avait promis une interview un peu plus tard. Le joueur de l'Union Bordeaux-Bègles a tenu parole et ça tombe bien car il avait des choses à dire. Avant de rentrer dans quelques jours et de reprendre avec son club, le 22 juillet, « LBB » a, pour la première fois, confirmé à L'Équipe son envie de participer aux Jeux Olympiques de 2028.
« Avez-vous regardé la courte défaite de l'équipe de France en Nouvelle-Zélande (34-32) samedi ?
Bien sûr. Ça fait bizarre de voir les copains jouer, surtout que neuf Bordelais y étaient. Ils ont vraiment fait un bon match qui aurait pu basculer en notre faveur. C'est dommage. Mais pour Max Lucu, nommé capitaine, c'était un moment exceptionnel, surtout là-bas. Cette reconnaissance est tellement méritée pour lui. Au-delà du joueur qu'il est, c'est vraiment quelqu'un que j'affectionne.
Devant votre télé, n'avez-vous pas regretté de ne pas y être ?
Si, évidemment, mais je vais avoir cette sensation pendant les trois matches (la France affronte l'Australie samedi puis le Japon, le 18 juillet). J'avais des fourmis dans les jambes. Mais ça fait trois ans qu'on enchaîne les saisons à rallonge alors que se profile la Coupe du monde dans un an. C'était peut-être la meilleure chose pour moi, même si je suis presque jaloux des copains là-bas. Ce sont les trois semaines les plus dures à vivre ! (Il se marre) J'aimerais jouer tous les matches, mais il faut aussi être raisonnable.
C'est aussi ce que vous avait dit Fabien Galthié ?
On avait discuté lorsqu'il était venu à Bordeaux en fin de saison. Il m'avait dit que le mieux pour moi était de me reposer. Depuis quelque temps, Fabien est assez inquiet par rapport à mon temps de jeu (2295 minutes et 31 matches cette saison, 2277 minutes en 2024-2025 et 2143 minutes pour 2023-2024).
« Après le titre en Coupe des champions, on a tous beaucoup relâché et on a eu du mal à trouver l'énergie nécessaire pour bien finir »
Un temps de jeu forcément éprouvant...
En fin de saison, on oublie un peu la fatigue avec les gros matches. Après le titre en Coupe des champions(le 23 mai contre le Leinster), on a tous beaucoup relâché et on a eu du mal à trouver l'énergie nécessaire pour bien finir. Mais la non-qualification pour la phase finale de Top 14 (l'UBB a fini 8e de la saison régulière) ne se joue pas sur les deux derniers matches (défaites contre Toulon et Clermont) mais bien avant. Et même si on s'était qualifiés, ça aurait été compliqué d'aller au bout. Mais globalement, on a vécu une belle saison. C'est toujours exceptionnel de remporter un titre. On ne doit pas le banaliser. On est très contents d'être champions d'Europe.
À titre individuel, est-ce votre meilleure saison ?
Je suis content parce que j'ai réussi à confirmer un peu ma superbe saison précédente (34 essais inscrits toutes compétitions confondues durant la saison 2025-2026). C'est ça le plus dur et je sais que je vais devoir encore le faire tous les ans ! J'ai l'impression de prendre plus de place à l'UBB et d'avoir été un peu plus complet dans mon jeu. Je ne l'ai pas révolutionné, mais j'ai progressé notamment dans le jeu aérien, les phases de ruck, même ce n'est pas ma grande spécialité, et en défense. Ce n'est pas parfait non plus mais je commence à être un peu meilleur dans ces domaines-là. En tout cas, je me suis régalé, que ce soit en équipe de France ou à Bordeaux. C'est une saison réussie avec encore des titres dans le Tournoi et la Coupe des champions (il a aussi été élu meilleur joueur dans les deux compétitions). C'est assez fou. J'espère que ça m'arrivera toute ma carrière, mais je n'en suis pas sûr
Qu'est-ce qui vous fait encore rêver ?
Tout ! (Rire) Au quotidien, c'est de prendre du plaisir et jouer des matches avec l'UBB, un club que j'affectionne vraiment. J'aimerais encore gagner des titres, dont le Top 14 bien sûr. Mais ce qui me fait évidemment le plus rêver, c'est la Coupe du monde. C'est le Graal. On va être de sérieux prétendants en 2027 et il ne faudrait pas qu'on passe à côté. En 2023, j'étais encore jeune et je n'avais trop réalisé. Mais plus j'y repense, plus je me dis que l'opportunité était énorme et qu'on n'est pas passé loin. J'espère qu'on se nourrira de cette frustration.
« Si on me sonde, je suis partant »
Et les Jeux Olympiques vous font aussi rêver ?
Bien sûr. C'est vraiment le Graal pour tout sportif. Si j'ai l'opportunité de les faire, ce sera avec grand plaisir. Surtout à Los Angeles (2028), ça donne envie sur le papier. Les Jeux Olympiques, c'est magique. Je les ai toujours regardés. C'est vraiment le moment de sport par excellence. On découvre certaines disciplines, on s'intéresse aux champions français que l'on ne voit pas pendant plusieurs années et qui vivent leurs moments aux JO. C'est fabuleux. Ça met en avant des sports et des athlètes parfois moins connus et des histoires magnifiques. Si on me sonde, je suis partant.
Des sportifs vous ont-ils particulièrement marqué ?
Oui, Usain Bolt notamment. Côté français, Teddy Riner. Sa mentalité et sa capacité à être le meilleur tous les quatre ans sont impressionnantes. Récemment, évidemment Léon Marchand aussi. Pour moi, ils symbolisent vraiment les JO.
À quel point la réussite d'Antoine Dupont en 2024 a été importante ?
i
l a ouvert la voie. Lorsqu'il a fait ce choix, il a été pas mal critiqué par certains mais il a beaucoup apporté à cette équipe. Des passerelles sont possibles d'un côté comme de l'autre. Le 7, c'est un sport que j'apprécie. Je n'ai pas eu l'occasion de le pratiquer beaucoup depuis le début de ma carrière, si ce n'est quelques stages en moins de 18 ans et chez les plus jeunes. Cette discipline permet de développer d'autres qualités, notamment sur la vitesse, le un-contre-un, le cardio, certaines phases de jeu dont les rucks, etc. Physiquement, les mecs sont vraiment très forts. Il y aura peut-être une petite remise à niveau à faire. C'est vraiment ultra-complet.
On a appris que vous les avez croisés en soirée après leur victoire à Bordeaux le 7 juin dernier...
(Il rigole) Oui, on était éliminés avec l'UBB. J'étais sorti en boîte et j'étais tombé sur toute l'équipe qui avait joué et gagné l'étape de Bordeaux. J'ai eu l'occasion de discuter avec eux, c'était encore plus sympa autour d'un verre ! Ils sont plutôt ouverts à cette possibilité, sans doute aussi parce qu'Antoine a laissé une bonne image.
L'enchaînement Mondial 2027 et JO 2028 ne vous inquiète-t-il pas ?
Non, ça serait incroyable. Je ressens juste de l'excitation, pas d'appréhension. Je n'ai pas peur d'une éventuelle blessure ou quoi que ce soit.
« J'ai envie de rester à l'UBB, un club qui marche bien et dans lequel je me sens bien »
Pour faire avancer ce dossier, vous devez également finaliser votre prolongation à l'UBB où vous êtes en fin de contrat en 2027. Où en sont les discussions ?
On est plutôt bien. Honnêtement, sans trahir de secret, ça se passe très bien. Dans l'absolu, j'ai envie de rester à l'UBB, un club qui marche bien et dans lequel je me sens bien (il devrait ainsi prolonger possiblement jusqu'en 2029).
Vos dirigeants n'étaient initialement pas très chauds à vous voir disputer les JO, mais ils ont finalement changé d'avis...
Laurent (Marti, son président) et Yannick (Bru) savent que ça peut être sympa pour moi si ça n'impacte pas trop l'équipe. Dans la mesure où c'est compatible, ils ont envie que je prenne du plaisir dans ce que je fais. Je pense qu'ils sont plutôt ouverts.
Question bête : vous préférez gagner la Coupe du monde ou les JO ?
Les deux ! »
Evidemment ça se prépare car les temps de jeu effectifs sont supérieurs avec des répétitions d'efforts très importantes sur un week-end entier. Pour Louis, rien n'a encore été discuté concrètement. On écoute et on observe avec Benoit Baby (l'entraîneur-sélectionneur de France 7). On travaille avec les joueurs qui sont déjà là - ils sont le socle de la réussite pour 2028 - et on en suit d'autres. Il y a eu un avant et un après Antoine (Dupont) ainsi qu'un avant et après titre olympique. Il n'y a pas de compétition plus prestigieuse que les JO. Ce n'est pas qu'un résultat. C'est d'abord une ouverture sur le monde et un événement qui intéresse la planète entière. La porte est ouverte de manière stratégique pour tous ceux qui, comme Louis, appartiennent au rugby français et qui évoluent en Top 14. Ça se construira de manière très holistique. » J.-F.P.
Ça pourrait donc vous rendre meilleur ?
Bien sûr. À 7, ça va plus vite et plus longtemps. Quand tu fais une erreur, tu la payes cash. À 15, tu as 14 autres copains pour la rattraper ! C'est moins flagrant. (Rire) Le cardio monte beaucoup plus vite et il faut prendre des décisions rapidement sous fatigue. Tout ça mis bout à bout fait que le 7 peut vraiment être une superbe étape dans mon développement.
« Quand j'ai su qu'Antoine (Dupont) allait faire les JO en 2024, j'ai pensé : punaise, c'est cool, ça pourrait me plaire »
Depuis quand l'avez-vous en tête ?
Je n'ai pas eu de déclic particulier. Mais quand j'ai su qu'Antoine (Dupont) allait les faire en 2024, j'ai pensé : punaise, c'est cool, ça pourrait me plaire. J'ai vu aussi l'engouement autour du rugby à 7 aux Jeux de Paris avec cette première médaille d'or. Je me suis dit que ça pouvait être sympa à vivre.
Que vous en a raconté Dupont ?
Il en garde un super souvenir. Il me dit : "Si tu peux, fais-les, c'est vraiment génial." Évidemment, quand tu es champion olympique comme lui, l'expérience est encore plus incroyable !
Comment voyez-vous la suite ?
Participer aux JO, ce serait exceptionnel, mais il y a encore plein d'étapes. Ça ne dépend pas que de moi. Il faut que le club soit d'accord, que l'équipe de France à 7 soit d'accord et que Yannick Bru (son manager) soit aussi d'accord. Que moi je sois d'accord, ça ne devrait pas être trop difficile parce que j'en ai envie ! (Rire) L'équipe de France à 7 a déjà un groupe en place qui fonctionne très bien et je n'ai pas envie de m'imposer. Mais si j'ai l'opportunité de les faire, ce sera avec grand plaisir.
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