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Le plus visible a encore une fois été Davit Niniashvili, entré avant la mi-temps et qui a secoué son monde et permis de revoir par moments les avancées générées face au Leinster. « ‘’Nini’’ a été exceptionnel », abonde Ronan O’Gara, pour qui le Géorgien est un « crack ». Et le manager de citer « ‘’Greg’’ (Grégory Alldritt), Oscar (Jegou), ‘’Lep’s’’, qui tient le bateau depuis 11 matchs. Oui, il y a des hauts et des bas. Le seul but pour moi, c’est d’entraîner les mecs et d’avoir plus de joueurs sur la ligne de départ. »
Alldritt, capitaine contagieux
Mais si, comme l’avait dit Grégory Patat lors de sa défaite à La Rochelle, il est difficile de manager quand l’infirmerie déborde, « ROG » n’a pas hésité à sortir avant la pause un Joel Sclavi retrouvé mais en manque de rythme puis, surtout, un Ulupano Seuteni inquiétant. Il a aussi laissé sur le terrain son capitaine, un Alldritt au four et au moulin malgré son absence à Marcoussis cette semaine.
« On s’est dit qu’on ne pouvait pas se lâcher dans les temps durs »
Sa détermination n’a jamais fléchi, d’un début engagé jusqu’à une fin où, 2e ligne, il a marqué en force malgré plusieurs défenseurs et un coude en souffrance depuis Dublin. Une action résume sa détermination contagieuse : sur l’essai de Joris Jurand, à la 37e, il a couru plus de cinquante mètres pour tenter de l’empêcher d’aller à dame quand d’autres auraient stoppé leur effort. C’est avec ce type d’attitudes que La Rochelle a récupéré un bonus défensif précieux, le top 6 étant à 3 longueurs et l’ASM derrière en cas d’égalité finale.
« C’était important, mais pas pour cette raison. Juste parce qu’à 25-10, vu où on est en ce moment, cela aurait pu être une option pour les joueurs d’abandonner le projet. J’avais un peu peur de ça », confie Ronan O’Gara. Cela aurait pu être encore pire à la 55e, à 32-10, bonus offensif et cinq minutes de supériorité numérique en poche pour les Auvergnats. Au contraire, les Jaune et Noir ont réagi et « à nouveau confirmé qu’il y a quelque chose dans le groupe. Ça me plaît énormément », lâche leur entraîneur.
Wardi, l’autre symbole
« On n’est pas du style à lâcher. Même quand c’est difficile, on arrive à retrouver les ressources pour se mobiliser. On s’est dit qu’on ne pouvait pas se lâcher dans les temps durs. Il y a un bon groupe de frères », insiste Reda Wardi. Le pilier gauche est un autre cas emblématique. S’il n’a pas confirmé son futur départ, il est acté. Cela n’a pas empêché l’international d’avoir « envie de tout donner pour le groupe, pour ce club qui m’a permis d’atteindre le plus haut niveau et m’a donné ma chance. »
« On a tous des ambitions, personnelles ou collectives, et dire qu’on va lâcher en janvier, c’est impossible. On aspire à mieux, à gagner des titres, dit celui qui veut également retrouver les Bleus. On ne connaît pas l’avenir de certains mecs mais on a envie de se battre jusqu’au bout pour ne pas avoir de regret à la fin. Pour le moment, on ne pense qu’à ça, tout donner pour le club, respecter le maillot qu’on porte et les mecs qui sont à fond derrière nous. »