Doucement les citations, je suis à jeun depuis 13:45 !
Ou alors faut de la citation locale
Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer au repos dans une chambre.
Posté 07 mai 2026 - 16:38
Doucement les citations, je suis à jeun depuis 13:45 !
Ou alors faut de la citation locale
Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer au repos dans une chambre.
Posté 07 mai 2026 - 17:18
E pericolo sporgersi
Posté 09 mai 2026 - 14:15
Moi j'arrive
pasà me passionner pour cette coupe d'Europe .
rectificatif : plus !
Posté hier, 20:13
Yannick Bru fêtera ses 53 ans vendredi. Le lendemain (15 h 45), le manager de l'Union Bordeaux-Bègles dirigera son équipe pour l'épilogue de la saison de Coupe des champions contre le Leinster. Une compétition qu'il a remportée à deux reprises comme joueur (en 2003 et 2005) puis comme coach adjoint, là aussi avec le Stade Toulousain (2010), avant le premier sacre des Girondins l'an dernier, contre Northampton (28-20, le 24 mai) à Cardiff.
Durant une heure, Bru s'est posé à l'étage du centre d'entraînement de l'UBB pour se confier avant ce rendez-vous de Bilbao (Espagne) qu'il veut aborder avec un maximum d'ondes positives.
« Avec Leo Cullen, votre homologue du Leinster que vous retrouverez samedi, ainsi que Ronan O'Gara et Ugo Mola, respectivement entraîneurs de La Rochelle et Toulouse, vous faites partie des quatre à avoir remporté la compétition comme joueur puis manager. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Franchement, on ne s'attarde pas sur ces statistiques car on est tellement pris par notre quotidien. Mais c'est probablement une des raisons pour lesquelles j'ai développé une relation spéciale avec la Coupe d'Europe que j'ai toujours aimée. Elle procure des vibrations particulières. Elle crée de la magie. Guy (Novès) a été premier à nous éduquer fort sur cette compétition. Il a aussi été celui qui m'a le plus inspiré dans la volonté de ne pas se contenter d'être moyen.
La culture de la gagne a-t-elle un sens à vos yeux ?
Je n'aime pas trop ces expressions fortes et marketées. Cela veut tout et rien dire. Je n'ai jamais été un joueur qui avait d'énormes moyens. La nature ne m'avait rien donné de spécial. Mais j'ai toujours essayé de faire du mieux que je pouvais sans trop rien laisser au hasard.
Ce qui m'habite le plus, c'est de ne pas perdre mon temps et d'optimiser les moyens qu'on a à disposition. À l'UBB, Laurent (Marti, le président) nous en met beaucoup et je n'ai pas envie de le décevoir. On veut inscrire le club sur des performances durables. On est dans une soif de conquête et de victoire.
« Cette leçon a vraiment été un moment terrible au point que tu n'oses pas sortir de chez toi »
À propos de la défaite en finale du Top 14 face à Toulouse en 2024 (59-3)
Avez-vous cependant grandi dans une détestation de la défaite ?
Au début, tu as envie de gagner. C'est une étape naturelle. Puis, comme certains grands sportifs le disent, ce qui te nourrit, ce n'est plus tellement un titre de plus mais la rage de perdre, la haine de voir les autres heureux à ta place. Ça devient une motivation non pas par rapport au projet mais à son ego. C'est la culture instaurée par la machine formidable qu'est le Stade Toulousain et plus globalement dans les organisations habituées à beaucoup gagner. Peut-être qu'à un moment de ma carrière, avec d'autres couleurs, c'était ce qui dominait chez moi. C'est un sentiment humain.
Il vous anime encore ?
Je n'aime pas perdre bien sûr. Nos joueurs non plus. On a le droit d'être battu par meilleur que soi, mais pas de perdre en étant médiocre sur le comportement et des choses simples que tout sportif de haut niveau doit maîtriser. Ça me fait mal. Ça me rend fou même. C'est du temps perdu, des investissements perdus, du mensonge.
Pendant mes premières années d'entraîneur, la défaite éveillait toujours un sentiment de culpabilité. C'était de ma faute. Je ne rejette pas facilement la faute sur les joueurs. Je ne dis pas que je suis devenu un sage après 50 ans. La preuve en est avec ma dernière suspension de deux semaines (pour « manque de respect envers l'autorité d'un officiel de match » contre Montpellier le 25 avril)... Mais c'est plus facile pour moi de digérer une défaite sauf si on a ce sentiment terrible de ne pas avoir fait du mieux qu'on pouvait.
Les deux désillusions en finale de Top 14, notamment la déroute de 2024 contre Toulouse (59-3), vous ont-elles bouffé la vie ?
Ça m'a bouffé les étés qui ont suivi. Cette leçon a vraiment été un moment terrible au point que tu n'oses pas sortir de chez toi à cause de ce sentiment d'humiliation et de honte. Mais cette autocritique a sûrement été salvatrice pour la suite. On avait besoin de le vivre.
Inversement, quelles sensations éprouvez-vous dans la victoire comme manager ?
Quand on est coach, on vit des bonheurs par procuration. On sent les joueurs heureux. Durant quelques minutes après le titre de l'an dernier en Coupe des champions, il y avait une forme de plénitude, d'harmonie et le sentiment du travail accompli. C'est incroyable et j'espère le revivre.
Mais j'aimerais aussi qu'on arrête de parler de ce premier trophée. On doit regarder devant. On a encore tellement de bonnes choses à vivre ensemble. Sur notre saison actuelle, on a parfois été un peu arrogants. Et je me reconnais dans cette critique-là. Quand un groupe est capricieux, ça veut dire que le manager manque d'humilité aussi à un moment. Il ne faut pas avoir honte de dire : "J'ai fait des conneries."
À quel point, vos succès passés vous aident à mieux préparer les échéances importantes ?
On a forcément des repères et des marqueurs très concrets, mais il faut faire attention parce que ça peut aussi provoquer un manque d'humilité. En gros, "je sais comment faire" alors que chaque nouvelle expérience est totalement différente. Penser que les recettes du passé vont toujours permettre les conquêtes du futur est une grosse connerie. J'espère que je ne suis pas du tout là-dedans. Je suis inquiet de nature. Parfois trop d'ailleurs. La surconfiance peut amener à une forme d'arrogance et à sous-estimer les forces de l'adversaire. Il faut trouver le bon équilibre.
C'est-à-dire ?
Avant cette finale contre le Leinster, j'espère qu'on fera une cure de plaisir, de bonne humeur et d'ondes positives. Ma carrière m'a appris que la performance vient beaucoup de la confiance en soi. J'en ai parfois manqué comme joueur. J'ai douté de moi-même.
« J'échange avec des gens quand j'en ressens le besoin. Je n'ai pas honte de le dire »
C'est étonnant vu votre parcours...
J'en ai tiré les leçons et je me suis aussi fait épauler sur la partie psychologique. J'échange avec des gens quand j'en ressens le besoin. Je n'ai pas honte de le dire. Sur le deuxième versant de ma carrière de joueur, par rapport à l'imagerie mentale du lanceur et tous les phénomènes de stress qui peuvent être développés, j'avais senti ce besoin de me faire accompagner par quelqu'un qui a travaillé dans le tennis professionnel et qui connaissait bien ces problématiques de la pression, des enjeux, de la préparation mentale. Je le vois encore.
C'est quelqu'un de très discret, il n'apprécierait pas que je cite son nom. Mais j'ai apprécié l'efficacité opérationnelle de son travail. Après le drame de la finale de 2024, on avait aussi ressenti, avec l'ensemble des leaders du club, le besoin d'unir nos énergies et de bénéficier d'un accompagnement spécifique dans ce domaine. Pour être bien préparé, il ne faut pas avoir peur d'aborder beaucoup d'aspects de la performance.
Dont la confiance en soi donc ?
Oui, j'essaie beaucoup de la travailler au sein du groupe. Peut-être que Guy (Novès), plus que moi, essayait de créer la crainte de l'adversaire parce qu'il avait un effectif XXL. (Sourire.) On avait souvent l'impression qu'on jouait les All Blacks toutes les semaines. Je suis peut-être un peu moins là-dedans. In fine, ce qui permet de prendre les bonnes décisions et de suivre son instinct, c'est quand même la confiance en soi.
Qu'aimez-vous dans ces semaines à enjeu ?
Paradoxalement, elles sont assez chouettes à vivre. On essaie de tout caler avant notamment avec la cellule de préparation physique et Thibault (Giroud, le directeur de la performance). Lors de ces semaines, on passe plus de temps sur les rapports humains, moins sur du travail acharné. On ne doit pas minimiser cette notion de plaisir. Quand j'étais joueur, je l'ai négligée. Elle était accessoire pour moi. Peut-être que j'aurais fait une meilleure carrière si je l'avais plus recherchée.
J'insistais beaucoup plus sur la notion de me faire mal. Mon poste (talonneur) me l'imposait aussi. Depuis, j'ai fait un énorme cheminement en sens inverse. Je sais que le compte à rebours est enclenché, qu'on est face à nos responsabilités et qu'on est juste de passage. Cette dimension de plaisir et bien vivre ensemble est fondamentale. Peut-être que je l'ai compris un peu plus avec la sagesse des 40 ans.
Êtes-vous fier de votre palmarès ?
J'ai une sainte horreur de regarder dans le rétroviseur. Il n'est pas encore temps de le faire. J'ai 52 ans. Le chrono est un peu enclenché. Les entraîneurs, et notamment les managers, ont une durée de vie limitée. Je savoure davantage chaque titre avec la crainte que les plaisirs passés soient les derniers.
Vous êtes impatient d'être à cette finale ?
Oui, je suis super excité de vivre cet événement dans un endroit spécial, en plein milieu du Pays basque. Prenons soin de bien le préparer et de ne pas le gâcher sans perdre trop d'énergie sur des choses qui ne sont ni urgentes ni importantes à ce moment-là. »
Posté aujourd'hui, 06:08
Noel McNamara est en charge de l’attaque de l’UBB depuis 2023. © Crédit photo : Laurent Theillet/SO
Architecte de l’attaque d’une UBB qui affrontera le Leinster en finale de Champions Cup, samedi à Bilbao, Noel McNamara a passé dix ans dans la province dublinoise. Il raconte la manière dont il a évolué depuis
Le clin d’œil du destin est plus qu’appuyé. Devenu l’un des éléments centraux du staff de l’Union Bordeaux-Bègles, architecte d’une attaque dont l’efficacité n’est plus à démontrer, Noel McNamara va préparer une finale de Champions Cup face au Leinster. Un club au sein duquel il a fait ses débuts en tant qu’entraîneur dans les filières jeunes alors qu’il n’avait jamais joué à haut niveau. Le technicien irlandais a passé dix ans dans la province dublinoise (2011-2021). Il portait ses couleurs lorsque les Leinstermen ont remporté leur quatrième étoile, à Bilbao déjà, face au Racing en 2018. Pourtant, il refuse de voir dans ce rendez-vous une finale de rêve. Entretien.
Quelle a été votre première pensée lorsque vous avez su que vous joueriez cette finale face au Leinster ?
Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais dit dès le début de l’année à ma femme qu’on jouerait cette finale de Coupe d’Europe face au Leinster. C’était juste une sensation dans un coin de ma tête. Mais pour être honnête, après la victoire face à Bath en demi-finale, j’étais juste content de revenir en finale avec l’UBB.
C’est tout ?
Jouer contre le Leinster n’était pas spécial à mes yeux à ce moment-là. Disputer une deuxième finale de suite, par contre, ça l’est. Beaucoup de gens me disent que ce doit être la finale de mes rêves. Mais le rêve, c’est de remporter un deuxième titre avec cette équipe. Avant notre demi-finale face à Bath, j’avais montré aux joueurs l’équipe du Leinster qui avait joué la finale à Bilbao en 2018 (remportée face au Racing). J’y étais à cette époque. Il y avait beaucoup de jeunes, on se disait qu’on allait en gagner au moins cinq. Or huit ans plus tard, ils n’en ont plus gagné (les Irlandais ont perdu les finales 2019, 2022, 2023, 2024) ! Il faut saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent.
Retrouver cette équipe à Bilbao, où vous étiez en 2018 avec le Leinster, c’est tout de même un clin d’œil du destin…
J’ai gardé une belle connexion avec beaucoup de monde là-bas. Mais les premières personnes que je vois désormais le matin, ce sont les joueurs de l’UBB. Je ne suis pas trop du genre à regarder dans le rétroviseur. Nelson Mandela a dit : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. » J’ai appris. Maintenant, je me concentre sur le prochain défi.
« Je suis très reconnaissant de tout ce que j’ai appris au Leinster. Mais je pense être un meilleur entraîneur aujourd’hui »
Yannick Bru, votre manager, disait pourtant à votre arrivée que vous aviez la culture du jeu d’attaque du Leinster…
J’ai eu l’opportunité de travailler avec Mickael Cheika, Joe Schmidt, Stuart Lancaster, Leo Cullen, Felipe Contepomi. Que des grands coachs ! La rigueur et la méthode irlandaises sont très importantes pour moi. Mais on ne peut pas faire de copier-coller. Si j’essayais de faire la même chose ici, ce serait très compliqué (sourire). J’ai été l’entraîneur de la défense à North Harbour en 2019 en Nouvelle-Zélande. Comme je le faisais en Irlande, je suis arrivé avec 26 « slides » pour présenter mon projet. Le coach m’a tout de suite dit que je ne pourrais pas faire ça : il m’a demandé de réduire ma présentation à six slides. Au bout de la deuxième, un mec en face de moi semblait déjà dormir (sourire). J’en ai retenu que le plus important était de créer une connexion avec les joueurs. Je suis très reconnaissant de tout ce que j’ai appris au Leinster. Mais je pense être un meilleur entraîneur aujourd’hui. On est toujours la somme de nos expériences. Declan Kidney (ancien sélectionneur de l’Irlande) avait une expression intéressante (sourire) : « L’expérience est ce que tu retires quand tu n’obtiens pas ce que tu voulais. »
Vous parlez de la nécessité de créer une connexion avec vos joueurs. Est-ce pour cela que vous avez développé un lien si étroit avec Matthieu Jalibert et Maxime Lucu, vos deux leaders de jeu ?
Ma femme me fait remarquer souvent que mes contacts les plus réguliers recensés automatiquement par WhatsApp, ce sont Matthieu Jalibert et Maxime Lucu les deux premiers. Elle n’est que troisième (rires). Je ne peux pas me contenter de leur demander d’appliquer un plan de jeu. Ils doivent croire que c’est le meilleur possible. C’est pour cela qu’on doit travailler ensemble. C’est quelque chose que j’ai appris en Nouvelle-Zélande : le lundi, tout le monde doit être impliqué dans la réflexion. Par contre, à partir du mardi, on ne change plus rien.
Vous dites être l’agrégat de vos expériences. En quoi vos premières années à l’UBB vous ont-elles fait changer ?
J’ai les yeux plus ouverts vers les joueurs. C’est quelque chose que j’avais commencé à apprendre chez les Sharks. Lukhanyo Am (le centre international sud-africain) était moyen partout à l’entraînement. Je me disais : « mais c’est quoi ce mec ». Pourtant, il était incroyable en match. Damian (Penaud) est un peu pareil. Il ne veut pas parler de rugby en permanence - tout le monde ne veut pas en parler à chaque instant de la journée comme Matthieu et Max. Mais Damian a une intelligence de jeu vraiment très élevée. Il joue à des jeux vidéo ou aux échecs, parfois il est moins impliqué à l’entraînement, mais dans les moments qui comptent, il est toujours présent. J’ai appris en France que tout le monde n’avait pas la même personnalité. Parfois, il faut lâcher du lest. Peut-être que je suis moins dur. Mais j’essaie d’être toujours honnête. Pour reprendre une expression, on ne met jamais un coup de couteau dans le dos. Il doit être assumé en face.
Vous étiez décrit comme un entraîneur rude à votre arrivée. Devez-vous encore vous faire violence pour vous adapter ?
Le défi est le même pour tout le monde : il faut évoluer. Je dis souvent que le succès est une cible mobile. On a touché la cible en Champions Cup et on y était presque en Top 14. On pourrait être contents de nous. Mais la vérité est que Pau, Montpellier et le Stade Toulousain évoluent encore. Conclusion, la cible est aujourd’hui plus lointaine qu’elle ne l’était l’an dernier.
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