Moi, je comprends plutôt qu'on peut compter sur lui, donc il est apte.
Par contre, ce que je ne comprends toujours pas, c'est ce genre de choses, semaines après semaines:
Tom Raffy s’est lui blessé au genou est sera absent sur ce match.Le rédacteur est peut être dyslexique, ou un truc dans le genre, mais qu'on ne relise pas avant de publier...
Il faut dire que c'est compliqué, le genou. C'est surtout somatique, à vrai dire. Et puis, le genou, c'est lié à l'association du moi (le Ich de la seconde topique freudienne, s'entend, et bien sûr pas le Ich fichtien des Grundlage der gesamten Wissenschaftslehre, cela va sans dire !) et des autres (au sens lacanien de Andere, le Grand Autre). C'est l'association du "je" et du "nous", phonétiquement.
D'ailleurs, le mot grec pour genou, γόνατο, est très proche du mot signifiant "gonade", γονάδα. Christophe Urios, dans Etre meilleur ne s'arrête jamais, ne s'y trompe ainsi pas quand il dit que "le rugby, c'est avant tout des grosses couilles", les grosses couilles renvoyant ici à de gros genoux, centre de l'activité rugbystique dans sa dimension la plus ontologique.
Ricoeur, dans Soi-même comme un autre, a écrit des choses lumineuses sur l'ipséité du genou. Lacan (dont on connait la probité et la grande valeur intellectuelles) a fait toute une année de cours dessus dans son séminaire. Eric Rohmer, dont le frère était d'ailleurs philosophe, a réalisé un film sur le genou des joueurs de rugby dans "Le genou de Clerc".
Bref, on le voit, le genou, c'est bien plus compliqué qu'on ne le pense souvent, et il n'est donc pas surprenant de voir fleurir depuis quelques années des coach mentaux spécialisés dans la psychologie du genou. Mais ça, les kinés, qui représentent l'arrière-garde réactionnaire, s'y opposent tout naturellement.







