Le chemin qui y mène est beaucoup plus long et tortueux. Et cette année, les Bordelais se sont en plus ajoutés des cailloux dans les chaussures tout au long de ces neuf derniers mois faits de montagnes russes. Finaliste lors des deux derniers exercices, le club girondin jouera la qualification lors de cette 26e et dernière journée face à Clermont, ce samedi (21 h 05) à Chaban-Delmas.
« Ce qui est pris n’est plus à prendre, souligne le manager Yannick Bru. Maintenant, on est résolument tourné vers ces quatre semaines qui nous attendent. J’espère qu’on sera à la hauteur parce que pour moi, il serait inconcevable avec ce qu’on a bâti, le public qu’on a, les moyens que l’on a, l’effectif que l’on a, de ne pas jouer la phase finale du Top 14. »
Son destin en main
Grâce au point de bonus arraché à Toulon (27-22) le week-end dernier, l’UBB a son destin en main pour prolonger l’aventure. « Il ne faut pas baisser la tête, on a failli le faire par moments, mais on s’est toujours relevé », rappelle le capitaine Maxime Lucu, symbole d’abnégation. « On est encore devant un grand défi. Malgré tout ce qui peut se dire, on est les seuls à avoir joué à fond sur les deux tableaux et on est encore là ». Reste à donner un dernier coup de collier pour se qualifier.
« Ça serait une grosse arrogance de se dire qu’on peut gâcher les trois dernières semaines parce qu’on a déjà fait quelque chose de bien »
Ce match face à l’ASM est un vrai 8e de finale pour les hommes de Yannick Bru. « On l’appréhende comme tous les matchs qu’on joue depuis maintenant cinq, six semaines, témoigne le manager. Ça ne change rien à notre quotidien. On est obligé d’être à notre meilleur niveau. La seule chose qui change, c’est qu’on est libéré du poids de ces deux compétitions à gérer en même temps avec certaines arrière-pensées qui nous ont parfois joué des tours. Inconsciemment des fois, on n’a peut-être pas jeté toutes nos forces dans la bataille. Ça nous a coûté cher et c’est quelque chose sur lequel on devra réfléchir. »
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Après avoir bataillé ferme sur tous les fronts afin d’aller conquérir un deuxième trophée européen, et de conserver sa place dans le top 6 avant cette dernière journée, l’UBB a-t-elle encore assez d’essence dans le moteur ? « Il y a de l’énergie, assure Yannick Bru. Il y a surtout l’envie de ne pas gâcher ces derniers moments de plaisir ensemble. On sait que certains joueurs vont nous quitter. On sait aussi qu’on a bataillé quasiment 11 mois pour être là. Ce serait une grosse arrogance de se dire qu’on peut gâcher les trois dernières semaines parce qu’on a déjà fait quelque chose de bien. Les joueurs n’ont pas envie que ça s’arrête. »
« Un seul objectif »
Pour pousser les portes des barrages, l’UBB se doit donc de montrer son meilleur visage à Chaban-Delmas, ce qu’elle n’a pas toujours fait cette saison, à l’image de ses trois défaites face à Pau (33-34), au Stade Français (28-33) et Montpellier (21-33). Face à l’ASM, elle devra faire sans son maître à jouer Matthieu Jalibert (mollet) et Ben Tameifuna (épaule), l’homme fort de son pack.