L'équipe de France s'est inclinée, lundi soir à Magdebourg, face à l'Islande (32-24). Les champions d'Europe, surclassés par des percutants Islandais, ont néanmoins conservé leur billet pour le tour principal à l'instar de leur vis-à-vis d'un soir mais ils aborderont la suite de ce Championnat du monde sans l'ombre d'un point.
Après deux premiers matches réglés comme du papier à musique face à l'Ukraine et l'Australie, les hommes de Claude Onesta ont subi la vive réaction d'une Islande condamnée à s'imposer pour continuer l'aventure. Le collectif tricolore a failli et devra se reprendre très vite pour la suite de la compétition avec au programme des matches à Dortmund et Halle dès mercredi contre la Tunisie, la Slovénie, l'Allemagne et la Pologne.
Les Français ont démarré au starter face à des Islandais vivaces d'entrée et crédités d'un avantage de + 7 après 10 minutes de jeu. Face à un adversaire qu'ils avaient battu sur ses terres en janvier, les Bleus ont semblé démobilisés, à la recherche d'une identité perdue. L'armada offensive irlandaise s'en est donnée à coeur joie au sein d'un dispositif français maladroit. A l'image d'un penalty manqué de Karabatic au devant de Gudmundsson. A lui tout seul le gardien islandais, en état de grâce (près de 53% d'arrêts en 1re période), a écoeuré les gâchettes tricolores par sa vista et ses arrêts-réflexes étonnants, lui qui avait failli lors du match face à l'Ukraine. Les Bleus, trop fébriles en défense et sans inspiration devant, ont achevé un piteux premier acte (18-8) face à une Islande parée de ses habits de fête.
Une réaction sans suite
En très mauvaise posture, l'équipe de France a entamé la seconde période avec Joël Abati aux avant-postes, chargé de réveiller une attaque en sourdine en 1re période. Les Islandais ont, certes, frappé les premiers mais le joueur de Magdebourg a ouvert son compteur but (19-9). Le débours est resté - 11 mais les attaquants bleus (Guigou, Fernandez - 1er penalty - et Abalo) ont retrouvé inspiration et précision pour le ramener à - 7. Dans la cage, Thierry Omeyer, crédité d'une entame délicate, a ensuite rassuré les siens avec deux arrêts déterminants.
En infériorité numérique après l'expulsion de Joël Abati, les hommes de Claude Onesta ont éprouvé beaucoup de difficultés pour contrer les initiatives adverses couronnées de succès avec des buts signés Petterson et Geirsson (25-16, 45e). L'écart est repassé à + 10 (27-10) en faveur d'une Islande surmotivée dans cette Bördelandhalle de Magdebourg chauffée à blanc. Sous l'impulsion d'un Gudjonsson déchaîné, les Islandais ont maintenu la tête sous l'eau des Français (30-20, 53e), incapables de remettre de l'ordre au sein d'une maison bleue en pénitence. Largement distancée, l'équipe de France n'a jamais réussi à refaire surface et s'est inclinée de huit points face à l'Islande, auteur d'un exploit historique face à une équipe que l'on pensait imbattable.
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