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Champions Cup et la Challenge 2025/26


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3665 réponses à ce sujet

#3196 Very Good Eshvili

Very Good Eshvili

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Posté 22 mai 2026 - 22:02

Le Champion 2022 ne va pas faire rire grand monde



#3197 Underscore

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Posté 22 mai 2026 - 22:08

Le Champion 2022 ne va pas faire rire grand monde


Le dernier vainqueur avant le triplé toulousain. Qui va peut-être les empêcher de faire le quadruplé

#3198 zebdomes

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Posté 22 mai 2026 - 22:23

des blessés ce soir chez les infâmes ?


A priori non, Vunipola a pris un pet au genou mais visiblement ça tient. Pour le reste, des crampes mais rien de plus. Vont vraiment être très très difficiles à jouer. Avec cette victoire, sont gonflés à l'hélium maintenant pour cette fin de saison les gaziers...

#3199 ASM34

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Posté 22 mai 2026 - 22:29

Tous ces posts dithyrambiques sur le MerdeHR des deux voyous en costard doivent stopper ! Vivement leur prochaine défaite en phase finale.
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#3200 Silhouette

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Posté 22 mai 2026 - 22:29

Entre Pau, le MHR et le SF pour moi c'est clair : MHR, c'est 10% de chance de passer, le SF, je monterai à 35%, si c'est Pau, j'oserai un petit 45%. J'aimerais bien retourner au Hameau en barrage...

Je serais pas aussi haut pour le SF, mais oui a mon sens Pau est le "moins pire" a prendre a l'exterieur en barrage, juste parce qu'ils ont un jeu pas forcement optimise pour les phases finales (pas autant que MHR ou SF) et parce qu'ils ont moins d'experience bien sur.


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#3201 Eastern Outpost

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Posté 22 mai 2026 - 22:32

Après la foire à la bière, félicitations aux Cistes qui montraient leurs excellence et le niveau entre les deux combattants.

 

Allez UBB demain pour le doublé bleu.


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#3202 Vynce

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Posté 23 mai 2026 - 06:16

A priori non, Vunipola a pris un pet au genou mais visiblement ça tient. Pour le reste, des crampes mais rien de plus. Vont vraiment être très très difficiles à jouer. Avec cette victoire, sont gonflés à l'hélium maintenant pour cette fin de saison les gaziers...


Vont perdre de 6 points en final contre Toulouse avec un arbitrage douteux (remake 2019)

#3203 Binche63

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Posté 23 mai 2026 - 07:00

Tous ces posts dithyrambiques sur le MerdeHR des deux voyous en costard doivent stopper ! Vivement leur prochaine défaite en phase finale.



C est surtout leur prochaine défaites devant les tribunaux
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#3204 ASM34

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Posté 23 mai 2026 - 08:32


C est surtout leur prochaine défaites devant les tribunaux

On peut pas prouver un lien entre Bruel et Altrad pour accélérer ce dossier ?

#3205 Le Marseillais

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Posté 23 mai 2026 - 08:33

On peut pas prouver un lien entre Bruel et Altrad pour accélérer ce dossier ?

Il est malade  :D


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#3206 Very Good Eshvili

Very Good Eshvili

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Posté 23 mai 2026 - 08:43

On peut pas prouver un lien entre Bruel et Altrad pour accélérer ce dossier ?

Rendez-vous dans dix ans de prison?



#3207 el landeno

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Posté 23 mai 2026 - 09:27

« On était des mobylettes » : l'épopée du sacre européen du CA Brive en 1997 racontée par ses héros
Sommet absolu et sans lendemain dans l'histoire du CA Brive, la Coupe d'Europe 1997 est surtout une histoire de revanchards, des doux-dingues bosseurs et pros avant l'heure. Récit d'aventure, entre VMA de détraqué, manoir hanté et ors de l'Élysée.

Quand il se rend à Bordeaux à l'été 1996, Christophe Lamaison ne sait pas à quoi s'attendre. Le centre bayonnais, alors âgé de 25 ans, a rendez-vous avec des représentants du CA Brive, qui souhaitent l'attirer en Corrèze. Sur les conseils de ses entraîneurs à l'Aviron, l'aspirant international souhaite quitter le club basque, relégué en Championnat A2, car il vise l'équipe de France.

 
 
 
 

« Mais Brive, je ne savais même pas le placer sur la carte ! », se marre aujourd'hui Lamaison. Il l'apprendra vite. Convaincu par la rencontre bordelaise avec l'entraîneur Laurent Seigne, le dirigeant Jean-Jacques Madrias et le capitaine de l'équipe Alain Penaud, il signe et déménage en Corrèze au mois d'août. « Sur la route, je croisais tous les Corréziens qui descendaient pour les fêtes de Bayonne. J'avais presque les larmes aux yeux. »

 
 

Lamaison n'est pas le seul à poser ses valises à Brive cet été-là. Après la finale du Championnat de France, perdue de peu contre le Stade Toulousain (20-13), le CAB veut passer un cap. Pour cela, Patrick Sébastien, arrivé à la présidence en 1995 avec une ambition débordante pour le club de sa vie, recrute des revanchards : David Venditti débarque de Bourgoin, Philippe Carbonneau de Toulouse, Sébastien Carrat de Montauban, Grégory Kacala de Grenoble...

 
 

« On était des mobylettes. Des mecs de 115 kg couraient pendant 80 minutes »

François Duboisset, troisième ligne de Brive

 
 
 
 
 

Pas vraiment des enfants de choeur. Ils arrivent dans un groupe essentiellement composé de Corréziens pur jus. « Les recrues avaient envie de montrer qu'ils avaient leur place au plus haut niveau. Ç'a créé une certaine émulation », sourit Alain Penaud. « Ç'a matché tout de suite », confirme Lamaison.

 
 
 
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Christophe Lamaison, buteur briviste de 1996 à 2000, s'apprête à transformer une pénalité face à Cardiff, le 5 janvier 1997. Les Corréziens l'emporteront 26-13. (N. Luttiau/L'Équipe)
 

L'autre grande révolution de cet été 1996, c'est l'arrivée de Bernard Faure, préparateur physique du genre peu déconnant, par ailleurs consultant athlé à France Télévisions. Dans un rugby pas totalement découenné, le sergent-instructeur, marathonien de haut niveau (2 h 12'en 1983), fait vivre un enfer aux joueurs. « C'était horriblement dur, souffle François Duboisset, troisième-ligne centre. On est même allés dans l'excès. Mais on était des mobylettes ! Des mecs de 115 kg couraient pendant 80 minutes. On avait des VMA (vitesse maximale aérobie) très costaudes. »

 

C'est à ce moment-là que Brive bascule dans le professionnalisme. Et même peut-être au-delà. « On s'entraînait plus que les autres, et plus que certaines équipes d'aujourd'hui, jauge Didier Casadeï, pilier gauche. Le club avait pris un virage drastique : deux séances par jour. Il n'y avait pas d'outils pour quantifier le travail, on ne dosait pas. »

 

Cette démesure porte ses fruits. Les joueurs se bâtissent un physique, mais aussi un moral à toute épreuve. Commencent-ils déjà à rêver de Coupe d'Europe ? « Non, répond Lamaison. Notre objectif était surtout de revenir au Parc pour la finale du Championnat de France. Il y avait une espèce d'inconnue autour de la Coupe d'Europe. »

 

Cette dernière vit seulement sa deuxième année d'existence et, pour la première fois, elle accueille les clubs anglais... Brive a gagné le droit d'y participer grâce à sa victoire dans le tout dernier Challenge Yves-du-Manoir en janvier 1996, son premier trophée. « Mais si vous parlez de cette compet'aujourd'hui, les gens croient que c'est un titre de l'école de rugby ! », sourit Penaud.

 
Les Harlequins de Carling, Cabannes et Bénézech

Le CAB découvre donc l'Europe avec une certaine curiosité, le 12 octobre 1996, face aux Gallois de Neath. Carrat claque un quadruplé en détente et Brive s'impose à la maison (34-19). Une semaine plus tard, premier déplacement au nord de l'Écosse pour défier les Caledonia Reds. « On logeait dans un manoir hanté, ça ressemblait aux romans de Conan Doyle, frissonne Duboisset. Les Écossais étaient revenus en fin de match et, en rentrant aux vestiaires, on était convaincus d'avoir fait match nul. Or, on avait gagné 32-30 ! On avait mal tenu les comptes, il n'y avait pas de tableau d'affichage... »

 

De mémoire de Corrézien, c'est le 27 octobre que la ville prend conscience qu'il se passe quelque chose. Les Brivistes accueillent, au Stadium, les Harlequins de Will « Sorry Good Game » Carling, où évoluent alors deux Frenchies : Laurent Bénézech et Laurent Cabannes. « Un match pour l'éternité », ose Duboisset. Porté par une défense de fer, le CAB l'emporte (23-10). Après un ultime succès à Belfast (17-6), contre l'Ulster de Jeremy Davidson, futur entraîneur de Brive (2018 à 2022), Penaud et ses coéquipiers terminent en tête de leur poule, contre toute attente.

 
 

« À 5 h du mat', il y avait tout le monde, les pompiers, les militaires, pour déblayer la neige. Et l'arbitre a jugé le terrain praticable »

Christophe Lamaison, centre du CAB à propos de l'état de la pelouse avant la réception de Cardiff en demi-finales

 
 

« On a toujours été outsiders, observe l'ouvreur international. Ça se serait peut-être passé autrement si on avait affronté des équipes qui, comme nous, n'avaient rien à perdre. » Leur parcours jusqu'ici immaculé permet aux Brivistes de recevoir Llanelli, expédié en quarts (35-14), puis Cardiff en demies. Problème, la neige tombe en abondance sur la Corrèze, et un épais manteau blanc recouvre la pelouse.

 

Au petit matin, ce 5 janvier 1997, c'est toute la ville qui s'active. « Il fallait impérativement jouer car les instances auraient pu nous déclarer forfait, rejoue Lamaison. Hors de question. À 5 h du mat', il y avait tout le monde, les pompiers, les militaires, pour déblayer la neige. Et l'arbitre a jugé le terrain praticable. »

 
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Au matin de la demi-finale face à Cardiff, pompiers, militaires et bénévoles s'activent pour rendre la pelouse du Stadium de Brive praticable. (D. Clément/L'Équipe)
 

« C'était un truc de fou ! se souvient Duboisset. On y a cru à partir de ce moment-là. On s'est dit : "C'est pour nous !" » Brive sort le finaliste précédent (26-13) et va jouer le titre à l'Arms Park contre Leicester. Les Tigers viennent alors de terrasser le champion sortant toulousain (37-11).

 

Sur le papier, l'affiche est déséquilibrée. « On était donnés archi-perdants, rappelle Casadeï. C'est ce qui nous a donné des ailes. On avait tellement peur de passer pour des cons que ça nous a énormément soudés. On a fait le match de notre vie le jour où il fallait. » Face à de nombreux sujets du XV de la Rose (Martin Johnson, Neil Back, Rory Underwood...), les Brivistes évoluent sur un nuage. D'entrée, Sébastien Viars transperce la défense sur cinquante mètres et inscrit un essai d'anthologie.

 
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Sébastien Viars a donné le tempo d'entrée en inscrivant un essai après une course de 50 m le long de la ligne de touche, malgré le plaquage de l'Anglais Austin Healey. (A. Landrain/L'Équipe)
 

« Si on était restés sur les fondamentaux, pas sûr que nous serions arrivés à nos fins, même si les gros étaient en état de grâce, analyse Penaud. Nos avants avaient été vexés par le ton hautain des Anglais dans leurs déclarations avant la finale. » « On jouait contre la moitié de l'équipe d'Angleterre, mais on n'a pas douté une seconde ! savoure Duboisset. Ce n'est pas de l'arrogance, c'était notre heure. Ça n'arrive pas souvent dans la vie. »

 
 

« T'es là, tu trinques une bière avec le président de la République... Forcément, tu as la tête qui explose ! »

Christophe Lamaison

 
 

Triomphe absolu (28-9). À Brive, la foule n'en revient pas. Elle engorgera les rues au retour des champions lors d'une parade de fête inédite en ces contrées longtemps privées de gloire. « Ce n'était plus seulement notre victoire, raconte Duboisset. Tous les Brivistes appartiennent à cette histoire. On a marqué les mémoires. C'est Laurent Seigne, je crois, qui nous avait dit que cette Coupe d'Europe était un passeport pour la vie. Trente ans après, je comprends. »

 

Devant sa télé, le président de la République Jacques Chirac, ex-député de la Corrèze, ne perdra pas une miette de la victoire du CAB. « Aujourd'hui, je suis le plus heureux des hommes », commentera-t-il carrément, avant d'inviter l'équipe à l'Élysée quelques jours plus tard. « T'es là, tu trinques une bière avec le président de la République..., peine à réaliser Lamaison. Forcément, tu as la tête qui explose ! »

 
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Alors président du club, l'animateur Patrick Sébastien passe sous la douche avec ses joueurs. (D. Clément/L'Équipe)
 
 

« On croquait, on a été invités sur le Tour de France, à Fort Boyard... On s'est pris pour d'autres et on a été repris par la patrouille »

François Duboisset

 
 

Et le contre-coup arrive vite. Les Corréziens se crashent dès les huitièmes de finale du Championnat de France contre Colomiers (31-36). « Le match de la suffisance, tout est parti en sucette, regrette Penaud. On a très mal géré l'après-titre. On est champions d'Europe et on croit que les choses sont acquises. » Bien sûr, l'équipe conserve un certain niveau et échoue tout près d'un deuxième titre européen en 1998, battue d'un point par Bath à Bordeaux (18-19). « Mais quelque chose s'était cassé, estime Casadeï. Il y avait eu beaucoup de remue-ménage dans l'effectif. À mon avis, à tort et un peu trop. Des copains étaient partis. Et nous étions peut-être différents aussi. Pour être champion d'Europe, tu dois aller puiser au plus profond de toi. On n'a pas su se remettre en question. Ç'a tenu un moment, et on a décroché. »

« Il faut apprendre à gagner. Nous, on n'était pas prêts, poursuit Duboisset. On n'avait pas le mode d'emploi. On avait envie de rester sur notre nuage. On croquait, on a été invités sur le Tour de France, à Fort Boyard... On s'est pris pour d'autres et on a été repris par la patrouille. »

 

Quatre ans après le triomphe, Brive est relégué en Pro D2 en 2001. La génération dorée du CAB, programmée pour le Brennus, ne l'aura jamais soulevé. « Ne pas avoir touché le bout de bois, ça restera toujours un regret, bien sûr..., admet Lamaison. Mais t'es champion d'Europe ! » Une étoile filante, mais une étoile quand même.

 
 
 


#3208 el landeno

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Posté 23 mai 2026 - 10:18

Laurent Marti, président de Bordeaux-Bègles avant la finale de Coupe des champions contre le Leinster : « L'UBB n'est pas encore un grand club »
Depuis 2007, le président Laurent Marti a vécu des moments de doute mais aussi de très grands bonheurs avec l'Union Bordeaux-Bègles, sacrée l'an dernier en Coupe des champions. Il sait que son équipe, qui va disputer samedi sa deuxième finale de rang, doit continuer à gagner pour changer de dimension.

Quatorze ans après sa montée en Top 14, l'Union Bordeaux-Bègles a remporté le premier titre de son histoire en Coupe des champions la saison passée (28-20 contre Northampton). Laurent Marti y a vu une récompense de tous ses efforts déployés depuis son arrivée à la présidence en 2007 mais pas un aboutissement. Le Bergeracois de 58 ans rêve toujours de Brennus et de nouveaux trophées avant la finale contre les Irlandais du Leinster à Bilbao, en Espagne, samedi (15h45).

 
 
 
 

« Quel est le tournant le plus marquant de votre présidence ?
En 2010, je ne pouvais plus continuer. Je perdais trop d'argent et je n'étais pas assez aidé. J'étais à bout. J'avais convoqué une conférence de presse (le 19 mars) pour communiquer ma décision au bout d'un mois et demi de réflexion. Avant d'y aller, je m'étais enfermé dans mon petit bureau de Bègles. J'ai envoyé un e-mail à mes soutiens de toujours et à mes administrateurs pour leur dire : "Je vous remercie mais je m'apprête à annoncer que j'arrête." Là, Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, m'a téléphoné mais il ne savait pas qu'il y avait cet e-mail. Il m'a dit : "Laurent, je sais que vous allez annoncer votre décision. Il n'est pas question que vous arrêtiez. Je vous promets que je vais vous aider." Et deuxième truc dingue : un soutien m'a aussi appelé pour me dire : "Laurent, on vient d'avoir un accord de l'entreprise Fayat (acteur majeur du BTP) qui va t'aider également." En une minute, j'ai changé d'avis et j'ai annoncé à la presse que je continuais.

 
 

« Nous, on est les Girondins de Bordeaux et on doit battre le Real Madrid ou le PSG pour gagner un titre »

 
 

Quels changements en avaient découlé ?
Cette campagne avait permis de rassembler 500 000 € supplémentaires de sponsoring. Je m'étais alors demandé : "Je les déduis de ce que je perds chaque année ou je les mise pour parfaire le recrutement et espérer monter ?" Heureusement, je suis allé au bout du truc. C'est la meilleure décision que j'ai prise. Un pari gagnant. On vivait à Bègles sans infrastructures, avec un sponsoring très maigre, 2 000 spectateurs au stade alors que les Girondins de Bordeaux cartonnaient. On n'avait que des vents contraires à part la passion. Je ne doutais pas que ça allait marcher un jour mais ça commençait à me coûter trop cher. Un an plus tard, le club est monté en Top 14. Le plus beau jour de ma vie rugbystique jusqu'à la finale de Champions Cup l'an dernier.

 
 
 
 

Qu'avez-vous ressenti lors de ce premier titre de 2025 ?
Ce qui m'inquiétait, et il y avait de bonnes âmes pour nous le rappeler régulièrement, c'était qu'on puisse ne rien gagner un jour. J'avais conscience que ça pouvait arriver. Les gens oublient que l'UBB est loin du budget et est assez loin de la masse salariale du Stade Toulousain (selon le rapport de l'A2R pour la saison 2024-2025, les budgets de Toulouse et de l'UBB étaient respectivement de 63 et 44 millions d'euros, et les masses salariales des joueurs s'élevaient à 13,3 et 11,2 M€). Nous, on est les Girondins de Bordeaux et on doit battre le Real Madrid ou le PSG pour gagner un titre. Ce n'était pas écrit qu'on arrive à surperformer en ayant les mêmes moyens que les poursuivants. Malgré ça, je l'aurais vécu comme un échec de ne jamais rien gagner. L'explosion de joie a été totale l'an dernier.

 
 
 
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Maxime Lucu et Yannick Bru avec le trophée de l'UBB, le 24 mai 2025. (J. Crombie/Inpho)
 
 

« Pour marquer l'histoire du rugby, il faut gagner le Brennus. Sinon, il nous manquera quelque chose dans notre palmarès »

 
 

L'UBB est-elle devenue un grand club ?
Non, selon moi, l'UBB n'est pas encore un grand club. Quand tu remportes un trophée majeur, tu marques l'histoire de ton club et de ta ville. Mais pour rentrer dans l'histoire du rugby, il faut plus qu'un titre. Sinon, tu es une espèce d'étoile filante comme le dit Yannick (Bru, le manager). Jusqu'à présent, on était le petit nouveau qui montait progressivement. Une fois que tu as gagné un titre, tu dois rester en haut. Et ça, c'est hyper dur. Un seul a réussi en France, on sait tous lequel. Tous les autres ont connu des coups de mou derrière. On a découvert une nouvelle pression cette saison. Elle n'est pas facile à gérer. Dans notre inconscient à tous, on a bien vu d'ailleurs ces dernières semaines qu'il nous tardait d'être à cette nouvelle finale contre le Leinster.

Au départ, vous aviez une nette préférence pour le Top 14...
Oui, c'est très clair. Yannick a amené cette culture de la Champions Cup dans le club. J'ai découvert une compétition fabuleuse avec sa dimension internationale et des émotions très fortes. Mais pour marquer l'histoire du rugby, il faut gagner le Brennus. Sinon, il nous manquera quelque chose dans notre palmarès. »



#3209 Alex chocolatines

Alex chocolatines

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Posté 23 mai 2026 - 10:26

ça suffit toute cette niaiserie autour du émachère !!!  :angryfire:

 

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#3210 Parigot_Paris

Parigot_Paris

    Parisien Névrotique

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Posté 23 mai 2026 - 10:46

Le MHR cest beau : costards à rayures largement cintrés, aux épaules rembourrées, pompes bicolores, chapeau mu à bord cassé, lunettes noires et renflement au niveau de la poitrine ! :w00t:




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