Les jaunes ont battu les jaunes et bleus … du Biarritz Olympique 19 à 3 . Tout ça nous a rajeuni de 48 ans. 1978 Coupe du monde de football en Argentine, la France affronte la Hongrie pour le dernier match de poule… Les Français n’ont pas le maillot de la bonne couleur prévue par l’organisateur et pour la seule fois de son histoire le XI de France va jouer un match officiel avec un maillot à rayures verticales vertes et blanches, celui du club local. Les Biarrots sont arrivés aux Gravanches, ils ont ouvert le coffre à bagage du bus et ont crié « M…. !!! on a oublié les maillots à Biarritz !!!» Magnanimes les Auvergnats leur ont prêté des beaux maillots bleus à épaules jaunes .
A part ça, on était au printemps depuis 8 jours mais le match a eu lieu en hiver : petite pluie fine intermittente, vent du nord de plus en plus fort au cours du match, température réelle et ressentie très désagréable. Les trois –quarts frigorifiés ont passé plus de temps à souffler dans leurs mains et à se battre les flancs pour faire circuler le sang qu’à se passer le ballon… Quant aux spectateurs ils n’ont pas eu beaucoup d’occasions d’applaudir pour se réchauffer les mains…
Un match serré et tristounet : 3-3 à la mi-temps , une première mi-temps globalement dominée par les Biarrots qui ont bien su profiter du vent mais n’ont jamais réussi à marquer et il a fallu se contenter d' une pénalité de 22 mètres face aux poteaux pour chaque équipe. Les Auvergnats ont eu un éclair dans les 2 premières minutes avec une chevauchée d’un centre bien mis dans l'intrevalle et qui perce des 22m aux 22 m … mais sans pouvoir conclure à cause d’une maladresse et d’une perte de balle … la première d’une longue, longue, longue série … des deux côtés. Avec le vent et une conquête balbutiante, les jeunards ont eu beaucoup de mal à sortir de leur camp et sitôt la balle perdue ils s’y faisaient renvoyer vite fait bien fait.
En deuxième mi-temps les jeunards s'appuient à leur tour sur le vent ... mais le match reste très équilibré et les jeunards scorent deux fois sur pénalité 9-3 ...
Il a fallu attendre les dernières minutes pour voir deux essais marqués par les jeunards. Le premier sur un dégagement contré d’un biarrot dans ses 22m et avec un peu-beaucoup de chance c’est le n°8 géorgien Gergedava qui aplatit le premier. Le second essai part d’une mêlée dans les 22 m biarrot dominée par les jeunards, l’arbitre donne un avantage et laisse jouer, Chalus-Cercy part derrière la mêlée sur le côté fermé, avance et fait la différence et deux passes plus loin c’est l’essai marqué par …. X … je n’ai rien vu … c’était en coin et y avait trop de monde et de parapluie devant moi ! essai suivi d’une série d’accrochages entre les joueurs des deux équipes qui ont fait semblant de se battre comme les pros quand ils savent qu’il y a des caméras partout … L’arbitre a renvoyé tout le monde aux vestiaires aussitôt après la transformation ratée par Montilla… Tous les acteurs ont dû apprécier la douche bien chaude …
En ce qui concerne les performances individuelles .. pas grand’chose à retenir à mon avis.
Montilla marque 3 pénalités mais en rate une ainsi que les deux transfos … vers la 25ème minute il a pris une soufflante d’Elvis qui lui a dit « Oh Juan !! descends un peu ; avec le match que tu fais, tu devais descendre un peu … ». Derrière les centres et Guillaud font leur match. Devant beaucoup de vaillance de la part de tous mais sans éclats particuliers , les plus constants étant sans doute le talon Belkassa, le 8 Gergedava, les 2 piliers titulaires qu’Elvis a fait revenir dans les dernières minutes parce que ça tanguait trop à ce moment du match.






