Moins que le niveau, c'est le jeu de notre championnat qui est remis en cause au niveau international.
Tous les joueurs disent que le Daube14 est le championnat le plus dur physiquement avec des matchs hyper engagés tous les we et un défi physique supérieur à tout ce qu'ils ont vu ailleurs. Ce jeu, dans le vase clos du Daube14, impressionne par la débauche d'énergie nécessaire pour le mettre en oeuvre. Sauf que, l'arbitrage Daube14 s'est conformé à ce type de jeu et rend extrêmement stratégiques des aspects du jeu qui sont moins fondamentaux au niveau européen. Les rucks, les mauls, les mêlées, le duel d'avants en général est encore et toujours magnifié en France alors que c'est un accessoire du jeu comme un autre ailleurs. Lorsque les clubs français sont physiquement au top, ils peuvent maintenir leur adversaire dans cette filière en exerçant une pression maximale devant qui grippe le jeu de ligne en imposant un défi physique auquel ces clubs ne sont pas habitués. Par contre, dès que physiquement nous baissons, alors nous ne sommes plus capables de générer cette pression sur les points de rencontre. L'adversaire peut alors jouer son jeu beaucoup plus basé sur la vitesse d'exécution que sur le défi physique et là nous sommes largués très rapidement.
Nous avons deux fois plus de matchs dans les pattes que nos adversaires lorsque la fenêtre CCUP s'ouvre, nous sommes déjà physiquement bien entamés, il nous est donc impossible de créer cette pression devant sur 80mn. Résultat : les britons peuvent jouer à leur main, c'est à dire beaucoup plus vite que ce que nous connaissons tous les we. A cela tu ajoutes les infirmeries qui se remplissent, toujours à cause du nombre de matchs, de la variété des terrains (difficile de passer d'un terrain totalement naturel à du synthétique pur sucre puis à de l'hybride), un arbitrage qui privilégie ce jeu rapide (puisque les arbitres qui dirigent les clubs français sont nécessairement issus de ces championnats où le défi physique est de moindre importance) et tu as le résultat de ces deux we.
La tournée avait montré que dès que l'EDF n'est plus dominante devant, elle a beaucoup de mal à résister à un jeu qui s'est accéléré depuis quelques années. Les évolutions de règles avaient cet objectif, il semble que les autres championnats aient effectivement évolué dans le sens attendu, le nôtre est resté sur sa culture initiale qui pose comme absolu indispensable à toute velléité de jeu de ligne un bon gros combat d'avants des familles. Même Toulouse avec son effectif pléthorique et sa culture du jeu de mains en a fait les frais ce we, c'est dire si on a reculé de plusieurs cases en l'espace de deux trois saisons. Pau avait essayé cette filière depuis quelques saisons et échouait à chaque fois à entrer dans les 6 par manque de densité devant. Ils ont fait le taf pour monter le curseur sur ce point et jouent enfin la CCUP. Ce faisant, bien qu'ayant réussi à conserver une partie de ce qui faisait leur spécificité les saisons précédentes, ils ont alourdit leur rugby. Résultat : 60 grains dans la musette ce we face à un second couteau briton. Alors on va dire que Pau n'a pas pu aligner son équipe type, c'est vrai et on sait (en partie) pourquoi mais quand même : ça pique sévère !
Si Galthoche espère être champion du monde, va falloir revoir les choses et rapidos amha.
En effet, il y a plus de jeu dans le championnat anglais.
Pourtant, avec un seul relégué direct, il y a aujourd'hui moins de pression.
Putain, t'es trop fort, venir donner des leçons sur les compétitions Européennes aux Palois, faut oser venant de Castres. 
Le CO est demi-finalistes de Champion's Cup en 2002 et je trouve ça plus élogieux que les finales atteintes par Colomiers en 1999, Grenoble et Agen dans les années 1960 dans des compétitions où les clubs anglais étaient absents.
Et avec l'ancienne formule qui ne qualifiait que les premiers de poules et les 2 meilleurs deuxième, le CO a souvent terminé second aux portes de la qualification, c'est à dire qu'on se serait qualifié une dizaine de fois en plus avec la formule actuelle.